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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 08:26
Les excellents Carnets de l'Assemblée continuent leur petit bonhomme de chemin et vont sortir dans les prochains jours leur n°5. Pour les mécréants et autres béotiens, précisons qu'il s'agit d'un magazine aux circuits de distribution encore balbutiants (quelques boutiques, par correspondance, Lulu ou en PDF) mais au contenu et à la forme rivalisant très largement avec les mags disponibles en kiosques. Si je me permettais cette petite partialité, qui rivalise même très largement, si vous voyez ce que je veux dire...


Pour des détails sur le sommaire et la façon de vous procurer cet opuscule à vil prix, allez donc faire un tour sur le site de l'Assemblée : http://www.lassemblee.org/

Vous y trouverez également des infos sur le petit monde des jeux et, bien sûr, la possibilité de commander (certains) anciens numéros.

Profitons également de cette actualité pour lâcher le morceau en cette fin de mois-anniversaire du blog. J'ai déjà participé aux numéros 3 et 4 des CdA, les fidèles de MeC le savent déjà. Pour le 5, j'ai passé mon tour rapport au fait que les super-héros, à part Fantomette et SuperDupont à la rigueur, je connais pô. Mais du tout. Par contre, pour le 6 et suivants, vous pouvez déjà compter sur moi voire sur David (le mercato est toujours très incertain en cette saison...). En effet, Mondes en Chantier réservera désormais ses meilleures productions (si, si, y en a) à la publication papier via les Carnets. Vous pourrez enfin nous lire aux chiottes. Le rêve.

Attention, cela ne signifie en rien la désaffection pour ce blog ! D'une part, le format des articles pour les CdA est en général peu compatible avec un format blog (comprendre : trop long pour être apprécié à l'écran en quelques dizaines de secondes le temps que votre collègue d'open space ait le dos tourné). D'autre part, j'ai une solution toute trouvée pour que le blog ne souffre pas de ce rapprochement : faire pondre le double d'articles à David. Easy
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Published by Narbeuh - dans Echangeurs
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 10:38
Vous avez lu le billet précédent sur ces livres qui prétendent deviner le monde d'après-demain et qui, parfois, à ne jamais prendre de risque, se font salement reprendre par celui d'aujourd'hui ? Oubliez cela. Place à de la prospective remarquable avec l'ouvrage fondamental de Jeremy Rifkin : L'âge de l'accès.

On vous a déjà parlé de Rifkin en bien à travers La fin du travail. Et bin là, c'est pareil. Mais en mieux. En tout cas, comme dans son ouvrage précédent, soyons clair : ce n'est pas là qu'on trouvera prêtes à jouer les caracs de la prothèse cyber qui tue ou des considérations alléchantes sur les armes du futur (qui tuent aussi, du coup). Il s'agit de haute et solide prospective. Mais surtout, Rifkin a un style clair et relativement digeste qui vous permet de vous mettre en tête quelques vérités fondamentales avant de vous tourner vers votre propre interprétation d'un avenir possible. Lecture indispensable pour TAZ, donc.

Bon, qu'est-ce qu'on y apprend alors dans ce bouquin ? Déjà, fans de Cyberpunk 2020, accrochez-vous bien : Militech is dead. Et pis Arasaka et Petrochem aussi. En effet, dans ce livre sous-titré "La nouvelle culture du capitalisme", Rifkin définit les grandes tendances émergentes et donc futures de l'économie et bat ainsi en brèche un bon nombre de poncifs dont le plus terrible pour nous autres, fans du Pondsmith des grandes années, est l'invraisemblance des mégacorporations façon Corporate Plaza. En effet, dès aujourd'hui, les entreprises les plus innovantes fonctionnent en réseau ce qui sous-entend des moyens  propres humains (effectifs) et matériels (siège social, usines, entrepôts...) les plus légers possibles. Les milliers d'employés à casquette siglés Arasaka ou Militech, les tours de bureaux en veux-tu en voilà, les AV en flotille... tout cela est joliment anachronique.


Pour aller un peu plus au coeur du sujet, on peut schématiser à l'extrême la thèse de Rifkin avec cette phrase : l'économie à venir ne visera plus l'appropriation de biens matériels par les consommateurs mais uniquement leur accès (tarifé évidemment...) temporaire à des expériences qui, parfois (mais finalement de plus en plus rarement...) s'appuient elles-même sur des biens matériels.

Tenez, si vous voulez, j'ai un exemple maison auquel moi-même je viens de me soumettre dans la vraie vieTM : Nespresso. What else ?

Il ya bien et bien d'autres choses dans ce passionnant essai. Une fois de plus, peu d'éléments sont, bien évidemment, transposables tels quels dans un univers de jeu de rôles mais ce bouquin fait incontestablement partie des bibles à maîtriser pour avoir les idées claires avant d'écrire son propre background d'anticipation "réaliste" (notez les guillemets).

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Published by Narbeuh - dans TAZ
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 16:18

Les longs weekends du joli mois de mai sont souvent pour moi l’occasion de tester un nouveau jeu de plateau avec mon équipe de testeurs experts attitrée (la célèbre Bande à Basile Stromboli qui se reconnaîtra). C’est ce passe-temps coupable qui vous avait valu par le passé une critique de La fureur de Dracula ou de London 1888 sur ce blog. Mais, une fois n’est pas coutume, nous avons délaissé les gros jeux de plateau pour un jeu de carte du type petit jeu apéritif. Ce faisant nous avons donné raison à l’article du journal Libération du vendredi 29 mai 2009 intitulé Tendance vieux jeux qui nous affirme que « le jeu doit s’expliquer rapidement afin de pouvoir jouer tout de suite », que « la simplicité des règles paye toujours car lorsqu’il faut lire la règle », que si « au bout de la troisième phrase, quelqu’un pique du nez, ça ne va pas fonctionner », et qu’en outre, le temps de jeu doit être court et la partie suivre un rythme rapide » pour être « en totale adéquation avec l’époque en somme ».

Franchement ça me fait mal de dire ça parce que je suis en complet désaccord avec ce genre d’analyse (je vous en reparlerai à l’occasion) mais, quoi qu’il en soit, je dois bien avouer que nous avons quand même bien rigolé.


Je n’ai pu participer qu’à une seule des parties jouées, partie lors de laquelle j’étais un des adjoints d’un Sheriff dès le début surarmé. Ce sheriff un peu dingue de la gâchette il faut bien le dire, a immédiatement commencé à canarder sans somation ni discernement son voisin de droite, tandis qu’il refilait un bâton de dynamite à son voisin de gauche. La dynamite explosa immédiatement et le malheureux en question pour ainsi dire réduit à l’état de merguez fut immédiatement achevé par le joueur suivant, lui aussi adjoint du sheriff. S’en suivit quelques échanges de coups de feu dans tous les sens, y compris sur un autre hors-la-loi qui s’était retrouvé en prison avec son cheval avant d’avoir pu dire gosh ! Pendant ce temps j’accumulais quelques cartes fort bien venues, et au moment ou mon camp commençait à croire que l’affaire était dans le sac, aidé par la chance je déclenchais le célèbre enchainement dit du Vengeur Masqué* : Indiens Diligence Convoi Convoi plus pas mal de bangs à droite et à gauche et pour finir un coup de Gatling à la volée. Imparable, surtout pour le Sheriff qui n’avait plus qu’une vie (ce que je n’avais absolument pas réalisé, je vous jure chef, j’ai glissé !) et calancha aussi sec, ce qui du même coup mit fin à la partie. Hum hum, ça part vite ces engins là…

 


Bon j’ai encore gaffé : rien de nouveau sous le soleil du Texas, et tout cela ne vous dit pas si j’ai trouvé ce jeu intéressant (ou pas). En fait je n’arrivais pas moi-même à me former mon opinion, je m’en suis donc remis à la célèbre « intelligence collective » du web. Je suis allé sur l’excellent site Tric Trac ( http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&rub=detail&inf=detail&jeu=1926 ) pour lire les commentaires des internautes-joueurs. Outre que j’y ai laissé mes yeux je dois dire que je n’étais pas plus avancé à la fin de ma lecture. J’étais désorienté, alors j’ai pris une bière, et puis soudain j’ai compris : tout y était mais dans le désordre, éparpillé dans tout l’Ouest façon puzzle. Il ne tenait qu’à moi de remettre dans l’ordre tous les titres (en ne les utilisant qu’une fois, en corrigeant au passage les fautes d’orthographe trop gênantes et en enlevant les remarques sur le certes très intéressant mais hors sujet Loups-garous de Thiercelieux) pour que le sens caché jaillisse de lui-même. Gros pari oulipien. J’y suis parvenu à l’aide d’un supercalculateur prêté par le centre spatial de la NASA, à Houston (Hello NASA, can you ear me ?). Et voici ce que ça a donné :

Le jeu du siècle !

- « On fait un Wanted ? Dis...On fait un Wanted ??? Dis. Bon jeu fun. Un jeu d'ambiance recherché, de 5 à 7. Sympatoche. Un jeu à acheter plus vite que son ombre ».

- « Mon jeu préféré, oui, à acheter les yeux fermés. Un très bon jeu d'ambiance au thème omniprésent. Un très bon jeu d'apéro ».

- « Pour outlaw. Ambiance sympa. Ambiance western. Un bon jeu d'ambiance pour jouer en bande. Un jeu qui plait. Super sympa, surtout avec les extensions ».

Du plomb dans le jeu.

- « Bof Bof ... Fun... ou pas. Bon pour autant qu'on ne gratte pas trop. Un grand jeu, familial (ou pas). Attention avec qui vous jouez !!! J’y joue souvent mais je ne m'amuse pas trop ».

Recherche Garçons vachers.

- « Combien on est là ... on peut faire un wanted ? Oui ? Alors en route !!! »

- «  Sympathique virée au Far West. Sortez les harmonicas ! Fun! Comme les Westerns » !

- « J'adore le style western, mais... aaAaaAaaaaaa Wouaaaah WouaaaaAAAaaaah... Avec Ennio dans les oreilles c'est parfait » !

- « Sur la même longueur d'onde. Décidément le far west un bon thème de jeu » !!!!!

Ambiance de délire à Bang City (pour ceux qui ont une vraie âme de crapule !)

- « Saloon!!!! Une bonne entrée pour la soirée ».

- « Pas le meilleur du genre »!

- « Convivial, et c'est bien ce qu'on lui demande »...

- « Cool on récupère une vie!! On en redemande. C’est ma tournée de bières les cowboys de l'apéro. Pas plus de 8 voire 6. Yeah!!! Du bon, du très bon... Très très bon. C'est ma tournée ! Un peu de fun dans un monde de brutes ». Ambiance de saloon ! Ambiance garantie. Si vous êtes fraichement tué, servez au moins les bières.

- « Qui a mis de l'eau dans ce Bourbon » ?

- « Il ne manque que les danseuses dans le bar. T'étais pas danseuse au saloon avant » ?

- « Chouette une bière, attention les indiens attaquent »!

- « Kiss kiss bang bang! Vraiment pas génial... Pas le coup de foudre. J'accroche pas du tout. Même pas pour une poignée de dollars. Très déçue... J'en want pas »!

- « Bang Bang, my baby shot me down »...

- « Une bonne bière, et puis je dégaine. Bang...Raté...Bang...hop, une bière...Bang... Bang tu es mort!!! Bière Arggg. Pour les Indiens je peux utiliser un rate??? Passez-moi la gatling!!!!! Je n'en abuserai pas. Bang ! Bang ! et Re-Bang ! Trois petits tirs et puis s'en vont. DUEL puis INDIEN puis BANG puis GATLING : t'est DEAD mon gars » !

- « Fourbes wanted »!

Sept hommes à abattre.

- « A nous deux sheriff » !

- « Ok corral !!!! La ville est trop petite pour nous deux pied-tendre. Au nom de la loi ! Haut les mains !  « Vous allez tâter de mon colt ».

- « Sheriff, fais moi peur ! Rendez-vous dans la grand'rue sheriff ! Sheriff???? Même pas peur »!!!!!

- « Haut les mains, bien hautes ! Haut les mains pour wanted !!! Olé » !

- « Haut les mains peau de lapin ».

- « Dégaine cowboy» !

- « I want it but »...

- « Pan, t'es mort ! »

Ça défouraille. « Bang bang bang!! ... He shoots me down, bang, bang. Accroche-toi au flingue, j'enlève le ch'val!!! Quand on tue, on parle pas. Bang Bang... Bang bang, he shoot me down... A bas le sheriff! Sheriff, j'te bang !!! Oui mais BANG ! Bang bang he shoots me down».

- « Tu n'as pas tiré sur lui, c'est donc que tu es peut-être... »

- « Je suis adjoint du shérif ».

- « Shérif ou rebelle ? L'un de nous est de trop dans cette ville... Et bang! Dans ta G... Alors Foie Jaune, on en redemande... »

- « J'adore et j'en redemande. Shoot me again » !!

- « Bang, bang et bang. Plus mort que vif » !

- « Bof... mais ça passe ».

- « Bang ! Pan (enfin bang) ! T’es mort ».

- « Pas mal » ...

- « Pantémoreuh »!

- « Bang Bang! He shot me down »...

L'ambiance, les fourbes et le sheriff.

- « Bang ! Pan! Pan ! Pan t'es mort ».

- « Du Fun ! Ca flingue, on s'amuse ....A mort le shérif » !!

- « Mais qui sont les hors la loi, qui est mon adjoint. Qui veut la peau du sheriff » ?

- « Bang, bang » !

- « Mais pourquoi tu m’tire dessus » ???

- « Bah... j’sais pas. J'vous jure que j'suis pas le renégat » !

- « Où est le renégat » ?...

- « C'est pas moi ».

- « Ou il est que je le flingue ! C'est toi ?... Je te défi en Duel » !!!

- « Je vous jure je suis un gentil me flinguez pas ».

- « Bang bang!! Ah merde c'était toi mon adjoint ??? Emmerded ! Pourquoi l'ai-je découvert si tard ? Mais ou est le renégat?? Le vil renégat est la clé du jeu. Salaud! J'aurai ta peau! Bang ! Je t'aurai renégat ! Mort ou vif ».

- « Moi, un renégat mais non mon bon sheriff, je suis ton adjoint, crois moi »...

- « Mort ou vif ! Plutôt mort que vif. Qui fait la loi ici ?! La loi c'est moi !!! Mange-toi Caaaaaa! Bang! (Je tire une carte) Bang! Bon t'es mort ».

- « Bang bang, the shérif shoot me down... dur dur d'être renégat. Pas drôle le rôle... Et oui !!! J’étais le renégat !!! Le bon, la brute, et le renégat »!

Le bon, la brute, le lourd.

- « A l'Ouest, du nouveau.... Tagada tagada voila les daltons!!! Bien bien! Excellent ! Western !!!!!! Vite du goudron et des plumes »...

Ca canarde sec au nord du Rio grande. Le far West comme si vous y étiez ! Attention aux balles qui se perdent.

- « Je bouge pas de derrière mon tonneau ».

- « Bonne idée mais .... règlements de comptes entre amis : la ville est trop petite pour nous deux... bang, bang et bang » !!! Extraordinairement convivial. Flinguons-nous les uns les autres. De 4 comme à 7 c'est un pur Régal. Bang t'es mort. Bang, t'es mort. Bang sur Bang.... Ambiance Western.

Killing time.

- « Pan Pan t'es morne ! Bang ! T’es mort... d'ennui » ?

- « Pistoleros plus lents que leur ombre. Peut pas mieux faire. Trop lent ! Trop long ! Long, fastidieux, ennuyeux. C’est pas le pied (tendre) ».

- « La ville est trop petite pour nous 2, Gringo ! Bang! T'es mort ».

- « Tu m'as Toué, Pedro » !

- « Ron pi rrrron pi rrrrronnn pi - Bang! Bang! –Rrrrhohhomnn »

- « Ben tu dors »!!!??

- « ZzzzzZZZzzzzzzzzz ».

- « Bang t'es mort » !

- « Caramba, encore raté ». Pourquoi vous descendez toujours le Chicanos en 1er ? Pourquoi pas de temps en temps mais...

- « On n’aime pas les étrangers par ici, étranger ! Le premier d'une belle série » !

Young guns.

- « Ohhhhhh un volcanic!!! Classique, mais tellement bien. Du plaisir pour nerveux de la gâchette. Indispensable et/ou obligatoire. Moult mécaniques qui ont déjà fait leurs preuves. Tout le monde devrait l'avoir. T'as pas 100 balles ? Sympa ! Bang, Bang, Bang, Bang, Bang… Alors elle te plait ma volcanique » !!!!!

- « Mouais... BIEN, mais pas top ! Chouette mais pas exempt de défauts. Ca pétarade un peu au détriment de la stratégie. Génial !!! Au début et puis... intérêt modéré sans plus ».

Le bon, les brutes et le chanceux.

- « Mon nom est Wanted! Je suis la plus grande terreur du far west. Il faut tuer Calamity Janet! Passe-moi la dynamite. Efficace et convivial. Gare à toi pied-tendre! Attention à la dynamite »!!!

- « Nan !! Pas la dynamite » !

Explosera ou explosera pas?? Aléatoire. Chance et patience au Far West. Pas de pique, pas de pique ... baoum.

- « Big Bang ! Bang ! baaAaanngg!! Ben quoi ?!! T'es pas mort ? Pétard mouillé. Surprenant. Le hasard tue le jeu... Décevant. Déception, quand tu nous tiens ! Il était un bide dans l'ouest ».

Règlement de compte.

- « A mort le Kid. Danse pour moi, pied tendre ! Bang, bang ! ! ! Un super jeu, à jouer entre amateurs! Un jeu des plus convivial pour qui n'est pas obsédé par la victoire. Bang ! Un bon petit jeu d'ambiance. Un jeu excellent. Excellent!!!! bang bang. Un jeu qu'il est vraiment bien. Le jeu préféré de mon copain ! Bang! Un jeu cacahuète. Super sympa. On joue et on rejoue ».

Il y a ceux qui creusent...

- « Bon, bon petit jeu. C’était un bon moment mais plus jamais j'espère. Dans la vie, il y a deux sortes de gens... Y'a ceux qui on un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi,... Bang t'es mort »...

Le bon, la brute et moi :)

- « Bang t'es mort. Quand on tire on raconte pas sa vie!! I shot the sheriff... Excellent!! "I shot the sheriff!" Il n'en restera qu’un! Lucky Luke. Lonesome cowboy. Celui qui tire plus vite que son ombre. Pan, je suis mort. Dead or Dead. Ouf, c'est fini. Wanted .... No More »....

* : le Vengeur Masqué est le cocktail maison du Nothing Gulch Saloon. Un quart de Whiskey, un quart de Tequila, un quart de poudre à canon et un quart de nitroglycérine, vous avalez ça cul sec, et le Vengeur Masqué a encore frappé !**

** : cette remarque est à vocation humoristique. Ne faites pas la même chose à la maison.

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Published by David - dans Comptes rendus
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 10:06
Toujours en quête de documentation pour notre projet maison de jeu de rôles d'anticipation réaliste (TAZ, bande de mécréants...), je me suis mis fébrilement à collecter tous les essais qui portent sur leur jaquette un millésime qui fleure bon le futur. Il y en a pour tous les goûts : 2020, 2025, 2030... Quand on cherche, on se rend compte que ce n'est pas ce qui manque. Bon, puisqu'on parle de millésime, autant le dire tout de suite : contrairement au bon vin, ce genre d'ouvrage ne gagne guère à prendre de la bouteille...

Parmi ceux que j'ai déjà lu et, en partie, digéré (burp... certains ont eu du mal à passer, pour tout dire), voici le compte rendu de deux essais dont le principal point commun est de ne pas se risquer dans les eaux douteuses de la grande prospective pour s'en tenir au futur de dans pas longtemps.

Le 1er essai monte à 2020. Il est l'oeuvre du célèbrissime futurologue français Joel de Rosnay, c'est 2020 : les scénarios du futur. Donc, non, ce n'est pas encore le titre d'un recueil de scénar' pour TAZ mais ça peut être intéressant quand même : de Rosnay est un expert reconnu depuis L'homme symbiotique et, au premier feuilletage, le livre semble assez orienté vers de choses concrètes sous forme de courts chapitres aux titres aguicheurs comme "reprogrammer le vivant" ou encore "l'affective computing".

La méthode de l'auteur, pour ce livre qu'il a voulu, sans doute, plus accessible que certains de ses ouvrages précédents plus théoriques, est de tirer des enseignements pour le futur à partir des plus immédiats clapotis du présent, comprendre des trucs les plus hypes du moment (Facebook, Twitter, le Iphone... que sais-je encore).

Indiscutablement, Joel est in de chez chébran et il les connaît tous les trucs. En même temps, l'exercice est salement casse-gueule et le livre, écrit sans doute fin 2007, se périme jour après jour. La section "L'Internet du futur" m'a notamment laissé sceptique tant j'ai eu l'impression de lire un chapitre sur "L'Internet du présent" (moi même étant, sans doute, depuis que je suis sur Facebook, un gourou de la branchitude cyber ;-!). Bref, passer plus de 50 pages sur de minutieuses descriptions du Wifi, des blogs, de BitTorrent ou de Google Earth ne m'a été d'aucune utilité pour imaginer l'avenir. Et en plus, c'est très ennuyeux : autant taper ces mots dans Google et expérimenter par soi-même ce dont il s'agit plutôt que d'en lire des définitions savantes sur du papier.

Tiens, ça me donne une envie de digression : tout cela me fait furieusement penser à mes cours d'informatique à la Fac voici quelques années maintenant. En amphi. Avec juste un prof qui parle et nous qui devions noter des trucs comme "1ère leçon : le matériel et le logiciel" sur une feuille de papier. Complètement surréaliste !

Heureusement, tout n'est pas à l'avenant dans le livre de de Rosnay et les passages sur la médecine et les biotechnologies, notamment, m'ont été utiles pour me mettre à jour dans un domaine que j'ignore à peu près complètement.

En tout cas, faute de précieuses infos pour TAZ, au moins une leçon d'écriture à retenir : ne pas se laisser piéger à farcir le contexte du jeu de dates précises ou de détails techniques ("c'est en 2012 que sortit le révolutionnaire Xorglub modèle 12..."). Tout serait ridiculement périmé au bout d'à peine 6 mois.

Avec le 2ème essai, on ne rigole plus et on passe franchement à 2025. Il s'agit de Le monde en 2025, le bien nommé (sobre, clair, efficace : pas comme TAZ qu'on sait même pas ce que ça veut dire ;-!). Il s'agit d'un ouvrage collectif placé sous l'autorité de deux illustres inconnus :
Nicole Gnesotto et Giovanni Grevi. En fait, comme l'indique la signature de la préface par l'inénarrable Pascal Lamy, c'est un livre issu d'un rapport de prospective commandé par l'Union Européenne. C'est ni plus, ni moins que le petit frère européen des fameux rapports de la CIA (2020, 2025...). En un peu moins orienté turbans et aviation, bien entendu... Bref, du lourd, du sérieux, c'est pas là qu'on chopera les caracs du gun ultime pour TAZ, c'est sûr !

Un mot sur le style d'abord. Les auteurs devaient bosser à la PAC ou au FEDER avant cette mission, c'est pas possible autrement. C'est lourdingue de chez lourdingue. La moindre affirmation est accompagnée de floppées de chiffres à vous faire tourner la tête ou, au moins, à vous faire tomber ce livre sur la tête si vous aviez entrepris, malheureux, de le lire au lit. En dehors du style, cela veut dire aussi que les auteurs se refusent à dire quoi que ce soit qui ne soit pas étayé par des chiffres ou, au moins, une tendance nette dégagée à partir de statistiques. Le résultat, pour schématiser, c'est qu'en ne se risquant à ne rien dire d'incertain, on est sûr de ne rien apprendre sur l'avenir (dont, à part Madame Irma, personne ne peut être sûr...) en lisant ce bouquin. En effet, sans vouloir être trop dur, je me suis parfois
retrouvé en train de lire des affirmations  de 'ouf comme "l'Afrique sera le continent le plus pauvre", "le climat va se réchauffer" ou encore "le pétrole risque de manquer un petit peu quand même". Ah, sans blague ?

Je ne vous mentirai pas : j'ai eu bien du mal à finir ce livre et cet exploit n'a été rendu possible que par l'emploi régulier de la fameuse technique connue sous le nom de "je saute des lignes c'est vraiment trop chiant". En même temps, les auteurs n'ont jamais eu l'intention d'écrire un ersatz de Oui-oui au pays du futur et on ne peut pas (trop) leur reprocher l'aridité de leur oeuvre. Au final, on retiendra surtout de cet ouvrage sa fonction de livre de référence grâce à sa copieuse bibliographie et recueil de liens web (35 pages plus 40 pages de notes de fin de texte...), associés aux nombreux chiffres précis déjà contenus dans le livre et rapidement accessibles grâce au classement des chapitres par pays ou région.

A consulter à l'occasion, donc.

Ou pas.


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Published by Narbeuh - dans TAZ
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 14:31
Forcément, qui dit anniversaire (et a fortiori mois-anniversaire...) dit "objets rigolos et inutiles à s'offrir". Bon, MeC n'a guère les moyens de vous en offrir à tous et, de notre côté, on n'a toujours rien reçu avec du papier cadeau et du bolduc de votre part. Mais, qu'à cela ne tienne, voici venir les... goodies Mondes en Chantier !



En effet, Mondes en Chantier vient d'ouvrir sa boutique sur l'excellent service offert par Spreadshirt. Elle est là : http://mondesenchantier.spreadshirt.net/-/-/Shop/

Vous allez donc pouvoir désormais vous offrir, si le coeur vous en dit, des Tshirts siglés MeC ou Terra Incognita pour faire votre branleur en convention, des badges plus discrets si vous avez peur de vous faire huer ou prendre à partie par des lecteurs mécontents ou encore, si vous ne sortez jamais de chez vous, vous consoler avec un café froid et trop sucré, certes, mais pris dans un mug siglé aux armes de votre blog préféré. Juste trop la classe.


Pour info, tout ceci a été dûment essayé par vos serviteurs. L'impression thermique sur les badges et les mugs sont nickels. Les parties imprimées sur les Tshirts et les mugs n'ont toujours pas bougées après plusieurs lavages. Bon, si vous mettez le Tshirt dans le lave-vaisselle et le mug dans le lave-linge, je ne peux jurer de rien mais avec un usage normal, ça le fait.

Un dernier mot : Mondes en Chantier n'entend pas faire fortune en vendant de gré ou de force des gadgets totalement inutiles à des geeks déjà saturés de consommation de produits dérivés. Le prix fxé correspond pour l'essentiel aux frais d'impression et de gestion de Spreadshirt qui les crée et les expédie à la commande.
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Published by Narbeuh - dans Echangeurs
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 18:02

A boire et à manger


Avant d’entrer dans le cœur du propos il est nécessaire de bien envisager la différence fondamentale qui existe entre ce que l’équipe de Mondes en Chantier définit comme étant des jeux « hybrides » ( voir nos articles sur les jeux hybrides comme Cadwallon :  http://mondesenchantier.over-blog.com/article-2128568.html , Nexus : http://mondesenchantier.over-blog.com/article-2159023.html , Le Magicien d’Oz ou Noodles : http://mondesenchantier.over-blog.com/article-2186966.html , ou encore mieux, dirais-je modestement, Aventures aux pays de Nulle Part http://mondesenchantier.over-blog.com/article-12651459.html que vous trouverez en PDF dans notre Garage ; lien ci-contre colonne de droite du blog), et ce que nous connaissons et désignons entre nous par un vocable aux origines obscures mais qui rend bien l’esprit de la chose : les bizzaros.


Impossible de dire qui le premier a identifié les bizzaros. Etait-ce François au temps lointain du Club Damoclès ? Etait-ce Narbeuh, adepte des suffixes en « os » et qui les aura alors à coup sûr qualifiés de « petits bizzaros », ou bien tout simplement était-ce moi ? Je sens que ça vous intéresse beaucoup alors je me dépêche d’en venir aux faits… [Note de Narbeuh : moi, je dirais plutôt François, je pense ; citation d'époque : "pffff, David va encore nous obliger à jouer à un de ses bizarros".]


Il y a donc, d’une part, les produits où se mêlent différents types de jeux et qui se situent par exemple à la croisée des chemins entre JdR et JdP ou JdC. Et il y a, d’autre part, ces jeux de rôles souvent amateurs (mais pas toujours comme on va le voir) qui sont de purs JdRs mais mélangent allègrement soit les thèmes les plus improbables, soit les inspirations les plus diverses et dépareillées, soit enfin les règles les plus mal assorties pour au final un résultat qui s’apparente le plus souvent à un beau foutoir, un résultat étonnant qui peut donner (parfois) de belles réussites, (rarement) de futurs jeux pro et (plus souvent qu’à son tour) des crasses innommables ! C’est de ceux-là dont je vais vous parler ensuite, mais je me garderais bien d’établir un classement, je n’ai pas les moyens de faire face à un procès. Disons simplement que lors de la petite promenade qui va suivre vous trouverez à boire et à manger.

 

Soyons fous dans la dignité


Connaissez-vous par exemple ARMMME (Advanced Rules for MASSES, MARTEAUX & MAILLETS & Extensions *), le jdr des peaux vertes sous-titré DE LA BIERE, DU SANG ET DE LA SUEUR., créé par Bouclier, Krys, Caron et Brunal ? ( http://armmme.free.fr ).


Vous voulez un truc VRAIMENT étrange ? Vous avez le JdR philosophique (http://www.philo5.com/Consultation%20philosophique/070219JeuDeRolePhilosophique.htm ) proposé par François Brooks. Pas de règles particulières mais trois niveaux de difficulté identifiés.


Vous préférez aller vous faire voir chez les grecs ? Pas de problème, Zôntana Epè, jeu de Thomas Mastakouris, édité par Aiolos (1999) est fait pour vous. C’est l’un des très rares jeux de rôle autonomes consacrés à la Grèce antique. C'est un jeu de rôle grec (moderne), et aussi (au moment de sa parution) le premier jeu de rôle professionnel grec original (en dehors des traductions ou adaptations de jeux étrangers). Il permet de jouer dans le cadre de l'Iliade et de l'Odyssée. Les PJ sont des héros, le meneur de jeu est appelé Rhapsode, les interventions divines sont fréquentes et l'orientation du jeu est franchement épique.


Toujours dans le genre jupettes et gros biscotos, Rhapsodies, un jeu de David Yendt disponible gratuitement au format PDF sur http://www.d-lyrium.com/Rhapsodies.htm permet de jouer de valeureux héros dans la Grèce des épopées d'Homère en utilisant un système complètement inapproprié au contexte, mais comme le contexte n’est lui-même absolument pas fidèle à la réalité historique ou au monde que décrit Homère, ressemblant à la limite plus à du péplum qu'à autre chose, finalement ça va.


Pour les petits mickeys (et je sais qu’il y en a parmi vous) le hasard et la fatalité ont un jour (après un accouplement à propos duquel la décence m’interdit de m’étendre ici) donné naissance à Fantasia, aux frontières du Chaos, qui est un jeu de rôle amateur (et gratuit) créé par Tybalt, le webmestre d’un site entièrement consacré à la description de l'univers de jeu : son histoire, sa géographie, sa faune et sa flore, ses habitants, etc. En le parcourant, vous découvrirez petit à petit de nombreux détails sur Fantasia et sur la force mystérieuse qui s'y manifeste : le Nonsense. http://fantasia-univers.chez-alice.fr/


Cats! (la Mascarade) est un jeu de Vincent Mathieu, dit Tlön Uqbar. Si vous êtes un ami des animaux vous pourrez le trouver là : http://www.tlonuqbar.net/cats. Jetez un coup d’œil sur le background, je vous assure qu’il est au poil. [Note de Narbeuh :  tellement au poil que prochainement édité aux Editions Icare]

 

Quand yen a plus yen a encore !


Si vous êtes friands de bizzaros vous pourrez en trouver beaucoup en parcourant ce site (http://www.darkshire.net/jhkim/rpg/encyclopedia) qui classe par ordre alphabétique tous les jeux de rôles jamais imprimés. Entendons-nous : quand je dis jamais imprimés je parle de ceux qui ont effectivement été imprimés un jour. Vous y trouverez par exemple 2089: Le Jeu du Tricentenaire créé par Tristan Lhomme (que le site ose qualifier d’unknown) et publié par Casus Belli. Rappelons qu’il y est question pour les personnages des joueurs de tenter de revivre la révolution française avec 300 ans de retard. Faut bien commencer un jour.


Vous y trouverez aussi Aesia, un jeu de Xavier Bottet (1992), sorte de Space Opera dans une galaxie contrôlée par une église high-tech. Ou encore Amoeba des célèbres Risto J. Hieta et Hans Zenjuga, publié en 1999 par Artic Ranger Production. Il s’agit comme vous le savez d’un jeu finnois dans lequel on joue des créatures unicellulaires. A ce compte là les aventures ne peuvent évidemment pas être trop difficiles (tenter de parcourir quelques centimètres et trouver de la nourriture par exemple…). Et même Leluelo publié en 2000 par la même bande de dingues qui vous proposent de jouer des jouets (et en même temps AVEC des jouets, malin !) façon Toy Story par exemple. Le système est à base de D6 et vous permet donc de jouer avec vos jouets d’enfance ou ceux de vos enfants – vu ce que ça vous coûte autant que ça serve pour une fois !


Enfin je ne peux manquer de mentionner à destination des fans de mangas Maid RPG de Ryo Kamiya édité en 2004 par Sunset Games. Il s’agit d’y jouer des femmes de ménages qui essayent d’entretenir une maison de maître dans laquelle des événements sans importance arrivent. Pas de système de combat mais un système pour gérer des conflits qui fait accumuler des points de stress à la perdante. Quand le personnage de l’un des joueurs a accumulé plus de points de stress qu’elle n’a de self control il pète un câble. Il est possible de jouer dans des demeures de notre époque aussi bien que dans celles d’un univers de Fantasy ou de Space Opera. Laissez-vous tenter par les deux suppléments disponibles: Koi Suru Maid RPG et Yume Miru Maid RPG. Koi Soru Maid RPG vous permettra de jouer des femmes de ménage de haut niveau, de leur faire vivre des aventures sentimentales, de leur composer toute une garde robes de tenues professionnelles et toute une panoplie d’accessoires ménagers à l’aide d’une table spéciale particulièrement fournie. Yume Miru Maid RPG est plutôt un recueil de scenarios (j’aime particulièrement celui qui s’intitule Il y a des tâches incrustées sur le tapis du petit salon), mais il propose quand même des règles pour gérer les apprenties intérimaires, et propose deux nouveaux environnements domestiques : les maisons du Far West  et celles du Japon impérial, ainsi que de nouveaux costumes et une table de gestion de la météo qui a une importance capitale pour gérer le vestibule.


Et si vous êtes toujours vivants après tout ça, pour finir sur une petite note d’autopromotion toujours bienvenue je vous rappelle enfin l’existence de Vie Courante, mon bizzaros à moi, que vous trouverez dans notre garage.


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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 08:16
Le futur (ça commence à durer ce suspens, d'ailleurs...) jeu de SF de Catalyst Games Lab, Eclipse Phase donc, n'est toujours pas dispo mais les infos qui filtrent petit à petit me permettent de vous révéler ce scoop : ce sera beau.

Curiosité de la com' rôlistique, alors qu'on ignore encore à quoi doit ressembler la couverture du livre de base qui devrait pourtant sortir incessamment sous peu là tout de suite, on a le visuel de la couv' du 1er supplément qui va pas sortir là pas tout de suite quand même laissez nous respirer merde. Il s'agit de Sunward, le sourcebook qui nous présentera la partie du système solaire la plus proche de la Terre.


La couverture dure sera en dominante noire ornée de part et d'autre (comprendre : l'illu continue sur le 4ème de couverture...) par cette illustration de Stephan Martinière. Bon, je suis vaguement inquiet pour le contenu du jeu en voyant cette étrange illustration de... de... sortes de baleines spatiales biomodifiées. Et même, je ne suis pas plus convaincu que cela par cette illustration assez... euh... orange quand même. Mais, vous me connaissez, la déontologie dans ma p... euh en bandoulière ! ... je me suis empressé d'aller voir le porte-folio web de cet illustre inconnu (pour moi, comme on le verra...).

Et là, c'est le choc.

C'est boooooooooooooooo.

La preuve avec cette illustation tirée de ce porte-folio.



Bon, soyons clair, ce n'est pas une illustration pour Eclipse Phase mais j'imagine que c'est ce genre d'oeuvres qui ont convaincu les gens du jeu de faire appel à Martinière. Si tout est à l'avenant, cela promet, non ? En farfouillant sur le site de l'illustrateur, ce que je vous invite vivement à faire ici : http://www.martiniere.com/, on découvre aussi que Martinière n'est guère un débutant : outre des couv' de romans aussi célèbres en ces pages que Snow Crash ou Rainbow's End, il a aussi été designer sur de nombreux jeux vidéo et sur des films comme I, Robot. Quand même. On a les moyens chez Catalyst !

En fait, rien ne dit que Stephan Martinière ait fait TOUTES les illus de EP (ce serait étonnant...) mais apparemment, il est au moins l'auteur, en plus de celle-ci, de la couverture du livre de base et de l'écran. Cool ! Et un écran de plus à ajouter à la collec' ! Tiens, d'ailleurs, c'est aussi une bonne nouvelle que la gamme comprenne un écran dont on sait par ailleurs qu'il contiendra un livret incluant un scénario d'introduction coupé au montage, faute de place, dans la version finale du livre de base.

On attend tout ça avec impatience !


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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:48

Cet article est le plus court que j’ai écrit jusqu’à présent pour Mondes en Chantier, parce que son propos est très simple : il faut absolument que vous lisiez la critique de RESIDENT EVIL 5 signée Stéphane Urth dans le magazine gratuit ZOO numéro 19 daté mai-juin 2009. Bon, ne vous trompez pas de ZOO magazine par contre, sinon ça va vous déconcentrer – je parle bien du magazine sur la BD. C'est là : http://www.zoolemag.com/lecteurs.html


Pourquoi ? Parce que c’est un morceau de bravoure pour geeks cérébraux. Sur la base d’une critique classique sur un jeu bien bourrin (que d’aucuns ont accusé de véhiculer des idées racistes mais qui se révèle en fait être tout simplement complètement con) l’auteur arrive quand même à écrire des trucs comme « la filiation culturelle dépasse l’action cinématographique » ou encore (parlant de l’Afrique noire) « le terrain de jeu idéal et anxiogène selon une lecture partielle et contemporaine ». Et même « le jeu s’imprègne des images du réel sans le commenter en retour ». Avant de conclure sur un jeu « qui se met en scène au-delà du schisme martyre/assassin ».


Monsieur Urth, je n’aurai qu’un mot : nous sommes contents de vous !


Pouf ! (nuage de fumée et air envoûtant en fond sonore)


Intervention de Narbeuh...

 

Dans la même veine, je vous rappelle l'existence d'un magazine dont David vous avait déjà parlé tantôt et qui continue son petit bonhomme de chemin : Amusement. Personnellement, je ne suis que modérément fan de ce genre de branlette intellectuelle sur des jeux souvent affligeants de médiocrité mais si vous êtes fans, le magazine est de très belle qualité éditoriale et graphique, vous pouvez foncer. Et puis, dedans, il n'y a pas QUE du jeu vidéo (mais beaucoup quand même...). Je vous reparlerai bientôt du "reste" qui, à l'occasion, peut concerner TAZ.

 

Amusement en est actuellement à son n°4, encore disponible en kiosque mais plus pour longtemps. Plus d'infos sur leur site web : http://www.amusement.fr/

 


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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:21
Et ouais, pour l'anniversaire de Mondes en Chantier, il me semblait de bon aloi de ressuciter cette rubrique lâchement abandonnée dès sa naissance qu'est la bibliothèque du rôliste en vous présentant un fabuleux ouvrage : le Dictionnaire des lieux imaginaires d'Alberto Manguel et Gianni Guadalupi. J'ai longuement hésité à le placer dans la section Terra Incognita, dont il est une source majeure (le dictionnaire a été publié dans une première version sous le titre Guide de nulle part et d'ailleurs...), mais, finalement, il m'a semblé plus juste de vous le présenter comme une oeuvre que chaque rôliste devrait avoir dans un rayonnage de sa bibliothèque. Tout à fait la définition de notre rubrique.

Je possède cet ouvrage dans son édition grand format chez Actes Sud. Les habitués de cette collection me comprendront : l'ouvrage est un vrai plaisir à tenir en mains. Format atypique (haut et étroit), remarquable qualité de papier (épais et légèrement doré). Si on y ajoute les nombreuses gravures de Graham Greenfield dont nous allons reparler plus loin, vous comprendrez que l'objet est, déjà, en lui-même, une invitation au voyage immobile. Cette édition est peut-être difficile à trouver aujourd'hui mais l'ouvrage a été depuis réédité à moindre prix dans l'édition de poche de chez Actes Sud (Babel) et même au Livre de Poche. Aucune excuse pour ne pas se le procurer.

 

Je ne sais pas si le terme de "pitch" convient bien à l'esprit de cet ouvrage mais, pour mieux en cerner le propos, voyons ce que nous chante l'argumentaire du 4ème de couverture :

De A, comme Abaton, à Z, comme Zuy, voici qu'un dictionnaire nous offre la plus merveilleuse des invitation au voyage. A partir des univers que de tous temps se plurent à inventer les ecrivains du monde entier, Alberto Manguel et Gianni Guadalupi, forts de leur conviction que la fiction est réalité, ont recensé lieux imaginaires et sites chimériques. Ils en rappellent la situation géographique, la topographie, le climat, la faune et la flore, les formes de gouvernement, les transports et moyens de communication, les moeurs et les coutumes locales, les curiosités touristiques ou les spécialités locales... Rien n'étant inventé, on pourra vérifier dans les textes cités l'exactitude de toutes ces informations, qu'enrichissent par ailleurs " les indispensables " du genre : cartes, plans, dessins, assortis de conseils pratiques, si utiles au voyageur... Recensés avec une extrême rigueur mais loin de tout souci d'exhaustivité, les auteurs et les ouvrages cités ont été choisis selon la seule règle du plaisir. Chaque article de ce dictionnaire, s'il invite à un voyage passionnant à travers l'un ou l'autre des lieux imaginaires, est également prétexte à découvrir - ou à redécouvrir - comme autant d'îles au trésor, des oeuvres illustres ou plus secrètes. Aussi, comment ne pas engager le lecteur a suivre sans délai cette recommandation d'Italo Calvino : " Dans la Bibliothèque du Superflu dont j'aimerais qu'elle trouve toujours une place sur nos étagères, ce Dictionnaire des lieux imaginaires est, sans l'ombre d'un doute, un ouvrage dont la consultation est indispensable " ?

Chaque lieu imaginaire sélectionné par les auteurs est présenté (évidemment par ordre alphabétique) par une notice de taille très variable : certaines font deux pages accompagnées d'un plan ou d'une illustration, d'autres ne sont que des évocations de quelques lignes. Toutes, néanmoins, comportent la ou les sources, c'est-à-dire les romans ou récits grâce auxquels vous pourrez espérer voyager en rêve dans ces lieux insolites. Le style très graphique et l'homogénéité des gravures qui accompagnent le texte renforcent encore l'effet produit par la lecture du guide : les illustrations sont nimbées d'un mystère figé et les cartes, surtout, se parent d'une gravité qui ne les rend que plus crédibles.

Les lieux visités sont pris dans l'ensemble du spectre chronologique de la littératue mondiale : on y trouve aussi bien des références à l'antiquité (ne serait-ce que l'Atlantide ou les écrits de Lucien de Samosate) qu'à des romans de la seconde moitié du 20ème siècle (de Italo Calvino à Ursula Le Guin). Toutefois, que ce soit par disponibilité des sources ou par goût personnel des auteurs (ou encore à cause de mon propre prisme de lecteur intéressé ??), deux périodes me semblent être mieux représentées que toutes les autres.

La première est, bien évidemment, celle du temps (disons donc 17ème et 18 ème siècles) des utopies et autres voyages vers les pays de nulle part. Comme le nom de la première version de l'ouvrage l'indique, c'était sans doute là le projet originel des auteurs.
Pour moi, cela aura été l'occasion de quitter les chemins déjà largement balisés menant vers les contrées traversées par Gulliver pour suivre les pas de William Bingfield, visiter l'île de Laïquhire  ou devenir citoyen de la République de Spensonia. Pour exploiter tout cela en jeu de rôles, ne cherchez pas, franchement, il n'y a pas d'autres possibilités que d'allez vous renseigner (si ce n'est déjà fait !) sur Terra Incognita : http://www.paysdenullepart.fr/

L'autre période largement représentée me semble être la charnière entre les 19ème et 20ème siècles, âge d'or pour la littérature d'aventure et de découverte. Découvrez donc les ruines de Blackland, le royaume de Fantippo ou le pays du Puits-du-bout-du-monde. Malgré les dates, toutes ces routes me semblent difficiles à pratiquer muni de votre seul passeport Maléfices ou Crimes (bien que tout soit possible après tout...). Ces terres lointaines et déroutantes me semblent mieux appropriées à un voyage organisé par Cthulhu (l'un ou l'autre...) voire, pour coller à l'actualité, par le jeu pulpissime Hollow Earth eXploration.

Quoi qu'il en soit, bon voyage immobile à tous !
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Published by Narbeuh - dans Terra Incognita
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 10:49

Lorsque l'on se penche sur l'imaginaire des 17ème et 18ème siècles, il est un incontournable : la fascination des poisons, des elixirs (dont celui de Longue Vie, donc) et autres philtres qui font rire. Et dans cette veine empoisonnée, on trouve même le monument des monuments : la célèbrissime Affaire des Poisons qui passionna le siècle de Louis XIV. Bien évidemment, cette Affaire et ses protagonistes sulfureux se retrouvent, en arrière-plan, dans le contexte uchronique de Terra Incognita. Mais, il est vrai, très en retrait. Il faut dire qu'il n'est pas toujours évident de mêler les faits historiques le splus connus avec les exigences du jeu de rôles (quoi ? vous n'avez pas encore  lu Jouer avec l'Histoire ? ). C'est pourtant le défi que se propose de relever David qui souhaite mettre l'Affaire des Poisons sur le devant de la scène en en faisant le cadre d'un futur scénario pour Terra Incognita sur lequel il travaille en ce moment. En attendant de pouvoir vous en dire plus, il vous livre dans cet article une partie du contexte historique qui l'inspire.

 

Allez, basculez-les dans une autre dimension !

 

Red an amzer

A Paris, dans le quartier du Marais, La rue Charles V n’est pas très longue, à peine 200 mètres. C’est Charles V qui a créé le fameux hôtel Saint-Pol dont l’histoire est riche en anecdotes. Le roi Jean le Bon étant fait prisonnier en Angleterre, le dauphin Charles (futur Charles V) se trouva le 22 février 1358 face à plus de 3000 émeutiers qui, dirigés par Etienne Marcel alors prévôt des marchands, massacrèrent Robert de Clermont et Jean de Conflans, les conseillers du jeune dauphin qui fut tout éclaboussé par leur sang et qui n’eut la vie sauve qu’en se soumettant à Etienne Marcel et en se coiffant de son chaperon. Par la suite, Charles fut assez heureux pour s’enfuir de Paris et n’y revenir qu’une fois ses ennemis vaincus et Etienne Marcel passé de vie à trépas. Mais une fois dans sa capitale, il ne voulut plus habiter son palais de la Cité car il lui rappelait par trop de mauvais souvenirs. Alors il fit édifier l’Hôtel Saint-Pol qui se trouva terminé en 1365.

Mais, vous le savez, le temps ne s’arrête jamais (red an amzer) et, peu à peu, l’hôtel Saint-Pol fut abandonné par les successeurs du Roi Charles V. On disait que c’était pour la raison… qu’on y respirait des odeurs pestilentielles ! Ce qui s’expliquait par le voisinage peu agréable des fossés de l’enceinte de Charles V et la proximité d’un énorme égout longeant la rue Saint Antoine. En 1543, l’Hôtel Saint-Pol fut détruit et l’on perça sur son emplacement les rues qui, aujourd’hui, se nomment Charles V, Beautreillis et Des Lions.

Le Roi-dément

Peut-être, en passant dans ces rues, pourrez-vous encore entendre comme l’écho affaibli du rire fou du fils de Charles V qui resta toute sa vie dans l’Hôtel Saint-Pol où il vivait au milieu de la pire vermine et dévoré par les poux. Et pourtant il était Roi de France (et son héritier en droite ligne est aujourd’hui le seul prétendant légitime au trône de France…) ! pour que l’on puisse de temps en temps changer les habits et le linge du Roi (c’est qu’il mordait, l’animal !), son entourage avait imaginé tout un stratagème. On ouvrait brutalement la porte de sa chambre et des domestiques déguisés en sauvages y pénétraient en poussant des cris horribles. Cette apparition bouleversait tant le pauvre roi-dément qu’il se laissait alors enlever ses vêtements et épouiller de sa vermine. Ensuite, on lui mettait du linge propre et l’on n’avait plus qu’à attendre la prochaine mascarade.

Mais si l’Hôtel Saint-Pol a un passé riche en anecdotes, la Rue Charles V (Rue Saint-Paul) a une histoire encore plus étonnante et infiniment tragique à raconter.

Une étrange marquise

Au numéro 12 de ladite rue (12, rue Neuve-Saint-Paul), vous voici dans la cours d’un hôtel qui a été construit en 1620 pour Balthazard Gobelin. En 1651, son fils le marquis de Brinvilliers épouse Marie-Madeleine de Dreux d’Aubray, un bien joli nom et porté par une très jolie jeune femme de 21 ans dont le père est un homme des plus honorables, conseiller d’Etat et Maître des requêtes qui, à l’occasion de ce mariage, donne en dot à sa fille la somme considérable de 200 000 livres. Malheureusement, Marie-Madeleine, bien que mariée, ne mène pas une vie irréprochable et s’affiche un peu trop ostensiblement avec un certain chevalier Godin que le père de celle qui était devenue la marquise de Brinvilliers fait enfermer à la Bastille.

Godin, durant sa détention, fait la connaissance d’un italien nommé Exili qui est un spécialiste des poisons et de la manière de s’en servir. Une fois sorti de la Bastille, Godin retrouve la marquise et tous deux décident, étant à court d’argent, d’empoisonner le propre père de la marquise. Pour cela, ils vont se servir de ce que l’on appelle alors la « poudre de succession », c’est-à-dire un poison qui, en l’occurrence, est un mélange de venin de crapaud, d’arsenic et de vitriol.

La marquise étant « dame de charité » a ses entrées à l’Hôtel-Dieu. Belle occasion pour elle d’essayer ses terribles mixtures sur d’innocents malades qu’elle fait ainsi périr. Lorsqu’elle est bien sûre que sa « poudre de succession » est bien au point, elle en fait prendre à son père qui meurt en 1666. Après ce premier crime elle ne s’arrête pas là et empoisonne ses deux frères ! Puis c’est sur son mari qu’elle jette son sinistre regard. Elle lui fait donc prendre la fameuse poudre, mais alors il se passe quelque chose d’étrange. Godin se dit, non sans raison, que si la marquise de Brinvilliers devient veuve, il risque de se trouver dans l’obligation de l’épouser ! Et finalement il n’y tient pas trop… Alors il s’arrange pour verser, sans qu’il s’en doute, du contrepoison au marquis de Brinvilliers qui échappe ainsi à une mort atroce (non sans souffrir abominablement).

L’heure du repentir

La marquise avait cinq enfants dont le précepteur était un certain Briancourt qui finit par percer le secret de ces morts subites. Les amants maudits décident alors de le supprimer mais le pauvre homme s’en tire par miracle après d’incroyables péripéties et, coup de théâtre, c’est Godin qui meurt brusquement d’une attaque d’apoplexie !
On trouve alors chez lui une casette qui renferme 34 lettres écrites de la main de la marquise de Brinvilliers et qui ne laissent aucun doute sur ses horribles crimes. Mais avant qu’on ait pu se saisir d’elle, la marquise s’enfuit et parvient à gagner l’Angleterre à l’issue d’une course-poursuite rocambolesque à travers tout le nord de la France. Par la suite elle décide de se réfugier dans un couvent à Liège, ce qui n’empêche nullement un officier de la police du Roi de venir se saisir d’elle.

La marquise fit des aveux complets et se réfugia dans une piété apparemment sincère qui fit impression sur tous ceux qui l’approchèrent. Le 16 juillet 1676, elle fut exécutée, comme l’a rapporté Madame de Sévigné : « Enfin, c’en est fait, la Brinvilliers est en l’air ! Son pauvre petit corps a été jeté après l’exécution dans un fort grand feu et ses cendres au vent de sorte que nous la respirons et qu’il va nous prendre quelque humeur empoisonnante dont nous serons tous étonnés. Elle fut jugée hier ; ce matin on lui a lu son arrêt qui était de faire amende honorable à Notre-Dame et d’avoir la tête coupée, son corps brûlé, les cendres au vent. On l’a présentée à la Question. Elle a dit qu’il n’en était pas besoin et qu’elle dirait tout. En effet, jusqu’à cinq heures du soir, elle a conté sa vie encore plus épouvantable qu’on ne le pensait. Elle a empoisonné dix fois de suite son père, elle ne pouvait en venir à bout, ses frères et plusieurs autres et toujours a-t-elle dit sous l’influence de la lune mauvaise.

Fais ton office bourreau !

A six heures, on l’a menée en chemise, la corde au cou à Notre-Dame faire amende honorable et puis on l’a remise dans le même tombereau où je l’ai vue, jetée à reculons sur de la paille, un docteur près d’elle, le bourreau de l’autre côté. Pour moi j’étais sur le pont Notre-Dame avec Madame d’Escars, jamais il ne s’est vu tant de monde. Elle dit à son confesseur en chemin de faire mettre le bourreau devant elle « afin, dit-elle, de ne point voir ce coquin de Desgrais qui m’a prise », car Desgrais chevauchait en armes devant le tombereau. Elle monta seule et mit pied sur l’échafaud et fut un quart d’heure mirodée (ajustée avec soin NDR), rasée, dressée et redressée par le bourreau. Mais après cela il semble qu’elle défaillit et elle eut alors toutes les apparences de la mort. Ce fut un grand murmure et une grande cruauté. Le lendemain, on cherchait ses os parce que le peuple croyait qu’elle était sainte ».

De nos jours l’hôtel de la marquise de Brinvilliers, ou plus exactement l’hôtel d’Aubray, est devenu un lieu de prières et est en grande partie occupé par des religieuses mais on peut le visiter. Je vous conseille toutefois de ne pas vous y rendre sans avoir en votre possession quelque talisman propre à conjurer « l’humeur empoisonnante » qu’exhalait la marquise dont la fin tragique et courageuse n’abolit nullement l’horreur de ses crimes. Une autre conclusion s’impose également : quelle que soit l’époque, le crime trouve toujours son juste et terrible châtiment. Alors, restez dans le droit chemin !

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Published by David & Narbeuh - dans Terra Incognita
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Le garage où les M.e.C. rangent leurs fichiers PDF étant devenu un fameux bordel, en voici une nouvelle version plus mieux. Un clic et c'est parti !


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Du matos pour Hellywood préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : la description d'un rade comac et un scénario qui s'y déroule entièrement (ou presque).

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Du matos pour Warsaw préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : une faction atypique accompagnée du scénario qui va bien.

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Un scénario expérimental car bi-classé Te Deum pour un massacre et Hellywood (et ouais). Publié jadis dans les Carnets de l'Assemblée.
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Une contribution à l'ouvrage Jouer avec l'Histoire proposée par l'éphémère éditeur en bonus sur son site web. Sujet : le surnaturel dans les jeux historiques.

Mea Rouia, un gros scénario exotique
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Three Card Monte, un scénario sans fantastique pour Hellywood


Fleetwood & Studebaker, une aide de jeu sur les poursuites en voitures pour Hellywood


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Aventures aux Pays de Nulle Part, un jeu hybride entre jeu de rôles sans MJ et de société dans l'univers du jdr Terra Incognita

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