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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 19:26

Quoi ? Encoooore ?

 

Et oui.

 

Enfin.

 

Enfin, le boulot sur le jeu de rôles Empire Galactique a repris et va voir sa fin légitime advenir. Je sais, c'est surprenant mais c'est une histoire belle et inattendue. Ecoutez la.

 

Un beau jour, un homme surgi du Triche-Lumière vint à moi. Il secoua sa chevelure pleine de poussière d'étoiles, posa une poigne solide et douce à la fois sur mon épaule fatiguée. Sa voix, rassurante malgré son évidente juvénilité, me tint ce discours : "Ne vous en faîtes pas, Père. Vous avez déjà beaucoup oeuvré pour la Gloire de notre Empire. A présent, vous pouvez goûter au juste repos auquel vous aspiriez tant. Désormais, je suis là."

 

Bon, j'avais aussi sous le coude une autre histoire qui commençait par "Alors, Pépé, on glande ?" mais celle-là, allez savoir pourquoi, elle me plaisait moins...

 

encyclo2.jpg

Pour ceux qui sont complètement largués, voilà le topo. Donc, il y a des années de cela, j'avais pris sur moi de contacter François Nedelec, l'auteur principal du vénérable (1984...) mais non moins excellent jeu français de SF, Empire Galactique. J'avais obtenu de lui et de son équipe d'élite (Manchu, Pierre Zaplotny, Duccio Vitale, plein d'autres...) qu'ils autorisent une libre diffusion de versions numériques (mais dans la mesure du possible identiques) de leur matériel de jeu, indisponible à la vente depuis des éons. Et c'est ainsi qu'avec quelques camarades (au premier rang desquels, Cyril) nous nous étions lancés dans la numérisation, la mise en pages, la création d'un site web... le tout dédié à Empire Galactique. Sans esprit de nostalgie excessif (il ne s'agisait pas de prétendre que EG était le meilleur jdr de la création...) mais simplement avec l'envie de briser la folle spéculation et de permettre à chacun de redécouvrir ce classique, ses qualités, ses défauts, sans avoir à vendre un rein.

 

Les historiens du web pourront retrouver tout ça dans les archives de ce blog où sont consignées les avancements du projet, les annonces de mise en ligne et tout.

 

Le projet prenait sacrément tournure et j'en étais personnellement très fier. Un beau site web, les règles de base, des scénarios, le début de l'Encyclopédie Galactique... tout allait bien.

 

Et puis, et puis... la lassitude, le manque de motivation, les nouveauc projets, plus personnels, plus exaltants et, enfin, la brutale annonce du décès de François Nedelec. Tout cela mit un terme à l'enthousiasme du début. En me mentant à moi-même, j'annonçais régulièrement la reprise du projet dans mes articles "kick ass" mais, au fond de moi, je savais que je n'aurai pas le courage de me replonger dans tout ce boulot énorme et ingrat (aucun des bouquins EG n'est au format A4, ni A5 d'ailleurs...).

 

Et puis Stéphane est arrivé. Il m'a proposé de reprendre le boulot là où je l'avais lâchement abandonné. Et même de refaire un site web. Et de m'aider à l'animer et le faire vivre. Carrément.

 

Vous allez donc dès à présent pouvoir utiliser cette nouvelle adresse : http://www.empiregalactique.fr/ pour découvrir la nouvelle version du site. Vous y trouverez tout le matos précédant mais aussi, petit à petit, tout le matos en attente de numérisation.

 

Dès maintenant, vous pouvez télécharger librement un nouvel extrait de l'Encyclopédie Galactique  (tome II à l'origine) consacré à la société impériale mais aussi aux technologies et au matériel de l'Empire. Attention ! Contient des armes ! Et des grosses même (voir ci-dessous pour preuve...).

 

Alors, merci qui ?

 

Merci Stéphane !


 

Armes-1.jpg

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:40

wurm.jpgJe ne sais pas si vous connaissez Würm ? Et bin, c'est encore une fois la preuve que la création francophone, même amateur, peut vous proposer des jeux au p'tit poil (si j'ose dire dans le cas présent ^^).

 

Bien que le sujet nous tienne à coeur ici, nous n'en avions encore jamais parlé de ce jeu, c'est vrai. En effet, personnellement, je n'y ai jamais joué, je me suis contenté de lire le bouquin et certains scénars. Juste pas eu l'occasion. D'ailleurs, Manu, peut-être un petit tour en conventions pour faire des démos, non ? De plus, j'attendais que son avenir éditorial s'éclaircisse : amateur ? pro ? Würm a en effet été drafté par les éditions Icare mais celles-ci, avec la prudence qui commande sans doute raisonnablement les acteurs de notre milieu précaire, lui a imposé un double saut d'obstacles : un sondage à base de promesses d'achat d'abord puis une vraie souscription ensuite. Ouf. Et l'obtention d'une subvention auprès de la municipalité de Montignac en échange de l'inclusion d'une pub pour Lascaux II, non ? Enfin, bref, Néandertal, il s'en fout des obstacles : il les explose au p'tit déj' s'il veut. Et donc, c'est parti pour la subvention.

 

wurm-grand.jpg

 

Bon, au fait. Würm est un jeu de rôle signé de Manu Roudier (c'est aussi ce Monsieur qui fait les magnifiques aquarelles qui servent d'illus au jeu - voir ci-dessus, quel(s) talent(s) !). Son cadre est très original : la préhistoire.  Würm (du nom de la dernière grande glaciation qu’a connue l’Europe) propose en effet d’interpréter des hommes de Néandertal et de Cro-Magnon dans des aventures se déroulant dans la France d’il y a environ 35 000 ans. Dépaysement assuré ! Et c'est parti pour des aventures totalement inédites à base de chamanisme, de lutte pour la survie et de rhinocéros laineux. Qui a dit que le jdr avait déjà exploré tous les univers possibles ?

 

Depuis 2007, Würm était un jdr amateur développé avec amour par Manu Roudier sur la Cour d'Obéron. Dans les salons d'icelle se trouve d'ailleurs un forum très dynamique. Allez donc z'y voir de notre part : http://couroberon.com/Salon/index.php/board,72.0.html

 

Malgré les perspectives imminentes d'édition pro du jeu (on y vient, on y vient...), les fichiers de la version amateur sont toujours dispo. Très bonne occasion d'aller se faire une idée par soi-même avant de faire son chèque. Sur la Cour (http://couroberon.com/porte/index.php?option=com_content&task=view&id=63&Itemid=43), vous trouverez donc un "livre" de base de 56 pages très joliment mis en page et, surtout illustré. Le système est simple mais très fouillé (tout pour les spécificités de la vie à la Préhistoire : chasse, cueillette, chamanisme, fétiches...). L'écriture est concise et efficace. Vous y trouverez même un bestiaire et un scénario d'introduction.

 

Vous pourrez aussi y télécharger un deuxième "livret" intitulé "compagnon" et qui contient pas mal de précisions de règles, notamment sur la magie, ainsi que des conseils pour jouer à l'époque préhistorique. Enfin, des scénarios (et même une campagne) ou encore des fichiers pour se bricoler son écran sont dispos sur le site ou dans le forum. Bref, tout pour se rejouer La guerre du feu ou les aventures de Rahan ou, encore mieux, la rencontre au sommet entre Papy Cro-Magnon et Cousin Néandertal dans l'Europe d'avant-avant-hier. Fascinant.

 

J'en entends déjà qui pestent qu'ils n'aiment pas lire sur écran ou qu'ils ne peuvent imprimer tout ça décemment ?! Fort bien, Icare, éditeur qui n'en veut (Praetoria Prima, Labyrinth, bientôt Cats...), y a pourvu et lance une souscription dans le but d'éditer un Würm en dur et en mieux. Icare annonce  un livre A4 de 120 pages sur papier de qualité dont 24 planches couleur avec couverture rigide cartonnée. Ce livre réunira les règles de base et le compagnon, dans une version réagencée et avec des illustrations originales de l'artiste. Tout cela est proposé pour 30 euros (oups, pardon : 29.95 euros ^^).

 

Pour que tout cela devienne réalité, il suffit de se compter 100 avant la fin Février 2011. Plus que jouable, non ? Si vous voulez participer à l'effort de guerre (du feu), c'est là que ça se passe :  

http://www.editions-icare.com/index.php?option=com_content&view=article&id=20:wuerm-demmanuel-roudier&catid=19:souscriptions&Itemid=10

 

Quant à moi : count me in !

 

wurm-fdp.jpg

 

Note : ceci est la version amateur de la fiche de personnage de Würm, juste pour se faire une idée.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:15

couverture_u-r2.jpgJe vous avais déjà précédemment parlé de la sortie en librairies d'une nouvelle revue passionnante :

http://mondesenchantier.over-blog.com/article-usbek-rica-papier-pas-mort-51948127.html

 

Petit rappel.

 

Les deux héros des Lettres persanes ont donc donné leur nom à une nouvelle (1er numéro juste avant l'été, ensuite tous les 3 mois) revue se proposant de nous "raconter le présent" et d'"explorer l'avenir". Le tout avec des reportages, des nouvelles, des BD (dont Usbek et Rica sont les protagonistes)... C'est une épaisse revue de près de 200 pages dont pas une seule n'est occupée par une pub pour un opérateur de téléphonie ou une voiture de marque allemande. Du coup, c'est 15 euros par numéro mais ça les vaut compte tenu du volume de chose sà lire et de la beauté de l'objet. A la façon de XXI dont il s'inspire ouvertement, U&R n'est disponible qu'en librairies, FNAC et compagnie et non chez le marchand de journaux (sauf si celui-ci fait aussi librairie évidemment...) 

 

Pour se renseigner, c'est là : http://www.usbek-et-rica.fr/

 

Et donc, après ce coup de maître initial, les gens de chez Usbek & Rica remettent le couvert avec ce fier #2 sorti début Septembre, dont voici la couv'.

 

couverture_u-r2_grand.jpg

 

Les amateurs de jeux de rôles en général et les lecteurs de Mondes en Chantier en particulier y retoruveront des thématiques qui leur sont chères. Usbek & Rica s'intéressent ainsi particulièrement à l'actualité et à l'Histoire par le biais de l'uchronie. Ainsi, dans ce numéro 2,vous trouverez notamment un dossier sur les robots (présent et avenir), une uchronie géopolitique basée sur l'hypothèse de la création effective d'un état palestinien en 1947, un article très "Amusement" sur le passé et l'avenir des interfaces utilisées dans les jeux vidéo, de la prospective géopolitique sur la fameuse route du Grand Nord (qui s'ouvre avec la fonte de la banquise), un article sur les perspectives ouvertes par la probable existence future des traducteurs universels et instantanés... et tout et tout, sans même oublier une interview de Jean d'Ormesson. Et oui.

 

Bref, du côté des rôlistes, ceux qui s'intéressent aux jeux d'anticipation et/ou aux uchronies ne peuvent guère faire l'impasse et même les autres seront heureux de retrouver dans la démarche singulière de Usbek &Rica le pouvoir de l'imagination (appliqué, certes, ici à des choses sérieuses voire graves) qui nous est cher à tous dans notre loisir.

 

Dernier petit clin d'oeil rôlistique, ce #2 contient une nouvelle de Raphaël Granier de Cassagnac, bien connu des amateurs des jeux Multisim (http://www.legrog.org/biographies/raphael-granier-de-cassagnac).

 

Longue vie à cette très belle revue !


 

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 12:12

Bon, puisqu'on est dans notre semaine Warsaw (voir article précédent), on va rappeler l'existence dans le n°7 des Carnets de l'Assemblée de matériel de notre plume pour le jeu de rôles consacré aux affres intemporels de la guerre totale.

 

Il s'agit d'un scénario, "Pour qui sonne le glas ?" (c'est une règle d'or : tous les bons jeux de rôles possèdent un scénario s'intitulant ainsi ), et d'une aide de jeu décrivant une nouvelle faction, la faction Nekropola (thème de "la mort" oblige). Les deux éléments s'imbriquent bien évidemment : le scénario mettant, en effet, en scène la faction susdite.

 

Dans ce scénario à la conclusion très ouverte, j'ai voulu tout particulièrement mettre en scène les problèmes posés par l'isolement en réseaux distincts des résistants au sein de la ville en ruine : comment se contacter ? comment passer des alliances ? peut-on se faire confiance ? doit-on craindre les agents provocateurs et les taupes (sans doute un hommage prémonitoire à l'équipe de France ?  

 

J'en profite pour préciser à l'intention d'un éventuel MJ que le scénario est, de ce fait, plutôt dangereux pour des joueurs un peu en goguette qui penseraient surtout à bouffer des curlys avec du café froid en faisant des blagues d'un goût douteux sur le NeuReich. Le scénario demande en effet prudence, concentration et esprit d'initiative. Dans ce contexte, le MJ pourra l'utiliser à des fins pédagogiques pour mettre en garde les PJs plutôt que comme punition sévère...

 

Fin du zine oblige, il ne semble pas qu'il y ait cette fois-ci d'édition papier et de distribution boutiques prévues pour le n°7 des Carnets. Et donc pas de feuilletage possible. Pour vous inciter (ou pas...) à franchir le cap et à vous porter acquéreur du PDF, je vous mets ci-dessous quelques extraits.

 

carnets 7 extrait 1

 

La faction Nekropola

Lieux et objectifs

Nekropola n’est certes pas une de ces factions dont l’avenir de Warsaw dépendra peut-être un jour. Peu nombreux, faiblement armés, les membres de Nekropola sont comme ces petits animaux improbables promis à l’éradication par une évolution impitoyables et qui, pourtant, ont su survivre et prospérer en exploitant une niche écologique singulière, délaissée par tous les autres.

Pour l’essentiel, Nekropola est basée à l’intérieur d’une partie du cimetière de Powązki. Fondé en 1790, ce vaste cimetière aux pierres tombales séculaires, aujourd’hui presque entièrement recouvert d’herbes sauvages, est le cimetière le plus célèbre de Pologne. Situé rue Powązkowska, dans la partie nord-ouest de la ville, il jouxte en fait le cimetière juif, dans l’arrondissement de Wola disputé par les deux belligérants. Ce cimetière contient de fait les tombes de beaucoup de citoyens célèbres comme l’écrivain Władysław Reymont ou le compositeur Henryk Wieniawski. Plus guère entretenu par une quelconque autorité, il est devenu par hasard le refuge de ceux qui allaient fonder Nekropola.

Grâce à quelques mausolées en pierre encore debout, à de vastes caveaux et à quelques galeries les liant les uns aux autres, les membres de la faction se sont dotés là-bas d’un solide réseau d’abris. Le cimetière présentant fort peu d’intérêt pour les belligérants, ils s’y trouvent relativement à l’abri. Paradoxalement, les seuls intrus se trouvèrent être les familles des malheureux qui voulaient y enterrer comme avant la guerre le corps d’un proche avant qu’il ne soit saisi par les autorités ou mangé sur son lit de mort par les rats affamés. Pour éviter d’être dérangés voire trahis, pour rester les maîtres de Powązki, les membres de Nekropola décidèrent de se charger eux-mêmes des enterrements. En plus de leur tranquillité, le seul prix de ce service est l’obligation pour la famille ou les proches de remettre à la faction l’ensemble des effets personnels du défunt, ceux sans réelle valeur : vielles photos jaunies, lettres d’amour du temps jadis, coupures de journaux…

En effet, soucieux d’entretenir la mémoire du Warsaw qui, bientôt, aura totalement disparu sous les ruines et les cadavres, Nekropola conserve, archive et synthétise les souvenirs personnels des désormais plusieurs milliers d’anciens habitants de la ville ayant bénéficié après leur mort de ses services. Des parties entières des galeries occupées par la faction sont envahies du sol au plafond de boîtes en carton et autres contenants hétéroclites rassemblent tout ce fatras après qu’il soit dûment classé. Dans une ville où l’information fait l’objet d’un si sévère contrôle, ce travail de compilation peut s’avérer être une grande richesse. Il n’est ainsi pas rare que Nekropola revende à d’autres factions, aux journalistes étrangers ou même aux belligérants, des informations sur la ville, ses habitants ou son histoire. Ce petit flux de revenu permet aux membres de la faction de se procurer la nourriture et les quelques autres fournitures nécessaires à leur survie.

Si Nekropola est bien maîtresse du cimetière durant la journée (leurs membres combattants peuvent jaillir de n’importe quel tombeau sans que l’on se méfie), la nuit, toutefois, il devient le lieu d’expéditions de groupes de Blutgeister, attirés là par les cadavres fraîchement ensevelis. L’endroit est alors particulièrement dangereux et les membres restent terrés au fond de leurs caveaux. En même temps, ce danger latent est aussi une sécurité. Toute bande armée voulant pénétrer sur le territoire de Nekropola a plutôt intérêt à être bien renseignée avant de s’y aventurer…

 

(à suivre)


 

Voilà pour un extrait de la description de la faction. Le début du scénar maintenant :

 

carnets-7-extrait-3.jpg

 

Pour qui sonne le glas ?

Résumé de l’intrigue

La faction des PJs va avoir l’occasion de sympathiser avec une autre faction de résistants, Nekropola (voir annexe), au point d’envisager d’organiser un coup de main avec eux. Hélas, lors de la préparation de ce coup de main, un des leaders de Nekropola est arrêté par « l’ennemi » et parle sous la torture. « L’ennemi » entreprend, plutôt que de la détruire purement et simplement, de contrôler la faction trahie dans le but de faire tomber un à un ses alliés dans leur piège. Les PJs y échapperont-ils ?

Introduction

Le scénario qui suit est plutôt dangereux pour ses différents protagonistes. Pour les PJs, mieux vaut qu’ils soient relativement expérimentés et que les joueurs connaissent déjà l’univers de Warsaw afin d’agir avec toute la prudence nécessaire. Dans ce scénario, l’ambiance est beaucoup plus proche de L’armée des ombres que d’un film de guerre traditionnel, par exemple. Pour les PNJs, le déroulement du scénario implique forcément leur destruction en tant que faction. Ainsi, la faction présentée en annexe ne survivra pas à cette épisode. Si elle vous plaît et que vous souhaitez pouvoir la réutiliser pour vos PJs ou pour d’autres aventures, il faudra songer à la remplacer par une autre. Moyennant quelques changements dans l’intrigue, cela reste possible.

De plus, pour bien fonctionner, le scénario nécessite que les PJs soient déjà constitués en une solide faction qui ait eu le temps de se distinguer en posant des problèmes à l’un ou l’autre des belligérants. Afin de laisser un peu de latitude au MJ, l’intrigue du présent scénario ne mettra pas en scène le Komingrad ou le NeuReich mais « l’ennemi » qui pourra indifféremment être l’un ou l’autre en fonction des antécédents des PJs et de la faction.

Il serait également préférable que les PJs aient déjà eu à faire à la faction Nekropola mise en scène dans l’intrigue et présentée plus en détails en annexe. Dans ce but, il pourrait être intéressant de faire jouer la scène 1 (celle de la première rencontre entre Nekropola et les PJs) de façon séparée du reste du scénario, par exemple en intercalant un ou plusieurs autres scénarios avant de faire jouer la scène2.

Scène 1 : un singulier avis de décès
[indice de tension : 1]


Afin de permettre, conformément à ce qui a été dit dans l’introduction, de placer cette 1ère scène dans la continuité logique de la campagne jouée par les PJs, certains détails seront laissés dans le flou, à charge pour le MJ de les adapter à ce qui convient à sa campagne.

Dans un quelconque scénario (éventuellement présenté comme une petite improvisation ou créé pour l’occasion par le MJ), les PJs se retrouvent dans la situation (classique) de devoir trouver des informations précises sur un lieu, habitant ou événement de Warsaw. Pour cela, ils ont décidé de s’aventurer hors de leur planque pour faire le tour de leurs contacts en matière de deal d’infos. Après quelques essais infructueux, l’un d’eux pense effectivement pouvoir les mettre en relation avec un type appartenant à une faction experte en collecte d’infos dont elle fait usuellement le commerce. C’est une faction assez prudente (il refuse d’en dire plus pour le moment) et il ne peut pas leur donner de contact plus précis qu’un nom « Bako » et un lieu à fréquenter régulièrement pour en savoir plus : l'ancien établissement de pompes funèbres de K. Kasimierski. Même si tout cela peut sembler un peu baroque, les PJs sont habitués aux modes de communication plutôt prudents des factions traquées par les agents espions des belligérants. Leur contact les assure que, si ce type a quelque chose pour eux, ils le sauront en suivant ses instructions.

Comme on le voit en annexe, les ruines de l’ancien établissement de pompes funèbres est un lieu de communication en poste restante. La première fois que les PJs viendront lire les messages, ils ne verront rien qui les concerne. Mais s’ils insistent, ils finiront par trouver lors de leur second passage un avis de décès rédigé comme suit : « La famille et les proches de Matteusz Bako ont la douleur de vous informer de la perte de cet être cher à leur cœur. Tous ses amis, collègues et voisins du quartier de Okolica sont invités à venir se recueillir sur sa dépouille et à partager en son souvenir un verre de l’amitié. ». 

Bien que sans doute décontenancés de savoir que leur contact est manifestement mort, les PJs devraient vouloir en apprendre plus en se rendant dans le quartier en question. Okolica est un quartier purement imaginaire que le MJ placera où bon lui semblera dans Warsaw en fonction de spossibilités de déplacements dans la ville des PJs. Dans tous les cas, il ne s’agit que de quelques rues et de quelques blocs d’immeubles. Là, si on demande après un certain Bako qui viendrait de mourir, on obtient des réponses amusées de quelques gamins des rues effrontés qui, en échange d’un petit quelque chose d’utile à leur survie, conduisent les PJs jusqu’à un modeste appartement dans un immeuble partiellement éventré par les bombardements des uns ou des autres. A l’intérieur, on ne trouvera pas du tout de veillée funèbre mais un jeune homme émacié et rieur accueillant les PJs un petit verre de vodka à la main : le fameux Bako, manifestement plus vif que mort. L’appartement n’est meublé que d’un lit en métal recouvert de ce qui fut autrefois un matelas : ce n’est visiblement pas la planque permanente de Bako.

Bako est très sympathique. Visiblement heureux d’être encore vivant au milieu des ruines de Warsaw, il plaisante volontiers et parle de ce débit nerveux et saccadé de ceux qui savent qu’ils n’auront pas le temps de dire tous leurs mots avant de mourir. Par conviction ou pour se détendre, il tripote en permanence un chapelet de bois usé. Il propose aux PJs de partager sa vodka. Si les PJs acceptent, il va chercher quelques verres à la propreté douteuse et une bouteille à demi-vide qu’il a tiré d’une cache dans le mur. La vodka est absolument délicieuse : rien à voir avec le détergent que l’on trouve habituellement à Warsaw ! Si on l’interroge à ce propos, il n’en dit pas plus que « j’ai ma filière, hé, hé… » d’un air entendu. Bako se ressert lui-même un verre qu’il descend aussi sec. Il n’a pas l’air de cracher dessus !

Après avoir expliqué aux PJs à quelle faction il appartient et quelle est sa façon de communiquer (pour tout cela, voir annexe), il confirme aux PJs qu’il a eu le temps de se procurer l’info dont ils ont besoin. S’en suit une négociation que le MJ devra s’efforcer de rendre agréable aux PJs. A moins que ceux-ci ne s’apprêtent à être malhonnêtes ou violents, Bako tombe vite d’accord avec eux sur le prix de son info. La transaction a lieu sans anicroches et l’info se révèlera parfaitement exacte et détaillée. Un vrai travail de pro !

 

(à suivre)

 

Si tout cela vous intrigue et que vous voulez en lire plus, rendez-vous ici pour commander le n°7 des Carnets :

 

http://stores.lulu.com/lassemblee

 

carnets 7

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 23:45

Dans l'espace, personne n'entend les dés rouler...

Décidément, c'est la semaine des anniversaires ! Après celui de D. Guiserix, notre maitre de jeu à tous, voici qu'arrive aujourd'hui celui du Grog, site communautaire déclaré d'utilité rôlistique publique, qui fête ses (déjà) dix ans. Bravo à lui ! 

 

grog-est-retour-L-1

 Mondes en Chantier ne pouvait laisser passer cette date sans rendre un hommage appuyé à l'équipage, ne serait-ce que parce que nous lui devons nombre des infos qui nourrissent nos billets et beaucoup de visuels, mais aussi parce que nous savons l'abnégation incroyable et la quantité de travail colossale que l'entreprise (c'est pas le nom de leur vaisseau spatial ?) demande.

 

Un an après une période très difficile - le site a failli succomber au syndrome dit de "la masse critique de rôlistes " (qui veut que deux rôlistes dans la vraie vie font un club, mais deux rôlistes sur un projet font un schisme), les voici repartis de plus belle, ayant quasiment - mais pas tout à fait quand même - remplacé Casus Belli dont nous parlions dans le précédent article...

 

 Alors, encore une fois, bon anniversaire, et longue vie au Grog !

 

 

bobgrog

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 09:50

Si vous êtes un fidèle arpenteur des Mondes en Chantier, vous avez déjà entendu ce nom qui fleure bon le sud-ouest et les aventures de cape et d'épée : Xaramis. Il s'agit d'un des éminents sociétaires des salons de la Cour d'Obéron, d'un grand amateur du 18ème siècle, d'aventures maritimes et, donc, d'ambiances de cape et d'épée. Plus largement, Xaramis est un des meilleurs animateurs de la "communauté" des rôlistes francophones grâce à de multiples participations et interventions souvent pleines de sagesse, d'érudition et, lâchons le mot, d'intelligence.


Ces derniers temps, postmodernité oblige (non, Xaramis n'écrit pas à la plume d'oie en portant nerveusement la main à la garde de sa rapière !), Xaramis s'est surtout distingué par la création et l'animation très régulière de plusieurs blogs. Nous vous avions déjà signalé l'antre de Monsieur de C., un must pour tous les amateurs (ludiques ou non) de la seconde moitié du 18ème siècle.


forester-tresordeguerre.jpgDepuis quelques semaines, Xaramis a lancé un nouveau blog, InspiRôle, dans lequel il se propose de nous présenter les différentes sources d'inspiration qu'il utilise pour créer ses scénarios de jeux de rôles et, surtout, dispense des conseils et des méthodes pour réussir à opérer cette transformation. Avec Tartofrez, le site de Brand, voilà un deuxième repaire pour les amateurs d'une "jeuderôlogie" humble et efficace.


Pour ne rien gâcher, notre mousquetaire a un excellent goût en matière de choix ludiques ! Par conséquent, l'un de ses derniers exercices de conversion d'une oeuvre littéraire vers un scénario de jeu de rôles a eu pour support notre Terra Incognita. Cool ! Le scénario s'appelle Dans le ventre de Junon et est proposé dans le cadre de la 25ème édition du concours de scénario des salons de la Cour d'Obéron. Allez donc le lire là bas et n'oubliez pas, s'il vous a plu, de voter pour lui ! Vous y découvrirez un scénario très historique (on ne se refait pas !) autour du thème des voyages maritimes et de la chasse au trésor. J'accueille avec beaucoup de bonheur cette participation après celle de Pitche au précédent concours du même lieu : la diversité de plumes et donc d'ambiances ne peut que donner plus de richesse à un jeu de rôles, destiné par essence à échapper à terme à son créateur originel.  


De mon côté, malgré un thème portant sur les voyages lointains, j'ai décliné pour la première fois depuis plusieurs éditions la participation à ce concours. Faute de temps essentiellement. D'inspiration aussi, un peu. Je ne souhaitais pas, pour diverses raisons, y proposer moi aussi un scénario TI or le thème m'y faisait encore et toujours revenir. Il faut que j'en sois absolument la prochaine fois pour ne pas laisser les mauvaises habitudes s'installer ! Cochon qui s'en dédit ;-!

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 18:05

Chers ami(e)s des Mondes en Chantier, oyez la tarazimboumante nouvelle que nous vous portons aujourd’hui : le Club Pythagore, antenne de Provins, possède désormais son site internet !

 

logoclubpythagore

 

Provins survint

Notamment connu pour ses rencontres annuelles de septembre (où l'échange entre Auteurs et Joueurs est mis en avant), le Club Pythagore de Provins est l'un des plus anciens clubs de jeux de rôles de France. Fondé à l'origine autour du jeu de rôle français Maléfices, il s'est rapidement ouvert aux autres jeux, français ou non…vignesmesleFunPhotoBox_1503.jpg

Au fil du temps il a accueilli les auteurs de jeux qui ont marqué leur époque, comme Rêve de Dragon, Maléfices, In Nomine Satanis / Magna Veritas, Nephilim, La Légende des cinq anneaux, C.O.P.S, Crimes, Capharnaüm et tant d’autres.

Mais il sait aussi faire la part belle aux jeux amateurs (parce que tout le monde a commencé petit…). Il réserve donc aux nouveaux et souvent jeunes auteurs une petite "tribune" pour venir faire connaître leurs créations. C'est ainsi que depuis plusieurs années les participants aux Rencontres ont pu découvrir nombre de jeux alors inédits, qui pour certains ont "fait leur trou" et qui pour d'autres restent et resteront, selon la volonté de leurs auteurs, des jeux "amateurs",  au sens noble de "celui qui aime" : Le Masque et l'Épée, Sombre, Cats, Détectives, ou… Terra Incognita !

 

logo20ansmalefices

 

Le Club P., pour ne pas le nommer…

Mais les JDR n’étant pas la seule passion des pythagoriciens, les jeux de plateau sont aussi de la partie, et les costumes sont de sortie lors de la célèbre fête médiévale de la ville au mois de Juin ou à l’occasion de GNs Maléfices ou Hurlements.

Totalement moulticarde, le Club propose même ponctuellement des sorties historiques, des visites commentées, des randonnées reliant châteaux et forêts, et a publié pendant une longue période un organe (et quel organe !) papier (la Lézarde), aujourd'hui disparu mais qui, tel un phénix, renaît en quelque sorte une première fois de ses cendres sous la forme de ce nouveau site web ( www.clubpythagore.fr ) où les auteurs de JDR mais aussi de romans ou d'autres œuvres sont invités à venir s'exprimer.

Alors n’hésitez plus, venez rêver dans ces pages dédiées aux Jeux de Rôles et autres activités ludiques ou culturelles et rejoignez une grande famille dont les maîtres-mots restent depuis l’origine ambiance et convivialité !

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 08:08
bisounoursdor.jpgAlors donc voilà, nous ouvrons par le présent article notre série des Bisounours d'or 2009. Il s'agit d'une liste de coups de coeur, des choses que l'on a pris plaisir à lire, jouer, voir ou écouter durant l'année écoulée. Tout cela est très informel, sans aucun souci d'objectivité ou d'exhaustivité. La seule prétention de cette série des Bisounours d'or est de vous permettre de découvrir vous aussi ces pépites et, grâce à elle, d'y prendre plaisir, nous l'espérons, à votre tour.

Comme nous ne nous sommes pas non plus vraiment consultés auparavant, chaque article de cette série précisera si les Bisounours sont attribués par moi-même ou par David. Ainsi, vous saurez à qui expédier les petits cercueils en balsa si vous êtes scandalisés par nos choix ;-!

Commençons directement par le truc le plus casse-gueule qui soit : les collègues !! En effet, quels sont les blogs rôlistes que je fréquente avec le plus de plaisir ? Verdict.


Il ya quelques années de cela, une véritable frénésie de création de blogs a saisi le petit monde du jeu de rôles francophone : pas un acteur du milieu, auteur pro ou amateur éclairé qui n'ait alors cédé à la mode du blog. Et c'est ainsi que Mondes en Chantier naquit.

Mais, à l'orée de 2010, nous ne sommes plus si nombreux.

Il y a ceux qui se sont lassés et n'ont plus guère mis à jour leur blog depuis 2006.
Il y a ceux qui ne s'en servent désormais plus que pour communiquer autour de la sortie de leurs productions pro.
Il y a ceux qui sont restés actifs mais qui ont réorienté leur blog au gré de leurs propres envies, parfois éloignées des préoccupations du jeu de rôles (là, je pense très fort aux excllents Hu-Mu dont je suis resté un fidèle lecteur mais qui parlent désormais surtout de littérature).
Il ya enfin ceux qui sont restés ou sont revenus aux sources de ce qu'était le blog et en font surtout une vitrine de leur vie privée, affichant leurs goûts personnels en matière musicale (souvent) ou culinaire (plus rarement...).

Une fois réalisé cet écrémage de fait, il ne reste guère que 3 blogs qui, à mon goût, sortent nettement du lot.

Commençons par la très récente boîte à Heuhh, de notre estimé collègue de chez Ikosa. Un blog  jeune, certes, mais qui, grâce à sa régularité et à la consistance de ses posts a rattrapé en intérêt la plupart des papys du genre. On trouvera surtout des compte-rendus critiques de jeux de rôles et de jeux de plateaux mais aussi des interviews intéressantes, bref tout ce qu'on lisait auparavant dans feu la presse spécialisée. Heuhh s'exerce aussi aux jeux de mots moisis en intertitres... ce qui ne peut que nous réjouir :-) Bravo jeunot !

Le Terrier du Grümph, qu'on ne présente plus, est bien moins souvent mis à jour. Mais quand il l'est, c'est rarement pour nous informer de son mal de tête ou nous présenter le dernier mp3 téléchargé. En général, ça envoie sévèrement du bois et on a le droit à une carte inédite, un scénario voire un jeu complet. Quand ce n'est pas une BD. Si, si, si... Bref, du travail de pro qui force le respect.

Toutefois, s'il ne devait en rester qu'un, je choisirais une bonne Tartofrez, le blog de Brand. Ce dernier est le seul auteur de ma connaissance à si bien évoquer la trop fameuse "jeuderôlogie" (la façon de bien maîtriser, concevoir les scénarios voire les jeux) en réussissant tout à la fois à éviter une pédanterie hors de propos et un enfonçage de portes (monstres-trésors) ouvertes par trop fréquent en ce domaine. Oui, j'ai les noms... Le blog est mis à jour de façon très irrégulière mais, dans ses bons moments, Tartofrez vaut un bon bouquin sur le sujet (ce qui d'ailleurs, en  français, n'existe pas depuis un vieux HS de Casus). Brand publie de temps en temps un billet de type échangeurs pour s'y retrouver dans l'archivage du blog. Le dernier est tout récent : http://tartofrez.canalblog.com/archives/2009/12/22/16240198.html Bonne lecture.

Vous l'aurez compris, ce vrai-faux palmarès n'a d'autre but que de dire un grand merci à tous ces auteurs pour toutes ces heures de lecture tout aussi passionnante que gratuite. Continuez, on vous aime !
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Published by Narbeuh - dans Echangeurs
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 13:41
Encore une fois, l'excellent concours de scénario de mes camarades des Salons de la Cour d'Obéron m'a inspiré (les mots-clefs à insérer obligatoirement dans l'intrigue cette fois-ci : "la fin d'un monde" et "un objet fragile") et j'ai donc à nouveau écrit un scénario pour le mythique Ombres & Lumières.

Comme je le disais déjà alors, ce jeu est une légende : c'est une idée bien précise poursuivie par Xaramis (dont vous pouvez parfois lire de temps à autre un commentaire sur ce blog) depuis quelques temps déjà mais qu'il n'a pas encore pu boucler. Donc, ne le cherchez pas, vous ne le trouverez pas. Il s'agit d'un jeu historique et réaliste (pas de fantastique, pas de superhéros...) se déroulant dans la seconde moitié du 18ème siècle. Le 1er contexte prévu pour le jeu (oui, le garçon est ambitieux) est l'incroyable Venise de ce temps. C'est un jeu que j'appelle de mes voeux : la période le mérite, Xaramis la connait avec passion et talent (la preuve absolue) et le système de jeu qu'il a esquissé pour son jeu promet d'être intéressant et de combler, pour moi en tout cas, un manque. Un système très simple mais réaliste, rigoureux et complet avec un soupçon de narrativisme.

Je vous copie ci-dessous le tout début de ce scénario. Si vous accrochez, n'hésitez pas à aller lire la suite sur le forum de la Cour.



L’œuf de Virgile
Scénario pour Ombres & Lumières

par Narbeuh


Résumé

Les personnages sont envoyés à Naples au service d’un riche patricien vénitien. Celui-ci a réservé par courrier un lot d’antiques fraîchement sortis des ruines d’une villa romaine recouverte 17 siècles plus tôt par la fureur du Vésuve. Ils sont chargés de se rendre sur place pour finaliser la transaction et s’assurer de la sauvegarde des intérêts de l’acquéreur. Hélas pour eux, à Naples, rien ne va se passer comme prévu. D’une part, le volcan est à nouveau entré en phase active et menace toute la baie. De plus, d’illustres Anglais amateurs intéressés d’antiques vont s’avérer être de redoutables concurrents. Les personnages vont devoir gérer ces imprévus et s’employer à sauver les intérêts de leur commanditaire… et peut-être ceux de la Sérénissime !

Conseils préalables

Ce scénario pour Ombres & Lumières ne constitue pas véritablement la suite des deux premiers essais que j’ai commis pour le jeu de Xaramis dans le cadre du présent concours. De plus, il prend quelques libertés avec le contexte désormais habituel du jeu, la Venise du Settecento. Bien que ce scénario se déroule en effet en Italie en 1779, son cadre est la région de Naples et non le domaine de la Sérénissime. Afin de conserver une cohérence avec les scénarios précédents et de manière à pouvoir envisager de reconduire la même équipe de PJs, on fera tout de même en sorte que l’intrigue soit taillée pour des personnages étrangers au Royaume des Deux-Siciles, par exemple des Vénitiens ! Toutefois, il me revient que, dans ses premières déclarations sur le jeu, Xaramis ambitionnait de donner pour cadre à O&L, après les intrigues de Venise, celles occupant les agents du Secret du Roi fondé par Louis XV. Bien entendu, en 1779, nous nous trouvons au début du règne de son successeur mai, somme toute, ce scénario conviendrait très bien à des diplomates ou agents plus ou moins troubles de la mouvance française. Il faudrait alors adapter les enjeux diplomatiques exposés à la fin du scénario.

Si, comme on le voit, l’identité des PJs est laissée à l’inspiration du MJ, il n’en sera pas de même, cette fois-ci, de la date. Pour des raisons tout à la fois politiques (changements de gouvernance aussi bien à Venise qu’à Naples) et géologiques (éruption du Vésuve), il ne sera pas possible de changer la chronologie de ce scénario. Notons qu’il se déroule seulement quelques temps (3 ans si les conseils ont été respectés) après le scénario précédent (Les principes délétères) et peut donc, sans doute, être joué avec les mêmes PJs si on le désire.

Enfin, rappelons que ce scénario a été conçu pour correspondre au cadre et à l’esprit du jeu de Xaramis, Ombres & Lumières. Toutefois, en raison de l’indisponibilité momentanée de ce jeu, ce scénario pourra être joué avec n’importe quel système light mais réaliste et quelques sources de renseignements sur l’Italie à la fin du 18ème siècle.

Avertissement

Jeu historique oblige, l’essentiel des éléments de l’intrigue ci-dessous sont authentiques : Hamilton, Acton, l’éruption de 1779, la légende de l’œuf et les enjeux diplomatiques décrits correspondent, en l’état de mes connaissances, à la réalité historique. Toutefois, il est évident que la machination qui implique les  deux Anglais est issue de ma seule imagination dans un but ludique et non pour dénigrer les personnages réels auxquels ces intentions sont prêtées.

Ouverture

Pour que le présent scénario puisse démarrer, il faut que les PJs soient missionnés par un important patricien de Venise qui ait de bonnes raisons de leur faire confiance. Si l’extraction sociale des PJs le permet, ce peut être un ami. Si les PJs ont joué les scénarios précédents de cette trilogie O&L et qu’ils y ont suffisamment cyniquement manœuvré pour se retrouver dans le camp de la famille Loredan, ce peut être d’elle dont vient la mission. A défaut, le MJ improvisera un contact plausible. Cela n’est d’ailleurs pas si important : l’aventure ne se déroule guère à Venise et le commanditaire n’y aura qu’un rôle diffus.

Finalement, ce fameux patricien prend contact avec les PJs et, en fonction des circonstances, demande à les rencontrer soit en son palazzo, soit en sa villa sur le canal de la Brenta. Là, il leur confie pour mission d’être ses hommes de confiance à Naples. Il doit en effet y parachever une affaire à laquelle il tient particulièrement et qu’il ne saurait confier à ses habituels capitaines de navires marchands ; il ne veut, en effet, pas les mêler à une affaire privée qui ne concerne pas les activités commerciales de la famille mais bel et bien ses propres préoccupations. Que ce soit par amitié, clientélisme ou appâtés par la récompense promise, les PJs doivent bien entendu accepter pour que cette aventure ait lieu.

Une fois obtenu l’assentiment des PJs, le patricien se livre un peu plus. Il se dit fort amateur d’antiques et cherche à accroître sa collection. Il est donc en contact avec Zaccardo, un « antiquaire » de Naples qui fouille en ce moment même une villa d’époque impériale ayant déjà livré de beaux fruits. Il est d’ailleurs furieux car des collectionneurs installés dans la place ont déjà raflé les plus belles pièces mais, faute de mieux, il a préempté le reste du résultat des fouilles. A cette occasion, il se rend compte de la faiblesse de sa position d’acheteur lointain : il est servi en dernier, au prix fort et sans garantie sur la qualité de ce qu’on lui livre. D’où la mission des PJs : ils doivent se rendre séance tenante à Naples et y finaliser la vente en s’assurant que les intérêts de l’acheteur soient sauvegardés puis ramener les pièces à Venise. Pour ce faire, il leur confie le courrier contenant la promesse de vente de ce Zaccardo ainsi qu’une lettre de change permettant de se faire remettre à Naples la somme nécessaire à la finalisation de la transaction. Enfin, un navire marchand devant justement se rendre à Naples pour affaires leur permettra de faire la route.

Le MJ adaptera le profil de la mission en fonction de l’identité exacte des PJs : des marchands seront chargés de négocier, des érudits de contrôler l’authenticité des pièces, des combattants d’en protéger l’intégrité, etc.

En fonction du niveau social des PJs, des paroles qu’ils pourraient tenir ou encore de l’éventuel lien de longue date qui existe entre le patricien et eux, le MJ pourrait souhaiter livrer aux joueurs tout ou partie de ce qu’on lira au paragraphe suivant.

Avant le départ

Des PJs prudents voudront peut-être profiter de leurs dernières heures à Venise pour amasser quelques renseignements pouvant les aider à y voir plus clair dans leur mission.

· à propos de Naples : il s’agit de la plus vaste et populeuse cité de toute l’Italie. On dit qu’elle compte au bas mot 500 000 habitants. Elle est désormais la capitale du Royaume des Deux-Siciles. La ville est réputée pour son paysage : elle est posée en équilibre entre le rivage d’une splendide baie et la masse fumante et menaçante du Vésuve, volcan en activité continuelle. Ces dernières années, le volcan s’est révélé particulièrement actif avec plusieurs éruptions mortelles. On dit qu’aujourd’hui encore il fume abondamment et gronde de façon inquiétante. Toutefois, il est vrai que la présence de ce volcan est aussi cause de la plus grande gloire de la région qui s’enorgueillit depuis quelques années des découvertes archéologiques stupéfiantes que l’on y fait très régulièrement : Pompéi, Herculanum ainsi que de nombreuses villas romaines isolées dont les riches décors ont été enfouis et préservés par les boues ou les cendres déversés il y a 17 siècles par la furie du Vésuve. Le trafic d’antiquités est devenu une des activités économiques les plus lucratives de Naples.

· à propos des relations entre Naples et Venise : l’une au sud, l’autre au nord, les deux cités devraient avoir finalement peu de raisons d’entretenir des relations étroites ou tendues. D’ailleurs, les échanges commerciaux, s’ils ne sont pas nuls comme le prouve le navire armé par le commanditaire des personnages (chargé de lingots de fer et de pièces de toiles diverses), ne sont guère intenses. Ceci dit, tout ce qui touche de près à la navigation en Méditerranée concerne la Sérénissime. Or, depuis peu, le Royaume des Deux-Siciles s’est lancé dans un vaste programme d’armement naval qui ne manque pas d’inquiéter jusqu’au Palais des Doges où on aimerait fort en apprendre plus long sur ces ambitions nouvelles. On dit que celles-ci ne sont pas sans rapport, assurément, avec la faveur toute neuve de l’Anglais Acton, devenu depuis quelques mois seulement, le premier ministre du faible souverain napolitain, Ferdinand IV. Il serait mal à propos que les Anglais profitent de cette faveur pour étendre encore un peu plus leur domination navale sur la Méditerranée. Il se sont déjà installés à Gibraltar et ont dit qu’ils lorgnent aussi l’île de Malte.

· à propos de leur commanditaire : ce patricien a vu la fortune lui sourire depuis une dizaine d’années ; comprenant que le grand commerce ne serait plus jamais l’apanage des Vénitiens, il a réorienté ses propres échanges avec d’autres ports italiens, privilégiant aux armements au long cours un cabotage modeste peu risqué, aux rendements sûrs et réguliers. Il tire aujourd’hui les fruits de cette stratégie commerciale. Il a pu faire rénover son palazzo urbain tout comme sa villa palladienne. Dans cette dernière, il souhait sacrifier à la mode des antiques en peuplant son vaste jardin à l’italienne de bustes authentiques et en ouvrant à ses visiteurs les plus prestigieux un cabinet regorgeant de médailles et autres vestiges gréco-romains. Pour le moment, tout cela n’est guère qu’à l’état de projet et il est possible de trouver quelques témoins se gaussant de la médiocrité de la collection du nouveau riche. Les mêmes prétendent méchamment que l’armateur achète tout et n’importe quoi dans l’espoir de combler son retard. Il est alors inévitable, disent-ils toujours, qu’il se fasse refiler quelques pièces médiocres à prix d’or voire quelques faux grossiers…

Si les PJs ne prennent pas le temps de le faire avant le départ, il serait bon pour l’intérêt du scénario qu’ils puissent malgré tout se renseigner sur tous ces sujets. On fera ainsi de Luigi Vitale, le capitaine du navire marchand qu’ils empruntent, un fin connaisseur de Naples et de son propre patron.

Arrivée en baie de Naples

Le long voyage jusqu’à Naples n’est en lui-même guère le principal atout de ce scénario. Un MJ tenant absolument à tous les clichés liés à une transition maritime pourra mettre en scène une tempête ou une attaque de pirates des Pouilles ou de Barbarie mais ce serait perdre beaucoup de temps pour peu de choses. Seules, à la rigueur, les discussions avec le capitaine peuvent être, comme on l’a vu, fructueuses.

L’arrivée nocturne dans la baie de Naples est une toute autre affaire ! A des milles à la ronde, les PJs sont tirés de leur sommeil par les clameurs de l’équipage. Lorsqu’ils montent sur le pont, ils sont estomaqués par l’étonnante lueur rouge qui éclaire le ciel, plutôt inhabituelle à cette heure. De fait, le ciel nocturne est rouge des rejets incandescents d’un Vésuve encore une fois passé en phase d’éruption active. Le cratère n’a fort heureusement pas explosé mais rejette de temps en temps des gerbes d’étincelles et de morceaux de roches en fusion. Parfois, de timides coulées de lave menacent de descendre le long des pentes du volcan mais s’arrêtent bien vite, heureusement avant d’atteindre les zones habitées. Vue de la baie, sous la pâle clarté de la lune, la scène est vraiment impressionnante pour des personnages qui, vraisemblablement, n’ont jamais vu un volcan actif de leur vie.

L’arrivée au port est particulièrement confuse. La peur de la colère du Vésuve a vraisemblablement saisi une partie des habitants et plus personne ne semble capable de faire régner l’ordre dans les bassins et sur les quais. De petites embarcations chargées de passagers coupent plusieurs fois la route du vaisseau marchand avant que celui-ci ne finisse par s’attribuer lui-même un espace du quai pour accoster. A peine les amarres sont-elles fixées que des individus viennent demander quand le bateau compte repartir et s’il prend des passager.

Dans ces conditions, les PJs ne s’étonneront guère que la personne que Zaccardo devait leur envoyer pour les accueillir et les conduire jusqu’à sa demeure ne se trouve pas là. Ils vont devoir se débrouiller seuls…

(...)


L'intérêt de cet article de blog est aussi de vous livrer quelques bonus utiles, des illustrations et des liens vers de la doc en ligne. Alors, allons-y.

Tout d'abord, rappelons que, si l'intrigue est de pure imagination, elle utilise au maximum le contexte et les personnages historiques bien réels.

Faute de sources plus abondante et plus précises, il est utile de se référer d'abord aux articles Wikipedia concernant notre sujet :
- sur William Hamilton
- sur Joseph Acton (dont le portrait en illustration de tête d'article)
- sur Marie-Caroline, véritable souveraine de Naples

Voici également quelques rares informations et photgraphies contemporaines sur le château de l'oeuf : http://www.naples-napoli.org/coteNaples_oeuf_info.html

Ceux qui sont (très !) courageux ou qui, plus simplement voudraient s'assurer de la véracité de certains faits intégrés à l'intrigue, pourront feuilleter la version numérisée par la BNF de la monographie publiée par Hamilton sur... la grande éruption du Vésuve en 1779. La classe comme aide de jeu, non ?

Dans la même veine, on trouve assez facilement des peintures, rélaisées par des Touristes ou autres artistes de passage, de vues du Vésuve en colère, chose très fréquente dans les années 1770. Celle-ci, datée de 1774 et signée de Hackert, restitue particulièrement bien l'ambiance de ce scénario :


La Naples du 18ème siècle est aussi mondialement réputée alors pour la magnificence du chant de ses castrats (dont le fameux Farinelli). Rien à voir avec l'intrigue, certes, mais bienvenu pour sonoriser la partie si vous êtes adepte de ce type d'aide à la mise en scène. Si vous n'avez pas de disques de ce type, vous pouvez vous reposer sur l'incroyable Deezer et, par exemple, sur l'album dont est tiré ce sublime extrait :



Enfin, retour au concours lui-même, preuve absolue que, dans les Salons de la Cour, on est hommes de bon goût, vous trouverez dans la liste des scénarios en lice un essai de Pitche pour... Terra Incognita ! Que le hérault des jdra en soit ici remercié et j'espère qu'on entendra bientôt reparler, sous une forme ou une autre, de ce scénario intitulé "Déclin des pascuans".

Et si vous commenciez par voter pour lui ? C'est là que ça se tient : http://couroberon.com/Salon/index.php/topic,2020.0.html
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Published by Narbeuh - dans Echangeurs
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 18:18

Je voudrais prendre quelques instants de votre précieux temps, chers fidèles des Mondes en Chantier, mes amis, pour vous signaler un article concernant le jeu avec figurines paru il y a peu dans un grand quotidien national. Le fait est assez rare je crois pour que ça vaille la peine d’en parler. Il s’intitule sobrement « Mon père croit que je suis taré avec mes warhammer » et je l’ai trouvé dans le journal Libération du jeudi 8 octobre 2009, page 21, à la rubrique plaisamment intitulée ELDORADOS (sic). L’autrice de ce texte nous parle d’un loisir que je pratique depuis longtemps, très longtemps : le ouarameur.

 

Il est actuellement possible de lire cet article sur le site du journal : ici.


L’article n’apprendra rien à ceux qui connaissent déjà et ne permettra pas de saisir de quoi il s’agit à ceux qui ne connaissent pas, mais ce n’est pas ça qui est important. J’en profite quand même pour rectifier ici une approximation de l’article de Marie-Joëlle Gros : non, des boutiques siglées « Games Workshop » il ne s’en crée pas « de plus en plus en France ». Ca c’était avant. Maintenant ils ont replié leurs billes vers les magasins partenaires.


Non, ce qui a attiré mon attention, ce sont les propos de Victor, 14 ans, qui déclare que son père « croit qu(‘il est) taré ». Cher Victor, à ton âge j’avais aussi une bande de copains qui jouaient au ouarameur. Je tiens à préciser que, bien évidement, c’était mieux à mon époque** mais quand même, sache que le mien de paternel nous appelait les « petits gobbe bien », et qu’à cette époque là déjà, les journalistes et les psychologues expliquaient aux mamans inquiètes que ce loisir malsain allait enrichir l’anglais, développer chez nous des pulsions violentes, nous filer le saturnisme et nous empêcher de rencontrer des filles (les gens qui savent ce qui est bon pour nous ont de tout temps prétendu régenter nos esprits, notre santé et nos culottes). Sur le premier point ils avaient raison…


Pour le reste, quelques 25 ans plus tard, les grands-parents s’esbaudissent devant les premières figurines peintes par leurs petites filles qui n’ont pourtant pas encore remporté le moindre Golden Demon !


* :
Germain et nous - Toute dernière fois (1988)

** : c’est contractuel, le groupe dit des « joueurs nostalgiques qui trouvent que c’était mieux avant » constitue au bas mot 70 % du lectorat des Mondes en Chantier.

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Published by David - dans Echangeurs
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Le garage où les M.e.C. rangent leurs fichiers PDF étant devenu un fameux bordel, en voici une nouvelle version plus mieux. Un clic et c'est parti !


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Du matos pour Hellywood préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : la description d'un rade comac et un scénario qui s'y déroule entièrement (ou presque).

http://img.over-blog.com/500x706/0/06/06/51/n-6/glas.jpg
Du matos pour Warsaw préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : une faction atypique accompagnée du scénario qui va bien.

http://img.over-blog.com/500x702/0/06/06/51/n-5/factions-warsaw-cover.jpgUne mini-aide de jeu pour Warsaw (la liste des factions).
http://img.over-blog.com/625x884/0/06/06/51/n-6/avocats-du-diable.jpg
Un scénario expérimental car bi-classé Te Deum pour un massacre et Hellywood (et ouais). Publié jadis dans les Carnets de l'Assemblée.
http://img.over-blog.com/150x206/0/06/06/51/n-4/verbatim-couv.jpg
Une contribution à l'ouvrage Jouer avec l'Histoire proposée par l'éphémère éditeur en bonus sur son site web. Sujet : le surnaturel dans les jeux historiques.

Mea Rouia, un gros scénario exotique
pour Maléfices avec les aides de jeu et les prétirés qui vont bien (voici aussi la couv' pour les plus bricolos d'entre vous)

Three Card Monte, un scénario sans fantastique pour Hellywood


Fleetwood & Studebaker, une aide de jeu sur les poursuites en voitures pour Hellywood


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Aventures aux Pays de Nulle Part, un jeu hybride entre jeu de rôles sans MJ et de société dans l'univers du jdr Terra Incognita

Voyage, une tentative d'adaptation du système de Dying Earth à l'univers de Rêve de Dragon

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