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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 00:02

Le Bestiaire d’Alaconie

 

Venez donc faire un tour à la Bibliothèque Royale de Calioppe, feuilleter le Bestiaire d'Alaconie, un préfabriqué pour Rêves de Dragons, qui vous présente les animaux des trois royaumesAlaconie Royale (AR), Haute Alaconie (HA), et Alaconie Orientale (AO).

 

ecornifleur 

L’Ecornifleur

 

L’Ecornifleur est une variété de sanglier à bosse que l’on rencontre fréquemment dans les grandes pleines à céréales de la Haute Alaconie.

 

arondelle

L’Arondelle

 

L'Arondelle est une sorte de lézard avec des plumes et une crête rouge comme les coqs. C'est en quelque sorte le chainon onirique manquant entre les oiseaux et les dragons... Elle hante les sagouines sur les pentes rocheuses desquelles elle niche, ouvrant un oeil fixe et stupéfait, perpétuellement aux aguets, comme une punaise plantée dans sa tête d'écailles. Comme elle se plaît à rester immobile, dans la position du guetteur, elle est facile à immortaliser et se trouve donc reproduite sur des nombreuses oeuvres d'art alacons.

  

chamule

Le Chamule

 

Bien connu des Voyageurs, c’est la bête de somme par excellence du Royaume d’Alaconie. Il tient à la fois de la mule, du chameau et du lama, autant pour l'odeur que l'humeur. Dans sa bosse, l'animal entrepose des graisses, qu'il consume au cours de ses transhumances dans la grande plaine du nord.

 

mistigri

Le Mistigri

 

Ce petit félin fait un compagnon docile et joueur s'il est apprivoisé à la naissance. Il ne miaule pas, il rit d'un rire cristallin.

gnomealacon 

Le Gnome d’alaconie

 

Les gnomes d’Alaconie ne sont pas très différents de leurs cousins des autres rêves, mais ils présentent toutes les caractéristiques traditionnelles des gnomes de façon très accentuée, presque caricaturale.

 

escargotdalaconie

L’Escargot d’alaconie

 

Ce petit gastéropode est très prisé. En effet, cuisiné avec des feuilles de bourrache il constitue le plat national alacon.

  

Le Chupacadabra

 

Terrible prédateur heureusement très peu courant (il ne se rencontre guère que dans les enchupacadabravirons immédiats de la Faille et autour de la forteresse de Zalamor) et solitaire. Rien ne lui résiste, et l'on peut suivre la trace de ses déprédations dans le maquis qui couvre les pentes du pic noir.  Le Chupacadabra, vous l'avez compris, est le prédateur absolu, qui avale les Voyageurs sans les mâcher, dit-on. Lorsque d'aventure, il croise une créature plus grosse que lui, il en mord un bout, puis un autre, jusqu'à ce qu'elle s'effondre dans un bruit de chair flasque. Là, il s'y engouffre et, creusant des tunnels de viande, la dépèce de l'intérieur.

Sa voracité le pousse parfois à d'absurdes impasses. Ainsi le voit-on courir après lui-même, regardant son postérieur comme une pièce de choix.

A la belle saison (qui dure peu dans cette contrée maudite) il tente de se reproduire. Mais cela ne va pas sans péril : souvent lors de l'acte sexuel les mâles et les femelles se dévorent mutuellement, ruinant tous leurs espoirs de descendance.... Il est aussi le personnage principal d'histoires destinées à effrayer les enfants désobéissants dans le reste de l'Alaconnie, récits édifiants connu sous le nom d'Aventures chupacadabrantesques. 

chavrou 

Le Chavrou

 

Les bergers de Haute Alaconie veillent farouchement sur leurs troupeaux de chavrous. Le lait des femelles est apprécié des Voyageurs parce qu'il est frais de goût.

singeduguet 

Singe du guet

 

Le Guet de Sulfur et celui de Yeur ont pris l’habitude d’employer comme auxiliaires des chimpanzés importés de l’ile de Zinzimbar (d'où leur surnom de « zinzins » en argot de la pègre locale).

 mormar 

Le Mormar

 

Le Mormar vit en troupeaux sauvages dans tout le golfe de Carpotarie où il est pêché pour sa chair.

 

L’Alicanthe (ici l'Alicanthe de la Ménagerie Royale de Calioppe)

 alicanthe

A l’état sauvage, l’Alicanthe porte des bois, symboles de fertilité pour beaucoup d'alacons qui conçoivent le monde comme une pelote de rêves s'ébranchant sans cesse, se ramifiant à travers chaque nouvelle déchirure. Curieux, nerveux, il court dans les fourrés d'Alaconie avec l'obstination d'un sanglier  et fouaille le ventre de la terre avec les griffe de ses antérieurs pour en arracher des tubercules. Il a un air domestique, presque comique, mais il faut se garder d'en rire car lorsqu'on se moque de lui il peut se livrer à des accès de violence...

   

Le Bizar

 

Ne se rencontrant que dans les Îles de la Soude, ce reptile extrêmement paisible déambbizardule dans la forêt primaire avec un air repu et profondément satisfait à un rythme lent, avec des gestes emprunts d'élégance. Mais si d'aventure on le contrarie, il peut en revanche perdre toute mesure, enfler comme une baudruche et se mettre à cracher un jet de flammes qui calcinera l'importun.

 

Le Girofar

 

Outre sa robe blanche mouchetée de noir, le Girofar a pour particularité de porter sur la têtegirofar deux appendices phosphorescents qui éclairent avec d'autant plus d'intensité que l'animal est effrayé. Cette complexion lui joue parfois des tours. Il n'est pas rare en effet d'entendre un chasseur à l'affut dans l'obscurité près d'un point d'eau dire à ses compagnons "allumez d'abord le girofar, qu'on ait de la lumière". 

 

lapinfouLe Lapin crétin d’Alaconie (Lapinus Conardus)

 

Cette variété de lapin que l'on rencontre facilement un peu partout dans les Trois Royaumes est d’une rare stupidité. A tel point qu'il fait une proie presque trop facile.

 Attention cependant : il peut parfois être atteint d'une variété de rage spécifique (maladie dite du "lapin fou") qui le rend alors totalement imprévisible et terriblement agressif.

  trickster 

Le Trickster

Il pourrait passer pour un garou mais il s'agit en fait d'un humanoïde tout ce qu'il y a de plus classique :  une tête et un corps de renard, des serres d'aigle aux membres antérieurs et une étrange queue qui portent une épaisse rangée de fibres qui ressemblent à des fanons de baleine.

 

empaleur

L’Empaleur d’Alaconie

 

Terrible prédateur, ce félin de la taille d'une grande panthère est extrêmement rapide à la course, il se rue sur ses proies pour les perforer avec les rostres qui ornent son poitrail. On a retrouvé plus d'une de ses malheureuses victimes clouées à un arbre, parfois même contre le corps du prédateur qui n'a finalement pas réussi à se dégager !

gargouille 

La Gargouille

 

La gargouille d’Alaconie vit dans le contreforts des Grandes Voraces.

empedocle 

L’Empédocle

 

L'Empédocle a toujours l'air de s'être égaré. Ses yeux sont rouges et son bec d'un vert intense. Une crête multicolore le coiffe. Oiseau halluciné, il parcourt le Beau Pays en confondant les êtres et les choses, se perchant au péril de sa vie sur la pique d'un chasseur, s'emplafonnant contre les pierres levées, plongeant dans des ronciers par inadvertance. Son air bredouille et hébété en fait la risée de toute l'Alaconnie (ou il est surnommé "l'emplumé"), l'objet de maintes plaisanteries et un symbole de bêtise universelle.

pouilleux 

Le Pouilleux massacreur

 

Ce charognard au pelage pelé attaque en bande les animaux malades ou blessés. La nuit, s'il est affamé, il peut présenter un réel danger pour des Voyageurs mal aguerris qui se seraient risqués sur les chemins de l'Alaconie Orientale sans avoir de quoi allumer un feu... 

mouchard 

Le Mouchard

 

Il est utilisé pour garder les fermes et surtout les troupeaux de moutons avec lesquels il se confond facilement. Son aboiement est puissant, sa mâchoire solide, et son pelage présente des tâches qui s'avèrent phosphorescentes et attirent les mouches. 

 

foudre

Le Foudre (ici un foudre de guerre)

 

D’une nature particulièrement agressive, le Foudre est un grand félin qui doit probablement son nom aux poils hérissés qui lui sortent des oreilles.

La noblesse du Duché d'Alonzo en a fait un animal couramment dressé pour le combat.

chiendemer   

Le Chien de mer

 

Le Chien de mer est l’ami des marins. En effet, il passe souvent directement de leurs filets à leurs marmites, et sa chair est délicieuse. Il erre dans le golfe de Carpotarie et dans les parages des îles de la soude, se laissant porter par les courants en aboyant comme un vieux chien mélancolique. Les passagers des navires de commerce qui font la traversée entre zufbhar et sulfur aiment s'accouder au bastingage pour écouter ses longues plaintes inarticulées à la nuit tombée. Les unes se mêlant aux autres, cela finit par former une tresse sonore fascinante où l'on devine des mélodies, des contrepoints dans le clapot.

liondemer 

Le Lion de mer

 

Il serait probablement redoutable s’il n’était pas tout petit. En effet, il s'agit d'une petite créature adorable et chuintante, qui est de la même famille et globalement de la même taille que l'hippocampe, et tient dans le creux de la main. Il vit en abondance dans l'estuaire de la couaille.

 3g 

Le 3G

 

Le 3G n'est certainement pas un animal (il serait plutôt minéral), mais comme on le dirait parfois animé d'une vie propre il n'est peut-être pas illogique de le retrouver dans un bestiaire... C'est un artefact magique qui sert à communiquer à distance. Il doit son nom aux trois G majuscules enlacés gravés sur chaque modèle par son fournisseur d'écailles enchantées, la Guilde des Gnomes Grincheux.

 

maboul

Le Mabull

 

Chien d’attaque par excellence, le Mabull est le fruit d’une sélection drastique : à chaque génération les veneurs d'Alaconie Royale ont sélectionné les individus les plus agressifs pour un résultat au-delà de toutes espérances. A tel point qu'il n'est pas recommander de lâcher un Mabull sans s'être mis auparavant largement en sécurité... 

bicorne 

Le Bicorne

 

Il se fait de plus en plus rare car il est braconné. En effet, on prête des propriétés magiques à ses yeux qui évoquent des petits saphirs clignotants, et ses deux longues cornes de nacre sont très prisées des alchimistes du royaume.

 

taureaumoucheté

Le Taureau Moucheté

Animal puissant et fier, emblématique de l'Alaconie Orientale, il combat dans les arènes de Zufbhar et son cuir moucheté multicolore habille la noblesse.

zorgl 

Le Zorgl

 

Il vit en troupeaux dans le pays des Zergs, aux confins de la Haute Alaconie.

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Published by David@lpha - dans Préfabriqués
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 00:38

Pour découvrir en douceur l'Etroit Royaume d'Alaconie, cadre d'un scénario pour Rêves de Dragons que nous espérons, à terme, pouvoir vous proposer en pdf, le blog des Mondes en Chantier vous propose aujourd'hui de vous rendre à la Grande Bibliothèque de Caliope, ancienne capitale dudit royaume, afin d'y feuilleter l'Herbier Royal...

Plantes du bord des chemins d’Alaconie

 

L’Herbe à cloques : La surface rugueuse de cette plante des marais est puissamment urticante et provoque des douleurs atroces et des paralysies nerveuses, mais sa sève est recherchéherbeàcloquese par les sages-femmes pour ses propriétés anesthésiantes. Marais. 30d la botte.



L’Arbousier
: pour préparer une gelée d’arbouse, il faut cueillir les fruits pas trop mûrs et les faire cuire pendant une demi-heure draconique dans très peu d’eau. Il convient ensuite de presser et de passerarbousier le jus. Ensuite encore, il est nécessaire de lui ajouter le même poids en sucre et de faire cuire en remuant jusqu’à ce que le jus prenne en gelée. Il faut alors mettre aussitôt en pots. Cette préparation est très nutritive, se conserve longtemps, a très bon goût et de ce fait une bonne valeur marchande : environ 1s le pot. Forêts de conifères.


 

La Belle-étoile : Avec les feuilles en forme d’étoile à 6 branches de cette herbe grasse séchées, fumées et finement broyées, on peut faire un mélabelleetoilenge à tabac qui a la faculté de plonger le plus insomniaque des quidams dans un profond sommeil. Si on a la chance d’en découvrir, la variété à 7 branches possède, dit-on, des propriétés encore plus merveilleuses… Une autre utilisation bien connue des Voyageurs prudents consiste à en répandre une bonne quantité de ces petites étoiles séchées  autour du campement afin d’être réveillé par les craquements que ne manqueront pas de provoquer d’éventuels visiteurs nocturnes en les piétinant par inadvertance… Forêt. La variété à 6 branches ne vaut presque rien, celle à 7 branches en revanche, quand on en trouve, ce négocie à partir de 2s l'étoile...


  gigant

L’Oreille de Gigant : on peut en manger les racines bouillies, à la manière de salsifis. On peut aussi utiliser les jeunes pousses comme celles depointedefleches asperges. Mais à chaque fois il faut que ce soit préparé par un cuisinier qui connait son affaire, parce qu'on peut enfin en mélanger la sève avec de la graisse pour obtenir un poison de lame. 50d la plante. Montagnes.


 

La Bourrache : pour faire des feuilles de bourrache confites au sucre il convient de faire bouillir de jeunes feuilles de bourrache dans un sirop de sucre parfumé à l’eau de rose. Egoutter et étaler avec soin les feuilles cuites puis les saupoudrer de sucre fin et laisser sécher.bourrache

Mais ce n’est pas tout : la bourrache a encore deux autres propriétés merveilleuses. Ses feuilles, convenablement préparés, peuvent en effet se transformer en une matière qui a les propriétés d’un papier très fin et de bonne qualité (c’est le célèbre bourrache-papier, bien csireneonnu des érudits). Enfin, cueillie à l'heure de la Sirène, elle rentre aussi dans la composition de l’un des filtres d’amour les plus puissants qui soient, à l’origine de l’expression populaire : « s’abourracher du premier venu ».

 prairies et collines. 5s le brin si il a été cueilli à l'heure de la Sirène, 5d sinon.


 herbeàmillefleurs

L’Herbe à Mille Fleurs : cette plante est particulièrement recherchée pour son polen qui sucre et poivre en même temps. Prairies de montagne. 50d la pousse.


 

L’Oreille de Chamule : Les jeunes feuilles de cette plante, cueillies au mois de la Sirène, cuites à l’eau bouillante, peuvent être consommées en guise d’épinards. Et c’est tout. Prairies et collines.

 


La Truffe d’eau
: la Truffe à l’eau a la réputation de rendre idiots ceux qui les consomment en grandes quantités (« vas donc, eh !, truffe à l’eau », dit l’expression populaire.
Quoi qu’il en soit, la saveur de ce fruit ressemble étrangement à celle des châtaignes. On les fait cuire à l’eau bouillante et on en mange la chair. Marais, bords des lacs, des étangs et des rivières.

 


oiseauLe Cerisier des oiseaux
: cette variété de cerisier que l'on trouve surtout dans les prairies de la Haute Alaconie fleurit bleu et porte ensuite des fruits qui attirenmillepertuist tous les oiseaux, quels qu'ils soient. En revanche ils provoqueront de forts désagréments gastriques aux voyageurs gourmands qui voudraient s'en rassasier.


 

Le Millepertuis : on peut faire une liqueur digestive avec cette plante, très utile après les repas trop avantageux. Faire infuser 2 branches de feuilles sèches dans un litre d’eau. Laisser au soleil pendant quinze jours. Presser et passer, sucrer à volonté. Prairies. 2d la botte.

 sangisorbe


La Sanguisorbe
: il faut la cueillir au mois des Epées, la laver, la faire bouillir à l’eau et l’appliquer sur les plaies pour favoriser la cicatrisation. Marais et nécropoles. 20d la pousse.

La Dent-de-lion : outre de la salade, on peut en faire une excellente purée avec les feuilles hachées et cuites à l’eau.
dentdelion Les bourgeons de fleurs peuvent être confits comme des câpres ou bien broyés et mélangés avec de la graisse d’oie (et pourquoi pas de la menthe) pour obtenir une pâte destinée à l’hygiène dentaire. Forêts. 5d la botte.

 toutebonne


La Toute-bonne
: comme condiment (haché menu menu) ou en thé, sucré avec du miel. Plaines et forêts. 1d la botte.


La Grenade carnivore : contrairement à ce que son nom  semble indiquer, cette plgrenadecarnivoreante parasite qui étouffe ses hôtes à la manière du lierre n'est pas, à proprement parler, une plante carnivore. Ce sont ses fruits qui lorsqu'ils tombent à portée d'un animal tentent de l'attraper à l'aide d'appendices préhensibles, puis répandent un acide très puissant pour en dissoudre les chairs afin de préparer un substrat idéal pour ses graines. Ceci dit, l'accident le plus ballot qui puissent arriver au Voyageur endormi sous un arbre qui en est porteur est encore de recevoir une grenade sur la tête : il faut alors des réflexes de loup et une volonté de fer pour se l'arracher du visage avant qu'il ne soit proprement dissout. Forêts. Commerce illégal en Alaconie.

 

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Published by David@lpha - dans Préfabriqués
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 10:15
louise-michel-affiche.jpgRalala, quel scandale, mes amis, quel scandale ! Voilà encore les gens de la télé et du cinéma, ces vautours qui ne respectent rien ni personne, qui s'en prennent aux Mondes en Chantier, pillant sans vergogne nos meilleures idées pour leurs obscurs téléfilms. Et croyez-vous que l'on aurait ne serait-ce qu'un petit mail de remerciement ou un poke sur Facebook ou quoi ? Peanuts. Ah, bravo, messieurs de la télévision !

Bon, en fait, après visionnage de l'objet du crime, il semble tout de même que le forfait soit assez bénin. Donc, je me calme et je vous explique.

*prend ses gouttes*

Ahem.

Donc, samedi soir dernier, France 3 diffusait un téléfilm historique consacré à Louise Michel, grande figure de cette période historique que l'on aime tant par ici, celle des Maléfices et autres Crimes, une Belle Epoque très élargie en amont jusqu'à la Commune dont Louise fut accusée d'être une des "pétroleuses" et dont elle fut, assurément, une des pus belles âmes.

Hein ? Samedi soir ? Mékilékon : tu pouvais pas le faire AVANT ton billet ?

Aha, rassurez-vous, amis lecteurs, comme cela devient de coutume sur les chaînes de la télévision française, ce téléfilm s'apprête à devenir un film tout court et sera visible en salles de cinématographe au début du mois d'Avril (sous le nom subtilement différent de Louise Michel la rebelle...).

Bon, reprenons. Le sujet du Louise Michel de Sólveig Anspach n'est pas la vie de la passionaria (incarnée, très efficacement, à l'écran par Sylvie Testud), juste le récit d'un de ses épisodes : son séjour en déportation en Nouvelle-Calédonie sur la presqu'île Ducos de 1873 à 1880.

Bon sang mais c'est bien sûr !!! Nos plus fidèles lecteurs auront reconnu à la virgule rpès le contexte d'un des plus vieux fichiers disponibles via Mondes en Chantier : le scénario Mea Rouia pour Maléfices. Pour les ignorants et autres malpolis, vous pouvez étendre le champ de votre savoir simplement en cliquant là juste à droite, oui là, c'est ça.

Quoi ? Top petit ?

Et là, c'est mieux ?

mea-rouia-couv.jpg

Valaaaaa.

Donc, ce film ? Alors, bien sûr, son propos n'est pas de sentir le soufre. Ce n'est pas non plus de servir de prétexte à une bande de rôlistes du samedi soir en goguette cherchant leur dose de fumbles, fusillades et pizzas froides. On est d'accord. Mais, globalement, j'ai trouvé que le film ratait sa cible ou, en tout cas, exploitait fort mal ce qui aurait du être son principal sujet.

D'une part, le film veut absulement montrer TOUTE la péridoe de captivité de Louise Michel sur Ducos puis à Nouméa, soit 8 ans, ce qui fait beaucoup pour 90 mn. De plus, la réalisatrice s'attache (et y réussit fort bien) à nous montrer la solitude, l'isolement, la langueur et même l'ennui qui ne peut que saisir une femme déportée sur une presqu'île ingrate à l'exacte opposée sur le globe de son pays natal.

Malgré tout, il me semble que le film rate le climax, le moment de tension extrême, celui qui crée les meilleures lignes de force dans l'intrigue et le destin des personnages : la grande révolte kanak de 1878, celle menée par Ataï. Le film y consacre, à tout casser, 5 à 10 mn, passsablement bâclées à la fin. C'est très dommage.

Il n'appartient qu'à l'Histoire, la vraie, de nous réserver de tels moments de génie narratif. Alors que les ex-Communards moisissaient sur cette presqu'île Ducos pour avoir oser défier le gouvernement de Thiers et bousculer l'ordre établi, ils se retrouvaient soudain aux premières loges pour assister au soulèvement d'un peuple opprimé (les Kanaks pour ceux qui vraiment ne suivent pas du tout, du tout...) contre ses oppresseurs. Tout porte à croire alors que les ex-Communards vont se ranger comme un seul homme (et femme pour Louise Michel, bien sûr...) derrière les insurgés. Leur ennemi est commun (les soldats et l'administration coloniale), leur situation était, toutes proportions gardées, assez similaire... CQFD ? Pas du tout !

Le sel de l'Histoire est que, justement, les ex-Communards, par proximité culturelle avec leurs geoliers français, par peur de l'inconnu, par lâcheté personnelle (l'amnistie se dessinait à l'horizon avec la prochaine possibilité de rentrer chez môman)... bref, pour plein de bonnes et mauvaises raisons, la plupart des ex-Communards vont prendre faits et causes pour la coloniale et non pour les Kanaks. La majorité mais pas tous et, évidemment, dans les exceptions à la règle, l'intransigeante Louise.

Si, vous aussi, c'est ce cas de conscience, ce déchirement qui vous intéresse à donner à voir ou, ici, à donner à jouer, vous pouvez vous jeter sur Mea Rouia. Dans tous les cas, si vous voulez approfondir cette question, allez jeter également un oeil aux aides de jeu, photos d'époque, documents fac simile et autres annexes du scénario réunies et développées par l'infernal duo Philippe et Jean-Philippe. Qu'ils en soient ici, encore une fois, remerciés : que de bons moments !

Bon, ça, on n'a pas pu le mettre mais voilà une reproduction de la presqu'île Ducos en relief par un véritable maniaque de la précision historique

1soir2.jpg

Ah tiens, pour conclure, un point commun entre le scénario et le film, chacun laisse le suspens à la fin sur la question qui tue : mais où est donc passée la tête de Ataï enfermée dans un bocal et baignant dans le formol ?

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 14:43
Plat Toon !

Un des principes essentiels de l’Internet, décortiqué bien comme il faut par la très sérieuse Théorie de la Longue Traîne de Chris Anderson* c’est de rajouter de l’inutile à l’inutile, le tout sur fond d’inutilité. Ensuite il y aura toujours quelqu’un qui le téléchargera puis n’en fera rien, en n’oubliant pas de ne surtout pas remercier l’auteur. C’est dans cet esprit que Mondes en Chantier apporte régulièrement sa pierre à l’édifice, et encore aujourd’hui en vous proposant une aide de jeu inutile pour un jeu vraiment pas sérieux et complètement mort depuis des lustres, à peine pratiqué par 1d4-2 joueurs à Nullepartville : Toon.

Non, Toon n’a pas changé !

Attention : il y a un Toon rouge et un Toon blanc (rien à voir avec les Beatles ou la disparition de la pêche française). La magnifique aide de jeu que vous allez pouvoir récupérer dans notre garage où nous l’avons rangée entre deux cartoons, euh pardon, deux cartons, correspond à la 101ème Bis aéroportée page de Toon, l’album Blanc, publié en 1994 par Halloween Concept. Ceci dit un coup de rouge ça ne fait jamais de mal. Cette aide de jeu est strictement inutile puisqu’elle vous apprendra tout sur le Monde de Daliemna, un monde quantique qui existe un coup sur deux** dans l’Espace Lointain, à proximité de la Station Spatiale Zéro virgule Zéro Un.

Tu me fais tooner la tête !

Alors je sais, vous allez me dire que j’en fais des toons, mais bon je ne peux m’empêcher de continuer sur ma lancée pour vous parler des règles du jeu, à ne surtout pas respecter et qui sont d'une simplicité enfantine. Toon ce n’est clairement pas le genre de jeu où il faut ingurgiter une toon de littérature avant de commencer une partie. Déjà tout se fait avec deux dés à 6 faces. Le personnage se définit à travers différents paramètres très simples.
D'une part le sujet en tant que tel ; les choses à mon avis importantes sont la définition de ses ennemis naturels (que serait un personnage de Toon sans ennemis ? Ou un homme politique d’ailleurs – quand je dis d’ailleurs je veux dire de chez nous) et ses croyances et objectifs qui lui donnent un peu de psychologie. Cela peut s'avérer utile en cours de partie.
D'autre part il y a comme dans tous les jeux des compétences qui sont dans quatre grandes familles : Muscle définit toutes les actions physiques plutôt musculaires, Cervelle définit toutes les actions faites avec réflexion (même dans l'absurde : il faut savoir penser absurde !), Zip définit les actions liées à l'adresse (non pas celles de l'annuaire...) et enfin Pêche définit le baratin, la discrétion, et autres...
Quant aux délires, c'est une chose à part. On pourrait dire que se sont les capacités magiques des personnages mais revues et corrigées façon Toon. Elles sont très diverses et rien ne vous empêche d'en inventer d'autres (du moment que c'est absurde).
Autre point intéressant des règles : on ne meurt pas. Après épuisement des points de vie on revient dans la partie après trois minutes chrono passées au coin, un bonnet d'âne sur la tête.
Il y a même tout un chapitre de tables aléatoires de création de scénarios toutes aussi loufoques les unes que les autres. C'est une bonne approche pour sentir l'esprit du jeu.

Les règles sont faites pour être enfreintes !

Voici les Tables de la Loi de Toon, telles qu’elles ont été écrites dans le ciel en un jour par Greg Costikyan, Allen Varney, Warren Spector, Joseph J. Anthony, Caroline Chase, William Herz, Steve Jackson, Kyle Miller, Gerald Swick et traduites par Tristan Lhomme qui est en quelque sorte leur prophète :

1. OUBLIEZ TOUT CE QUE VOUS SAVEZ SUR LE JEU DE ROLE
2. AGISSEZ AVANT DE PENSER
3. CONNAISSEZ LES REGLES - LES VERIFIER PREND DU TEMPS. LA LENTEUR EST UNE CHOSE NUISIBLE
4. VOUS CONNAITREZ VOTRE PERSONNAGE COMME VOUS-MEME
5. SI VOUS VOULEZ FAIRE QUELQUE CHOSE, EXAGEREZ-LE
6. NE FAITES PAS SIMPLE QUAND VOUS POUVEZ FAIRE COMPLIQUE
7. SI VOUS ETES DANS LES ENNUIS, FAITES TOUT VOTRE POSSIBLE POUR LES FAIRE EMPIRER
8. LORSQUE VOUS AVEZ UN DOUTE, RECAPITULEZ
9. SI VOUS NE POUVEZ PAS RECAPITULER, SORTEZ UN TRUC DE NULLE PART
10. ET SI VOUS NE POUVEZ PAS SORTIR UN TRUC DE NULLE PART, TRICHEZ

C’est reparti pour un Toon !***


Un conseil pour les maîtres, soyez de bons improvisateurs. Une bonne partie de Toon se caractérise par de la rigolade et de l'imprévu, cohérent dans l'incohérence. Les tables d'événements aléatoires diverses et variées en fin de règles sont une aide précieuse mais sachez les utiliser avec rythme et souplesse ; il ne faut surtout pas que ça ralentisse l'aventure. Car une partie de Toon se doit d'être aussi speed qu'un vrai dessin animé. Et c'est là peut-être le plus dur pour le maître de jeu. Pas d’être speed, que la partie soit speed…

Les différents scénarios proposés sont intéressants dans le sens où il y a une bonne progression pour évoluer dans les règles. Ma préférence va quand même pour le dernier : de vampire en pire. C'est une merveilleuse histoire de savants fous et de vampires sur le retour. Il y a là de quoi passer de grands moments de rigolade, ce qui ne tombe pas trop mal puisque se prendre au sérieux c’est vampire que tout.

Pour conclure, Toon est un jeu que les maîtres et les joueurs qui ne se prennent pas au sérieux et pour qui le jeu de rôle reste avant tout un jeu et non pas une prise de tête devraient tester au moins une fois.

THAT'S ALL, FOLKS ! ! !

* : http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_tra%C3%AEne
** : quand le chat n’est pas là. Oui, c’est une blague de physiciens
*** : vous l’aurez compris, les titres de Toon ! ne se conçoivent pas sans un point d’exclamation à la fin !
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Published by David - dans Préfabriqués
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 18:15
spinrad1-copie-1.jpgTiens, l'autre jour, je suis tombé sur mes exemplaires de ce roman de Norman Spinrad en deux tomes, "Le printemps russe" et je me suis rappelé qu'à l'époque, MJ à Cyberpunk 2020, j'avais trouvé ça bien sympa. Bon, aujourd'hui, c'est complètement largué question anticipation (le retour de l'URSS tout ça, ben voyons...) mais, pour ma part, le style néo-sov avec ses prothèses pourries et ses enjeux pétroliers reste une part importante de l'imagerie proprement cyberpunk. A l'époque, en mélangeant les romans, le background du jeu de chez Talsorian (ça, ça fait pas lourd ;-!) et mes propres connaissances en géopolitique (bon, OK, ça fait pas si lourd non plus...), j'en avais tiré ce petit article d'une encyclopédie de 2020.

Je ne sais pas si ça peut encore servir pour la version 3.0 du jeu (mais je serais curieux qu'un lecteur m'en informe : coup de coude, allusion...) mais je vous la livre telle quelle façon préfabriqué.


Néo-sov  (nom variable et adjectif)

Terme générique employé dans la langue courante pour désigner tout ce qui concerne la Nouvelle URSS.

 Ex : « Mais qu’est-ce que c’est encore que cette émission pourrie ? C’est un feuilleton Néo-sov ou quoi ? ».
 
 Cette partie de l’Eurasie fut l’une des régions ayant connu le plus de modification géopolitiques lors du Collapse mondial. Au début du 21ème siècle, la Russie et certains de ces anciens satellites comme l’Ukraine et les Pays Baltes étaient sur le chemin d’un capitalisme libéral classique et se rapprochaient à grands pas de l’adhésion à notre glorieuse Union Européenne.

Pourtant, un certain nombre d’éléments négatifs subsistaient, porteurs des troubles futurs. D’une part, la Russie devait faire face à de sérieux mouvements séparatistes, par exemple en Iakoutie où des groupes armés s’opposent à la volonté de Moscou de reprendre en main les différentes régions plus ou moins éloignées de son pouvoir central. D’autre part, au niveau social, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cessait de se creuser pour prendre une ampleur inédite et difficilement supportable, d’autant qu’aucun organisme social ne venait atténuer la condition des plus pauvres. A cela peut s’ajouter une mafia sur-puissante qui, elle aussi, voyait d’un mauvais œil les tentations autoritaires du nouveau pouvoir de Moscou. Enfin, on pourrait ajouter que certains anciens satellites, encore très liés à la Russie, se trouvaient au plus mal d’un point de vue économique : on peut ainsi citer le Bélarus ou le Kazakhstan.

A la fin des années 2000, les rues de Russie commencent à être le terrain de bataille opposant d’un côté les nostalgiques de l’ex-URSS, de plus en plus nombreux, aux milices fascistes qui entendent lutter contre les premiers à leur façon… Inquiète devant cette situation quasi-insurrectionnelle, l’Union Européenne prend ses distances avec la Russie, l’exhortant à rétablir l’ordre chez elle. C’est alors que le Collapse économique mondial finit par enlever toute crédibilité au pouvoir en place…

En effet, en 2011, le Bélarus, suivi par plusieurs pays de l’ex-URSS, totalement exsangues, réclame son retour dans le giron russe. Pour d’évidentes raisons économiques, le pouvoir de Moscou refuse… au grand dam de l’opinion publique russe qui y voit un reflet de la puissance envolée de la Russie. Les organisations clandestines communistes, en lien avec l’armée et la mafia, déclenchent alors un coup d’état victorieux. En quelques victoires éclairs, soutenus par une bonne partie de la population, les communistes reprennent le pouvoir ! Ils s’empressent de reconstituer officiellement l’URSS et acceptent aussitôt les demandes des états satellites.

Ce double coup de force provoque bien sûr un très important retentissement international. Des pays comme l’Ukraine ou la Lituanie, inquiets du retour de l’URSS, protestent énergiquement. L’UE menace d’intervenir mais, noyée dans ses contradictions internes, semble loin de pouvoir intervenir. Les USA, repliés sur leur continent, préviennent qu’ils n’ont que faire du type de régime en place en Russie mais que, si les armes nucléaires devaient encore être employées, ils écraseraient toute la région sous le poids de leur feu nucléaire.

Devant l’apathie générale, l’Armée Rouge reconstituée est envoyée dans les pays ayant demandés leur rattachement mais aussi dans les autres anciens pays d’URSS où pourtant seule une petite minorité de nostalgiques les soutient. Après quelques jours de combat de rue entre partisans et adversaires, Kiev, la capitale ukrainienne ouvre ses portes aux blindés de l’Armée Rouge : c’est le « coup de Kiev ». Toute l’Ukraine se rallie. Dans d’autres pays, comme en Moldavie, l’entrée des troupes néo-sovs est encore plus aisée, accueillies par les hourras de la foule. Dans d’autres, par contre, l’opposition est réelle et de véritables batailles rangées s’engagent. Ainsi, les Pays Baltes et l’Azerbaïdjan s’enflamment.

undefinedAprès quelques mois, la communauté internationale se décide à agir et une conférence est réunie sur le sujet à Stockholm après l’acceptation d’un cessez-le-feu par toutes les parties. Les USA refusent d’y siéger. De ce fait, l’UE et le Japon seront les principaux négociateurs présents.

La conférence de Stockholm s’achève en 2013 par la reconnaissance internationale de la Nouvelle URSS dans ses frontières du cessez-le-feu. Pour obtenir cela, les néo-sovs ont du se soumettrent à un certain nombre d’engagements : l’abandon de toute prétention sur les territoires qu’elle essayait d’annexer par la force, le respect des engagements internationaux de la Russie (notamment sur le désarmement), la pérennisation des accords d’association avec l’UE (ce qui, d’une certaine manière, contraint l’URSS à rester capitaliste…)… En outre, pour se concilier le Japon, l’URSS lui abandonne la souveraineté sur les îles Kouriles, au nord de l’archipel nippon, qui ont longtemps empoisonnées les relations entre les deux pays. Cet événement suscite un vaste élan de nationalisme au Japon.

La principale conséquence du statu quo est la séparation de fait des Pays Baltes en deux zones. L’est, occupé par les forces néo-sovs, est intégré à la Nouvelle URSS. L’ouest, qui résistait encore, devient un nouvel état : la République Balte, formée à partir d’une partie des territoires des anciennes Lettonie et surtout Lituanie. De façon à « faire passer la pilule », la République Balte est intégrée à l’UE avec un statut spécial. De façon à éviter tout problème futur, l’URSS est contrainte de se séparer de l’enclave de Kaliningrad au plus vite.

Bien sûr, la paix ne revient pas d’un seul coup et de nombreux combats sporadiques se déroulent encore aujourd’hui aux périphéries de l’immense empire néo-sov. De plus, des mouvements indépendantistes se rappellent régulièrement au bon souvenir de Moscou par leurs actions terroristes, en Ukraine notamment.

En matière de politique économique, l’URSS, liée au capitalisme par les accords d’association avec l’UE, a remis au goût du jour la NEP des années 1920. Dans cette nouvelle politique économique, l’agriculture, le commerce de détail et la plupart des PME appartiennent au domaine privé et fonctionnent donc selon les critères capitalistes. Seuls les très grands groupes furent nationalisés. L’économie se rapproche alors du modèle initié par la Chine : une économie à la fois capitaliste et communiste où la richesse produite profite essentiellement à la classe dirigeante des corpos néo-sovs, la NOMENKLATURA. Ceux-ci vivent dans l’opulence pendant que la masse du peuple est maintenue dans l’illusion d’un régime plus égalitaire grâce, il est vrai, à une amélioration des services publics mais aussi grâce à la propagande et la limitation des libertés personnelles. Certains intellectuels occidentaux, provocateurs irresponsables, ont été jusqu’à suggérer que ce modèle néo-sov n’était pas si éloigné de nos démocraties libérales ! Il est à noter que malgré la similitude entre les deux régimes, les relations entre l’URSS et la Chine populaire restent fluctuantes et au mieux fraîches.

Les grandes corporations néo-sovs n’ont eu aucun mal, soutenues par un état de près de 200 millions de personnes, à s’imposer dans le concert international. On peut noter la corpo SOVOIL, géant pétrolier mais aussi AEROFLOT, compagnie aérospatiale ou encore RED STAR, compagnie géante fabriquant et distribuant l’essentiel des biens de consommation de fabrication néo-sov.

A noter, pour être tout à fait complet sur le volet économique, que la mafia possède des liens indiscutables avec la nomenklatura et reste donc très puissante.

Malgré les apparences d’un état fort et autoritaire, on voit donc que le pouvoir de Moscou est limité. Outre la mafia, les régions périphériques sont assez autonomes, contrairement à ce que la propagande tente de faire croire. De fait, le pouvoir central a du concéder des libertés assez importantes aux régions les plus éloignées d’Asie centrale et de Sibérie. Moscou y soutient les dirigeants locaux acceptant de jouer le jeu des apparences d’un pouvoir central fort (propagande, bases de l’Armée Rouge, sièges des corpos d’état…), quitte à ce que ceux-ci confisquent la réalité du pouvoir local, gouvernant leur région comme bon leur semble. On assiste ainsi dans ces régions à une multiplication de mini-dictatures quasiment indépendantes liées à Moscou par un système proche du fédéralisme.

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 08:59
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Chose  imprudemment promise, chose due quand même : Mondes en chantier n'a qu'une parole. Enfin plutôt deux mais ce n'est pas pareil, c'est parce qu'il y a a aussi David qui écrit ses bafouilles sur ce blog.

De quoi il parle, lui ? Et bien de la petite aide de jeu pour le système Gumshoe dont je parlais dans la lecture critique des Esoterroristes précédemment.

Le résultat , c'est un petit PDF de 7 pages, pompeusement appelé Deadline !, qui propose des pistes pour gérer deux aspects à mon avis essentiels dans une bonne simulation d'enquête moderne : les fausses piste et le temps qui tourne en faveur des méchants. Bien évidemment, les deux éléments sont intimement liés : plus on perd de temps dans de fausses pistes plus vite le temps tourne en faveur des méchants. CQFD.

Donc, ça se télécharge ici ou en cliquant comme un gros malade sur les  images de cet article, ça se lit et, dans l'idéal, ça se commente/critique ici même. Merci, c'est juste pour rester digne.

Ah, juste un truc : faîtes pas trop attention mais un gars a essayé d'apprendre à se servir d'un logiciel de PAO à l'occasion de ce PDF. Il débute depuis Dimanche dernier donc faites comme si vous n'aviez rien vu...

pdf-copie-1.jpg
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 08:06
Voici la suite de la présentation et des caractéristiques selon les règles de Maléfices de quelques membres éminents de "L'Echo de l'Univers". Vous pouvez en faire des PNJ ou bien même des PJs prétirés en fonction de ce que vous voulez faire du journal téléphonoscopique.

· Charles DAMPIERRE, 48 ans, rédacteur en chef

 

dampierre.jpgA vrai dire, peu de choses semblaient disposer cet honnête homme à l’embonpoint naissant et aux épaisses rouflaquettes à occuper un jour le fauteuil de rédacteur en chef de L’Echo de l’Univers. Certes, Charles a toujours eu la vocation de journaliste et n’a d’ailleurs jamais fait vraiment autre chose depuis la fin de ses études. Ceci dit, la signature de Dampierre n’a jamais guère ornée que des articles d’un grand classicisme se bornant à décrire sur un ton plutôt neutre les tumultes politiques de la difficile naissance de la Troisième République.

 

Dans le courant des années 1880, Dampierre bascule définitivement dans le camp républicain et passe de journal en journal au gré des envies, des rencontres et des fâcheries passagères, l’homme n’étant pas toujours d’un caractère facile… comme tous les voisins de son bureau de rédacteur en chef peuvent en témoigner !

 

C’est finalement au début des années 1890 qu’il trouve une certaine stabilité, sur un plan professionnel en restant plusieurs longues années au service politique de La Justice, le journal de Clémenceau, mais aussi sur le plan familial en épousant Rose, une charmante jeune femme de bonne famille qu’il aime, qui l’aime et qui lui donne rapidement deux beaux enfants.

 

D’une certaine façon libéré par son bonheur domestique mais en même temps inquiet d’un certain embourgeoisement, il va imperceptiblement gauchir ses prises de positions et notamment s’illustrer par d’incendiaires articles anticléricaux qui lui valent un petit succès et une notoriété de plume auprès des lecteurs radicaux.

 

C’est arrivé à ce sommet dans sa modeste vie professionnelle qu’il va connaître le drame de sa vie : Rose lui est subitement enlevée par un imprévisible accès de variole. Inconsolable, il choisit de démissionner de La Justice, se laissant quelques temps avant de trouver la force de reprendre ses diatribes.

 

C’est alors qu’il se repose en épuisant ses économies dans sa maison de campagne qu’il est témoin, une nuit, de l’apparition fugace d’une silhouette évanescente au visage grêlé… Rose ? une passante ? un mauvais rêve ? Charles n’a jamais su à quoi s’en tenir. Très déstabilisé, il refuse plusieurs offres d’employeurs qui espéraient le voir reprendre sa verve anticléricale.

 

Pourtant, ses économies finalement épuisées, il se résout à se tourner vers les rédactions parisiennes pour retrouver un emploi. Mais le vent à tourner. D’autres plumes ont remplacé celle, vieillissante de Charles. De plus,ce dernier veut absolument préserver une indépendance éditoriale correspondant mieux à ses nouveaux doutes.

 

Il propose donc ses services à Hélène Dacier pour son projet de journal téléphonoscopique. D’abord effrayée par la réputation du bonhomme, elle finit par se laisser séduire par sa volonté d’indépendance, d’investigation tout azimut et de neutralité absolue. Elle dépasse même ses prévisions en le nommant finalement rédacteur en chef. Il faut dire que Dampierre est, de loin, le plus expérimenté de l’équipe de L’Echo de l’Univers

 

Citation : « Quoi ? Encore une histoire de fantôme ?? Pffff… encore un coup de ces maudits curetons pour faire croire à leurs fadaises. Enfin, je préfère quand même qu’on y envoie une équipe. Au cas où… On ne sait jamais… »

 

Profil : Constitution (12), Aptitudes Physiques (10) Perception (12), Habileté (12), Culture Géné­rale (15), Spiritualité (10), Ouverture d'esprit (10)

 

 

· Etienne RAMPONNEAU, 34 ans, journaliste

 

ramponneau.jpgCadet d’une famille de grossistes en viande de boucherie ayant un prospère emplacement aux Halles depuis des décennies, Etienne montre dès la petite enfance un manque des goût évident pour le monde de la boucherie. Ce grand et beau gaillard aux moustaches toujours soigneusement entretenues fait même preuve d’une sensiblerie étonnante lorsqu’il s’agit du sort des petites bêtes…

 

D’intelligence vive bien que plutôt dilettante de nature, il s’investit dans les études plus pour rassurer ses parents, inquiets de le voir s’éloigner de la vocation familiale, que par goût véritable. Pour tromper l’ennui, il découvre avec joie, grâce à ses camarades d’études, la pratique sportive. Surtout les sports plutôt populaires comme le cyclisme, la savate, voire le football. Il s’y adonne avec autant de passion que de succès. Il faut dire que chez les Ramponneau, on est des forces de la nature depuis des générations !

 

Arrivé au bout de ses études secondaires, Etienne ne peut plus guère reculer et doit trouver un gagne pain… ou transporter des carcasses de bœuf pour le compte de son père ! Il décide donc de se consacrer entièrement à ce qu’il sait le mieux faire : du sport ! Bien sûr, ce n’est pas un vrai métier mais on peut y gagner un peu d’argent… notamment lorsqu’on possède un bon agent. Grâce à Albert Lancier, un intermédiaire rencontré par hasard au bord d’un vélodrome, il alterne combats de savate et courses cyclistes, accumule les succès et les primes… et arrive ainsi à vivre confortablement sans se soucier du lendemain.

 

Etienne tient tant à l’indépendance qu’il finit même par se séparer, avec bruits et fracas et au grand mécontentement de celui-ci, de son agent. En effet, Lancier le poussait toujours et encore à s’entraîner et à enchaîner les compétitions alors que Etienne estimait avoir suffisamment pour se la couler douce.

 

A partir de cette date, plus rien ne va dans la carrière sportive de Ramponneau : matches attribués aux points à son adversaire, concurrents survitaminés ou non sanctionnés malgré des manques flagrants aux règlements et surtout, à l’esprit sportif. Intelligent et curieux, Etienne ne tarde pas à comprendre que Lancier est derrière tout ça et qu’il ne ménage ni les dessous de table, ni les cocktails aux effets stupéfiants pour faire triompher ses nouveaux poulains, moins doués et moins intègres que le bel Etienne.

 

Du jour au lendemain, Etienne Ramponneau décide de couper tous les liens avec le monde du sport. Fort d’une bonne connaissance de ce milieu et de ses turpitudes mais aussi d’une motivation démultipliée par le sentiment de revanche, il réussit à se faire embaucher dans ce nouveau journal un peu marginal en mal de journalistes : L’Echo de l’Univers ! Il s’y occupe bien sûr des sports mais son énergie et son courage sont aussi appréciés dans les investigations les plus difficiles.

 

Citation : « Bignou de bignou, va y’avoir du sport ! On va les travailler au corps jusqu’à avoir l’info, parole de Ramponneau ! »

 

Profil : Constitution (17), Aptitudes Physiques (15) Perception (11), Habileté (12), Culture Géné­rale (11), Spiritualité (8), Ouverture d'esprit (12)

 

 

· Claire DESSEL alias « Camille de Saint-Germain », 29 ans, journaliste

 

saintgermain.jpgDe petite taille, son fin visage contrastant avec son plantureux chignon de cheveux blonds pâles, Claire est une des plus opiniâtres membres de la rédaction de L’Echo de l’Univers.

 

Pourtant, jamais un lecteur du journal téléphonoscopique n’a pu lire un article signé du nom de la jeune femme à la bonne éducation, issue d’une riche famille bourgeoise de province.  En effet, comme bien de ses congénères du sexe faible, Claire emprunte un pseudonyme ambigu en signant : Camille de Saint-Germain.

 

Ses collègues ont d’ailleurs plus que l’habitude de l’entendre pester à voix haute et avec emphase contre cette injustice sexiste. Il faut dire que la frêle jeune femme, qui ne peut faire directement entendre sa voix dans ses articles téléphonoscopiques compense avec de fameuses envolées lyriques à l’intention du reste de la rédaction.

 

Pourtant, sur les encouragements de Hélène Dacier, sa patronne, Claire pourrait tout à fait, si elle le souhaitait, signer ses articles de son nom. D’autres femmes le font dans la presse de son temps alors dans un journal aussi moderne que L’Echo de l’Univers dirigé par une femme, pensez donc !

 

Claire a toujours tergiversé sur ce point pour finalement ne jamais prendre de décision. Sans doute sa famille, fidèle lectrice du Figaro et franchement conservatrice serait-elle déçue ? Sans doute l’éducation reçue de cette famille-là a-t-elle mis de sérieuses barrières mentales dans l’esprit de Claire qui continue au fond d’elle, quoiqu’elle en fasse croire en public, à penser que son métier est « anormal » pour une femme ?

 

Finalement, l’argument le plus fort en faveur du maintien de ce pseudonyme est sans doute l’indécrottable romantisme de Claire Dessel. Il faut dire qu’elle l’aime son Camille de Saint-Germain ! A croire qu’il est l’homme qu’elle n’a pas su trouver dans la vraie vie. En plus d’un patronyme, elle lui a petit à petit, au fil des articles, forgé un style, un caractère, une histoire même ! Un vrai personnage de roman, en fait. Qu’elle n’aime rien tant qu’incarner.

 

Citation : « Quelle exécrable injustice ! Je crois qu’il est, hélas, une fois de plus, temps pour moi de revêtir le masque de Camille. Jusqu’à quand, Grands Dieux mais jusqu’à quand ?! »

 

Profil : Constitution (11), Aptitudes Physiques (12) Perception (13), Habileté (10), Culture Géné­rale (14), Spiritualité (7), Ouverture d'esprit (13)

 
N'hésitez pas à ajouter vos propres personnages pour compléter la rédaction de ce journal plutôt particulier !

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 08:00
Voici la présentation et les caractéristiques selon les règles de Maléfices de quelques membres éminents de "L'Echo de l'Univers". Vous pouvez en faire des PNJ ou bien même des PJs prétirés en fonction de ce que vous voulez faire du journal téléphonoscopique.

· Hélène DACIER, 38 ans, directrice de publication

dacier.jpgVoir une femme à la tête d’un journal, même un journal aussi atypique que L’Echo de l’Univers, ce n’est certes pas une chose très courante. Pourtant, Hélène, femme toute menue encore pleine de charme, n’est pas discutée dans ces fonctions car sa position familiale la légitime : n’est-elle pas la veuve de Noël-Aimé Dacier, le magnat de la presse et des armements, mort sous les balles d’un probable anarchiste (le sinistre individu court encore…) voici 3 ans ? Juste avant cette mort dramatique, l’industriel s’apprêtait, dit-on, à lancer un journal révolutionnaire, le fameux journal téléphonoscopique. Seules les balles de l’assassin l’empêchèrent de bousculer le petit monde de la presse parisienne avec l’invention de M. Melki-Kalamanos. Quelques jours après les funérailles, la veuve Dacier annonçait solennellement qu’elle entendait mener les projets de son défunt mari jusqu’au bout, dût-elle pour cela sortir de son rôle traditionnelle de femme. Aussitôt, elle s’occupait de renouer le contact avec l’inventeur grec, prélevait la somme nécessaire sur les plantureux crédits du défunt et lançait quelques mois plus tard le premier journal d’investigation indépendant à diffusion téléphonoscopique : L’Echo de l’Univers !

Bien. Voici pour l’histoire officielle et les convenances de la bonne société parisienne. Maintenant : la vérité !

Hélène Dacier détestait son mari. Celui-ci, aussi fat qu’elle est d’intelligence vive, parfois brutal, lui a été imposé par sa famille, aveuglée par l’excellence de ce parti issu d’une des plus riches familles de la sidérurgie française. Dans la pieuvre familiale, Noël-Aimé Dacier s’occupe plus particulièrement des ventes d’armes. C’est cette motivation, et uniquement celle-ci, qui le conduit à investir quelques uns des nombreux deniers familiaux dans la presse écrite. Quoi de mieux en effet pour faire pression sur les gouvernements que de maîtriser ce que pense l’opinion ? Après avoir racheté quelques titres mineurs de la presse conservatrice provinciale et parisienne, Dacier rêvait d’un grand coup. Saturnin Melki-Kalamanos, obscur ingénieur d’origine grecque, le lui apporta sur un plateau : la diffusion téléphonoscopique. D’abord méfiant comme toujours devant la nouveauté (n’avait-il pas déjà refusé pour ses usines d’armement un projet d’aéroplane de bombardement ?), l’industriel se laissa convaincre par les perspectives de propagande nationaliste et va-t’en-guerre qu’offrait l’engin… mais il était trop tard ! Lassé par les atermoiements de l’investisseur et surtout, peu convaincu par son caractère comme par ses orientations politiques, l’inventeur préférait décliner l’offre.

 

C’était quelques jours avant l’assassinat.

 

 

Peu de temps après, Hélène reprenait secrètement contact avec le Grec et n’avait aucun mal à le convaincre. Il faut dire qu’en quelques jours, le projet avait pas mal changé ! D’un quotidien conservateur, va-t’en-guerre et inféodé aux industries d’armement, le projet était devenu, dans l’esprit de la veuve Dacier, un journal d’investigation moderne, ouvert sur le monde et sur tous les sujets et totalement indépendant. Elle tenait là une belle revanche sur des années de mariage plutôt douloureuses.

Citation : « Nous prendrons le risque. Mon pauvre époux aurait voulu que nous prenions ce risque. Aaah, ce pauvre, pauvre Noël-Aimé (soupir)… »

Profil : Constitution (13), Aptitudes Physiques (10) Perception (13), Habileté (11), Culture Géné­rale (13), Spiritualité (8), Ouverture d'esprit (12)

· Saturnin MELKI-KALAMANOS, 57 ans, président d’honneur

une-jst.jpgFils d’un bon bourgeois du Pirée, Saturnin reçoit une éducation soignée dès ses plus jeunes années. Montrant de réelles aptitudes pour les études, notamment scientifiques, son père place beaucoup d’espoirs sur la réussite de son cadet. La Guerre de Crimée et l’occupation du Pirée pendant les années 1850 par les troupes occidentales vont infléchir cette destinée. La famille Melki-Kalamanos rend quelques bons services aux troupes françaises stationnées sur place… ce qui finit par mécontenter certains habitants du Pirée et, surtout, les autorités militaires au pouvoir. Sagement, la famille décide d’accepter la proposition de la France d’embarquer sa famille avec ses propres troupes en 1859. Malgré la générosité de l’accueil, la famille Melki-Kalamanos a à peu près tout perdu dans l’exil et, installée à Paris, elle se contente de vivoter en tenant une simple épicerie. Pour le jeune Saturnin, c’est la découverte d’un nouveau pays, pus libre et plus ouvert, mais c’est aussi la fin des grands desseins scientifiques…

Reprenant pour survivre l’épicerie de son père, il n’a pour autant jamais perdu de vue le domaine de l’innovation scientifique et technique. Dévorant à son comptoir tous les ouvrages lui tombant sous la main, il s’empresse de mettre en pratique ses idées dans la cour de l’arrière-boutique dès que le commerce le lui permet.

Après de longues années d’essais infructueux et d’inventions plus ou moins géniales mais uniformément ignorées, il finit par vendre coup sur coup à des industriels les brevets du cardan à bosse et de la navette à double détente automatisée. Ces ventes lui assurent dorénavant un revenu, certes bien modeste, mais qui lui permet de délaisser de plus en plus son comptoir pour se consacrer à ses inventions.

A aujourd’hui près de 60 ans, petit et frêle, le regard fuyant se perdant tout au fond de ses orbites, Saturnin semble aboutir à son rêve absolu : une vraie invention et non plus une simple amélioration par bricolage d’un procédé préexistant… la diffusion téléphonoscopique !

Jamais très à l’aise lorsqu’il s’agit de traiter avec des industriels souvent méprisants vis à vis du petit épicier grec, Saturnin, motivé comme jamais et persuadé de détenir là une invention sans précédent, prend son courage pour aller à la rencontre d’investisseurs. On lui conseille de rencontrer Dacier, aux crédits illimités et dont on dit qu’il est prêt à investir à fonds perdus dans la presse. L’homme ne lui plaît guère. Méprisant, peu impressionné par son invention et surtout, va-t’en-guerre alors que le jeune Saturnin a appris sur le terrain à détester les armes. Après quelques tergiversations, Saturnin décide que, finalement, l’affaire ne se fera pas. Puis c’est l’assassinat de l’industriel et sa veuve, tellement plus sympathique, qui vient le trouver…

…voilà comment Saturnin Melki-Kalamanos quitte définitivement l’épicerie familiale pour s’asseoir dans le fauteuil de président d’honneur de L’Echo de l’Univers, premier journal à diffusion téléphonoscopique ! Sans fonction bien précise, il se contente d’être un conseiller précieux pour Hélène Dacier. Le plus clair de son temps, il continue d’ailleurs de le passer à bricoler quelque invention dans son atelier.

Citation : « Vous imachinez, mon ami ? Des milliers de téléphonochcopes rrreliés entrre eux : quelle merrrrveille che cherrait ! J’appellerrais ça… la Toile ! Voyez, comme la toile d’une arrraignée… »

Profil : Constitution (11), Aptitudes Physiques (7) Perception (11), Habileté (15), Culture Géné­rale (15), Spiritualité (5), Ouverture d'esprit (15)

· Andrew HARTLEFIELD, 52 ans, directeur financier

hartle.jpgCélèbre dans les bureaux de L’Echo pour ses costumes impeccables et ses épais cigares, le directeur financier du journal a indiscutablement garder quelque chose, en sus de son accent, de sa Grande-Bretagne natale.

Venu en France, il y a déjà de longues années, pour faire profiter les banques françaises de l’expérience anglaise dans le domaine de la collecte bancaire des économies des particuliers, Andrew paye maintenant son passeport étranger et son accent au couteau. Les banques françaises n’ont plus grand chose à envier à leurs homologues d’Albion et Andrew se retrouva sans emploi digne de la haute image qu’il se fait volontiers de lui-même.

Il prit lui-même l’initiative de sa reconversion et, ayant eu la chance d’apprendre le projet de Hélène Dacier grâce à ses relations tissées dans le groupe industriel de son défunt mari, il fit auprès de la veuve une proposition spontanée pour l’aider à gérer l’avenir financier de L’Echo de l’Univers. Séduite par le culot du britannique et ayant la volonté de couper avec les traditions, elle lui confia le poste de Directeur Financier.

Hélène Dacier n’a jusqu’ici eu qu’à se féliciter de l’action de Hartlefield pour son journal. Alors que l’avenir d’un projet si novateur ne peut être que précaire, le Directeur Financier a réussi à trouver le soutien de banques qui épongent (pour le moment…) l’important déficit d’exploitation du journal.

Surtout, il a su trouver une solution au problème crucial posé par l’innovation si radicale de Melki-Kalamanos : il n’y a pour le moment que quelques petites dizaines de possesseurs d’un téléphonoscope ! Ce nombre ridicule d’abonnés, bien que riches et prêts à payer un abonnement élevé, ne peut bien évidemment pas assurer la survie présente de L’Echo. Hartlefield a su trouver un accord avec le célèbre journal L’illustration qui publie, à des conditions avantageuses, une version papier de L’Echo de l’Univers… qui représente l’essentiel des revenus de la publication.

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Tout irait bien donc pour Andrew Hartlefield si celui-ci, fin amateur de littérature, n’avait toujours préféré le personnage de Iago à celui d’Othello. Bref, c’est un traître. En tout cas un traître en puissance, à tout le moins : un comploteur.

Il sait que la situation de L’Echo est précaire malgré la fortune personnelle de Hélène Dacier. Or, comme un joueur imprudent, c’est déjà la dépouille de celui-ci qu’il joue dans ses négociations financières. N’a-t-il pas promis à L’illustration de transformer L’Echo à terme en simple « Supplément téléphonoscopique » du célèbre journal, attiré par cette brillante innovation ? N’a-t-il pas obtenu l’aval des banques habituelles partenaires du Petit Journal en faisant miroiter à ce dernier la possibilité d’étrangler financièrement le nouveau venu au cas où il deviendra trop gênant ?

Citation : « Wow… quelle une iinccoyabeule iinvennchionne, isn’t it ? But… pour la monnaie, ce n’est pas encowe ça. Non soucis, je m’occioupe de tout.  »

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A suivre...
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 10:34

Le téléphonoscope, invention fantastique qui sert de titre et de prétexte au site « L’Echo de l’Univers » consacré à Maléfices, n’est pas un pur fruit de l’imagination. En effet, les savants, plus ou moins fous, de la Belle Epoque sont bel et bien à la recherche d’une solution pour transmettre des informations en images et à distance. Petit tour d’horizon.

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Des débuts confus…

Le parallèle entre l’imaginaire uchronique que nous alimentons volontiers avec « notre » téléphonoscope et la réalité est assez saisissant. En effet, l’histoire de la transmission d’images à distance (puisque c’est bien de cela dont il s’agit) début dans une bien étrange atmosphère entre canulars, fantasmes et désinformation. Cela nous rappelle avec émotion que la Belle Epoque n’est pas encore celle d’Internet…

L’annonce de la découverte d’un procédé permettant la transmission à distance d’images fixes est donc plusieurs fois et successivement annoncé dans la presse dans les années 1870-1880… sans qu’aucune de ces annonces ne contienne une once de vérité scientifique !

En 1877, un journal américain annonce l’invention d’un « électroscope » par l’intermédiaire de son courrier des lecteurs. L’année suivante, la presse française, sous la plume de Louis Figuier, annonce celle d’un « télectroscope », attribué à Graham Bell, le génial inventeur du téléphone. Tout cela est faux. Canular visant à se moquer de Bell ? Mauvaise information venant d’une mauvaise interprétation des recherches de l’inventeur du téléphone ? Sans doute un peu des deux…

De même, toujours en 1878, le caricaturiste américain Georges du Maurier (le père de la célèbre Daphné) attribue à Edison, autre illustrissime savant de l’époque, l’invention d’un « téléphonoscope » bien proche du « notre ». Alors ? Et bien, Edison a bel et bien inventé un appareil de ce nom… mais celui-ci n’a rien à voir avec la transmission d’images à distance ! C’est une sorte de mégaphone à double cornet… En 1880, d’autres journaux américains emboîtent le pas des rumeurs et autres canulars et annoncent fièrement, mais faussement, l’invention qui du « diaphote », qui du « téléphote »…

Toujours est-il que ces annonces précipitées et ces canulars montrent bien l’effervescence des vulgarisateurs scientifiques et des imaginations débridées autour de deux inventions contemporaines : le téléphone donc (brevet déposé par Bell en 1876) et le procédé de transmission de la lumière (et donc par extension de l’image) par le sélénium (en 1873). On commence donc à fantasmer à un appareil regroupant les deux possibilités. Et puis, on est alors en pleine effervescence positiviste : rien ne semble impossible à nos savants et ingénieurs alors, comme on ne prête qu’aux riches, forcément, on s’emballe quelque peu…

Les choses sérieuses commencent.

cours.jpgMême si la patience est de mise avant d’espérer voir aboutir quoi que ce soit dans ce domaine, de véritables scientifiques, tel le portugais de Paiva ou le français Senlecq, emboîtent le pas des fantasmes des vulgarisateurs et entament des recherches sérieuses sur le sujet… sans succès concret mais parfois avec des avancées théoriques qui seront utiles à leurs successeurs. Dans le même temps, un scientifique français « sérieux », du Moncel, évoque dans ses articles et ses ouvrages la possibilité réelle, selon lui, de voir un jour aboutir de telles recherches.

Finalement, au début des années 1890, il semble que ce soit d’Allemagne que viennent les avancées les plus nettes dans le domaine de ce qu’il convient d’appeler désormais la télévision (« fern-sehen », terme inventé par Liesegang). Quelques années auparavant, un autre allemand, Nipkow, avait aussi apporté une contribution technique importante au projet. Toutefois, tout cela reste encore largement, avant 1900, du domaine du fantasme. Certaines mauvaises langues diront « on ne se refait pas » mais force est de constater qu’en attendant d’hypothétiques progrès techniques, alors que chacun imagine ce que pourrait être la future « télévision », c’est bel et bien un allemand, Plessner, qui a le premier en 1892 la vision d’une propagande inédite par son ampleur et sa force de frappe : son « hyaloscope » (une sorte de magnétoscope) théorique pourrait selon lui diffuser efficacement les messages du pouvoir prussien auprès des populations… pas mal, on la note et on la garde pour plus tard celle-là !

En France, le terme de « télévision » apparaît pour la première fois dans le cadre de l’inévitable Exposition Universelle de 1900 durant laquelle le Palais de l’électricité consacre une conférence faisant le point sur les différentes perspectives à moyen et long terme de la « télévision  au moyen de l’électricité ». Pourtant, la lutte des appellations autour de la tant attendue invention n’est pas prêt de s’éteindre. Ainsi, on a encore droit dans ces années là au « téléphotographe » ou au « téléphote » …

Contact !

Finalement, nous devrions retenir le nom de « téléautographe ». En effet, en 1904, l’allemand Korn réussit à mettre au point cette machine géniale, prolongement de toutes les recherches menées par ses prédécesseurs sur les propriétés du sélénium depuis plus de 30 ans. On peut enfin transmettre une image, certes fixe, à distance par le biais de l’électricité, plus précisément grâce aux fils du télégraphe. Si Korn imagine dès le départ une utilisation sécuritaire de son invention (diffuser des portraits de criminels en fuite !), la vraie application sera… journalistique ! Tiens, tiens… En effet, le journal britannique Daily Mirror met en place un système de transmission d’images entre plusieurs de ses bureaux, notamment entre Londres et Paris dès 1907. Bien sûr, le système est coûteux, lent (une demi-heure en moyenne pour une photo), de médiocre résolution et n’aura guère de postérité sous cette forme mais… c’est un premier pas vers un journal téléphonoscopique !

salon.jpgPlus connu car français mais un peu postérieur tout de même, Edouard Belin perfectionne le système avec (un peu de modestie ne fait jamais de mal…) le « bélinographe ». Celui-ci est plus rapide (une douzaine de minutes par photo) et peut aussi utiliser les fils du téléphone pour la transmission. Aussi appelé phototélégraphe ou téléphotographe, c’est, à proprement parler, l’ancêtre du fax.

Un peu de technique pour se rendre compte quand même… Côté transmetteur, on place un tirage photographique sur un cylindre qui tourne, à raison de soixante rotations par minute. Tout au long de ce cylindre et donc de cette image va se déplacer une cellule photoélectrique chargée d’enregistrer, ligne par ligne, les blancs, les noirs et leurs intermédiaires. A chaque fois que cette cellule lit du blanc, elle émet un signal aigu ; à l’inverse, elle émet un signal grave quand elle lit du noir. Elle analyse, convertit et donc transmet toute la gamme intermédiaire des gris. À l’autre bout de la ligne, un récepteur reconvertit ces signaux sonores en signaux optiques, reconstituant ainsi la photographie émise. Si le cliché plaqué sur le cylindre est en couleurs, la cellule de lecture sera munie de filtres correspondant respectivement à la trichromie fondamentale : rouge, bleu et jaune. Elle effectuera trois passages (donc trois fois plus de temps de transmission), un pour chaque couleur. Trois clichés ainsi encodés seront délivrés, qu’il suffira de superposer pour reconstituer la photo couleur.

Eh oui, la transmission de photos couleurs est possible à Maléfices (ou Crimes, bien entendu) ! Toutefois, pas plus que l’appareil de Korn, celui de Belin ne sera réellement utilisé pendant la Belle Epoque. Par contre, avec quelques perfectionnements, des machines de ce type seront utilisées plus massivement, notamment dans la presse, surtout à partir de 1925.

En définitive ?

Pour résumer ce qui peut intéresser un Meneur ou un joueur de Maléfices ou de Crimes, en matière de transmission à distance des images, on peut dire que :

-          le procédé existe pour les images fixes dans les toutes dernières années de notre période (1870-1914) ;

-          le procédé n’existe pas encore pour les images animées ;

-          même pour les images fixes, en dehors d’une uchronie comme celle de l’Echo de l’Univers, l’usage de ces procédés est très rare et très délicat ;

-          à l’extrême rigueur, les domaines du journalisme international, de la police criminelle et des transmissions militaires peuvent être concernés par ces nouveaux procédés ;

-          par contre, l’effervescence autour de ces possibles inventions est réelle et même très vive, mêlant dans un même tourbillon canulars, fantasmes et découvertes réelles : cela vous laisse notamment la possibilité d’inventer quelques beaux « savants fous » et en peupler vos futurs scénarios.

La source essentielle de cet article est le très riche site http://histv2.free.fr
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 19:18

p--te-arasaka.jpgCette pâte, vendue en grands bocaux en plastique, vous permet de transformer n'importe quel vêtement en armure légère ! En effet, il vous faut enduire préalablement l'ensemble du vêtement (attention : il est impossible de ne protéger qu'une partie du vêtement : cf. plus loin) avec la pâte. Celle-ci est invisible et ne possède qu'une légère odeur âcre que l'on peut aisément dissimuler avec un peu de parfum. Le contact avec le tissu n'est pas non plus modifié... sauf lorsqu'il est soumis à un choc puissant (coup, impact...) où il se durcit instantanément dans la partie touchée sous l'action des nanos. Cela offre une protection de secours appréciable. Et ce d'autant plus que la nanopâte durcissante offre deux avantages inhabituels :

- d'une part, la protection offerte est uniforme ; c'est-à-dire que la protection est soumise aux règles habituelles de détérioration des protections mais les nanos se transfèrent seuls d'une localisation à l'autre : il ne peut donc jamais y avoir une différence supérieure à 1 entre 2 localisations (la répartition, notamment pour savoir quelles sont les localisations à couvrir en priorité) est laissée à la discrétion du joueur

- d'autre part, la protection peut être réparée à tout moment en quelques minutes ; il suffit pour cela de procéder à une nouvelle application de la nanopâte. 

 Deux utilisations possibles à ce nouveau produit :

- les punks voulant rester discrets : comment ? cette robe du soir est une armure !?

- les punks voulant rester élégants : comment ? cette robe du soir est une armure !?

 Notes : la protection offerte est de 8 PA. Il n'y a bien sûr aucun malus du au port d'une telle protection. 

 Prix : 1 000 Eb pour un pot permettant d'enduire l'équivalent de 4 vêtements de type veste ou pantalon pour un adulte moyen.

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Du matos pour Hellywood préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : la description d'un rade comac et un scénario qui s'y déroule entièrement (ou presque).

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Du matos pour Warsaw préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : une faction atypique accompagnée du scénario qui va bien.

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