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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 19:57
Ou « pourquoi ouvrir une rubrique Noir dans Mondes en Chantier un 15 mai 2007 ? »

Noir RPG, c’est le genre de jeu (publié par Archon Gaming, Inc) qui sort discrètement aux USA, qui n’est pas traduit en France, qui n’a qu’un seul supplément quasiment impossible à trouver, qui ne bénéficie d’aucun suivi… mais qui est bien quand même ! Ceci dit, ça n’explique pas tout : des jeux biens il y en a un paquet, alors pourquoi diable se remettre à jouer à celui-là un peu plus de 10 ans après sa sortie ?

 

D’abord parce qu’il n’y en a pas vraiment eu d’autres pour couvrir ce domaine pourtant propice aux scénarios machiaboliques, aux enquêtes furesques, avec à la fin une bonne baston à coup de Thomson à camemberts. Déjà en soi c’est une première bonne raison. Mais surtout parce que je trouve que l’univers des films noirs reflète très bien notre société d’aujourd’hui (j’écris ça un lendemain d’élection) : comme il y a pu y  avoir quelque chose de fort à jouer à Cyberpunk à la fin des années 80 et au début des années 90 pendant l’âge d’or de l’Internet à 5 ou 6 k, lorsque W. Gibson écrivait Neuromancien, il y a quelque chose de prégnant à aller faire un tour dans les rues de Dark City en 2007.

 

En effet, le film noir se braque sur le noyau sombre et corrompu de notre société « civilisée », de notre essence primitive. La lutte des individus pour transcender leur condition ou y échapper crée la tension émotionnelle : voilà pourquoi le noir reste incontournable. Ces films nous parlent toujours autant et de toutes les modes hollywoodiennes du XXème siècle, le noir s’est révélé la plus prophétique. Et si nous n’avons malheureusement plus le même panache, la corruption, elle, est plus profonde que jamais.

 

Par exemple les parallèles entre le média-système d’aujourd’hui et le type de racket décrit dans des films noirs comme «Force of Evil» sont trop évidents pour être ignorés. Le nouveau président de la République est un homme de paille mis en place par des groupes financiers qui vont maintenant se partager le marché selon les règles classiques des familles de la mafia. Un rêve fiévreux de modernisme – à l’image de sa campagne, est de retour. Quelque chose d’effrayant s’est faufilé de nouveau jusqu’à l’intérieur du tissu social, particulièrement dans les centres les plus affairés de l’activité urbaine, et les éditorialistes, ces «faiseurs d’opinion», montent les gens les uns contre les autres comme le rédacteur en chef de The Sentinel, le plus grand journal de la ville, monte ses redoutables pisse-copies les uns contre les autres à travers une campagne tapageuse pour capturer le «Tueur au Rouge à Lèvres», dans «While the city sleeps». Cette dichotomie entre la capacité de certains à imaginer un monde pourri et la sournoiserie du déni des autres explique la faille culturelle béante sur laquelle reposent les fondations du genre. Ce n’est pas la fracture sociale, c’est la fracture de la représentation.

La sagesse conventionnelle a marqué ces films au fer rouge : ils apparaissent sombres, déprimants et nihilistes. En réalité, c’est tout le contraire. Les films noirs offraient la seule alternative tonifiante aux recettes hollywoodiennes sirupeuses. Ils n’essayaient pas de vous endormir, de vous convaincre ou de vous rassurer, mais vous ouvraient les yeux sur la réalité d’un pays corrompu. Aujourd’hui la mélasse coule à flot des médias, alors réveillez-vous, arrêtez de vous raconter des bobards, de croire qu’ensemble tout est possible, et préparez vous à tout. Le noir est une autre réalité, un autre monde, et il est dans celui-ci. Et dans ce monde-là, les prières ne sont pas de mise.
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Published by David - dans Noir bitume
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 17:53

Que celui qui n’a jamais acheté une grosse bouse juste parce que l’illustration de couverture lui plaisait bien me jette la première pierre. Mais pas trop fort s’il vous plaît. De quoi je parle ? Du jour où, rentrant pour la première fois dans la célèbre boutique «Chimères»* à Cherbourg, mon regard fut attiré par l’unique exemplaire du supplément « l’arsenal du vieux monde » publié par la Bibliothèque interdite pour Warhammer, le jeu de rôle. 34,50 euros ça m’a coûté. Remarquez, je ne regrette pas, en le parcourant autour d’un café, on a bien rigolé, et ça, ça n’a pas de prix.

D’ailleurs, en lisant attentivement, il y a des occasions de rigoler si vous appréciez l’humour décalé (probablement) involontaire. Exemple page 15, au chapitre des impôts, ou on apprend qu’il existe un impôt réservé aux elfes : l’oreille. Et lorsqu’ils se la font tirer, on leur la coupe. L’oreille. Rien de dit sur les hobbits, je vous voyais venir, ne niez pas !

Pourtant tout n’est pas aussi drôle là-dedans, comme on va le voir. C’est même souvent à pleurer. Ca mélange des éléments historique avec les pires resucées médiévalo-fantastico-rôlistique, le tout à la sauce n’importe quoi. Ou alors ça t’allonge des 10 pages de profils de PNJs qu’à la limite, mais vraiment à la limite alors, on pourrait trouver sur le net, pour s’en servir une fois tous les 12 ans, et encore, un jour épygomène.

Et la plupart du temps, ça vous en touche une sans faire bouger l’autre (on parle toujours des oreilles), et ça ne prétend pas à autre chose que de tirer à la ligne pour vendre du papier à un prix exorbitant.

Le chapitre par excellence qui illustre cette dérive de pisse-copie, c’est bien celui de l’équipement général. On y apprend par exemple qu’une ceinture est « une simple ceinture en cuir présentant une boucle grossière, suffisante pour empêcher les braies ou les pantalons de glisser vers le bas ». Intéressant, et très différent du ceinturon qui suit. Rien n’est dit sur les bretelles, dommage.

L’écharpe. Ah, l’écharpe ! « Ces pièces vestimentaires protègent le visage, les oreilles et le nez par temps froid ». On ne saurait mieux dire.

La marmite, allez. « Grand récipient utilisé pour faire la cuisine ou conserver des denrées ». Le coffre ? « Caisse en bois munie d’un couvercle ». Le bureau ? le bureau, le bureau, le bureau ! A la demande générale : « Table en bois munie de tiroirs ». La bouteille ? « Récipient en verre à goulot étroit ». On croirait du Robbe-grillet.  Et ce n’est rien à côté de l’allumette (« il s’agit d’une tige en bois dont une extrémité est traitée chimiquement pour prendre feu quand on la frotte contre une surface rugueuse ». Genre un grattoir. Alors le grattoir… non, je rigole).

Le chapitre «logements et commerces » n’est pas mal non plus dans son genre. Un exemple ? Le carreleur/couvreur : « Le couvreur protège les toits de tuiles ou d’ardoises. Le carreleur est spécialisé dans la fabrication et la pose de carrelage d’argile ou de pierre ». Exact. Et utile en plus. Si vous voulez faire aménager une cuisine par exemple. Le charpentier naval ? Voilà une profession mystérieuse, qui consiste à «construi(re) des embarcations». Incroyable ! Le goût du détail, l’exigence de la précision dans un style dépouillé, on en pleurerait. Le boucher, tiens, pour la bonne bouche : «Les bouchers achètent les animaux abattus (on a trop souvent tendance à passer sous silence l’existence de la belle profession d’équarrisseur) qu’ils découpent en morceaux ». Petit bémol tout de même ici - le journalisme, même blogistique, c’est avant tout l’éthique, qui commande l’impartialité, et donc je suis obligé de relever : il n’est pas dit qu’ils font cela en vue de revendre des morceaux de viande au détail à des particuliers ou des collectivités. Je sais, j’ai l’air de pinailler, mais le haut niveau c’est le goût du détail qui amène la réussite, ne l’oublions pas. Ils se concentrent surtout sur la viande rouge, tandis que les volaillers « vendent les poulets et autres oiseaux de basse-cours», qui sont des volatiles, d’où le nom. Tout se tient. Bon, de ce tonneau-là, il y en a quand même trois pages, rien que ça.

On peut retrouver le même genre de traitement pour débiles profonds au chapitre «Trésors du vieux monde». L’anneau, tiens, par exemple, voilà bien un truc, on se demande ce que ça peut être. Jamais rien lu ou entendu là-dessus. Pas vu un film sur le sujet. Surtout dans le médiéval et le fantastique. Alors l’anneau, … bon ça va bien aller les conneries.

Alors je sais ce que vous vous dîtes : pas malin ce gars-là, il s’énerve tout seul derrière son clavier (à retardement en plus), il aurait pu y réfléchir avant, et, franchement, ses pépettes, on ne les lui a pas sorties de la poche en lui collant un gros flingue sur la tempe. Ok, ok, mais peut-être vous souvenez-vous de ce que disait au sujet de ce supplément la presse rôlistique d’alors : eh ben, c’était plutôt élogieux ! A se demander si ces gars-là prennent vraiment la peine de lire les suppléments avant de les critiquer. Je n’aurai qu’un mot, en tout cas : remboursez ! Ah, mais… attendez, on me dit dans mon oreillette que Casus Belli a fait faillite. Black Box aussi. La boîte à cirage était vide ?

Bon, en ce qui me concerne, maintenant je me méfie. Mon attention est encore trop souvent attirée par les visuels des suppléments qui sont sortis pour cette gamme depuis lors, mais jusqu’à ce jour, je ne suis pas retourné à Cherbourg.

* MeC tient à renouveler ici toute sa confiance et toute son amitié à la sympathique et courageuse équipe de «Chimères». Ne le prenez pas pour vous, les gars, vous êtes totalement hors de cause. Ca fait des années qu’il devrait y avoir un fichier des joueurs interdits de boutiques pour les cas comme moi.

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Published by David - dans Comptes rendus
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 14:36

Les gnomes de Rêve de Dragon sont souvent considérés par leurs compagnons de voyage humains comme des petits rigolos, tout juste bons à jongler avec trois pommes dans une taverne, ou à taquiner la nuque de quelque Groin de rencontre à l’aide de cailloux drôlement pointus qu’ils expédient en lâches (avec leur frondes vicelardes), bien à l’écart de la mêlée, pendant que les hommes – les vrais – font tout le gros oeuvre. Ils sont quand même tolérés, parce qu’il faut bien qu’il y ait quelqu’un pour se glisser dans un passage un peu étroit, pour crocheter une serrure un peu complexe, ou encore pour faire la vaisselle. Cette attitude mi-paternaliste mi-méprisante s’accompagne souvent de quolibets et autres moqueries sur la vie sexuelle de nos petits amis, réputés avoir des mœurs interlopes.

Et bien c’est une grave erreur. Méfiez-vous du gnome qui vous accompagne. S’il affiche un air bonnard et inoffensif, qu’il sifflote en permanence des airs agaçants en tapant joyeusement dans ses main, et qu’il ne compte jusqu’à ce jour à son tableau de chasse qu’un klampin maladif, c’est parce qu’il n’a pas encore révélé tout son potentiel. Il suffirait qu’il en prenne conscience et vous découvririez alors que vous comptez parmi vous un effrayant tueur silencieux, un assassin impeccable et implacable, un voleur insaisissable, un acrobate éblouissant, un combattant redoutable, bref pour tout dire, un véritable ninja de la nuit.

Comment est-ce que quoi me direz-vous. Et bien c’est très simple (reportez vous à la page 23 de Du voyage et des voyageurs pour le profil du gnome de base), il lui suffit, pour exploiter à fond ses incroyables capacités naturelles, et (pour tout dire) tout optimiser à mort, de faire l’acquisition chez quelque marchand bien achalandé, d’un exemplaire à sa taille (non non, n’insistez pas, il n’en existe pas à d’autres tailles) de la prochainement célèbre « Armure de cuir de gnome-artisan ».

Passons à la description. Le casque est probablement la partie de l’armure qui présente le moins de particularités. Il est en cuir, avec une jugulaire, et comporte sur le haut du crane de petite poches remplies d’un liquide caoutchouteux qui atténue un peu (un peu) les coups de masse. De plus, plusieurs trempages successifs ont permis de l’ignifuger. De même, le reste de la combinaison, et particulièrement les gants et les bottes, résiste au feu.

Qui plus est, un ingénieux système de courroies remplies d’une gélatine contenant des microbulles d’air permet d’atténuer les impacts contendants reçus sur la poitrine et l’abdomen.

Sur la botte droite vous pouvez observer une sorte d’étrier sanglé autour de la cheville : cet équipement permet au gnome-ninja de descendre suspendu la tête en bas dans les puits de mines ou tout autre lieu qui se prêterait à ce genre de missions impossibles.

Vous pouvez observer aussi sur la poitrine une superbe plaque en ivoire ouvragé. Il s’agit d’un puissant artefact enchanté, qui permet d’activé une zone personnelle mobile de protection contre les projectiles.

Ce gnome prévoyant est équipé d’une traditionnelle épée gnome, qui a exactement les mêmes caractéristiques que l’épée gnome du livre de règles, à cet important détail prêt qu’elle possède une lame en céramique ainsi qu’un manche et un pommeau en ivoire. Cela la rend certes beaucoup plus cassante mais cela évite aussi à notre assassin de se retrouver malencontreusement désarmé après avoir traversé une zone de métal en air qui n’était pas indiquée sur la carte…

A la ceinture de notre petit ami est accrochée une petite provision de tubes qui ressemblent à des cigarettes mais qui sont en fait des bâtonnets de phosphore potentiellement source d’une luminosité intense si on en arrache l’opercule. Chaque tube se consumera pendant environ trente secondes.

Enfin, au cas où, si malgré tout ce qui précède une aventure devait mal tourner, vous aurez noté sur l’épaule gauche de notre prévoyant petit ami une petite pipette qu’il peut arriver à se caler entre les dents d’un rapide mouvement de tête… une fois l’opercule arraché une petite succion lui permettra de se requinquer à l’aide de la potion de vie communément appelée dans sa communauté cosmopolite la « tryhitagainsam ». Je sais, le gnome, ce n’est pas facile facile à articuler. Mais après cet article, va peut-être falloir penser à vous y mettre, non ?

Caractéristiques : mh ? mouhahahah !!

Prix : vous ne pensez pas sérieusement acheter ce truc, si ?

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Published by David - dans Préfabriqués
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 16:31
Je remets ici un petit poste plein de hargne que j'ai envoyé sur le forum du SDEN. En effet, cela fait au moins 20 fois que je lis au milieu de puissantes réflexions sur le jdr qu'est tout mort  des  commentaires formidables du style :  "Ah ouais, le marché du jdr se casse la gueule ? Oh, moi je m'en fous, je jouerai jusqu'à la fin de ma vie avec mes 3/4 potes habituels. Y z'ont qu'à crever, ces cons là, y l'ont bien cherché". Fermer le ban.

Bien qu'Internet soit en effet un moyen efficace pour trouver des joueurs, même en milieu hostile, ce genre de commentaire me semble à la fois d'un individualisme crasse et d'un optimisme béat.

Qui sait ce que la vie lui réserve exactement dans les 15/20 prochaines années ? Qui peut être certain de rester avec ses super-potes rôlistes ? Les mutations, les licenciements, les mariages, les divorces, les coups de gueule... ça fait partie aussi de la vie, pas vrai ?

Supposez donc un court instant que vous devez refaire votre vie à l'autre bout de la France. Bien sûr, nous sommes "le jour d'après", c'est à dire après que, après que les rôlistes lui aient bien craché dessus, l'"industrie" du jeu de rôle francophone soit définitivement morte et enterrée.

C'est parti :

Bon, cool, mon déménagement est fini, je vais me refaire une bonne bande de rôlistes dans le coin. Par où je commence ?

La boutique du coin ? Comme il n'y a plus que des jeux de rôles en NetB mal illustrés, elle s'est tournée vers un marché plus porteur auprès des jeunes : elle ne vend plus que des figurines et du matos à paint ball. C'est pas là que je pourrai rencontrer des rôlistes, pas même mettre une petite annonce.

La librairie ? Ah, c'est con, le dernier éditeur pro a coulé après avoir essayé de se faire distribuer dans un réseau plus grand public. Le marchand de journaux, je n'en parle même pas...

Le club ? Y en a pas : les joueurs préféraient jouer chacun à leur propre jdra dans le garage à mémé. Aucun jeu pro ne les fédérait donc pas besoin de club.

Peuh, je m'en fous : je vais initier mes collègues. Ils n'ont jamais vu un vrai jdr de leur vie et la seule fois où ils en ont entendu parler c'était par un type hyper sectaire qui jouait à un jeu bizarre tout en anglais avec trois autistes dans le garage à mémé. Ils ne veulent pas devenir comme lui et du coup cela ne les branche pas trop...

Bon, bah, je crois que je vais me mettre au ping-pong, moi. C'est sympa, ça, le ping-pong. Pis c'est bon pour la santé, au moins.
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Published by Narbeuh - dans Quel chantier !
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 17:00
Eeeh, qui a dit que j'étais vieux ? A ma grande stupéfaction, j'ai découvert depuis peu qu'un jeu que j'ai beaucoup aimé dans mes jeunes années vivait encore (un peu). Non, pas Empire Galactique ou Maléfices : La méthode du Docteur Chestel ! Siii. On peut même encore le commander en ligne et c'est même pas une réédition. L'éditeur (Les presses du Midi) en a encore en stock et les vend sur son site.

En plus, c'est même pas cher. L'éditeur aurait pu les enterrer dans un silo en béton, le sceller avec de l'amiante et le rouvrir dans 100 ans pour faire fortune avec sur Ebay et bien même pas ! C'est le prix d'origine, c'est à dire 15 euros avec des frais de port ridicules (1,5 euros) alors faîtes-vous plaisir et confirmer mes allégations dans mon dernier article en date : le jdr est accessible !

Pour les jeunes paltoquets et autres mécréants, vous pouvez lire la fiche du jeu sur le
GROG ou bien vous pouvez écouter Tonton Narbeuh : Chestel (c'est son petit nom...), le jeu de Daniel Danjean, ne ressemble à aucun autre. Au prix d'une belle mise en abîme, les joueurs incarnent des thérapeutes qui s'incarnent eux mêmes dans l'inconscient d'un personnage en proie à des troubles psychologiques. Ainsi, grâce au procédé exclusif de ce bon docteur Chestel, les joueurs vont devoir soigner ce patient de ses troubles psychologiques. Pour cela, ils peuvent s'attaquer à ses peurs, ses cauchemars, ses fantasmes... mais bien sûr pas à la Vorpale +3 ou au fusil à fusion... sinon bonjour les traumatismes pour celui qu'on est sensé soigner ! Bref : c'est beau, c'est original, c'est subtil !

En plus, atout non négligeable, cette thématique peut permettre d'attirer autour de la table des joueurs inhabituels, peu séduits par les dragons, les stormtroopers et autres choses de la vraie vie. Dans les aspects pratiques, on notera aussi que les parties commencent sans préliminaires inutiles (pas besoin d'auberge) et avec un but clair pour tout le monde (soigner le patient).

Pas de défaut ? Si. D'abord, c'est vilain. Production semi-amateur de 1991, c'est illustré de façon... euh... semi-amateur et mis en page avec une belle machine à écrire. Les règles sont aussi inutilement lourdes compte tenu du sujet : la fiche de personnage fait vaguement penser à celle de Rolemaster (allez, j'exagère un peu mais c'est vrai que c'est un peu "daté").

L'autre problème n'est pas un défaut mais peut être handicapant. Il y a deux scénarios dans le livre : c'est bien. Il n'y a jamais eu de supplément : c'est plus embêtant. En effet, revers de la médaille de la subtilité, les scénarios sont autrement plus durs à écrire qu'une descente au fond d'un sombre donjon ou l'énième arnaque corporatiste se retournant contre vos Runners.

Fort heureusement, l'auteur a le bon goût d'animer un espace sur le site du SDEN dédié à son jeu. Vous y trouverez pléthore de scénarios avec fiche de patient à imprimer. Je ne les ai pas testé mais c'est bien le diable si vous ne trouvez pas là des idées qui vous servent à prolonger la durée de vie de cet excellent et atypique jeu de rôles.

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Published by Narbeuh - dans Echangeurs
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 18:39

Cette substance, qui se présente généralement sous la forme d'un petit cube de matière gélatineuse, est un redoutable outil pour tous les détectives et autres espions. Pour les chiens de garde corporatistes aussi, Chomba'.


En effet, une fois dilué dans la boisson ou mélangé à la nourriture puis ingéré par un type, le produit " marque " ce dernier de façon absolue : son odeur devient très caractéristique et très facilement détectable (plusieurs options sont disponibles : oignon, chili, viande avariée…) et permet donc de le suivre à la trace ou de le retrouver le cas échéant au milieu d'une population de milliers d'habitants.

Bien sûr, pour pouvoir profiter des émanations du traceur olfactif, il faut être équipé d'une prothèse olfactive ou d'un drone spécialement équipé… bref, d'un moyen technologique permettant de les localiser. Sinon, le gars, il se rendrait bien compte qu'il sent un peu fort. Les émanations du traceur diminuent au fil des jours, durant au grand maximum 7 jours. La Force du traceur est donc égale à 7 le 1er jour d'utilisation, à 6 le 2ème jour, etc…

On procèdera à un jet de Perception un peu spécial en multipliant le score de Perception (INT + Perception) par la Force du moment et en testant le score obtenu avec le jet d'un D100 pour vérifier si la localisation est réussie (voir exemple ci-dessous).

 A l'origine, il s'agit d'un projet militaire devant permettre de distinguer plus facilement les amis des ennemis sur le champ de bataille. Depuis peu, une version civile est donc disponible grâce à Biotechnica.

Par exemple, Mike Scape veut suivre un type qu'il soupçonne de jouer double jeu. Dans un bar, il réussit à glisser un cube dans la bière du type. Mike Scape a 14 en Perception (9 + 5). A la sortie du bar, il a donc 14 x 7 = 98 % de chances de suivre le type. Il règle sa prothèse olfactive et, avec un 36 à son jet d'un D100, il suit le gars à la portée extrême de son cablâge. Ni vu ni connu. Hélas, au bout d'un moment, le suspect a la mauvaise idée de rentrer dans un restaurant mexicain ! Mike Scape avait choisi un cube odeur Chili !! La perception est brouillée et il perd de "nez" sa cible. Les jours suivants, Mike rôde dans le secteur habituellement fréquenté par son type. Il compte sur sa prothèse olfactive et les émanations du traceur pour "sniffer" sa présence. On est alors le 4ème jour après la prise du cube. Si le MJ estime que le suspect n'est pas trop loin de Mike, il peut autoriser un jet. Ici, 14 x 4 = 56 %. Avec un jet de 48 sur son D100, Mike localise la bonne odeur de Chili, remonte la piste au fur et à mesure que l'odeur devient plus forte et... bingo !

 Prix : 1 000 Eb par cube (odeur au choix)

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Published by Narbeuh - dans Préfabriqués
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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 15:43
Aha, non. Non, je ne parle pas de tous les auteurs, illustrateurs, traducteurs, courageux éditeurs et autres fous furieux qui s'escriment pour gagner (un peu) leur vie dans ce domaine de l'édition. Hélas, non. Je parle de nous autres, les joueurs ou même les simples lecteurs.

En effet, vous en avez marre que chaque plein d'essence vous coûte l'équivalent d'une roue de votre bagnole ? Vous en avez marre d'engraisser un retraité qui se dore la pilule sur la Côte d'Azur avec votre loyer ? Vous ne comprenez pas pourquoi votre nouvelle console de jeu va vous empêcher de partir en vacances ? Bref, vous en avez marre que tout augmente sauf votre salaire ? Votez pour... Non, non, non, je m'égare. Cela doit être l'air du temps...

Non, si vous voulez un loisir où les prix baissent, vous avez trouvé : le jdr !! Bon, déjà, vous n'avez pas à acheter de revue tous les mois puisque... bouhouhou... voilà que cela me reprend ! Non, je suis sérieux. Regardez plutôt :
- voici quelques temps, le 7ème Cercle a sorti Humanydyne, jeu complet avec écran pour 30 euros seulement ;
- la même boîte (si le jdr meurt, ce ne sera pas à cause d'eux...) proposera, comme on le sait déjà ici, la VF des Esoterroristes (petit jeu complet avec un gros scénario) pour environ 18 euros dans les prochaines semaines
- le nouvel éditeur John Doe a récemment sorti, de son côté, le jeu de SF un peu parodique, Final Frontier, pour 24 euros. Il s'agit là aussi d'un jeu complet avec univers, règles originales, scénario et même synopsis de campagne sur 26 pages !
- les mêmes "gars qui n'en veulent" vont sortir bientôt Patient13, un jeu/campagne fantastique contemporain développant sa thématique horrifique et hospitalière en une campagne de 13 épisodes entièrement contenue dans le bouquin (donc, au moins 60-70 heures de jeu comme on dit dans l'argumentaire des RPG informatiques) vendu au même tarif que celui de Final Frontier...

J'en oublie peut-être mais en tout cas, voilà déjà la preuve que l'on peut jouer au jdr avec des jeux commerciaux, sur papier, illustrés et bien reliés, pour quelques centimes d'euro l'heure de jeu (brrrr, ça fait froid dans le dos de compter l'intérêt d'un jeu de cette manière en fait...).

Que l'on me comprenne bien, je continue de kiffer ma race (oui, j'essaie de rajeunir le lectorat de ce blog, essentiellement composé de post-trentenaires attardés...) pour les GROS jdr, les livres de base bien complets avec tout, tout, tout pour jouer et puis aussi plein de beaux dessins. Et puis un carton bien épais pour la reliure. Raaah, souvenir ému de l'ouverture de Rêve de Dragon 2, par exemple.

Mais, d'un autre côté, le prix compte. Et même, alors que j'ai évidemment plus de ressources que quand j'avais 15 ans, il compte paradoxalement de plus en plus. A 15 ans, on est tout fou-fou et claquer 250 francs (eh oui, mes 15 ans, c'était dans un autre siècle...) dans un bouquin avec des monstres et des femmes barbares en bikini de cottes de mailles, c'est trop la vraie vie.
Quelques années plus tard, on est plus posé et au moment de faire le même investissement, on se dit : "J'ai déjà de quoi faire jouer au même rythme pour au moins les 150 prochaines années. Je n'ai pas encore lu mes 3 derniers achats de jdr. Est-ce bien raisonnable, même si j'aime les bouquins avec des monstres et des femmes barbares en bikini de cottes de mailles, de claquer tout cet argent pour si peu d'utilité ?"

La question ne se pose évidemment pas dans les mêmes termes si le jeu en question ne coûte que 20 ou 25 euros : à ce prix là, on peut bien se faire une petite folie, pas vrai ?

Je pense donc que la diminution du prix des jdr n'est pas une fin ou une solution en soi mais le fait de diversifier l'offre en proposant soit des beaux et gros jeux chers d'un côté et de l'autre des jeux plus immédiatement accessibles, cela multiplie pour les éditeurs les chances de séduire le lectorat potentiel.

Bien joué, les gars !
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Published by Narbeuh - dans Quel chantier !
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 16:34

Comme bien souvent, je draguais au hasard les rayons de ma librairie préférée en me disant, de façon un peu perverse (hum, avec draguer et pervers dans la même phrase, les moteurs de recherche vont adorer cet article ;- !), que je pourrais certainement phagocyter l’une ou l’autre de ces nouveautés au profit de Terra Incognita.

Le bingo intervenait au rayon BD. Mon regard y était intercepté par la couverture du dernier Tronchet et surtout par son titre, très évocateur : Le peuple des endormis. Voyant quelque jabot et chapeau à plume sur la couverture, mon regard acéré venait d’identifier une œuvre potentiellement utilisable. Je feuilletais donc et là, ça se confirmait : époque Louis XIV mais aussi et surtout voyages lointains, animaux empaillés pour des cabinets de curiosité… tout cela me semblait bel et bon pour moi !

Evidemment, je me décidais aussitôt à ne pas l’acheter… pourquoi ? Bah d’abord, je ne suis pas trop fan de BD en général. Et je n’accroche pas forcément au style de Tronchet en particulier. Et puis surtout, la BD indiquait qu’il s’agissait là d’une adaptation d’un roman d’un certain Frédéric Richaud, qui cosigne l’album. Bref, je me dis qu’il vaut mieux s’adresser à Dieu qu’à ses saints et, préférant la littérature écrite avec des mots, je me mets en quête du roman éponyme. Rien. Nada. Je surfe donc sur Internet (d’où l’expression : « Nada ? Surfe ! ») pour recherche une trace de ce roman et le commander fissa. Rien non plus. Trop fort : l’adaptation d’un roman qui n’existe pas. Décidément, ce mystère me plaisait bien. Mais ne m’avançait guère pour autant…

J’avais un peu lâché l’affaire quand, un autre jour où je me livrais à cette même occupation en librairie, je tombe sur… un nouveau roman de Frédéric Richaud. Ah, il s’appelle La ménagerie de Versailles. Tiens, tiens, Versailles, hein ? 4ème de couverture : « Depuis que Louis XIV s'est fait construire une ménagerie non loin de son palais de Versailles, le marquis de Dunan ne dort plus. Et s'il fournissait au Roi une bête féroce, au côté des pélicans et des autruches qu'admirent déjà les courtisans ? Sa gloire et sa fortune seraient faites... Mais Dunan court en vain les foires du Royaume : les spécimens intéressants sont rares. Il en faudrait plus pour décourager notre homme, qui se lance alors dans une folle aventure où les fauves ne sont pas toujours ceux qu'on croit... »

Mouaif, c’est en fait le roman que je cherchais. Le fin mot de l’histoire, c’est que l’adaptation en BD a eu lieu AVANT la publication du roman et que, pour différentes raisons (notamment car il y a quand même quelques différences entre les deux), le nom du roman a finalement été changé. Dommage, le nom de la BD me plaisait mieux. Enfin, pas rancunier, j’achète le roman et, dans la foulée, paf, je le lis.

Les mauvaises langues diront : « pas bien difficile », rapport au fait qu’il s’agit vraiment d’un court roman (moins de 200 pages très aérées). Comme on le sait, la longueur ne fait rien à l’affaire. De fait, c’est bien. Très sympa à lire. L’histoire est intéressante, la fin amusante (c’est un livre à chute donc je ne dirai rien de plus), les personnages attachants. Surtout, le style de Richaud est simple et élégant : c’est vraiment une langue tirée au cordeau avec sujet-verbe-complément  et allégement systématique du gras (multiplications d’épithètes, métaphores douteuses…). Très agréable.

En ce qui concerne Terra Incognita, le bilan n’est pas nul non plus. Bien sûr, il s’agit d’un roman d’inspiration historique sans une once de fantastique. Toutefois, comme je le disais plus haut, la trame pourrait tout à fait être celle d’un scénario pour le jeu : un noble cherche à faire plaisir au Roi-Soleil et, pour ce faire, réunit une petite équipe hétéroclite (prêtre, capitaine, dessinateur-empailleur…) pour monter une expédition vers un pays inconnu. Il en ramènera des trésors… et pas mal d’emmerdes. Si on remplace le pays lointain par un Pays de Nulle Part et qu’on y ajoute 1 ou 2 touches de fantastique, on a un parfait scénario Terra Incognita.

Note : adaptation à faire pour (beaucoup) plus tard…
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 11:15
Alala, ça n'arrête plus, ça n'arrête plus !

Comme promis, voici en ligne l'interview de Pierre Zaplotny. Pierre est un des principaux contributeurs à Empire Galactique. Il a inventé le fameux Triche-Lumière, fait les règles concernant l'Espace et les vaisseaux et créé les scénarios "Marine" et "l'Honneur des Corsaires". Pas un bédouin, quoi.

Je vous laisse découvrir mais, vous verrez, c'est très enrichissant. On sent que Pierre est encore très proche de son jeu et a plein d'idées sur celui-ci.

Pour faire bonne mesure, j'ai aussi ouvert sur le site une section destinée à réunir toutes les contributions aux règles et à l'univers de Empire Galactique que l'on voudra bien me faire parvenir (à vot' bon coeur, m'sieurs, dames...).

Son ouverture est surtout justifiée par le gros boulot livré par Vincent qui vous propose rien de moins qu'un système de règles entièrement refondue à sa sauce. A essayer si vous n'avez pas encore trouvé votre bonheur avec la deuxième édition du jeu.

Un rappel pour retrouver tout cela : http://www.empiregalactique.new.fr/

Vala. C'est tout pour cette fois ! Bon, je crois qu'il va falloir que je me remette aux scans de l'Encyclopédie Galactique, moi ;-!
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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 16:08

Pour célébrer le deuxième épisode de 2057, la série documentaire de Arte, consacré cette fois-ci aux villes du futur, nous vous proposons un petit "préfabriqué" (y avait plutôt longtemps...) sous forme de règle optionnelle pour Cyberpunk ou autre jeu de même ambiance (moyennant quelques légères modifs, bien sûr).


La Rue, que ce soit en 2020, 203X ou 2057, est continuellement baignée dans un brouillard poisseux, mixture décapante de particules en suspension et fumées toxiques.

L’emploi du CHOOH2, moins polluant, dans la plupart des véhicules urbains a stoppé la progression dramatique de la pollution atmosphérique des grandes villes. En contrepartie, l’abandon des normes anti-pollution sous la pression du lobby corporatiste n’a pas permis de faire reculer cette couche permanente de smog. Les usines, les multiples véhicules aériens (l’Avessence est très polluante)… sont parmi les sources de pollution toujours très présentes.

La plupart des urbains se sont habitués à ce smog… les autres sont morts depuis longtemps. Mais, de temps en temps, ce smog frappe plus durement, favorisé par la chaleur, les vents ou une augmentation des rejets. Dans ces cas là, même le plus endurci des punks a du mal à respirer…

A condition de ne pas en abuser et de manière à meubler un temps mort avec une situation d’ambiance urbaine, le MJ peut demander aux PJs de tester leur réaction à un pic de pollution. Il s’agit de réaliser un simple test de Sauvegarde modifié par l’état de santé et de fatigue du PJ de manière normale et, éventuellement par les facteurs suivants :

Le PJ vit dehors en permanence

-2

Le PJ vit à proximité d’une source de pollution (usine, autoroute, AVport…)

-2

Le PJ vit en permanence dans un milieu à air conditionné

+2

Le PJ porte des filtres à air

+1

Le PJ porte des implants filtrants

+3

Le PJ suit un traitement préventif (port régulier du filtre, réoxygénation…)

+2

Si le PJ échoue, il est saisi de violents maux de tête et de difficultés respiratoires. En terme de jeu, il subit un malus de –2 à toutes les actions faisant intervenir l’INT et/ou nécessitant réflexion et concentration (TECH…). De plus, les actions nécessitant de l'endurance (course...) sont également affectées par ce malus de - 2 : le PJ s’essouffle très vite.  Si un système de Points de Fatigue (comme celui de Dark Metropolis) est appliqué, toutes les dépenses en points de fatigue sont alors doublées.

Ces effets disparaissent lorsque le pic de pollution s’achève ou bien lorsque le MJ demande un nouveau jet : si le PJ réussit celui-ci, il est tiré d’affaire.

Pour cela, il a tout intérêt à ce servir des deux ressources suivantes :

-  des filtres en tissu synthétique enveloppant le nez et la bouche vendus en boîte de 10 pour 50Eb

-   une séance de réoxygénation dans un bar à oxygène (par exemple, ceux de la célèbre chaîne O2Bar) durant une demi-heure avec un délicieux verre d’eau minérale offert pour 25 Eb

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Le garage où les M.e.C. rangent leurs fichiers PDF étant devenu un fameux bordel, en voici une nouvelle version plus mieux. Un clic et c'est parti !


http://img.over-blog.com/625x881/0/06/06/51/n-6/tangerine_quarantine.jpg
Du matos pour Hellywood préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : la description d'un rade comac et un scénario qui s'y déroule entièrement (ou presque).

http://img.over-blog.com/500x706/0/06/06/51/n-6/glas.jpg
Du matos pour Warsaw préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : une faction atypique accompagnée du scénario qui va bien.

http://img.over-blog.com/500x702/0/06/06/51/n-5/factions-warsaw-cover.jpgUne mini-aide de jeu pour Warsaw (la liste des factions).
http://img.over-blog.com/625x884/0/06/06/51/n-6/avocats-du-diable.jpg
Un scénario expérimental car bi-classé Te Deum pour un massacre et Hellywood (et ouais). Publié jadis dans les Carnets de l'Assemblée.
http://img.over-blog.com/150x206/0/06/06/51/n-4/verbatim-couv.jpg
Une contribution à l'ouvrage Jouer avec l'Histoire proposée par l'éphémère éditeur en bonus sur son site web. Sujet : le surnaturel dans les jeux historiques.

Mea Rouia, un gros scénario exotique
pour Maléfices avec les aides de jeu et les prétirés qui vont bien (voici aussi la couv' pour les plus bricolos d'entre vous)

Three Card Monte, un scénario sans fantastique pour Hellywood


Fleetwood & Studebaker, une aide de jeu sur les poursuites en voitures pour Hellywood


Deadline !, une variante des règles d'investigation pour le système Gumshoe


Aventures aux Pays de Nulle Part, un jeu hybride entre jeu de rôles sans MJ et de société dans l'univers du jdr Terra Incognita

Voyage, une tentative d'adaptation du système de Dying Earth à l'univers de Rêve de Dragon

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