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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 10:58

(...la suite)

Mais, bien évidemment, ceux qui enfoncent tout, il fallait s'y attendre, j'ai nommé les champions toute catégorie du jdr francophone, les croisés du jdr bien de chez nous aux States... tatam... le 7ème Cercle ! Fort des prix reçus récemment pour Qin aux USA et surtout de l'annonce de la traduction de leurs jeux (Qin, Kuro et Humanydyne) sur le marché américain, le 7ème Cercle annonce un planning de folie pour la fin 2007. Accroche toi, David. On commence léger avec un supplément Qin, Tian Xia 2, la suite d'une campagne je crois (??). On l'accompagne d'un copieux Makkura pour Kuro : écran, background et matos et 5 scénarios en campagne. Tout ça, normalement dès Septembre. En Octobre, paf, on assène un énorme Capharnaum, jeu qui réalise un gros buzz sur le Net grâce au nombre et à la qualité des personnes travaillant sur le projet et aux excellentes illustrations déjà dévoilées par le studio Deadcrows qui développe ce projet depuis un bon moment déjà. L'ampleur du projet me fait un peu penser à ce que fut Guildes en son temps pour le jdr francophone. Pour le thème, j'avoue être assez circonspect : sous un abord franchement Mille et Une Nuits (chouette !), Capharnaum veut nous convaincre qu'il est bien plus que cela à la fois purement fantastique, antique, héroïque... mais surtout pas historique ! Eho, ça va, c'est pas sale, non plus. En tout cas, celui-là, je l'attends avec impatience.

C'est fini ? On peut sortir ? Nan. Le mois suivant, toujours au 7ème Cercle : traduction de Fear Itself, gamme Gumshoe tendance horreur. Et ça, c'était pour se faire la main avant LA sortie de Décembre : la nouvelle version de l'appel de Keutulu sous moteur Gumshoe, appelée en VO Trail of Chtulhu. Vala.

anima.jpgSi il reste des sous, on peut encore aller faire un petit tour du côté de chez Ubik : l'écran pour Conan, un supplément L5R et surtout la très grosse sortie en Décembre de la traduction de l'énorme projet Anima, un monde style manga med-fan développé par une maison d'édition espagnole (liée à Ubik) sur une multitude de supports, dont un jdr sur table. Le site et les ilus (certes, faut aimer le manga...) sont impressionnants. Par contre, le système de jdr a l'air lourd et peu novateur mais ce ne sont que vagues impressions de médisant. A infirmer à la sortie du jeu.

Sinon, je rappelle que Asmodée a arrêté officiellement le jdr (COPS, INS... c'est fini). Mais D&D, ce n'est pas du jdr : donc ils continuent ! Des suppléments dont j'ignore les noms sont prévus... pour nous faire patienter jusqu'au futur DD4, déjà annoncé.

Dans le même ordre d'idée (je parle de mon manque d'intérêt flagrant...), La Bibliothèque Interdite prévoit grosso modo une traduction de supplément Warhammer par mois : Les Maîtres de la Nuit et Le Tome de la Rédemption. Ouh, pinaise, ça fait peur.

Chez les éditeurs plus discrets, je ne ferai qu'évoquer d'un mot les sorties prévues (un petit livret par mois, apparemment) chez les Douze Singes pour leur jeu ésotérique Trinités : je suis désolé mais j'ignore tout de ce jeu :-((( Pareil si j'en oublie : ‘scusez-moi, c'est pas pour être méchant. C'est par ignorance.

Bon, alors David, tu prépares ton argent de poche ou bien ?

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 10:48

Hein ? De quoi ? D’après Papy David au téléphone, je cite : « y a quasi rien de prévu en jdr dans les prochains mois, si ? ». Il se fait vieux, Papy David. Très vieux. Pour lui et pour les autres prégrabataires dans son genre, petit passage en revue à la façon de Old Casus (snif) des futures sorties prévues dans le petit monde du jeu de rôles francophone. Disons, jusqu’à Noël prochain. La maison décline toute responsabilité sur les D6+3 mois de retard sur les dates de sortie annoncées par les éditeurs. Enfin, comme, contrairement à ce que David croit, il va pleuvoir des bouquins de jdr dans vos boutiques, on privilégiera ici les jeux qui sont suivis régulièrement par Mondes en Chantier ou qu’on attend avec impatience pour les petits nouveaux. 

tarot-malef.jpgC'est parti. Commençons d'abord par un petit rappel concernant les jeux 1900 que l'on affectionne tout particulièrement par ici. Nous en avons déjà parlé mais reparlons-en car on aime trop ça, oh oui, oh oui, on aime ça. Du côté des Editions du Club Pythagore, on attend CatéSchisme pour Maléfices, sorte de "gamemaster pack" avec écran et tarot plus un livret sur le fantastique. Prévu pour la rentrée, on peut raisonnablement l'attendre pour (bien ?) plus tard... Du côté de Caravelle, on met le paquet sur Crimes. Récapitulons : un scénar PDF gratuit pour dans très bientôt, L'oseille des héritiers, puis un scénar de 64 pages pas PDF pas gratuit, Mon meilleur ennemi (lu et approuvé par la maison) pour Octobre. Enfin et surtout, le guide du Paris 1900, Paris, Ombres et Lumières, qui apportera background et scénarios en campagne sur 208 pages pour la toute fin de l'année. Plus raisonnablement le début de la suivante.

Maintenant, je vous parlerais bien du plannig prometteur du jeune éditeur JohnDOe. Pourquoi ? Parce qu-euuuuuh. Non, plus sérieusement, on vous a là aussi déjà parlé du futur Hellywood, jeu hardboiled fantastique de Emmanuel Gharbi ( = Monsieur Exil), prévu, peut-être, pour mi-Novembre. L'auteur est passé aux aveux : sinon, ce sera carrément Mars 2008. On croise les doigts. Ma secrétaire, elle, croise toujours ses jambes gainées de soie noire sur mon cloak-of-steel.jpgbureau mais, ça, c'est une question de style. Mais chez ce dynamique éditeur, 2007 devrait aussi voir apparaître un Bestiaire générique pour le système Dk (bientôt ?) et surtout l'adaptation par Le Grümph d'un obscur jeu américain, Cloak of Steel, devenu logiquement Mantel d'Acier. Il s'agirait d'un univers adapté au système Dk et que je me risquerais de qualifier, du très peu que j'en sais, de Rêve de Dragon au pays des Méchas. Je sais, ça fait bizarre mais, de fait, cela semble bien original : magie, exploration d'une nature hostile, monstres d'un côté... mais aussi robots géants, ballons dirigeables... La couv' de la VO fait craindre plus que le pire mais le talent du Grümph pour trouver des noms poétiques (on sent le vieux fan de RDD, c'est bien ce que je disais) et surtout son style de dessin bien caractéristique peut transformer tout ça en bonne surprise.

Hop, hop, hop, passons sans transition à ceux qui nous ont fait le coup de la panne ces derniers mois mais qui reprennent du poil de la bête : Black Book. Au programme, des trucs auxquels j'entrave que dalle pour Midnight, le monde désespéré pour Donj' mais aussi des sorties mal déterminées pour Shadowrun (qui a connu d'importantes turbulences éditoriales aux States). Surtout, la déjà mythique campagne pour Pavillon Noir, Les Cinq Soleils, est prévue pour Octobre. Miam ! Ces jeunes gens s'enflamment également puisqu'ils ont relancé la folle boîte aux rumeurs en promettant en vrac pour "peut-être avant la fin de l'année" : une nouvelle édition pour le jeu subaquatique Polaris (non ? si !!) et la traduction des gros volumes compendium de Earthdawn parus en VO chez Redbrick. Qui vivra verra. Ah oui, j'oubliais ! Et aussi un Black Box 3. Ok, j'arrête, c'est pas drôle...

(à suivre...)
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 08:22
dragon-sketch-cheque.jpgOuais, chouette,  danse et mets tes baskets, tu verras, c'est sympa...

Hm. Trêve de  délire  ringardo-musical. C'est vrai, c'est la rentrée, la fin des séances de plage sous la pluie, des balades en montagne sous la pluie, des visites de musées glauques sous la pluie...

Mais bon, la rentrée, c'est aussi les nouveaux projets, l'enthousiasme foufou qui retombera avec les frimas de l'automne, les futures sorties attendues, retrouver les copains de l'Internet... Bref, c'est sympa quand même.

Bon, dans l'ordre, je vais d'abord répondre aux gentils commentaires et mails reçus de la part de lecteurs de passage. Puis viendront une série d'articles sur, en vrac : les critiques de nos lectures jdr de l'été (Miles Christi, Kuro, Esoterroristes...), les sorties jdr attendues par Mondes en Chantier, nos projets et d'autres surprises.

J'aimerais assez bien aussi dépoussiérer un peu le look de ce blog mais il semble que les possibilités d'Overblog soit assez limitées. Et les miennes encore bien plus. Si un gentil lecteur doué de ses dix doigts veut nous faire un logo ou une bannière, il recevra un abonnement gratuit à vie en signe de gratitude. Ah ouais, merde... Et aussi des tonnes de bisous, alors.

Tiens, les vacances, ça sert aussi à se connecter sur son blog depuis un autre ordinateur que le sien. Et d'utiliser ce bon vieil Internet Explorer de ce bon vieux Billou. Moi, perso, je n'utilise que Firefox , aussi bien chez moi qu'au boulot. Résultat : j'avions pas vu que bien de nos articles étaient pollués sous IE par des lignes de code impromptues et disgracieuses. J'en suis bien désolé pour nos lecteurs IE. Je veillerai à ce que cela ne se reproduise plus et j'ai aussi dépollué les  articles les plus récents mais c'est un putain de boulot ingrat donc j'ai arrêté là les frais pour le moment.

N'hésitez pas, estimés lecteurs, à nous signaler ce genre de bug. Merci.
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Published by Narbeuh - dans Quel chantier !
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 18:37

merm--moire.jpgA l’occasion d’un petit détour estival par Saint-Malo, je me suis livré à mon plus grand vice : le détournement touristico-rôliste. Il s’agit, et tous les vrais rôlistes se reconnaîtront (allez faire un tour sur le blog des Hu-Mu pour voir…), de détourner une innocente ballade ou visite de musée en quête d’inspirations ou de renseignements pour des scénars ou autres textes de jdr. Il en est même, pervers d’entre les pervers, qui détournent des voyages scolaires entiers dans ce but mais je n’en dirais pas plus par bonté d’âme…

 

 

Donc, dans la cité corsaire, on donne à voir en ce moment (et ce jusqu’à la fin de la saison) à la chapelle Saint-sauveur dans l’intra-muros l’exposition itinérante La mer pour mémoire dont le thème, peu racoleur, est l’archéologie sous-marine sur les rives du Ponant. Derrière cet intitulé un peu aride, détrompez-vous, on trouve des merveilles. Cette exposition bénéficie d’une muséographie très attractive et sait naviguer (arf, arf) du plus scientifique au plus didactique sans négliger, c’est suffisamment rare pour être souligné, la part du rêve. En conséquent, tout est réuni pour qu’un rôliste en vadrouille y trouve tout ce qu’il cherche. Et même plus.

 

 

Pour Terra Incognita (prétexte au classement dans cette rubrique), j’ai noirci quelques feuillets de notes (et louché sur le catalogue). Le 1er développement de l’exposition est sur l’exploration des mondes sous-marins, ces autres Pays de Nulle Part. Or, comme les choses sont bien faites, cette exploration a débuté avec les premiers scaphandriers et autres cloches de plongée… vers 1715-1720. Et hop, dans la boîte !

 

 

merm--moire2.jpgQuelques autres bricoles également : des petites choses sur l’utilisation des astres dans la navigation, sur la bataille de La Hougue en 1692 (ah, le Soleil Royal !)… et tout simplement sur le thème du naufrage, thème baroque s’il en est et qui sera inclus dans le premier scénario pour Terra Incognita, « L’île aux Marmousets », mis en boîte juste avant les vacances.

 

 

Mais, bien évidemment, LE jeu qui trouve là toute son inspiration, c’est Pavillon Noir ! La plupart des épaves dont il est question évoquent le 17ème-18ème siècles, certaines encore plus précisément le monde des corsaires. On trouvera pour l’univers de ce jeu énormément d’informations sur la vie à bord, la navigation, le combat naval… Mais, me direz-vous, tout cela, on le trouve aussi dans des livres. C’est vrai mais voici deux exemples de ce que l’on peut trouver dans cette exposition et qu’on ne trouvera pas dans un ouvrage en 2D :

 

-          un entrepont reconstitué avec canons, sabords et la mer qui défile au loin…

 

-          la visite d’une maquette de voilier filmée par endoscope !

 

 

A cela s’ajoutent les petits détails qui font vrai (et pour cause !) nécessaires pour peupler un navire de pirates : le petit singe de 6 mois dont on a retrouvé les os dans la cambuse, l’étui de pipe sculpté en forme de pistolet… A vous d’aller choisir les vôtres !

 

 

Bref, une visite estivale chaudement conseillée si vous vous rendez à Saint-Malo.

merm--moire3.jpg

 

 
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Published by Narbeuh - dans Terra Incognita
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 11:14
Alors que, homme de peu de foi, je pensais le projet un peu enterré, voici qu'on nous annonce la prochaine sortie du n°2 du webzine de la Cour d'Obéron, Les Songes d'Obéron. En plus, l'annonce est graphiquement splendide, la voilà :




Aaah, voilà l'occasion rêvée de poster mon petit message à propos... du n°1 !

Pour mémoire, les Songes sont donc le webzine entièrement gratuit rédigé, illustré et maquetté par la communauté active du site et forum de la Cour. Chaque numéro est thématique (aventures maritimes pour le 1,  fées et chevaliers, donc, pour ce second numéro).  Chaque numéro est constitué d'articles sur les jeux de rôles ou sur ce qui peut les inspirer (livres, bd, films, histoire...) en fonction du thème retenu.

Le numéro 1 que je viens de lire est sorti, me semble-t-il, il y a au moins un an. Non pas que je sois si lent à la lecture mais ce sont, pour moi, toutes les contraintes du support PDF : trouver un ami (que je ne nommerai pas...) sans foi ni loi prêt à piller les ressources informatiques de son entreprise pour me l'imprimer en laser recto-verso puis trouver un moment propice à la lecture de ces feuilles volantes. Ouf.
 
Donc, au bian et en un mot : bravo ! En l'absence de magazines de jdr à lire pendant les vacances, je me suis retourné avec bonheur vers le n°1 des Songes d'Obéron. Franchement, je n'ai pas vu la différence.
 
Je ne peux citer tout ce qui m'a plu mais je tiens à mettre deux membres de l'équipe en avant :
 - bravo à Xaramis pour le pavé sur Pavillon Noir (interview + critique)

- bravo à Moustrap pour sa mise en page sobre et élégante, très professionnelle mais bravo surtout, à mon goût personnel, pour l'adorable couverture de ce n°1, simple mais pleine de charme et de poésie

Bravo donc à ces deux là et bien sûr à tout le reste de l'équipe bénévole !

Vivement ce n°2... comptez sur mon avis dans un an :-(((

Un ch'ti lien qui va bien pour finir : http://couroberon.free.fr/

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Published by Narbeuh - dans Presse rôliste
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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 12:30

 hell-dorado.jpeg« Les jours passent et l’Enfer n’est plus aussi lointain... »
 
 On n’en finit plus de parler de nouvel âge d’or de la figurine. J’ai arrêté de tenir un décompte précis mais à chaque fois qu’on se dit « voilà que ça se calme un peu », ça repart de plus belle ! Dernier rebond en date (et quel rebond !) Hell Dorado, le tout nouveau jeu de figurines au format escarmouche, par CROC et Geoffrey Picard, chez Asmodée Editions est disponible depuis le Monde du Jeu. Après une approche toute en longueur (Winter 2006, really ?) et une montée en puissance savamment entretenue par l’intermédiaire d’un blog dédié (http://helldorado.fr/) une mise en place énorme et un départ du feu de Satan signent une entrée en force dans le monde des petits bounhommes en plomb.
 
 
« C’est la, c’est la, c’est la SALSA DU DEMON » : le contexte du jeu.
 
 Nous sommes en 1634 (curieusement d’ailleurs, je me serais plutôt attendu à ce qu’on soit en 1666 ou – à la limite, connaissant les auteurs, en 1664, mais bon, ils ne nous laissent pas le choix dans la date), en pleine guerre de religions en Europe.  Les différentes factions impliquées dans le conflit ont conclu une paix précaire le temps d’envahir l’Enfer dont elles viennent par inadvertance de découvrir la porte de service. Une fois sur place, elles se rendent compte que les Ottomans sont rentrés par la grande porte depuis un bon moment. Du coup, c’est fort logiquement (si on veut) que tout se beau monde va s’en aller foutre sur la gueule des démons (canal historique) et des égarés (canal autonome), et y compris entre eux et réciproquement. L’historique général et celui de chaque camp est fort détaillé, avec des nouvelles qui mettent dans l’ambiance et sont bien agréables à lire. On retrouve aussi ce souci de donner du relief au jeu dans la partie consacrée aux personnages, puisque la description technique de chacun y est accompagnée par un petit texte qui le met à l’honneur. On retrouve un peu de la verve qui avait fait une partie du succès d’INS/MV, et on se dit qu’Hell Dorado aurait aussi bien pu voir le jour sous forme de JdR historico-fantastique si ça eut encore payé.
 Ca va y aller au tromblon et à la pique autant qu’au cimeterre et à la rondache, mais aussi à la boule de feu comme à l’eau bénite.
 
 boln02zoom-copie-1.jpegEnfer et Contre Tout : le style du jeu.
 
Quatre factions bien distinctes, avec des troupes spéciales et des tactiques propres (façon de parler), toutes les alliances possibles, des tables de jeu de petites dimensions pour un contact rapide, des interactions avec le terrain… il ne manque que le brouillard de la guerre pour obtenir un RTS. On ressent clairement l’influence des jeux vidéo – dont CROC est un célèbre chroniqueur, dans la conception d’Hell Dorado, qui est décidément à la croisée de beaucoup de chemins ludiques. Et qui débouche au carrefour juste au bon moment pour prendre la relève dans la catégorie des jeux dits d’escarmouche du célèbre Confrontation qui lui-même, ayant pris pas mal de poids en dix ans, vient de se décider à aller boxer dans la catégorie supérieure des wargames avec figurines*, où il figurera comme challenger de WHB. Il devrait être bien soutenu, tous les deux mois par l’arrivée de renforts en boîtes de renfort, et sur le long terme par l’organisation d’événements consacrés au jeu et qui permettront aux joueurs d’influer sur le background. C’était déjà un des principes de COPS et – dans le monde de la fig., la recette est déjà appliquée par GW avec ses campagnes mondiales mais aussi par Privateer Press. Une précision toutefois : le style descriptif de certains passage et quelques illustrations pourraient choquer les plus jeunes de nos lecteurs, aussi est-il préférable de déconseiller le jeu au moins de disons… 16 ans ? De toute façon les cutters ça coupe, la colle c’est dangereux, la pyroscie ça brûle, et avant cet âge là vous ne pouvez pas sérieusement avoir autant d’argent que ça à claquer dans ces conneries, si ? Oh et puis vous voulez qu’on vous le dise comment ? Cassez-vous bande de petits cons, y’en a marre de vous voir traîner plein les boutiques, allez donc réviser un peu vos devoirs et laissez les adultes s’amuser, non mais !
 
Un pavé de bonnes inventions : Les règles du jeu.

Ce n’est pas la première fois qu’Asmodée s’occupe d’un jeu de figurines puisqu’ils étaient les distributeurs du Retour des Dieux, jeu qu’ils ont laissé mourir d’une mort pas très propre avec tous les dégâts collatéraux que cela suppose, comme de nombreux joueurs le bec dans l’eau et des sculpteurs qui aimeraient bien être payés. Pour les sculpteurs ça va mieux, merci, puisqu’ils sont à l’origine des (presque toutes) superbes figurines de Hell Dorado. Pour les joueurs… et bien ils peuvent toujours se reconvertir, non ? En plus ce sera roleplay.

Cela nous donne donc un livre de règles de 210 pages couverture molle** qui est censé contenir « tout ce qui est nécessaire pour partir à la conquête de l’enfer : règles du jeu, listes de compagnies, guide de peinture, background, scénarios… », tout ce qui est nécessaire en attendant les indispensables suppléments qui, nous n’en doutons pas, devraient suivre.
 
Pour ce qui est des règles de base, autant vous le dire tout de suite, IMHO, ATM, AFAIC*** et tout ça, il ne casse pas quatre pattes à un canard. Même pas trois. Des systèmes basés sur le D6 comme celui-ci, je pourrais vous en citer des brouettes, et beaucoup qui sont meilleurs comme par exemple celui du SdA en ce qui concerne les grosses productions, ou même celui d’Argaad qui a pourtant plus de dix ans pour ce qui est des productions amateurs. Et sans parler de D6, il est aussi moins bon, moins tactique, moins créatif que celui d’Infinity et moins intuitif ou moins précis que celui d’Urban War. Reste tout de même qu’avec son système d’additions et de soustractions il se retient rapidement et qu’il est complet – permettant de faire face à quasiment toutes les situations de jeu (on voit que de vieux routiers ont bossé là-dessus). Mais ce n’est qu’avec l’ajout des règles de magie et des capacités spéciales qu’il prend tout son sel. Les capacités spéciales en tous genres amènent le fun et un aspect tactique supplémentaire avec la règle du  et la magie oblige à bien gérer l’espace puisqu’elle s’applique à coup d’auras. Mais les magos peuvent aussi faire appelle à de petits serviteurs : les lémures porteurs de sorts, sortent de sandestins qui sont autant de fire and forget. C’est comme les Pokémons : il est conseillé d’avoir toute la collec’ pour frimer et on peut se les échanger avec les copains.

newimage.gif    
 
Faites chauffer le plomb ! : les figurines du jeu.

Soyons direct : la plupart des figurines actuellement disponibles pour le jeu sont superbes. Elles sont les œuvres des meilleurs sculpteurs français sur le tarmac et viennent s’intercaler en terme de dynamisme et de finesse entre les deux sociétés qui, IMHO, ATM, AFAIC, dans l’ordre, tiennent la tête – Dark Age et Rackham, et les meilleures (de plus en plus rares) productions de Games Workshop. On ne décèle pour ainsi dire pas de ligne de moulage, elles sont tout à fait bien proportionnées (sans armes démesurées ce qui est appréciable), s’assemblent admirablement, et leurs concepteurs n’ont pas abusé du multipart. Seuls bémols, les différents éléments d’une pièce présentent des sections lisses sur lesquelles il aurait été malin de prévoir des petits picots d’un côté et des petits trous de l’autre pour renforcer le collage, car essayer de contrepercer ce genre de pièce peut provoquer des suicides graves ; et par ailleurs il est à noter que ces petits bonhommes contiennent du plomb, ce qui implique quelques précautions d’usage auquel le métal blanc de GW nous avait déshabitué.

Je constate que vous êtes attentifs : j’ai effectivement dit la plupart des figurines sont superbes. La plupart mais pas toutes. Comme toute gamme, celle d’Hell Dorado compte quelques ratés, qui ont été relevés bien avant moi par les blogueurs fous et autres archifans de la première heure du jeu, et se retrouvent confirmés par la hiérarchie des ventes des boîtes de compagnie, à savoir du plus au moins joué : les sarrasins, les occidentaux, les égarés et les démons. Parmi ces ratés, citons la figurine Succube et celles des damnés. Espérons que l’arrivée au mois de juillet de Foulques le Noir relancera l’intérêt pour cette faction.
 
Ceci dit, tous les modèles photographiés pour le livre de règles ont été peints de main de maître par les artistes du studio et quelques petits gars de la Team Toulouse, et ils vont vous faire baver d’envie et suer sang et eau pour en livrer de maladroites approximations, pauvres mortels aux petits doigts boudinés et daltoniens. Où alors, comme quelques rats de tournoi de ma connaissance, vous allez abdiquer d’entrée de jeu toute fierté personnelle et toute prétention coloriste et vous vous rabattrez sur la bombe de sous-couche blanche, prenant le risque que ce soit CROC en personne qui vous châtie comme il se doit.

L’enfer du décor :  les décors du jeu.
 
C’est une des idées fortes d’Hell Dorado : les décors doivent jouer un vrai rôle tactique autant que d’ambiance et visuel pendant les parties. De nombreuses pages sont d’ailleurs consacrées à la fin de l’ouvrage à la façon de réaliser de zolis décors à domicile. Vous trouverez aussi beaucoup de hoses à ce sujet sur le site d’Hell Dorado qui vient d’ouvrir ou chez les maniaques de Terraformation.
 
L’Enfer chez les autres : Les figurines des autres gammes qui s’adapteront très bien à Hell Dorado.

La quatrième de couverture prétend que « pour profiter pleinement du jeu, vous devrez utiliser les figurines officielles Hell Dorado, présentées en boîtes de compagnie**** ou en boîtes de renfort et disponibles chez votre revendeur ». Mais nous à Mondes en Chantier nous sommes des genres d’insoumis, et c’est pourquoi je n’ai pas peur de hurler ici à la face du Monde du Jeu : « MON CUL ! »

Le « code » d’Hell Dorado permettant de générer les diverses caractéristiques des personnages n’est pas très difficile à « casser » et comme celles du jeu font environ 28 mm, de nombreuses figurines existent déjà dans le commerce qui devraient vous permettre de représenter sur vos tables les références qui ne sont pas encore sorties. On pense ici naturellement aux chasseurs de sorcières pour Mordheim qui étaient un peu plus grands que le reste de la gamme, ce qui tombe bien (mais un peu gros de partout aussi, ce qui tombe moins bien), ou encore à certaines pièces de chez Rackham (les figurines Rackham ne sont pas toutes, loin de là, à la même échelle, même lorsqu’il s’agit d’humains lambda) ou de chez Privateer Press (là aussi les variations de taille sont importantes). Quelques références de démons pour Le retour des dieux devraient reprendre du service, surtout le gros démon () qui fera un magnifique leader, et de même chez Fenryll qui est à la relance en ce moment et va probablement sortir d’ici quelques temps des pièces collant à l’actualité, comme ils n’ont pas manqué de le faire avec des gardes, des enfants des rues, un marchand ambulant, etc. qui vont très bien dans les rues de Cadwallon, et comme ils savent le faire d’ordinaire. L’inspiration ne manque pas.
 
En parlant d’inspiration, c’est d’ailleurs l’occasion de dire ici que plusieurs figurines du jeu semblent très inspirées par d’anciennes références GW. Le Bretteur des Occidentaux a indéniablement un air de famille avec le Noble Impérial de Warhammer Quest et la future figurine de Don Quichotte pourrait bien ressembler comme un frère (sauf le cheval) à un certain mercenaire Chevalier Errant de Mordheim.

Et pour finir, une bonne baston ! : le mot de la fin.
 
Se lancer dans un nouveau jeu de combat avec figurines n’est jamais une entreprise à prendre à la légère, tant les budgets concernés sont potentiellement lourds : le budget figs., le budget peinture, le budget matériel, le budget table de ping-pong, et puis après le budget temps, le budget bière,  le budget pizza, et puis encore après le budget sport et régime, le budget SOS amitié voir le budget divorce et le budget psychanalyse. Qui plus est, étant donné l’offre pléthorique de ce début de XXIième  siècle, il convient de bien peser le pour et le contre pour être sûr de ne pas regretter son choix après quelques parties. Mais ça tombe bien ! De nombreuses parties de démonstration vont être organisées un peu partout en France et en Belgique, ce qui va vous donner l’occasion d’essayer, de vous faire prêter des figs. Et expliquer tranquillement les règles. Avec ça plus aucune excuse pour ne pas commencer à pousser des bouts de plomb sur la feutrine. Alors banzaï !, et souvenez-vous : comme le dit CROC, « la stratégie, c’est dix contre un, et par surprise » !
 

  •  
  • * : Article à venir dans la rubrique « du plomb dans la tête » de Mondes en Chantier (note de Narbeuh : bah ouais, David est désormais adepte du 1 artcile = 1 nouvelle rubrique...)
  •  
  • ** : Plus moyen de trouver une couverture cartonnée digne de ce nom chez le marchand en ce moment. Hell Dorado est à couverture molle, Crimes et Maléfices aussi,
  •  
  • *** : A la demande générale de Narbeuh, Général en chef des Mondes en Chantier, je vais maintenant pourrir mes articles de In My Humble Opinion, According To Me, et autres As Far As I’M Concerned, afin que nous puissions conserver notre image politiquement correcte de neutralité bienveillante qui, selon une politique éditoriale à très long terme, vise à faire de nous le nouveau Casus Belli de la cybertoile.
  • **** : petit plus promotionnel, un golden ticket a été glissé dans quatre (une par faction) des premières boîtes de compagnie disponible. L’auteur de ces lignes n’a pas eu la chance d’en découvrir un dans celle des Occidentaux non plus que dans celle des Sarrasins qu’il s’est empressé d’acquérir pour la pas très modique somme de 40 euros pièce. On peut en déduire au moins quatre choses. Premièrement la vie est cruelle, mais ça vous le saviez déjà. Deuxièmement tout mon budget figurines du trimestre et même plus y est passé. Troisièmement j’ai des goûts forts communs. Et quatrièmement, statistiquement ça augmente vos chances. Enfin une bonne nouvelle !
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 18:56

logo-loup-solitaire-small-180.gifAvertissement au lecteur.

Attention ! Cher lecteur,

Ce blog te propose de devenir le héros imaginaire de la critique d’un jeu de rôle basé sur un univers d’aventures fantastiques. Grâce aux pouvoirs extraordinaires du web, tu vas pouvoir y découvrir des prises de positions extrêmement périlleuses qui n’engagent que leur auteur. Nous te rappelons que tu ne dois en aucun cas tenter de reproduire de tels propos dans la vie réelle, que ce soit dans une boutique de JdR ou dans une convention par exemple, car tu pourrais te mettre gravement en danger.

1 Connaissez-vous les aventures de la série Loup Solitaire ? Alors entrez dans l’univers des livres dont vous êtes le héros.

Le tome 21 du Grimoire vous propose la version française de Loup Solitaire – le jeu de rôle sous licence Mongoose Publishing basé sur l’univers de la série des Loup Solitaire écrite par Joe Dever et illustrée par Gary Chalk, publiée en France par Gallimard Jeunesse dans la collection des livres dont vous êtes le héros*. Ce précieux opus, richement enluminé (couverture souple qui ne va pas tenir la route longtemps, ça devient une détestable habitude, 336 pages noir et blanc, ou plutôt noir et gris) vous coûtera 40 pièces d’or dans la rue des Artisans Industrieux. Si vous souhaitez l’acquérir, retirez 40 pièce d’or de votre bourse et placez le dans un emplacement libre de votre sac à dos. Dirigez vous ensuite en 2.

* : certains tomes de cette série viennent de passer les 200 000 exemplaires vendus et sont en réimpression. Ca laisse rêveur. Par ailleurs oui, exact, bien vu, il n’y a jamais de note de bas de page dans un livre dont vous êtes le héros puisque le format ne s’y prête pas du tout.

loupsol1.gif2 Viens là mon gros loup.

Le chapitre intitulé « Encyclopédie du Magnamund » (et non pas Encyclopédie Magnamundi comme pourraient le croire les distraits) détaille fort utilement (pour les fans de la série) l’histoire de ce monde, puis chaque nation avec assez souvent de jolies cartes issues des bouquins et qui ont un petit côté Rêve de Dragon. Et en parlant de loups et de dragons, le chapitre suivant s’intitule « Bestiaire du Magnamund » et présente les quasiment 30 millions d’amis que vous pourrez vous faire en parcourant les dites nations, avec de nombreuses illustrations très évocatrices signées Gary Chalk. Gary, si tu nous lis, on t’aime !

Si vous possédez la Discipline du Contrôle Animal ou de l’Exploration, rendez-vous en 3. Sinon, dommage pour vous.

3 Les prisonniers du temps.

Première constatation : vous n’avez plus 12 ans. Les années ont passé et les mots n’ont plus la même force d’évocation à vos oreille. Mais c’est avec quelque chose comme de la nostalgie que vous les entendez de nouveau aujourd’hui : « Vous êtes Loup Solitaire, dernier Maître Kaï du Sommerlund et l’unique survivant du massacre qui les décima au cours d’une guerre sans merci avec vos ennemis jurés, les Seigneurs des Ténèbres d’Helgedad. Il y a plusieurs siècles, Aigle du Soleil, le premier Grand Maître Kaï, fonda l’Ordre du Kaï. Avec l’aide des magiciens du Dessi, il parvint à réunir, à l’issue d’une quête périlleuse, les sept cristaux de pouvoir appelés Pierre de Nyxator. Grâce à ces sept Pierres de la Sagesse, Aigle du Soleil put avoir accès aux arcanes du savoir. Il consigna ses découvertes et ses expériences dans un célèbre recueil connu sous le nom de Livre du Magnakaï. Lors d’une précédente aventure, vous avez retrouvé ce précieux volume dont on avait depuis longtemps perdu la trace et vous avez fait le serment de rendre au Kaï sa gloire et sa puissance d’antan, afin d’assurer une paix durable au Sommerlund. » Deuxième Constatation : Probablement influencés par la Norme Anglo-saxonne, les Maquettistes du Jeu comme ceux des Livres de la Série se croient obligés de mettre des Majuscules Partout. Et étant donné que le barbare déchaîné a pris depuis longtemps déjà une retraite bien méritée, ils peuvent continuer à sévir impunément… Troisième constatation : en vous retournant, vous réalisez soudainement que vous n’êtes pas le seul loin de là à éprouver cette vague nostalgie. Voyant cela vous comprenez pourquoi le jeu de rôle que vous avez entre les mains propose de jouer d’autres personnages qu’un Seigneur Kaï. Vous avez le choix entre un Seigneur Kaï donc, un Frère de l’étoile de Cristal, un Artilleur Nain de Bor, un Magicien du Dessi, un Boucanier Chadaki, un Chevalier du Royaume de Sommerlund, et une Guerrière Telchos (mais oui mesdames, on ne vous oublie pas, et le string en peau de léopard est très tendance en cette saison).

Avant de faire votre choix vous souhaitez en apprendre un peu plus sur les règles afin de savoir comment optimiser votre perso : allez en 5. Il n’y a pas marqué Solitaire pour rien sur la couverture, et de toute façon il ne doit en rester qu’un, aussi décidez-vous de massacrer tous les autres. Préparez-vous au combat et allez en 4.

4 Le combat des loups.

Le système de combat découpe l’action de façon classique en une suite de rounds ou chacun agit alternativement. Ces actions peuvent être plus ou moins longues et donc plus ou moins complexes et tout cela se résout au D20, avec le 1 qui indique toujours un échec et le 20 une réussite. Il y a bien entendu des attaques multiples potentiellement dévastatrices, des coups critiques qui font mal par où ça passe, la possibilité de tirer dans le tas, des réceptions de charge réussies chez l’ambassadeur, et comme il se doit des dégâts qui font perdre des points d’endurance pouvant entraîner la mort avec intention de la donner dans des souffrances atroces. A noter qu’il y a aussi de la magie de combat. Bref, les vieux routards sont en terrain connu. Après cela il y a bien entendu un système de santé qui présente de façon d’ailleurs fort détaillée les différentes conséquences de cette altercation.

Et à ce sujet, si vous êtes encore en vie, allez en 7. Mais en passant par le 5 et le 6 quand même avant.

loupsol2.png5 Règles du jeu.

Souvenirs souvenirs… le système du jeu, modestement nommé « système héroïque », probablement parce qu’il date de l’époque héroïque des JdRs que les moins de 20 ans etc… est dérivé des règles déjà existantes dans les Livres Dont Vous Etes Le Héros de la série. Et là, messieurs dames, on va vous demander une petite rallonge : en effet, pour l’utiliser pleinement, il vous faut posséder au moins un livre du premier cycle et un du deuxième. Mais ce que vous ne trouverez pas dans les livres et qui est bien utile à la pratique du JdR sur table, ce sont les caractéristiques (très classiques par ailleurs) et les compétences. Dans Loup Solitaire RPG celles-ci sont au nombre de 37, peuvent être innées ou pas, de classe ou hors-classe, et s’utilisent avec une caractéristique associée en effectuant un jet pour atteindre un seuil de difficulté (de 5 en 5, en partant de Très facile – 0 – à Héroïque – 30). Que du bien balisé pour ne pas dire du bien banal. Bon au-delà de ça on peut combiner des compétences, coopérer et prendre son temps pour finir par réussir ce que l’on entreprend. Mais ça reste très classique et efficace d’ailleurs. Et puis la description de quasiment chaque compétence donne accès à une ou plusieurs sous-tables qui servent à gérer leur utilisation. C’est là qu’il faut savoir tourner vite les pages ou disposer d’une bonne mémoire.

D’ailleurs vous souvenez-vous du nombre de fois où j’ai employé l’expression « Loup Solitaire » avant celle-ci dans cette critique ? Si oui, rendez-vous directement au numéro de paragraphe correspondant. Dans le cas contraire, faites un jet sur la table de hasard et essayez de ne pas tricher comme d’habitude. Si vous maîtrisez la Discipline de l’Intuition, rajoutez 2 à votre tirage. De 1 à 3 vous n’êtes pas assez fourbe pour pratiquer le jeu de rôle. De 4 à 10 rendez-vous au chapitre 6. Comment ? Mais non je ne l’ai pas dit !

6 Les disciplines Magnakaï.

On est bien d’accord, on l’a dit : on peut jouer autre chose qu’un Seigneur Kaï. Mais dans ce cas là on se prive de l’accès aux célèbres « Disciplines Kaï », et là c’est vous qui voyez, mais yen a qu’ont essayé et ils ont eu des problèmes. Grosso modo au premier gros monstre. Les Disciplines Kaï, c’est comme les pouvoirs de la Force, mais avec d’autres noms. A chaque niveau de 1 à 10 on peut en choisir une nouvelle

Les cercles de Savoir Magnakaï, c’est encore plus balèze puisque c’est accessible à partir du niveau 11. Long est encore le chemin pour maîtriser alors le Cercle du Feu, le Cercle de la Lumière, le Cercle de Solaris, le Cercle de l’Esprit et le Cercle des Poètes Disparus. Mais bien tard il se fait et demain je vous en parlerai. En attendant nous coucher nous allons.

Si vous aussi vous avez envie d’aller vous coucher, allez en 7.

7 La sagesse Magnakaï.

Alors au final,

J’ai vraiment apprécié la lecture de ce « grand Livre ». Il faut dire que c’est clairement écrit et que les petites touches d’humour glissées de-ci de-là par l’équipe de traduction sont très bienvenues. On a beau être des gros lourds qui font du JdR, on aime bien rigoler quand même. Juste pour la bonne bouche, un petit exemple page 18, la description du célèbre D4 : « Le D4 est la contribution du Maître des Ténèbres Vashna au jeu. Bon, pas tout à fait mais il aurait apprécié la douleur qu’infligent lorsque quelqu’un pose sans le vouloir le pied dessus en pleine nuit. Ils ont la forme de petites pyramides et ils atterrissent toujours avec la pointe vers le haut. » a noter aussi que j’y ai retrouvé avec nostalgie (décidément c’est le mot-clef de cette critique) le caillou-boum d’Empire et dynastie, puisqu’on apprend page 150, au chapitre des Equipements et Objets Spéciaux, que la « Pierre de tonnerre (mais où est passée la majuscule de Tonnerre les mecs ?) peut être lancée comme une attaque à distance avec un facteur de portée de 6 mètres. Lorsqu’elle heurte une surface dure (ou qu’elle est frappée suffisamment fort par un objet dur ou toute autre attaque capable de causer des dégâts létaux), elle produit une détonation assourdissante qui est considérée comme une attaque sonique ».

A la lecture de ces simple mots vous ressentez une forte émotion dans le cœur, la buée sur les lunettes, tout ça, au souvenir de vos jeunes années. Cela vous convainc largement que vous pouvez bien ajouter le vingt unième tome du Grimoire à votre ludothèque, même si claquer 40 euros au seul prétexte de la nostalgie ne relève pas exactement de la sagesse Magnakaï, puisque soyons clair, avec tous les jeux bien plus évolués qui y attendent déjà d’être ouverts et qui sont légion il est peu probable que celui-ci serve pour autre chose que pour des soirées rivaïlleuvaule, à moins que vous n’ayez 12 ans comme je le disais au paragraphe 3. Si vous avez 12 ans, retournez au paragraphe 3 et reprenez-en un coup pour voir comme c’est bien. Puis, si vous possédez la bravoure d’un Maître Kaï digne de ce nom, préparez-vous à affronter l’étape suivante de vôtre quête assoiffée d’aventures héroïques dans le prochain scénario.

FIN.

Retrouvez une prochaine aventure dans : LES ROYAUMES DES TENEBRES

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 08:06
Voici la suite de la présentation et des caractéristiques selon les règles de Maléfices de quelques membres éminents de "L'Echo de l'Univers". Vous pouvez en faire des PNJ ou bien même des PJs prétirés en fonction de ce que vous voulez faire du journal téléphonoscopique.

· Charles DAMPIERRE, 48 ans, rédacteur en chef

 

dampierre.jpgA vrai dire, peu de choses semblaient disposer cet honnête homme à l’embonpoint naissant et aux épaisses rouflaquettes à occuper un jour le fauteuil de rédacteur en chef de L’Echo de l’Univers. Certes, Charles a toujours eu la vocation de journaliste et n’a d’ailleurs jamais fait vraiment autre chose depuis la fin de ses études. Ceci dit, la signature de Dampierre n’a jamais guère ornée que des articles d’un grand classicisme se bornant à décrire sur un ton plutôt neutre les tumultes politiques de la difficile naissance de la Troisième République.

 

Dans le courant des années 1880, Dampierre bascule définitivement dans le camp républicain et passe de journal en journal au gré des envies, des rencontres et des fâcheries passagères, l’homme n’étant pas toujours d’un caractère facile… comme tous les voisins de son bureau de rédacteur en chef peuvent en témoigner !

 

C’est finalement au début des années 1890 qu’il trouve une certaine stabilité, sur un plan professionnel en restant plusieurs longues années au service politique de La Justice, le journal de Clémenceau, mais aussi sur le plan familial en épousant Rose, une charmante jeune femme de bonne famille qu’il aime, qui l’aime et qui lui donne rapidement deux beaux enfants.

 

D’une certaine façon libéré par son bonheur domestique mais en même temps inquiet d’un certain embourgeoisement, il va imperceptiblement gauchir ses prises de positions et notamment s’illustrer par d’incendiaires articles anticléricaux qui lui valent un petit succès et une notoriété de plume auprès des lecteurs radicaux.

 

C’est arrivé à ce sommet dans sa modeste vie professionnelle qu’il va connaître le drame de sa vie : Rose lui est subitement enlevée par un imprévisible accès de variole. Inconsolable, il choisit de démissionner de La Justice, se laissant quelques temps avant de trouver la force de reprendre ses diatribes.

 

C’est alors qu’il se repose en épuisant ses économies dans sa maison de campagne qu’il est témoin, une nuit, de l’apparition fugace d’une silhouette évanescente au visage grêlé… Rose ? une passante ? un mauvais rêve ? Charles n’a jamais su à quoi s’en tenir. Très déstabilisé, il refuse plusieurs offres d’employeurs qui espéraient le voir reprendre sa verve anticléricale.

 

Pourtant, ses économies finalement épuisées, il se résout à se tourner vers les rédactions parisiennes pour retrouver un emploi. Mais le vent à tourner. D’autres plumes ont remplacé celle, vieillissante de Charles. De plus,ce dernier veut absolument préserver une indépendance éditoriale correspondant mieux à ses nouveaux doutes.

 

Il propose donc ses services à Hélène Dacier pour son projet de journal téléphonoscopique. D’abord effrayée par la réputation du bonhomme, elle finit par se laisser séduire par sa volonté d’indépendance, d’investigation tout azimut et de neutralité absolue. Elle dépasse même ses prévisions en le nommant finalement rédacteur en chef. Il faut dire que Dampierre est, de loin, le plus expérimenté de l’équipe de L’Echo de l’Univers

 

Citation : « Quoi ? Encore une histoire de fantôme ?? Pffff… encore un coup de ces maudits curetons pour faire croire à leurs fadaises. Enfin, je préfère quand même qu’on y envoie une équipe. Au cas où… On ne sait jamais… »

 

Profil : Constitution (12), Aptitudes Physiques (10) Perception (12), Habileté (12), Culture Géné­rale (15), Spiritualité (10), Ouverture d'esprit (10)

 

 

· Etienne RAMPONNEAU, 34 ans, journaliste

 

ramponneau.jpgCadet d’une famille de grossistes en viande de boucherie ayant un prospère emplacement aux Halles depuis des décennies, Etienne montre dès la petite enfance un manque des goût évident pour le monde de la boucherie. Ce grand et beau gaillard aux moustaches toujours soigneusement entretenues fait même preuve d’une sensiblerie étonnante lorsqu’il s’agit du sort des petites bêtes…

 

D’intelligence vive bien que plutôt dilettante de nature, il s’investit dans les études plus pour rassurer ses parents, inquiets de le voir s’éloigner de la vocation familiale, que par goût véritable. Pour tromper l’ennui, il découvre avec joie, grâce à ses camarades d’études, la pratique sportive. Surtout les sports plutôt populaires comme le cyclisme, la savate, voire le football. Il s’y adonne avec autant de passion que de succès. Il faut dire que chez les Ramponneau, on est des forces de la nature depuis des générations !

 

Arrivé au bout de ses études secondaires, Etienne ne peut plus guère reculer et doit trouver un gagne pain… ou transporter des carcasses de bœuf pour le compte de son père ! Il décide donc de se consacrer entièrement à ce qu’il sait le mieux faire : du sport ! Bien sûr, ce n’est pas un vrai métier mais on peut y gagner un peu d’argent… notamment lorsqu’on possède un bon agent. Grâce à Albert Lancier, un intermédiaire rencontré par hasard au bord d’un vélodrome, il alterne combats de savate et courses cyclistes, accumule les succès et les primes… et arrive ainsi à vivre confortablement sans se soucier du lendemain.

 

Etienne tient tant à l’indépendance qu’il finit même par se séparer, avec bruits et fracas et au grand mécontentement de celui-ci, de son agent. En effet, Lancier le poussait toujours et encore à s’entraîner et à enchaîner les compétitions alors que Etienne estimait avoir suffisamment pour se la couler douce.

 

A partir de cette date, plus rien ne va dans la carrière sportive de Ramponneau : matches attribués aux points à son adversaire, concurrents survitaminés ou non sanctionnés malgré des manques flagrants aux règlements et surtout, à l’esprit sportif. Intelligent et curieux, Etienne ne tarde pas à comprendre que Lancier est derrière tout ça et qu’il ne ménage ni les dessous de table, ni les cocktails aux effets stupéfiants pour faire triompher ses nouveaux poulains, moins doués et moins intègres que le bel Etienne.

 

Du jour au lendemain, Etienne Ramponneau décide de couper tous les liens avec le monde du sport. Fort d’une bonne connaissance de ce milieu et de ses turpitudes mais aussi d’une motivation démultipliée par le sentiment de revanche, il réussit à se faire embaucher dans ce nouveau journal un peu marginal en mal de journalistes : L’Echo de l’Univers ! Il s’y occupe bien sûr des sports mais son énergie et son courage sont aussi appréciés dans les investigations les plus difficiles.

 

Citation : « Bignou de bignou, va y’avoir du sport ! On va les travailler au corps jusqu’à avoir l’info, parole de Ramponneau ! »

 

Profil : Constitution (17), Aptitudes Physiques (15) Perception (11), Habileté (12), Culture Géné­rale (11), Spiritualité (8), Ouverture d'esprit (12)

 

 

· Claire DESSEL alias « Camille de Saint-Germain », 29 ans, journaliste

 

saintgermain.jpgDe petite taille, son fin visage contrastant avec son plantureux chignon de cheveux blonds pâles, Claire est une des plus opiniâtres membres de la rédaction de L’Echo de l’Univers.

 

Pourtant, jamais un lecteur du journal téléphonoscopique n’a pu lire un article signé du nom de la jeune femme à la bonne éducation, issue d’une riche famille bourgeoise de province.  En effet, comme bien de ses congénères du sexe faible, Claire emprunte un pseudonyme ambigu en signant : Camille de Saint-Germain.

 

Ses collègues ont d’ailleurs plus que l’habitude de l’entendre pester à voix haute et avec emphase contre cette injustice sexiste. Il faut dire que la frêle jeune femme, qui ne peut faire directement entendre sa voix dans ses articles téléphonoscopiques compense avec de fameuses envolées lyriques à l’intention du reste de la rédaction.

 

Pourtant, sur les encouragements de Hélène Dacier, sa patronne, Claire pourrait tout à fait, si elle le souhaitait, signer ses articles de son nom. D’autres femmes le font dans la presse de son temps alors dans un journal aussi moderne que L’Echo de l’Univers dirigé par une femme, pensez donc !

 

Claire a toujours tergiversé sur ce point pour finalement ne jamais prendre de décision. Sans doute sa famille, fidèle lectrice du Figaro et franchement conservatrice serait-elle déçue ? Sans doute l’éducation reçue de cette famille-là a-t-elle mis de sérieuses barrières mentales dans l’esprit de Claire qui continue au fond d’elle, quoiqu’elle en fasse croire en public, à penser que son métier est « anormal » pour une femme ?

 

Finalement, l’argument le plus fort en faveur du maintien de ce pseudonyme est sans doute l’indécrottable romantisme de Claire Dessel. Il faut dire qu’elle l’aime son Camille de Saint-Germain ! A croire qu’il est l’homme qu’elle n’a pas su trouver dans la vraie vie. En plus d’un patronyme, elle lui a petit à petit, au fil des articles, forgé un style, un caractère, une histoire même ! Un vrai personnage de roman, en fait. Qu’elle n’aime rien tant qu’incarner.

 

Citation : « Quelle exécrable injustice ! Je crois qu’il est, hélas, une fois de plus, temps pour moi de revêtir le masque de Camille. Jusqu’à quand, Grands Dieux mais jusqu’à quand ?! »

 

Profil : Constitution (11), Aptitudes Physiques (12) Perception (13), Habileté (10), Culture Géné­rale (14), Spiritualité (7), Ouverture d'esprit (13)

 
N'hésitez pas à ajouter vos propres personnages pour compléter la rédaction de ce journal plutôt particulier !

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 08:00
Voici la présentation et les caractéristiques selon les règles de Maléfices de quelques membres éminents de "L'Echo de l'Univers". Vous pouvez en faire des PNJ ou bien même des PJs prétirés en fonction de ce que vous voulez faire du journal téléphonoscopique.

· Hélène DACIER, 38 ans, directrice de publication

dacier.jpgVoir une femme à la tête d’un journal, même un journal aussi atypique que L’Echo de l’Univers, ce n’est certes pas une chose très courante. Pourtant, Hélène, femme toute menue encore pleine de charme, n’est pas discutée dans ces fonctions car sa position familiale la légitime : n’est-elle pas la veuve de Noël-Aimé Dacier, le magnat de la presse et des armements, mort sous les balles d’un probable anarchiste (le sinistre individu court encore…) voici 3 ans ? Juste avant cette mort dramatique, l’industriel s’apprêtait, dit-on, à lancer un journal révolutionnaire, le fameux journal téléphonoscopique. Seules les balles de l’assassin l’empêchèrent de bousculer le petit monde de la presse parisienne avec l’invention de M. Melki-Kalamanos. Quelques jours après les funérailles, la veuve Dacier annonçait solennellement qu’elle entendait mener les projets de son défunt mari jusqu’au bout, dût-elle pour cela sortir de son rôle traditionnelle de femme. Aussitôt, elle s’occupait de renouer le contact avec l’inventeur grec, prélevait la somme nécessaire sur les plantureux crédits du défunt et lançait quelques mois plus tard le premier journal d’investigation indépendant à diffusion téléphonoscopique : L’Echo de l’Univers !

Bien. Voici pour l’histoire officielle et les convenances de la bonne société parisienne. Maintenant : la vérité !

Hélène Dacier détestait son mari. Celui-ci, aussi fat qu’elle est d’intelligence vive, parfois brutal, lui a été imposé par sa famille, aveuglée par l’excellence de ce parti issu d’une des plus riches familles de la sidérurgie française. Dans la pieuvre familiale, Noël-Aimé Dacier s’occupe plus particulièrement des ventes d’armes. C’est cette motivation, et uniquement celle-ci, qui le conduit à investir quelques uns des nombreux deniers familiaux dans la presse écrite. Quoi de mieux en effet pour faire pression sur les gouvernements que de maîtriser ce que pense l’opinion ? Après avoir racheté quelques titres mineurs de la presse conservatrice provinciale et parisienne, Dacier rêvait d’un grand coup. Saturnin Melki-Kalamanos, obscur ingénieur d’origine grecque, le lui apporta sur un plateau : la diffusion téléphonoscopique. D’abord méfiant comme toujours devant la nouveauté (n’avait-il pas déjà refusé pour ses usines d’armement un projet d’aéroplane de bombardement ?), l’industriel se laissa convaincre par les perspectives de propagande nationaliste et va-t’en-guerre qu’offrait l’engin… mais il était trop tard ! Lassé par les atermoiements de l’investisseur et surtout, peu convaincu par son caractère comme par ses orientations politiques, l’inventeur préférait décliner l’offre.

 

C’était quelques jours avant l’assassinat.

 

 

Peu de temps après, Hélène reprenait secrètement contact avec le Grec et n’avait aucun mal à le convaincre. Il faut dire qu’en quelques jours, le projet avait pas mal changé ! D’un quotidien conservateur, va-t’en-guerre et inféodé aux industries d’armement, le projet était devenu, dans l’esprit de la veuve Dacier, un journal d’investigation moderne, ouvert sur le monde et sur tous les sujets et totalement indépendant. Elle tenait là une belle revanche sur des années de mariage plutôt douloureuses.

Citation : « Nous prendrons le risque. Mon pauvre époux aurait voulu que nous prenions ce risque. Aaah, ce pauvre, pauvre Noël-Aimé (soupir)… »

Profil : Constitution (13), Aptitudes Physiques (10) Perception (13), Habileté (11), Culture Géné­rale (13), Spiritualité (8), Ouverture d'esprit (12)

· Saturnin MELKI-KALAMANOS, 57 ans, président d’honneur

une-jst.jpgFils d’un bon bourgeois du Pirée, Saturnin reçoit une éducation soignée dès ses plus jeunes années. Montrant de réelles aptitudes pour les études, notamment scientifiques, son père place beaucoup d’espoirs sur la réussite de son cadet. La Guerre de Crimée et l’occupation du Pirée pendant les années 1850 par les troupes occidentales vont infléchir cette destinée. La famille Melki-Kalamanos rend quelques bons services aux troupes françaises stationnées sur place… ce qui finit par mécontenter certains habitants du Pirée et, surtout, les autorités militaires au pouvoir. Sagement, la famille décide d’accepter la proposition de la France d’embarquer sa famille avec ses propres troupes en 1859. Malgré la générosité de l’accueil, la famille Melki-Kalamanos a à peu près tout perdu dans l’exil et, installée à Paris, elle se contente de vivoter en tenant une simple épicerie. Pour le jeune Saturnin, c’est la découverte d’un nouveau pays, pus libre et plus ouvert, mais c’est aussi la fin des grands desseins scientifiques…

Reprenant pour survivre l’épicerie de son père, il n’a pour autant jamais perdu de vue le domaine de l’innovation scientifique et technique. Dévorant à son comptoir tous les ouvrages lui tombant sous la main, il s’empresse de mettre en pratique ses idées dans la cour de l’arrière-boutique dès que le commerce le lui permet.

Après de longues années d’essais infructueux et d’inventions plus ou moins géniales mais uniformément ignorées, il finit par vendre coup sur coup à des industriels les brevets du cardan à bosse et de la navette à double détente automatisée. Ces ventes lui assurent dorénavant un revenu, certes bien modeste, mais qui lui permet de délaisser de plus en plus son comptoir pour se consacrer à ses inventions.

A aujourd’hui près de 60 ans, petit et frêle, le regard fuyant se perdant tout au fond de ses orbites, Saturnin semble aboutir à son rêve absolu : une vraie invention et non plus une simple amélioration par bricolage d’un procédé préexistant… la diffusion téléphonoscopique !

Jamais très à l’aise lorsqu’il s’agit de traiter avec des industriels souvent méprisants vis à vis du petit épicier grec, Saturnin, motivé comme jamais et persuadé de détenir là une invention sans précédent, prend son courage pour aller à la rencontre d’investisseurs. On lui conseille de rencontrer Dacier, aux crédits illimités et dont on dit qu’il est prêt à investir à fonds perdus dans la presse. L’homme ne lui plaît guère. Méprisant, peu impressionné par son invention et surtout, va-t’en-guerre alors que le jeune Saturnin a appris sur le terrain à détester les armes. Après quelques tergiversations, Saturnin décide que, finalement, l’affaire ne se fera pas. Puis c’est l’assassinat de l’industriel et sa veuve, tellement plus sympathique, qui vient le trouver…

…voilà comment Saturnin Melki-Kalamanos quitte définitivement l’épicerie familiale pour s’asseoir dans le fauteuil de président d’honneur de L’Echo de l’Univers, premier journal à diffusion téléphonoscopique ! Sans fonction bien précise, il se contente d’être un conseiller précieux pour Hélène Dacier. Le plus clair de son temps, il continue d’ailleurs de le passer à bricoler quelque invention dans son atelier.

Citation : « Vous imachinez, mon ami ? Des milliers de téléphonochcopes rrreliés entrre eux : quelle merrrrveille che cherrait ! J’appellerrais ça… la Toile ! Voyez, comme la toile d’une arrraignée… »

Profil : Constitution (11), Aptitudes Physiques (7) Perception (11), Habileté (15), Culture Géné­rale (15), Spiritualité (5), Ouverture d'esprit (15)

· Andrew HARTLEFIELD, 52 ans, directeur financier

hartle.jpgCélèbre dans les bureaux de L’Echo pour ses costumes impeccables et ses épais cigares, le directeur financier du journal a indiscutablement garder quelque chose, en sus de son accent, de sa Grande-Bretagne natale.

Venu en France, il y a déjà de longues années, pour faire profiter les banques françaises de l’expérience anglaise dans le domaine de la collecte bancaire des économies des particuliers, Andrew paye maintenant son passeport étranger et son accent au couteau. Les banques françaises n’ont plus grand chose à envier à leurs homologues d’Albion et Andrew se retrouva sans emploi digne de la haute image qu’il se fait volontiers de lui-même.

Il prit lui-même l’initiative de sa reconversion et, ayant eu la chance d’apprendre le projet de Hélène Dacier grâce à ses relations tissées dans le groupe industriel de son défunt mari, il fit auprès de la veuve une proposition spontanée pour l’aider à gérer l’avenir financier de L’Echo de l’Univers. Séduite par le culot du britannique et ayant la volonté de couper avec les traditions, elle lui confia le poste de Directeur Financier.

Hélène Dacier n’a jusqu’ici eu qu’à se féliciter de l’action de Hartlefield pour son journal. Alors que l’avenir d’un projet si novateur ne peut être que précaire, le Directeur Financier a réussi à trouver le soutien de banques qui épongent (pour le moment…) l’important déficit d’exploitation du journal.

Surtout, il a su trouver une solution au problème crucial posé par l’innovation si radicale de Melki-Kalamanos : il n’y a pour le moment que quelques petites dizaines de possesseurs d’un téléphonoscope ! Ce nombre ridicule d’abonnés, bien que riches et prêts à payer un abonnement élevé, ne peut bien évidemment pas assurer la survie présente de L’Echo. Hartlefield a su trouver un accord avec le célèbre journal L’illustration qui publie, à des conditions avantageuses, une version papier de L’Echo de l’Univers… qui représente l’essentiel des revenus de la publication.

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Tout irait bien donc pour Andrew Hartlefield si celui-ci, fin amateur de littérature, n’avait toujours préféré le personnage de Iago à celui d’Othello. Bref, c’est un traître. En tout cas un traître en puissance, à tout le moins : un comploteur.

Il sait que la situation de L’Echo est précaire malgré la fortune personnelle de Hélène Dacier. Or, comme un joueur imprudent, c’est déjà la dépouille de celui-ci qu’il joue dans ses négociations financières. N’a-t-il pas promis à L’illustration de transformer L’Echo à terme en simple « Supplément téléphonoscopique » du célèbre journal, attiré par cette brillante innovation ? N’a-t-il pas obtenu l’aval des banques habituelles partenaires du Petit Journal en faisant miroiter à ce dernier la possibilité d’étrangler financièrement le nouveau venu au cas où il deviendra trop gênant ?

Citation : « Wow… quelle une iinccoyabeule iinvennchionne, isn’t it ? But… pour la monnaie, ce n’est pas encowe ça. Non soucis, je m’occioupe de tout.  »

Profil : Constitution (11), Aptitudes Physiques (9) Perception (11), Habileté (11), Culture Géné­rale (13), Spiritualité (7), Ouverture d'esprit (13)

A suivre...
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 10:34

Le téléphonoscope, invention fantastique qui sert de titre et de prétexte au site « L’Echo de l’Univers » consacré à Maléfices, n’est pas un pur fruit de l’imagination. En effet, les savants, plus ou moins fous, de la Belle Epoque sont bel et bien à la recherche d’une solution pour transmettre des informations en images et à distance. Petit tour d’horizon.

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Des débuts confus…

Le parallèle entre l’imaginaire uchronique que nous alimentons volontiers avec « notre » téléphonoscope et la réalité est assez saisissant. En effet, l’histoire de la transmission d’images à distance (puisque c’est bien de cela dont il s’agit) début dans une bien étrange atmosphère entre canulars, fantasmes et désinformation. Cela nous rappelle avec émotion que la Belle Epoque n’est pas encore celle d’Internet…

L’annonce de la découverte d’un procédé permettant la transmission à distance d’images fixes est donc plusieurs fois et successivement annoncé dans la presse dans les années 1870-1880… sans qu’aucune de ces annonces ne contienne une once de vérité scientifique !

En 1877, un journal américain annonce l’invention d’un « électroscope » par l’intermédiaire de son courrier des lecteurs. L’année suivante, la presse française, sous la plume de Louis Figuier, annonce celle d’un « télectroscope », attribué à Graham Bell, le génial inventeur du téléphone. Tout cela est faux. Canular visant à se moquer de Bell ? Mauvaise information venant d’une mauvaise interprétation des recherches de l’inventeur du téléphone ? Sans doute un peu des deux…

De même, toujours en 1878, le caricaturiste américain Georges du Maurier (le père de la célèbre Daphné) attribue à Edison, autre illustrissime savant de l’époque, l’invention d’un « téléphonoscope » bien proche du « notre ». Alors ? Et bien, Edison a bel et bien inventé un appareil de ce nom… mais celui-ci n’a rien à voir avec la transmission d’images à distance ! C’est une sorte de mégaphone à double cornet… En 1880, d’autres journaux américains emboîtent le pas des rumeurs et autres canulars et annoncent fièrement, mais faussement, l’invention qui du « diaphote », qui du « téléphote »…

Toujours est-il que ces annonces précipitées et ces canulars montrent bien l’effervescence des vulgarisateurs scientifiques et des imaginations débridées autour de deux inventions contemporaines : le téléphone donc (brevet déposé par Bell en 1876) et le procédé de transmission de la lumière (et donc par extension de l’image) par le sélénium (en 1873). On commence donc à fantasmer à un appareil regroupant les deux possibilités. Et puis, on est alors en pleine effervescence positiviste : rien ne semble impossible à nos savants et ingénieurs alors, comme on ne prête qu’aux riches, forcément, on s’emballe quelque peu…

Les choses sérieuses commencent.

cours.jpgMême si la patience est de mise avant d’espérer voir aboutir quoi que ce soit dans ce domaine, de véritables scientifiques, tel le portugais de Paiva ou le français Senlecq, emboîtent le pas des fantasmes des vulgarisateurs et entament des recherches sérieuses sur le sujet… sans succès concret mais parfois avec des avancées théoriques qui seront utiles à leurs successeurs. Dans le même temps, un scientifique français « sérieux », du Moncel, évoque dans ses articles et ses ouvrages la possibilité réelle, selon lui, de voir un jour aboutir de telles recherches.

Finalement, au début des années 1890, il semble que ce soit d’Allemagne que viennent les avancées les plus nettes dans le domaine de ce qu’il convient d’appeler désormais la télévision (« fern-sehen », terme inventé par Liesegang). Quelques années auparavant, un autre allemand, Nipkow, avait aussi apporté une contribution technique importante au projet. Toutefois, tout cela reste encore largement, avant 1900, du domaine du fantasme. Certaines mauvaises langues diront « on ne se refait pas » mais force est de constater qu’en attendant d’hypothétiques progrès techniques, alors que chacun imagine ce que pourrait être la future « télévision », c’est bel et bien un allemand, Plessner, qui a le premier en 1892 la vision d’une propagande inédite par son ampleur et sa force de frappe : son « hyaloscope » (une sorte de magnétoscope) théorique pourrait selon lui diffuser efficacement les messages du pouvoir prussien auprès des populations… pas mal, on la note et on la garde pour plus tard celle-là !

En France, le terme de « télévision » apparaît pour la première fois dans le cadre de l’inévitable Exposition Universelle de 1900 durant laquelle le Palais de l’électricité consacre une conférence faisant le point sur les différentes perspectives à moyen et long terme de la « télévision  au moyen de l’électricité ». Pourtant, la lutte des appellations autour de la tant attendue invention n’est pas prêt de s’éteindre. Ainsi, on a encore droit dans ces années là au « téléphotographe » ou au « téléphote » …

Contact !

Finalement, nous devrions retenir le nom de « téléautographe ». En effet, en 1904, l’allemand Korn réussit à mettre au point cette machine géniale, prolongement de toutes les recherches menées par ses prédécesseurs sur les propriétés du sélénium depuis plus de 30 ans. On peut enfin transmettre une image, certes fixe, à distance par le biais de l’électricité, plus précisément grâce aux fils du télégraphe. Si Korn imagine dès le départ une utilisation sécuritaire de son invention (diffuser des portraits de criminels en fuite !), la vraie application sera… journalistique ! Tiens, tiens… En effet, le journal britannique Daily Mirror met en place un système de transmission d’images entre plusieurs de ses bureaux, notamment entre Londres et Paris dès 1907. Bien sûr, le système est coûteux, lent (une demi-heure en moyenne pour une photo), de médiocre résolution et n’aura guère de postérité sous cette forme mais… c’est un premier pas vers un journal téléphonoscopique !

salon.jpgPlus connu car français mais un peu postérieur tout de même, Edouard Belin perfectionne le système avec (un peu de modestie ne fait jamais de mal…) le « bélinographe ». Celui-ci est plus rapide (une douzaine de minutes par photo) et peut aussi utiliser les fils du téléphone pour la transmission. Aussi appelé phototélégraphe ou téléphotographe, c’est, à proprement parler, l’ancêtre du fax.

Un peu de technique pour se rendre compte quand même… Côté transmetteur, on place un tirage photographique sur un cylindre qui tourne, à raison de soixante rotations par minute. Tout au long de ce cylindre et donc de cette image va se déplacer une cellule photoélectrique chargée d’enregistrer, ligne par ligne, les blancs, les noirs et leurs intermédiaires. A chaque fois que cette cellule lit du blanc, elle émet un signal aigu ; à l’inverse, elle émet un signal grave quand elle lit du noir. Elle analyse, convertit et donc transmet toute la gamme intermédiaire des gris. À l’autre bout de la ligne, un récepteur reconvertit ces signaux sonores en signaux optiques, reconstituant ainsi la photographie émise. Si le cliché plaqué sur le cylindre est en couleurs, la cellule de lecture sera munie de filtres correspondant respectivement à la trichromie fondamentale : rouge, bleu et jaune. Elle effectuera trois passages (donc trois fois plus de temps de transmission), un pour chaque couleur. Trois clichés ainsi encodés seront délivrés, qu’il suffira de superposer pour reconstituer la photo couleur.

Eh oui, la transmission de photos couleurs est possible à Maléfices (ou Crimes, bien entendu) ! Toutefois, pas plus que l’appareil de Korn, celui de Belin ne sera réellement utilisé pendant la Belle Epoque. Par contre, avec quelques perfectionnements, des machines de ce type seront utilisées plus massivement, notamment dans la presse, surtout à partir de 1925.

En définitive ?

Pour résumer ce qui peut intéresser un Meneur ou un joueur de Maléfices ou de Crimes, en matière de transmission à distance des images, on peut dire que :

-          le procédé existe pour les images fixes dans les toutes dernières années de notre période (1870-1914) ;

-          le procédé n’existe pas encore pour les images animées ;

-          même pour les images fixes, en dehors d’une uchronie comme celle de l’Echo de l’Univers, l’usage de ces procédés est très rare et très délicat ;

-          à l’extrême rigueur, les domaines du journalisme international, de la police criminelle et des transmissions militaires peuvent être concernés par ces nouveaux procédés ;

-          par contre, l’effervescence autour de ces possibles inventions est réelle et même très vive, mêlant dans un même tourbillon canulars, fantasmes et découvertes réelles : cela vous laisse notamment la possibilité d’inventer quelques beaux « savants fous » et en peupler vos futurs scénarios.

La source essentielle de cet article est le très riche site http://histv2.free.fr
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