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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 12:23
Avec une coordination digne des meilleures salles de rédaction, David vous concoctait lui aussi avec amour un petit compte rendu de notre passage à Provins le week end dernier. Ne reculant devant aucune redondance ni aucun bourrage de mou du lectorat, Mondes en Chantier vous propose donc d'aller au fond du fond du dossier. Promis, après, on passe à autre chose...

La Convention annuelle du Club Pythagore Provins est une tradition dans le paysage ludique. Chaque année la petite ville médiévale devient la capitale du monde du jeu de rôles francophone pour un week-end et on peut y croiser quelques uns des plus purs héros de cette nation (sans parler des nations limitrophes…).

Terra bien cognita
Cette année c’est carrément toute l’équipe de Mondes en chantier (ça tient sur un tandem) qui a débarqué en force avec la ferme intention de faire profiter tout ce beau monde du Petit prélude à Terra Incognita, en légère avant-première, et de jouer comme des malades toute la journée du samedi et jusqu’au bout de la nuit.
Il y avait en effet de nombreuses parties proposées et chacun/chacune pouvait choisir ce qui lui plaisait. Les grosso modo 50 participants ont pu ainsi prendre place pour deux voir trois parties, parfois finissant dans la matinée du dimanche, et pour certaines avec un auteur du jeu comme MJ. La classe, le pied.
Pour notre part nous avons pu jouer une mémorable partie de La Méthode du Docteur Chestel maîtrisée de main de maître (je vous fais le pléonasme à pas cher) par l’auteur. Puis nous avons enchaîné sur une partie de Rêve de Dragon.

Et là c’est le drame !
Très tard dans la nuit et même à ce point là tôt le matin nous sommes allés dormir quelques heures et discuter projets de JdR autour d’un bon café au réveil. La deuxième journée de la Convention s’annonçait bien. Et là, soudainement, ce fut le drame. Cruel, inattendu ! La radio nous apprenait que la veille au soir, pendant que nous étions aux prises avec des pizzas et les méandres d’un scénario tellement spongieux qu’il aurait été plus rapide de remonter tout le fleuve du rêve à la nage que d’en venir à bout, l’équipe de France de football en profitait sournoisement pour se faire étriller 3-1 par la terrible équipe autrichienne. Consternation dans la troupe.

Culture, Aventure, Nourriture
Heureusement il y a lors de ces Conventions une autre tradition bien ancrée qui devait nous permettre de nous remettre : c’est le repas pantagruélique du dimanche, qui avait cette année lieu au restaurant Le Griffon. Autour des grandes tablées des défis formidables ont été lancés, des blagues de rôlistes ont fusé à profusion, des petits mickeys ont envahi les sets de table, des conneries énormes ont été dites (et quelques vérités bien senties aussi…).
Finalement le banquet du Club Pythagore de Provins c’est un peu comme le banquet d’Astérix dans le petit village des irréductibles rôlistes qui résistent encore et toujours à l’invasion de la Playstation.

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 09:56
Mais, mais... arrêtez maintenant : puisque on vous dit qu'on a pas le temps de tout lire !! On ne peut pas passer son temps à lire des magazines de jeux de rôles quand même. Y a aussi les manuels de jeux de rôles à lire. Et les suppléments. Et les inspis...

En effet, c'est fou, il en sort de partout. Alors que, personnellement, je n'ai pas tout, tout bien fini de mon exemplaire de Jdr Mag 2 (le copieux dossier Mondes des Ténèbres, pour moi, c'est comme un plat de fast food chinois : on sait que ça va être dur à digérer...) et que j'ai fait, pour le moment l'impasse sur Dragon Rouge 2, voilà-t-y pas que deux autres sorties sont annoncées. Puisque David s'est accaparé le droit de vous parler de la presse, je saute sur l'occasion pour vous glisser un mot sur ces magazines.

D'abord, nous aurons, fin Septembre, le n°3 de Jdr Mag. La couv' a l'air prometteuse et, à n'en pas douter, le contenu sera à la hauteur. Pourquoi cette certitude ? Les progrès enregistrés entre le 1 et le 2 sont proprement stupéfiants.

En fait, dans le but de ne pas dénigrer une courageuse et salutaire entreprise, je m'étais abstenu de dire ce que je pensais du 1. Mainntenant, je peux : c'était pas bon, les gars. Maquette moche, contenu disparate... et le système undésix. C'est quoi ce truc ? L'eau tiède et le fil à couper le beurre réunit dans un seul système de jeu de rôles. Wahou.


Tiens, rien à voir mais toute cette fine statistique me donne l'occasion de vous raconter le stratagème mis au point par David pour courtcircuiter toutes les vélléités des statisticiens pointilleux et autres matheux pénibles autour d'une table de jeu de rôles :

- matheux pénible : "Et bah dis donc David, ça te laisse pas des masses de chance de réussir ce jet."
- David : "Bah si : une sur deux."
- matheux pénible (manquant de s'étrangler) : "Quoi ?? Avec les scores de merde de ton perso : tu veux rire !"
- David : "Soit je rate, soit je réussis : une chance sur deux. C'est pas ça ?"
- matheux pénible : "Aaaaargh... splosh"

Avec ça, je vous le garantie : plus de discussions sur les mérites comparées du D20 et du 2D10 de toute la soirée ;-!

Bon, bref, fin de la parenthèse : très bon n°2 de Jdr Mag. Les seuls points à améliorer à mon goût : des critiques courtes plus conséquentes, moins de théorie fumeuse (l'article sur faut-il lancer ou non les dés m'a laissé un arrière-goût de n°1) et hop, on aura un super mag.

Et pis, début Octobre, on aura, si tout va bien, Black Box 4. BB3 était l'arlésienne, certes, mais que la bougresse était jolie. Et de la conversation avec ça !  Beaucoup de texte et ça, c'est cool : on n'est pas, nous autres rôlistes des kikoolol nourris au SMS, on aime lire du gros pavé. Un détail : j'ai aimé la reprise de l'idée de Old Casus de mettre la fiche d eperso en illu d'une critique de jeu mais, Monsieur Black Book, si elle pouvait être un tout petit peu plus grande et donc lisible, ce serait encore mieux !

Si on y ajoute le probable numéro 3 de Dragon Rouge (un peu plus de diversification, peut-être ?), les prozines Les Carnets de l'Assemblée n°3 (avec dedans un article sur Guildes de votre serviteur ), le Bob'zine n°1... on vit, contre toute attente et toute logique apparente, sans doute l'âge d'or de la presse rôliste. Pourvu que ça dure !!
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Published by Narbeuh - dans Presse rôliste
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 11:43
C'est ce que tous, rôlistes et non rôlistes, avez pu vous dire si vous avez visionné le des Racines et des Ailes de hier soir. Les plateaux étaient tournés depuis la cité des comtes de Champomy et un des 3 reportages lui étaient entièrement dédié. Belle fenêtre ouverte sur les merveilles de cette ville médiévale qui donne envie de la visiter ou de la revisiter.

Néanmoins, ce reportage, je vous l'affirme, n'était pas complet. Non, il ne l'était pas. Certes, on a vu la tour de César, les remparts, la collégiale, les souterrains... mais rien, rien du tout sur le principal monument historique de Provins. Non, je ne parle pas de Jean-Philippe mais bel et bien des Rencontres du Club Pythagore qu'il organisait avec son club pour la 21ème fois de suite !


Comme vous le savez, fidèles lecteurs, David et moi y étions. Pendant que j'essayais de forcer les gens à prendre et lire des flyers du Petit prélude à Terra Incognita, David mitraillait la salle de son magnifique appareil numérique. Mesdames et messieurs : reportage !

Comme, donc, vous le savez déjà, les Rencontres étaient le baptême du feu de Terra Incognita : propaganda !

Comme vous le remarquez sur cette photo, un marketing viral particulièrement adapté à sa cible : le joueur de jeu de rôles en convention.
Pour ceux qui refusaient de le croire, la preuve est désormais établie : oui, La méthode du docteur Chestel est bel et bien encore en vente !
La brillante équipe des soigneurs embauchés par le docteur Chestel en personne (à moins que ce ne soit Daniel Danjean, l'auteur du jeu ?? on s'y perd...) vient d'absorber la Gunatraja pour se projeter dans le mental de leur patient. Chez certains d'entre eux, la prise de cette drogue se voit déjà sur leurs traits ;-!
Après la partie de Chestel l'après-midi, on s'apprête à enchaîner avec celle de Rêve de Dragon le soir (autre fleuron du patrimoine rôlistique français). On prend sa fiche de perso, on allume les bougies, on distribue les Curly... et go !
Même RDD est désormais touché par la nouvelle mode qui consiste à représenter les combats avec des figurines...
Heureusement, il reste de rares vrais défenseurs du jeu de rôle d'ambiance : ici, une partie de Maléfices dans l'endroit le plus souffré de toute la salle.
Le lendemain, grand repas rôliste. Sur cette photo, on a la preuve qu'un auteur de jeu de rôles, à défaut d'argent et de femmes nues, saura se contenter de la gloire : son oeil alerte réussit toujours à capter l'objectif au bon moment !
Une cabale franco-suisse se monte dès l'apéritif. Ces gens là sont plus rapides qu'on ne veut bien l'admettre usuellement...
Un grand fan de Maléfices se voit infliger un grand moment de solitude et, pour l'occasion, nous rejoue une scène de Hamlet.
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Published by Narbeuh et David - dans Réunions de chantier
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 14:43
Plat Toon !

Un des principes essentiels de l’Internet, décortiqué bien comme il faut par la très sérieuse Théorie de la Longue Traîne de Chris Anderson* c’est de rajouter de l’inutile à l’inutile, le tout sur fond d’inutilité. Ensuite il y aura toujours quelqu’un qui le téléchargera puis n’en fera rien, en n’oubliant pas de ne surtout pas remercier l’auteur. C’est dans cet esprit que Mondes en Chantier apporte régulièrement sa pierre à l’édifice, et encore aujourd’hui en vous proposant une aide de jeu inutile pour un jeu vraiment pas sérieux et complètement mort depuis des lustres, à peine pratiqué par 1d4-2 joueurs à Nullepartville : Toon.

Non, Toon n’a pas changé !

Attention : il y a un Toon rouge et un Toon blanc (rien à voir avec les Beatles ou la disparition de la pêche française). La magnifique aide de jeu que vous allez pouvoir récupérer dans notre garage où nous l’avons rangée entre deux cartoons, euh pardon, deux cartons, correspond à la 101ème Bis aéroportée page de Toon, l’album Blanc, publié en 1994 par Halloween Concept. Ceci dit un coup de rouge ça ne fait jamais de mal. Cette aide de jeu est strictement inutile puisqu’elle vous apprendra tout sur le Monde de Daliemna, un monde quantique qui existe un coup sur deux** dans l’Espace Lointain, à proximité de la Station Spatiale Zéro virgule Zéro Un.

Tu me fais tooner la tête !

Alors je sais, vous allez me dire que j’en fais des toons, mais bon je ne peux m’empêcher de continuer sur ma lancée pour vous parler des règles du jeu, à ne surtout pas respecter et qui sont d'une simplicité enfantine. Toon ce n’est clairement pas le genre de jeu où il faut ingurgiter une toon de littérature avant de commencer une partie. Déjà tout se fait avec deux dés à 6 faces. Le personnage se définit à travers différents paramètres très simples.
D'une part le sujet en tant que tel ; les choses à mon avis importantes sont la définition de ses ennemis naturels (que serait un personnage de Toon sans ennemis ? Ou un homme politique d’ailleurs – quand je dis d’ailleurs je veux dire de chez nous) et ses croyances et objectifs qui lui donnent un peu de psychologie. Cela peut s'avérer utile en cours de partie.
D'autre part il y a comme dans tous les jeux des compétences qui sont dans quatre grandes familles : Muscle définit toutes les actions physiques plutôt musculaires, Cervelle définit toutes les actions faites avec réflexion (même dans l'absurde : il faut savoir penser absurde !), Zip définit les actions liées à l'adresse (non pas celles de l'annuaire...) et enfin Pêche définit le baratin, la discrétion, et autres...
Quant aux délires, c'est une chose à part. On pourrait dire que se sont les capacités magiques des personnages mais revues et corrigées façon Toon. Elles sont très diverses et rien ne vous empêche d'en inventer d'autres (du moment que c'est absurde).
Autre point intéressant des règles : on ne meurt pas. Après épuisement des points de vie on revient dans la partie après trois minutes chrono passées au coin, un bonnet d'âne sur la tête.
Il y a même tout un chapitre de tables aléatoires de création de scénarios toutes aussi loufoques les unes que les autres. C'est une bonne approche pour sentir l'esprit du jeu.

Les règles sont faites pour être enfreintes !

Voici les Tables de la Loi de Toon, telles qu’elles ont été écrites dans le ciel en un jour par Greg Costikyan, Allen Varney, Warren Spector, Joseph J. Anthony, Caroline Chase, William Herz, Steve Jackson, Kyle Miller, Gerald Swick et traduites par Tristan Lhomme qui est en quelque sorte leur prophète :

1. OUBLIEZ TOUT CE QUE VOUS SAVEZ SUR LE JEU DE ROLE
2. AGISSEZ AVANT DE PENSER
3. CONNAISSEZ LES REGLES - LES VERIFIER PREND DU TEMPS. LA LENTEUR EST UNE CHOSE NUISIBLE
4. VOUS CONNAITREZ VOTRE PERSONNAGE COMME VOUS-MEME
5. SI VOUS VOULEZ FAIRE QUELQUE CHOSE, EXAGEREZ-LE
6. NE FAITES PAS SIMPLE QUAND VOUS POUVEZ FAIRE COMPLIQUE
7. SI VOUS ETES DANS LES ENNUIS, FAITES TOUT VOTRE POSSIBLE POUR LES FAIRE EMPIRER
8. LORSQUE VOUS AVEZ UN DOUTE, RECAPITULEZ
9. SI VOUS NE POUVEZ PAS RECAPITULER, SORTEZ UN TRUC DE NULLE PART
10. ET SI VOUS NE POUVEZ PAS SORTIR UN TRUC DE NULLE PART, TRICHEZ

C’est reparti pour un Toon !***


Un conseil pour les maîtres, soyez de bons improvisateurs. Une bonne partie de Toon se caractérise par de la rigolade et de l'imprévu, cohérent dans l'incohérence. Les tables d'événements aléatoires diverses et variées en fin de règles sont une aide précieuse mais sachez les utiliser avec rythme et souplesse ; il ne faut surtout pas que ça ralentisse l'aventure. Car une partie de Toon se doit d'être aussi speed qu'un vrai dessin animé. Et c'est là peut-être le plus dur pour le maître de jeu. Pas d’être speed, que la partie soit speed…

Les différents scénarios proposés sont intéressants dans le sens où il y a une bonne progression pour évoluer dans les règles. Ma préférence va quand même pour le dernier : de vampire en pire. C'est une merveilleuse histoire de savants fous et de vampires sur le retour. Il y a là de quoi passer de grands moments de rigolade, ce qui ne tombe pas trop mal puisque se prendre au sérieux c’est vampire que tout.

Pour conclure, Toon est un jeu que les maîtres et les joueurs qui ne se prennent pas au sérieux et pour qui le jeu de rôle reste avant tout un jeu et non pas une prise de tête devraient tester au moins une fois.

THAT'S ALL, FOLKS ! ! !

* : http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_tra%C3%AEne
** : quand le chat n’est pas là. Oui, c’est une blague de physiciens
*** : vous l’aurez compris, les titres de Toon ! ne se conçoivent pas sans un point d’exclamation à la fin !
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Published by David - dans Préfabriqués
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 19:15
Ahaha.

Hum.

Bon, y a pas moyen d'aller un peu jouer au jeu de rôles à Provins sans que ce soit un bordel sans nom sur ce blog, c'est ça ?

Alors, je la fais courte et efficace :

1. j'ai changé d'hébergeur pour nos fichiers et, maintenant, le lien devrait fonctionner ! Pour télécharger le Petit prélude à Terra Incognita, soit vous retournez à l'article qui va bien, soit hop.

2. oui, le bleu électrique sur fond gris, c'est pas bô. Mais c'est en fait un bug du à une interférence entre Overblog et le CSS généré par Word dans un article envoyé par un collaborateur à ce blog dont je préfère taire le nom (mais, bon, c'est pas moi...). C'est rectifié : voilà donc la vraie couleur des titres et des liens de notre nouveau look. Nouveau look qui est... euh... jaune. Aussi. Mais pas pareil qu'avant. C'est fou toute cette infinité de nuances dans le jaune. Vous ne trouvez pas ?

Bon, pour nous faire pardonner tout ce bordel, zou, une petite photo en avant-première témoignant de notre intense action de propagande méméticienne lors des Rencontres du Club Pythagore.

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 08:23
Les vacances, surtout quand elles sont copieusement arrosées, sont propices aux travaux de longue haleine. J'ai donc profité de celles-ci pour faire raisonnablement avancer le projet de jeu de rôle : Terra Incognita.


Sur mon cahier de vacances, j'avais coché les activités background à épaissir, système de jeu à lisser, synopsis de scénarios à inventer... et encore mille autres petites et grandes choses dont on se rend compte au fur et à mesure du travail de création qu'elles doivent bel et bien être faites à un moment ou un autre. Ainsi en est-il des listes de matériel, de la fiche de personnage ou encore des règles de chute (et oui, des règles de chute...) et toutes ces sortes de choses rolistiquement correctes.

Mais, surtout, le gros du travail fut de donner enfin à voir et à lire une petite (toute petite...) fenêtre sur ce jeu encore en développement dans les Mondes en Chantier. C'est chose faite depuis hier, en exclusivité, aux Rencontres du Club Pythagore de Provins où nous nous trouvons en ce moment même. Mais pas de panique, cher lecteur, si tu n'as pu (voulu ??) te rendre à Provins, tu peux désormais télécharger la version longue de ce 1er document de présentation. Oui, version longue (22 pages). Donc, si tu étais à Provins et que tu as été frustré par la brièveté de notre document imprimé, cela t'intéresse aussi.

Ce document s'intitule Petit Prélude à Terra Incognita (nous espérons lui donner un grand frère dès que possible !). Il contient un texte de présentation de l'univers du jeu, des petits encadrés sur les règles, un glossaire et, surtout !, une aventure à jouer en misanthrope ou, si vous préférez, en solo qui vous permettra, à la façon des livres dont on était le héros quand on était jeune, de vous faire une petite idée du type de scénarios que l'on peut jouer dans Terra Incognita.

Rendez-vous au garage pour télécharger
Petit Prélude à Terra Incognita.

Bonne lecture et nous attendons vos commentaires et/ou questions !
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Published by Narbeuh - dans Terra Incognita
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 14:34
Quand on est un vrai joueur, on est un vrai joueur. David a donc pensé à vous concocter un petit mots mêlés spéciale dédicace pour les rôlistes.  Bon, ça se joue plutôt sur une plage l'été mais finalement début septembre, c'est encore l'été, non ? Alors profitez de votre week end pour faire le jeu (pensez à imprimer sinon vous allez irrémédiablement abîmé votre bel écran avec votre crayon, gros malin...), nous, on est à Provins et on vous raconte tout ça dès notre retour.

Donc : tous les mots se trouvant dans cette grille peuvent y figurer en tous sens : horizontalement, verticalement, en diagonale, de haut en bas et vice-versa, de droite à gauche et inversement. Les mots se croisent et donc une lettre, voire plus, peuvent être communes à plusieurs d’entre eux.

Le dernier mot à trouver, formé de lettre isolées, est le mot mystérieux défini comme suit : « Jeu Français de space opera créé par des auteurs qui sentent le souffe mais qui a malgré cela fait un bide à la fin des années ‘80."

Alors, c'est ?  


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CRIMES
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ELFE
FUMBLE
GN
GORGONE
GROG
GUILDES
INS
JDR
JRTM
JUNTA
KULT
KURO
LOA
MALEFICES
MEC
MJ
MV
NAIN
NOIR
ORCS
PARANOIA
PERSO
PJ
PNJ
QIN
RAOUL
RDD
RIFT
RISK
ROLES
RUNEQUEST
SCION
SORTILEGES
STARWARS
TORG
TSR
UBIK
WHB
XP

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Published by David - dans Quel chantier !
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 12:51
(... suite et fin)

Les écrans américains
Ars Magica, Conspiracy X, etc. Ils ont en commun d’être à mon goût la plupart du temps très laids, mais ils ont au moins le mérite d’être là et s’étonnent eux-mêmes d’exister puisque la plupart des jeux US se dispensent parfaitement de l’accessoire. Et pour beaucoup l’image semble ne pas se suffire à elle-même puisqu’ils sont couverts d’éléments textuels divers, depuis des données pour les règles jusqu’à des titres et des logos.

Un coup tu gagnes, un coup tu perds
Nephilim, qui a vu se succéder des écrans réussis et des écrans complètement ratés incarne (pouf pouf pouf pouf) très bien les différents avatars que peut connaître un écran, nouvelle édition après nouvelle réédition. L’avantage c’est qu’on peut toujours en superposer deux dans ce cas là : celui pour la version à jour des règles d’abord, lisible pour le MJ, et celui avec l’illustration qui était mieux avant par-dessus, visible côté joueurs.

Les écrans avec un montage de petites illustrations
Le récent Dark Heresy par exemple, ou le plus ancien WHBRPG (le moins ancien aussi d’ailleurs, c’est donc bien un choix délibéré), tirés de l’autre univers de GW sont des jeux dont les écrans sont constitués de plusieurs illustration tirées du jeu de base et accolées d’une façon ou d’une autre. On trouve ça aussi avec l’écran de Loup Solitaire qui a en plus la particularité (très « background ») d’être en noir et blanc. Je n’aime pas trop ça, je trouve que ça fait pauvre.
Les fait à l’ordinateur
Dark Earth, Feng Shui : autant la méthode infographie peut permettre de superbes réalisations lorsqu’elle vient par exemple en soutien d’une illustration de base et est utilisée avec finesse et sens artistique, autant peut-elle donner des résultats repoussants quand elle est appliquée sans discernement. Au rayon des réussites il y a indéniablement l’écran de Trail of Chtulhu, et pour n’en citer qu’un au rayon des fautes de goût il y a celui de la nouvelle version d’Hawkmoon – ah pardon, on me dit dans mon oreillette qu’il s’agirait en fait d’un dessin qui a l’air d’une image créée par ordi, c’est encore pire (ou Dark Earth, illustration tirée d’un jeu vidéo, le top du top comme tue-l’amour). C’est un domaine qui progresse très vite et donne donc lieu à diverses expérimentations parfois malheureuses, mais on peut parier qu’on va plutôt vers le mieux de ce côté. En ce qui concerne l’écran de Feng Shui (comme d’ailleurs toutes les couvertures de la série en français), je dois dire que je lui trouve un style particulier qui m’attire inexplicablement.

Le plan large d’une ville emblématique
Crimes, Maléfices 1, Nightprowler 1 et 2, bref lorsqu’un jeu est attaché à un univers urbain, le plan large sur les toits de la cité fait sont apparition, parce que c’est beau une ville la nuit.
Les écrans avec une carte
Autres plans larges, mais au propre et non au figuré cette fois, je veux parler des quelques écrans qui proposent une carte géographique imaginaire comme support à la rêverie des joueurs. Citons Ars Magica, Polaris, et n’oublions pas le ceinture-bretelles, j’ai nommé l’écran français de Conan, qui est à la fois panoptique avec un montage de petites illustrations sur fond de la célèbre carte du monde de Conan.

Le style pompier
Elric, Hawkmoon, je crois qu’un certain Gassner et des couleurs pompiers sont lourdement impliqués sur ce coup-là. Les enfants aiment les couleurs vives et les adolescents à peine pubères sont fortement préoccupés par la taille de leur épée, je n’en dirai pas plus…

L’écran fantastique : la saison des palmarès
En ce qui concerne mes 5 écrans de jeu préférés sont, dans cet ordre
1.    Stella Inquisitorus
2.    RDD2
3.    Légendes des Contrées Oubliées
4.    Maléfices 1
5.    Capharnaüm


Pour Stella Inquisitorus (un jeu tout de même très confidentiel et peut-être même très con puisqu’à l’époque personne ne s’était encore risqué à interdire l’injection massive de vikings dans tout et n’importe quoi à Croc, ce qui fait qu’il les avait allègrement envoyés se baguenauder dans l’èspâââceu en drakkars - dans des Space Drakkars quoi - pour aller foutre sur la gueule de cathédrales volantes) vous risquez de ne pas comprendre. En plus l’illustration fournie ici ne rend pas hommage à l’original qui est beaucoup moins terne. Ce choix mystérieux tient en fait à mon histoire personnelle. J’ai longtemps utilisé cet écran pour remplacer ceux que je ne possédais pas. C’était en quelque sorte mon écran générique à moi, je devais trouver qu’il générait suffisamment de mystère et d’ambiance pour tenir son rôle en toutes circonstances.

Pour RDD2 les choses sont beaucoup plus simples : une illustration de Florence Magnin c’est toujours un univers emprunt de finesse et de poésie, qui fait corps avec le jeu. Le choix du l’esthète et du connaisseur en quelque sorte.

Légendes des contrées oubliées m’amène vers Ségur, un dessinateur que j’apprécie particulièrement et une série qui a marqué mes jeunes années, comme d’ailleurs Croc le Bô dans Old Casus.
Ah, Maléfices 1 ! Déjà un photomontage couplé à un dessin ce n’était pas commun dans les lointaines années 80. Et puis quel amateur distingué du jeu n’a pas entendu les grands anciens raconter le soir à la veillée l’anecdote ultime sur l’écran qui l’accompagnait dans la boite : non en arrière plan ce n’est pas Paris, c’est Lyon ! Comme quoi les apparences sont parfois trompeuses, ce que vous regardez ce n’est pas ce que vous voyez, la vérité est ailleurs et je reprendrais bien une tranche de cake aux olives.

Et pour finir l’écran de Capharnaüm : à la fin de l’envoi je rejoins finalement Narbeuh pour rendre ici hommage à la qualité des illustrations et du travail graphique en général réalisé par l’équipe du Studio Deadcrows et le 7ème Cercle pour cet énorme JdR de création française. C’est magnifique.

A noter que côté moins bien, la palme de l’écran de jeu de plus moche reste en ce qui me concerne décernée à Crimes. C’est le seul raté d’une gamme de grande qualité. Bon et en plus ce n’est sûrement pas vrai dans l’absolu, je suis persuadé qu’on peut facilement trouver pire (je vous attends là-dessus. Un début de piste : l’écran façon granit de Nephilim, ou surtout celui à vomir – c’est peut-être le but recherché ? - de Vermine) mais c’est pour ne pas me dédire depuis ma critique de ce supplément, par ailleurs remarquable, sur ce blog.
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Published by David - dans Comptes rendus
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 08:41
Je me demande quand même si M. Mondes en Chantier ne se serait pas emballé un petit peu vite en déclarant il y a quelques temps sur ce blog les dessinateurs et illustrateurs français champions du monde de l’écran de JdR…

Viva España ! (air connu)
Ce serait par exemple méconnaître le travail réalisé pour l’écran du Capitan Alatriste Le personnage d’Arturo Reverte est en train de connaître sa sucess story puisqu’en plus des romans dont le plus récent date de on peut aussi découvrir ses aventures en BD et prochainement au cinéma, et même, consécration suprême, en JdR dans la langue de Luis Fernandes. On l’a vu, les espagnols peuvent aussi gagner, ce qui m’amène tout logiquement, sous ce grand titre de saison, à approfondir un peu la question sur Mondes en Chantier, le blog préféré des rôlistes cérébraux.


Abstrait ou figuratif ?
On voit bien (sic) que ce n’est pas anodin un écran, c’est symbolique. Par exemple le jour lointain où l’un des frères Ledoux (l’Histoire a oublié lequel) a aspergé de gouttelettes de peinture rouge l’écran d’Empire et Dynasties de François dans les locaux du Club Damoclès après que le projectile de son tir de paint-ball (prodigué par le trou d’une serrure) eut percuté de façon inattendue la tête d’un clou qui dépassait d’un mur sur son passage, échouant ainsi à percuter une autre tête pour lui river son clou, c’était une attaque au symbolique qu’à l’époque, cachés sous la table ou dans les angles morts, nous ne perçûmes que confusément.
C’est ce rôle de re-présentation, de médiation entre la fiction qui s’énonce et les auditeurs-joueurs que nous rappellent les écrans que beaucoup d’organisateurs de conventions ont désormais l’agréable coutume de disposer sur les murs pour les porter à la dégustation de tous, comme autant de petites madeleines.

La société écranique
L’écran de Jeu de rôle c’est en lui-même un paradoxe, une transparence opaque, l’incarnation de l’image comme intercession. Le visuel choisi pour cet accessoire du MJ se révèle être un outil de communication entre l’univers imaginé par les créateurs du jeu (par l’intermédiaire du meneur de jeu) et les joueurs. Dans cette perspective l’écran est donc à considérer comme une production de l’imaginaire visant à établir un rapport avec le monde créé.
L’écran de jeu a ainsi une fonction épistémique évidente, c’est un outil de connaissance, parce qu’il donne aux joueurs des informations sur le niveau technologique, les différents lieux visitables ou les divers PNJs dont on pourra croiser la route sous forme visuelle, que ce soit avec une illustration, des cartes ou des tableaux de données.
C’est un support complémentaire des mots du MJ, son image et ces mots se nourrissent les uns les autres : l’image (et les autres images que sont les illustrations de la gamme) engendre des mots qui engendrent des images dans la tête des joueurs.

L’œuf ou la poule ?
C’est aussi un accessoire indispensable du jeu pour les européens. Et s’en était un pour notre père à tous : pour que les dés puissent ne servir qu’à faire du bruit derrière un écran, il faut qu’il y ait un écran !
Voici une liste non exhaustive de ce qui se fait en la matière.

Les écrans photomontages
Pour Cendres on pourrait plutôt parler de mixte entre photomontage et dessin, un truc marrant au passage : le balcon derrière sa tête fait comme des oreilles d’elfe à la fille, et l’effet circulaire un peu raté sur le nuage lui rajoute une auréole de sainte. Cendres, Unknown Armies, Vermine (si ce n’est pas un dessinmontage, à vérifier), marrant ça, est-ce que ce serait une marque de fabrique des jeux à l’ambiance glauque ?

Les écrans avec une photo tirée du film
Je pense à une image extraite du Seigneur des anneaux, ou un montage de photos du film Star Wars, bref c’est un grand classique des jeux tirés du Film, alors que les jeux tirés du Roman préfèrent les illustrations. A ce sujet comparez justement l’écran de JRTM et celui du Seigneur des Anneaux.

Les écrans avec une illustration panoptique dits du « bouclier d’Achille »
7ème mer, un peu Archipels D20, Ars Magica, Chimères, DD3, beaucoup d’écrans s’essayent à saisir en une image figée tous les éléments clefs d’un jeu. Comme je le disais précédemment ceux-là jouent à fond sur la fonction épistémique de ce support.

Les écrans avec une grande illustration souvent d’un illustrateur connu

Athanor (Fred Blanchard), Berlin XVIII (Gassner), Bitume (Vatine), Bloodlust (Alberto Varanda), Capitan Alatriste, Exil, Te Deum (Saint Barthélemy - étant entendu que sur ce coup là l’adjectif grande est à prendre au sens figuré et plutôt comme un compliment que comme un constat de format), de nombreux écrans ont eu les honneurs d’un dessinateur ou illustrateur célèbre, parfois avant qu’il ne soit vraiment connu d’ailleurs.
L’écran avec la photo de l’auteur
Red Dwarf est à ma connaissance le seul jeu dont l’écran présente la pomme de son auteur, et je voulais quand même le noter. Mais est-ce bien l’auteur du jeu ? Je lance ici une grande enquête d’utilité publique, certain que les fiers lecteurs de Mondes en Chantier, armés de toute leur sagacité, auront à cœur de faire la lumière sur cette mystérieuse affaire.

L’écran avec une belle illustration centrale et des trucs plus ou moins moches sur les côtés
Malheureusement la liste est longue : Aquelarre, Ars Magica, Cadwallon, Dark Earth, Retrofutur … Pour Guildes c’est le contraire : les trucs moches sont au centre et permettent de constituer un triptyque avec de chaque côté une illustration déjà publiée dans le jeu de base. Je ne sais pas vous, mais moi à chaque fois ça me désole, je trouve que ça détruit l’effet de sidération produit par une belle image telle qu’en elle-même. Parfois l’idée (souvent américaine) est d’utiliser tout ou partie de la surface extérieure - celle que voient les joueurs, pour leur proposer justement les tableaux et points de règles qui les concernent.

Et à la fin une grosse baston

Honneur aux anciens : la Table ronde, puis Eleckase, les deux écrans L5R, Runequest, là aussi la liste est longue, et souvent ces scènes de batailles viennent rappeler ou souligner le côté épique voir mythique de l’univers du jeu.

Les écrans « Vache qui rit » et les écrans avec mise en abime
Je ne connais pas d’écran « Vache qui rit », c’est-à-dire utilisant le principe de l’image dans laquelle on peut voir la même image en plus petit dans laquelle on peut voir la même image en plus petit dans laquelle… en cascade, mais j’en parle quand même par ce que ça me semble un procédé qui serait intéressant à utiliser sur ce support. Bon, c’est une idée comme ça.
Des écrans utilisant le principe de la mise en abime en revanche il y en a beaucoup : 7ème Mer (double mise en abime, venant d’un jeu de pirates c’est assez normal même si on l’attendait plutôt de Polaris, pouf pouf …), Call of Cthulhu, Maléfices Catéschisme… c’est assez pratique en effet de recourir à la mise en abime pour renforcer l’immersion (pouf pouf pouf) dans l’univers d’un jeu. Parfois c’est bien venu, parfois c’est au contraire mal accueilli : pour Catéschisme (par ailleurs une superbe illustration même si on a pu lire ici ou là que d’aucun regrettaient l’abandon des anciennes couleurs pour le passage à une gamme de tons plus chauds) de nombreuses personnes ont fait remarquer que ce choix de présentation soulignait ou indiquait trop ostensiblement le rôle de marionnettiste illusionniste du MJ dirigiste adepte de scénarios linéaires tel que l’imaginaire rôlistique commun se le représente. Mise en abime pour tempête dans un verre d’eau, on voit que les réflexions autour d’un écran vont parfois chercher loin et que, dans une image, tout fait signe.
(à suivre...)
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 08:09
Ô Ravage, ô désespoir, ô jeunisme ennemi, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Avertissement au lecteur :
Que les choses soient claires : le premier qui prononce ici le nom de
Black Box uniquement pour faire rire à bon compte et de façon franchement mesquine ses petits camarades* se verra poliment mais fermement reconduit vers la sortie parce que ce n’est pas le style de la maison. Non Môsieur, pas du tout ! Non non.

Mémoire d’outre-tombe

Commençons cette petite revue des magazines du trimestre écoulé consacrés de près ou de loin à nos loisirs (le Jeu de Rôles, les figurines, le jeu de plateau, le lancé de couteaux dans le dos) par déplorer le changement de formule de Ravage. Cela s’est produit au numéro 46 (pendant que vous ne regardiez pas on en est déjà au numéro 48) et c’est minable. Pas sur le fond, rassurez-vous, tous les bons trucs que ça contenait avant sont toujours là et c’est l’essentiel, mais sur la forme : plus petit format, des cadeaux marketing à deux balles (pour le numéro 47 un cadeau qui fera date : une « lithographie Mark of Chaos exclusive ! » qui me fait franchement penser à une publicité pour une banque avec des jumelles en plastique), et le symbole du changement : le Sergent Killgore, dessiné par Louis, qui est la nouvelle mascotte du magazine. La description du personnage proposée par le mag’ parle d’elle-même, voyez plutôt :
« Killgore est velu (même s'il est chauve), Killgore est brutal, Killgore se rit de l'adversité et foule des ses rangers cloutées les restes de ses ennemis, Killgore boit sa bière dans le crâne de ses victimes, Killgore crache du plomb et rote du napalm, Killgore utilise des dés en adamantium et quand il les lance, c'est souvent dans la g...** , Killgore n'a pleuré qu'une seule fois dans sa vie, c'était le jour ou le Seigneur de Guerre Yagla Dunst lui a cassé Nounours, son porte-clé fétiche quelques secondes avant de mourir dans d'atroces souffrances, Killgore ne triche pas, il est victorieux, Si Killgore savait lire, il lirait Ravages... ».

Oh la la ! Que dire d’autre ? Peut-être que cela pourra, question rodomontade puérile, rappeler aux vétérans un certain Docteur dans les antédiluviens Chroniques d’Outre Mondes, et le plus drôle reste que - la concurrence se faisant rude dans le secteur porteur de la figurine – un autre titre très similaire question contenu vient de paraître dont la mascotte (une Bellaminette de l’espace) marque à la culotte (culotte c’est le mot clé) et ringardise instantanément le bon sergent. Le pire, c’est qu’à en croire leur éditorial du numéro 47, ils sont contents de leur coup. Pitoyable***.
Et  pourtant ils n’ont vraiment pas besoin de ça ! Voyez le numéro 48 : ce sont 100 pages de bonnes choses, des articles pointus et agréables à lire, des infos de partout, que du bonheur****. Les gars, recentrez-vous sur les fondamentaux !

NB : les hors-série sur les figurines de concours restent anecdotiques, sauf si vous êtes dans la partie et vraiment un gros maniaque comme moi.

Il en sort de partout !

Ce serait d’autant plus souhaitable que la concurrence se fait soudain rude dans le secteur du petit bounome. Prenons par exemple ce numéro 1 avec un Space Marine déchainé sur la couvrante : ce nouveau titre bimestriel, publié par Play Factory, porte le nom évocateur de Codex Interdit. Evocateur de l’univers GW si vous suivez, fine inspiration alors que débarque la nouvelle mouture de WH40K. 82 pages plutôt de bonne tenue, plein d’articles fort sympathiques, avec une tronche (une mise en page, un style et un je ne sais quoi) qui m’évoque irrésistiblement le Backstab de la fin des années 90’. Mais qui n’aurait parlé que de figurines alors.

Mais la référence en la matière reste bien entendu la revue consacrée exclusivement au zobbi : White Dwarf, qui en est en ce mois d’août ensoleillé à son numéro 172 (ça laisse rêveur) consacré en grande partie à la sortie des nouveaux et très moches Elfes Noirs, avec une gamme qui a été très attendue et finalement on se demande bien pourquoi puisqu’elle est très ratée, à l’exception peut-être du gars avec les gros couteaux et le masque de poulpe qui me le fait bien. Il semblerait qu’on se dirige vers des figurines sans personnalité et plutôt en plastoc pour le gros de la prod’, et quelques belles figs pour la vente par correspondance (Champion de l’Empire, Capitaine pirate de Sartosa…) – je sens que je vais détester ça. Sinon dans le même numéro il y a des choses en rapport (de bataille) avec la nouvelle version de WH40K et un article sur la fabrication de décors  « Mordor » pour le Seigneur des Anneaux. C’est tout à fait recyclable pour des décors Hell Dorado et je m’en vais essayer bientôt quelques unes de ces techniques.

Par ailleurs, pour les gens sérieux et les vieux grognards sachez quand même que le numéro 83 de la respectable revue Figurines est en kiosque, et contrairement à ce que vous pourriez penser si vous êtes plein d’a priori, elle n’est pas réservée à ceux qui votent pêche nature et traditions. Les figueux « historiques » ont vraiment beaucoup à apprendre aux « fantaisistes », et réciproquement ; la tendance à la mixité étant d’ailleurs bien amorcée dans les concours depuis deux ou trois ans, et d’ailleurs pour preuve ce numéro 83 vous propose (ainsi qu’aux figuéristes historiques qui voudraient s’encanailler) page 14 pour la première fois un échantillon des figurines futuristes et fantastiques proposées actuellement par les différentes marques qui en font ! Et tout se passe bien à condition d’avoir les cheveux coupés courts et de saluer le drapeau, ce qui est quand même la moindre des choses, couilles de loups !

Bon, si vous êtes un poil moins martial et autant joueur que peintre n’oubliez pas Vae victis 80 plus le hors série armées miniatures. C’est une valeur sûre avec laquelle on passe toujours un bon moment.

Rôle ma poule !

Après une période de disette lors de laquelle il fallait fureter à droite et à gauche dans les revues consacrées à l’imaginaire du genre Khimaira – qui, soit dit en passant fête actuellement ses dix ans (déjà) avec un numéro 15 (nouvelle série) qui traite de la Fantasy urbaine et propose une interview de Mickael Moorcock – pour se mettre quelque chose sous la dent, c’est soudainement l’affluence !

Parmi ceux qui s’avancent voici venir un nouveau bimestriel : Dragon Rouge, le magazine qui va accompagner la nouvelle version de DD. Ce sera franchement orienté vers les univers du jeu de Gary Gygax, avec des plans de tavernes ou de donj’ dedans, des fiches de perso et tout et tout, mais pas que. On trouve par exemple dans ces 82 (tient … ah bah oui c’est publié par Play Factory) premières pages un bon « panorama du jeu de rôle » destiné au débutant. Et des nouvelles de Polaris***** ! Au moment où j’écris ces lignes le numéro 2 est disponible et c’est dans la même veine.

Moins orienté DD mais quand même bien intéressé par la question, voici que s’avance à son tour pour entrer dans l’arène, le premier numéro de Jeux de Rôle Mag’. Sur la couverture où une grande barbare blonde à forte poitrine s’apprête à affronter une bande de nains en casques à pointe on nous promet « inclus : un jeu de rôle complet ». Il s’appelle Undésix, le JdR qui se joue avec un dé à six faces, et pourra à l’extrême limite servir à faire rigoler vos petits cousins 5 minutes s’ils arrivent à rester assis tout ce temps sans se battre. Mais pour le reste c’est plutôt intéressant, avec notamment  une interview de D. Guiserix (qui n’est pas l’auteur d’Undésix) : « oh grand maître, quelle est donc cette secte très étrange ? » qui a pris le maquis depuis belle lurette et qu’on était réduits à retrouver de temps en temps au hasard d’une rencontre dans les pages de tel ou tel magazine, un dossier qui passe en revue les différents JdRs qui ont marqué notre loisir, et bien sûr des critiques de jeux (Kuro, Cadwallon, Capharnaüm, Humanydyne, etc.) dont je dois dire que j’ai apprécié le ton et la franchise. On est loin du ton neutre bon des critiques auxquelles on était habitué à l’époque des grands anciens lorsque dire du mal d’un jeu de rôle c’était dire du mal du jeu de rôle, et critiquer un éditeur c’était mordre la main qui vous nourrit. Cette liberté de parole est particulièrement notable dans la critique de Capharnaüm – je béni régulièrement le  Studio Deadcrows et le Septième Cercle, j’aime ce jeu et je crois que c’était le meilleur de 2007, mais j’adhère à tous les bémols et reproches que lui adresse Cédric B. Et en lisant cette double-page très évocatrice je me suis dit que ce gars là était en train de nous casser la baraque (ich, ich) puisque c’est exactement le genre de critique que vous auriez déjà dû lire sur ce blog si je n’étais pas si fainéant du clavier. Quand la presse pro commence à faire le boulot des blogs, où va-t-on, je vous le demande ?

Allo Papa Tango Charlie : Back to Front

Qu’est-ce que comment que quoi ? Qu’entends-je ? Qu’ouïe-je, basculez-les dans la dimension parallèle et toutes ces sortes de choses ; vais-je être obligé de m’expulser moi-même ? Voici que l’incroyable se produit au moment où on l’attendait plus !

Clairement à la période la plus défavorable, surgissant au cœur de l’été du triangle des bermudas, alors que les quelques rôlistes qui existent encore sont loin de chez eux, de leurs repères, de leur loisir et de leurs Maisons de la Presse, voici que revient d’entre les morts, après deux ans d’absence (bien plus fort que Lazare) Black Box 3 ! Mais oui, vous ne rêvez pas, comme la couverture vous l’indique sans équivoque, quelques goules ludophiles sont allées le remonter du fond du puits où il pourrissait lentement pour le livrer à notre appétit jamais rassasié de nouvelles revues et d’infos fraiches. L’éditorial revendique la parenté avec Casus Belli et je dois dire que c’est de bonne tenue, avec peut-être quelques infos et critiques un peu défraichies mais dans l’ensemble ça vaut l’investissement. Allez, soyons même militants, achetons-en tous 4 ou 5 pour les distribuer autour de nous sinon il va replonger illico presto dans le coma. Vous pourrez y lire des choses sur les publications D20, sur le Star Wars Old School, sur le roleplay en combat (euh… baston !?!), et même en apprendre plus sur le nouveau Polaris en croisant vos doigts de pieds palmés pour ne pas rencontrer l’Homme-Triton de la pub lors de vos vacances à la mer. Dans tout ça je voulais mettre particulièrement un coup de projecteur sur Oblis, le pays des brumes,  un setup pour « tout jeu médiéval fantastique » comme on dit, et qui est certainement appelé à prendre sa place au panthéon des univers de JdR étant donné sa qualité, pour peu que la deuxième et la troisième partie puissent être publiées dans les numéros suivants, bien entendu…

Epaisse et très éclectique, je ne pouvais pas manquer de vous signaler la luxueuse revue Amusement qui, sous un titre qui risque d’évoquer pour beaucoup les jeux d’enfants s’adresse pourtant directement aux adultes et se révèle une lecture très agréable, d’autant plus que le numéro 1 propose une immanquable interview du maître du Cyberpunk, William Gibson. Il y indique qu’il s’est lancé dans une entreprise déconstructiviste de cette vision de l’avenir, et nous en reparlerons dans nos articles sur TAZ, notre jeu Cyberpunk en gestation. Il y a de tout dans cette publication : des articles sur la tendance à exploiter les bugs dans les jeux vidéo, sur l’art graphique et le Locative Art en relation avec ces mêmes jeux vidéo, des choses sur les univers imaginaires, sur les jeux massivement multijoueurs et persistants, etc. De tout sauf du JdR. Bon sang d’arrosoir Juju, mais qu’est-ce qu’on attend pour leur en proposer ?

A l’antipode de cette publication destinée aux adultes (en tout bien tout honneur), une pub sur la quatrième de couv’ du numéro 2 de Dragon Rouge nous signale aussi l’arrivée imminente d’une publication de Milan jeunesse destinée aux enfants : Chaudron Magique, « le magazine fantasy de 8 à 1000 ans ». Une sorte de pré-initiation aux univers imaginaires, et pourquoi pas aux JdR (Contes de fées, Grimm, que sais-je).

Et pour faire bonne mesure, dans un autre rayon, je vous indique les Cahiers de Science et Vie consacrés à « La sorcellerie et les sciences occultes, du Moyen Age à la Renaissance », qui ne saurait vous laisser indifférent si je vous connais bien.

Ceux qui vont mourir te saluent


Qui se souvient encore du magazine Magnus (bon titre ça, qui évoque la puissance et se termine comme Casus) en kiosques en l’an de grâce 2005, me disais-je à moi-même il y a quelques jours alors que j’en trouvais tout à fait par hasard un vieil exemplaire couvert de la poussière du temps et qui avait échappé au retour à l’envoyeur qui sait comment dans une petite Maison de la Presse du fin fond du Roussillon. Alors même s’il y a actuellement pléthore, ne nous emballons pas (surtout sous cellophane, merci pour ceux qui aiment feuilleter en kiosque) : nous verrons à la rentrée, et plus sûrement encore début 2009 lesquels de ces titres auront survécu. L’hiver est terrible pour les petits oiseaux…

* : pour tirer en quelque sorte la couverture à lui. La couverture, mphpfff !, …
** : la tradition de l’initiale suivie de trois petits points pour ne pas écrire un gros mot remonte au minimum à la P… respectueuse de Sartre. Comme quoi on a beau être des pauvres T… de Geeks, on a quand même des Lettres.
*** : pour que le lecteur comprenne mieux quel genre d’individu grincheux et rétrograde rédige ces lignes il faut qu’il sache que le susdit a déjà résilié son abonnement à Bo Doï qu’il lisait fidèlement depuis le numéro « 0 » après que ce magazine de BD ait tenté lui-aussi le coup de la nouvelle formule, maquette ratée, couverture à gerber, et tutti quanti. Par contre il conseille le numéro actuellement en kiosque de DBD qui propose une interview de Pierre Dubois.
**** : Mention « franchement limite » quand même pour la pub de Hell Dorado de la page 2 du numéro 48 : «  Oubliez les balles à blanc, faites parler la poudre noire ! ». Autant j’aime bien quand l’équipe du jeu charrie la concurrence, autant là – même si j’apprécie l’humour noir à mes heures – je dis carton jaune.
***** : Eh, les gars, pour Polaris le jeu de mots de la couv’ il était Trademark, envoyez la monnaie. Fallait me demander je vous en aurais soufflé d’autres. Tiens, par exemple : « Polaris : De Profundis » et hop, vous attiriez illico les joueurs de Maléfices…
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Published by David - dans Presse rôliste
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Du matos pour Warsaw préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : une faction atypique accompagnée du scénario qui va bien.

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