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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 16:26
Je voulais un titre qui claque un peu plus que : "les pauvres projets rôlistiques que je n'aurai de toute façon pas le temps de faire cette année", ça le fait là, non ?

Bon, plus sérieusement, je me suis demandé longtemps si c'était utile de publier sur ce blog le traditionnel egotrip des bonnes résolutions rôlistiques. D'où la date tardive. Mais finalement, ce qui a emporté la décision, c'est un petit plaisir pervers et solitaire (non, pas celui-là !) : relire un an plus tard l'article en grinçant des dents et en pestant contre le temps qui est parti et qui ne reviendra plus Après tout, avant d'être des fanzines numériques, les blogs étaient conçus comme des journaux intimes en ligne alors zou, c'est parti.

Avant tout, je le proclame haut et fort pour les lecteurs mesquins qui oseraient nous comparer à Black Box : 2009 sera l'année Terra Incognita chez Mondes en Chantier. Alors oui, je sais, j'avais déjà promis du concret pour le, je cite l'irresponsable en question : "le tout début de mois de Janvier". Or, on est déjà quasi la fin du mois ET vous pouvez vous brosser d'ici mi-Février. En fait, quand on est consciencieux et peu doué de ses dix doigts, on met un temps infini pour faire des choses auxquelles, dans les plannings prévisionnels, on attribue à peine quelques jours. Bref, j'ai enfin fini de maquetter à la va comme je te pousse le Grand Prélude à Terra Incognita qui est définitvement un livret PDF A4 de 105 pages contenant le strict nécessaire pour dévouvrir le jeu : un peu de background, des règles allégées et surtout 12 prétirés complets. Je suis actuellement dans la suite de la mise en page car il ne vous aura pas échappé qu'il vous faut aussi un scénario. J'ai donc débuté la maquette de L'isle aux Marmousets, à la louche une cinquantaine de pages avec les annexes. Le tout sera livré au pill... téléchargement libre sur un petit site web dédié qui est aussi en cours de construction. Tout ça pour mi-Février, donc, si la greffe de main droite de maquettiste chinois achetée à vil prix prend sans rejet. Ensuite, pour dans "pas trop longtemps après mais un peu quand même", il y aura un deuxième scénario puis la version complète du jeu et, j'espère au moins, un troisième scénario mis en ligne avant la fin de l'année.

Donc, déjà, hein. Et toc.

Il faudra aussi s'aérer l'esprit des voyages vers les Pays de Nullle Part et des ambiances louisquatorzienne. Donc faire d'autres trucs. Ou au moins essayer. Il y a chez Mondes en Chantier un autre serpent de mer appelé TAZ et qui a la prétention d'être (un jour...) un jeu de rôles d'anticipation réaliste. Un truc qui fait un peu réfléchir mais qui reste jouable quand même. Bref, ce que n'est plus, à mes yeux, un Cyberpunk qui accuse bien ses 20 ans dans la vue. Des trucs conséquents ont déjà été écrits sur ce jeu mais je l'avais franchement mis en cryostase. Et puis, contre toute attente, il a commencé à revenir sur ma pile de lectures au niveau recherches et même un peu sur mon clavier. Il faut dire que, entre du anticipation "raisonnable" (courant du 21ème siècle) et du carrément plus lointain façon Richard Morgan je ne savais plus trop dans quelle direction m'orienter. Or, la découverte de la future sortie de Eclipse Phase (des précisions dans ces pages), un jdr qui abordera franchement les thèmes de la numérisation des individus ou encore celui des IA, les choses sont désormais claires : je veux, de mon côté, un jeu se contentant de s'interroger sur des technologies naissantes et imparfaites, pas de la far science. Reste à bosser dessus sérieusement et sous une forme adaptée (un wiki ?). D'autre part, je suis très, très chaud sur la sortie de Eclipse Phase, ça n'empêche.

Parmi les autres idées farfelues qui sont subitement passées, sans que l'on sache trop pourquoi, du néant au concret, il y aussi mon idée de système alternatif pour ce formidable jeu qu'est Rêve de Dragon. Cela s'appelera Longue Route et mettra en avant, d'où le nom, la gestion des ressources (au sens le plus large du terme) tout au long du Voyage. Clairement, on n'est qu'au tout début du processus et j'aurai, pour le mener à bien, besoin de l'avis éclairé de David (grand connaisseur de RDD) et de tests poussés.

Puisqu'on parle de David, il ne nous faudra pas négliger ce bon vieux blog qui va bientôt franchir le cap des 300 articles. Un petit toilettage des catégories, le lancement de nouvelles catégories ou au moins séries d'articles, peut-être un peu plus de Bob le Chien, voilà qui devrait nous aider à entretenir la flamme.

A propos de flamme, il serait peu honnête de ne pas avouer que celle qui brûlait jusqu'ici pour les viueilles gloires, Empire Galactique et Maléfices, est en danger. EG a été lâchement abandonné en rase campagne et c'est mal. Ce serait beaucoup dire que j'envisage sérieusement de m'y remettre mais comme les résolutions de début d'année sont là pour cela : j'espère. Maléfices, c'est vraiment compliqué mais je compte sur mes camarades et surtout sur Jean-Philippe pour me pousser à faire quelque chose qui sente le souffre d'ici la fin de l'année.

Pour reparler des vivants, je garde l'oeil vif et la truffe humide pour tout ce qui concerne Crimes : curieux de voir ce que va donner la reprise du jeu par ses créateurs au sein des Ecuries d'Augias.

Hellywood, bien sûr, et dans une moindre mesure les deux Cthulhu sont, en dehors de celles déjà évoquées, les gammes actuelles que je vais suivre avec le plus d'attention. Pour les futures gammes, je suis plus gêné pour répondre : franchement, même si il y a déjà une bonne demi-douzaine de choses qui éveillent mon attention (notamment chez John Doe et 7ème Cercle), je ne veux pas me faire sur ces futures sorties trop d'a priori. J'espère plutôt être agréablement surpris par 2 ou 3 d'entre elles.

En vrac, je compte aussi sur les Carnets de l'Assemblée, les Salons de la Cour d'Obéron (pour les fameux concours de scénarios !), la convention Eclipse à Rennes et celle du Club Pythagore à Provins... pour stimuler mon imagination et mon envie de jouer et d'écrire encore et encore !
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Published by Narbeuh - dans Work in progress
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 19:30
Alors que les n°5 de Dragon Rouge et de Jdr Mag font chauffer leur moteur en vue d'une sortie début Février, pendant que Black box n'arrête pas de nous faire languir (jusqu'à plus soif ??) quant à la sortie de son opus 4, les ch'tis qui n'en veulent grillent tout le monde sur la ligne : le n°4 des Carnets de l'Assemblée est désormais doté d'un sommaire détaillé, d'une couv' magnifique et d'une date de parution (en boutiques spécialisées, sur Lulu et en PDF) toute proche.


Alors, entendons-nous bien : oui, j'écris de temps à autres dans les Carnets ; oui, il m'est arrivé de faire le relecteur sur certains articles. Mais ce que je vous dis là n'a rien à voir avec de la propagande commerciale à deux sous (pour la bonne raison, de toutes façons, qu'il n'y a même pas deux sous à se faire avec les Carnets...). Bref, Les Carnets, c'est d'la balle de beubom atomique, man. Ou plus classiquement : courrez vous le procurer, vous ne serez pas déçus. C'est très bien mis en page, c'est eclectique (il y a de la culture et du jeu de plateau, pas que du jdr), les articles de fond sont de très bon niveau... même que ce serait en kiosque que ce serait un must pour des gens comme nous qui, ça tombe bien, aimons les jeux de rôles, les jeux de plateau et les cultures de l'imaginaire.

Dans ce numéro 4, je signe en fait un gros dossier consacré à Hellywood. Vous y trouverez d'abord une critique du jeu. Elle sera bien entendu différente de celle que l'on trouve sur Mondes en Chantier mais ceux qui l'ont lu se doutent déjà qu'elle sera au vitriol Surtout, vous y trouverez également une aide de jeu et un scénario d'introduction qui forment,a vec la critique, une sorte de "pack" qui rappelera des souvenirs au nostalgique des Epreuves du feu de l'âge d'or d'Old Casus.

L'aide de jeu proposera une visite au Tangerine Dream, un bar un peu spécial situé dans la Fobidden City. Les Voix Off pourront utiliser à volonté ce bar comme lieu de ralliement des PJs ou comme source de renseignement lors d'une enquête mais il sera aussi le lieu central du scénario Quarantine. Après un Three Crad Monte 0 % fantastique (téléchargeable sur MeC), ce court scénario d'introduction contiendra sa dose de Cornus. J'ai apprécié écrire ce scénario pour cela : il me semble que le fantastique y apporte quelque chose par rapport au Noir classique. A confirmer... En tout cas, je dis "introduction" surtout car ce scénario permet de créer un groupe de PJs à partir de personnages ne se connaissant pas encore. C'est toujours pratique, surtout dans un jeu comme Hellywood où voius pouvez toujours avoir autour d ela table un flic corrompu, un détective laxiste, un journaliste avide de scandales et un mafieux notoire...

Pour vous renseigner sur le reste (très prometteur !) du sommaire et commander votre numéro, allez faire un tour sur le site de l'Assemblée :
http://www.lassemblee.org/
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Published by Narbeuh - dans Presse rôliste
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:45

Premier volume de l’Atlas des Sept Cités, Bejofa, la cité des voleurs, un supplément pour Nighprowler 2 consacré à la description d’une cité indépendante proche de Samarande vient de sortir aux éditions 2d sans faces.


Voir Bejofa et mourir.


« Chaque homme, poète ou non, se choisit une ou deux villes, patries idéales qu’il fait habiter par ses rêves, dont il se figure les palais, les rues, les maisons, les aspects, d’après une architecture intérieure, à peu près comme Pinarèse se plaît à bâtir avec sa pointe d’aquafortiste, des constructions chimériques, mais douées d’une réalité puissante et mystérieuse. Qui jette les fondations de cette ville intuitive ? Il serait difficile de le dire. Les récits, les gravures, la vue d’une carte de géographie, quelquefois l’euphonie ou la singularité du nom, un conte lu quand on était tout jeune, la moindre particularité : tout y contribue, tout y apporte sa pierre. »

Théophile Gautier, Venise, Les Editions de l’Amateur


Ce qu’écrivait Théophile Gautier tandis qu’il approchait de la Cité des Doges* qu’il allait découvrir pour la première fois doit bien pouvoir s’appliquer aussi aux villes imaginaires, et partant aux villes créées par et pour le JdR. Parmi celles-ci (pour n’évoquer que les créations françaises) certaines ont fait date, voir école, comme Pole pour Bloodlust ou Samarande pour Nightprowler 1. Mais leur prototype reste Laelith, la cité créée en 1986 par l’équipe de Casus Belli. On en retrouve des réminiscences dans toutes les créations qui ont suivi, parfois de façon presque subliminale, presque un hommage, comme ce jeu de mots de la page 58 du supplément qui nous occupe (« Un prévôt mieux que deux Tulloras ») qui se trouvait déjà sous forme de crapoux dans le Laelith de 86 sous une forme très proche (de mémoire : « un Laelithien vaut mieux que deux Tulloras. Surtout que deux Tulloras d’égout »).


Bejofa, Bejofa, tes bons petits toits tout chauds…


Au-delà de ces considérations sur l’attachement particulier qu’on porte à telle ou telle cité et sur les filiations dans le petit monde du JdR, que dire de ce premier opus de l’Atlas des Sept Cités ? 96 pages en N&B, très denses très correctement illustrées (on est en net progrès de ce point de vue par rapport au livre de base) et agréablement mises en page, sous couverture souple en couleur qui nous présente dans un camaïeu de tons ocres une embuscade lâchement tendue à la prévôté. Au passage, il est bien dommage de ne pas avoir exploité le verso des rabats de la couverture qui permettent d’y glisser la carte qui accompagne le livre et dont nous parlerons juste après. Ceci dit il est probable que cela n’aurait fait que tirer le prix de l’ensemble à la hausse, et de ce point de vue on est déjà plus que limite. J’entends d’ici les mauvaises langues (non Suisses de leur état) s’écrier : 32 euros les 96 pages en N&B, à ce prix là ça ne s’appelle pas la Cité des Voleurs pour rien !


Quelqu’un a un plan ?


En plus d’un historique de la ville, de considérations sur ses institutions, son économie et ses us et coutumes ainsi que des développements sur la vie au travail et les loisirs de ses habitants vous trouverez dans ces pages une description de ses nombreuses prévôtés et encore plus nombreux quartiers. Vous pourrez aussi vous inspirer pour imaginer les bâtiments dans lesquels vos joueurs auront à pénétrer plus ou moins furtivement de ceux qui sont décrits et illustrer dans la partie réservée aux bâtiments et plans, et s’ils sont perdus vous pourrez déplier sur la table entre les tasses de café froid, le paquet de curly et leurs yeux ébahis la magnifique carte format A1 où, pour ainsi dire, on distingue chaque maison, et qui a demandé à son dessinateur beaucoup de persévérance.

Il faut noter que l’ouvrage contient aussi deux scénarios dont je ne peux encore rien dire car je ne les ai pas lus mais c’est toujours bon à prendre pour se mettre dans l’ambiance.


Bejo Messieurs Dames, je ne suis pas un voleur…


Pour conclure je voudrais dire que même si livre de base de Nightprowler 2 et les mécanismes de la nouvelle version sont globalement moins bien réussi que ceux de la première version, l’écran et ce premier atlas sont d’excellente qualité, ils comptent au rang de ces suppléments qui se lisent d’une traite et avec un réel plaisir (ce qui n’est pas si courant). Si on ajoute à cela que les suppléments sur les villes peuvent être achetés même si on n’a pas le jeu de base, juste pour le plaisir ou pour se documenter, il ne vous reste plus qu’à courir le voler. Euh, enfin, vous le procurer.



* : On trouve parmi les rôlistes des aficionados de tel ou tel thème récurent : ceux qui ont joué à tous les jeux (parus à ce jour ;=D ) qui proposent une aventure ayant pour cadre la Sérénissime, ceux qui ont fait tous les scénarios du commerce où Merlin fait au moins une apparition sous une forme ou sous une autre, ceux qui incarnent des Vikings dans tous les jeux… On doit à la vérité de dire que l’équipe de MeC est assez nettement impliquée dans deux des cas de figure qui viennent d’être cités, voir – pour une part – dans les trois !
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Published by David - dans Comptes rendus
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 08:52
(...)

La violence légitimée


Pour comprendre l’origine de la violence dans notre bonne ville de Heaven Harbor, on peut rappeler quelques facteurs d’explication d’ordre historique.


· Une ville cosmopolite


A peine un siècle après sa naissance, Heaven Harbor, à la différence des villes européennes, était à la fois une ville à mutations rapides et une ville multiethnique. Chaque nouvel arrivant a dû y conquérir de haute main sa place au soleil. Cette lutte s’est faite au prix de la discrimination, de l’intolérance et du rejet des plus faibles. Ceux-ci sont rapidement devenus des boucs émissaires. Les relations clientélaires établies entre les autorités locales et les citoyens les plus influents ont accentué la fragmentation de la cité constituée de groupes vivant en enclaves. On se trouve face à une situation où les institutions ont des pouvoirs faibles, dans une société ethniquement hétérogène et aux statuts socio-économiques fort disparates.


Le fait que ni les partis politiques locaux, ni les syndicats ne soient de véritables expressions d’opposition, que le mécontentement ne trouve aucune courroie de transmission officielle ni de lieu pour le débat, ouvre la porte à la violence individuelle.


Les grandes manifestations de masse de la fin des années 1930 ont joué un rôle de soupape, en particulier pour la jeunesse de nos ghettos. Avec l’effritement des mouvements, la crainte de la répression, le durcissement idéologique de la société blanche, aucune solution n’est apparue à ces problèmes. Certains jeunes ont eu recours à un moyen individuel, moins dangereux pour exprimer leur frustration et leur contestation : l’agression sur la voie publique.

La société américaine en général récompense fortement ceux qui réussissent et se conforment aux normes et elle rejette les autres. Ces « autres » sont tentés par la déviance puisque, laissés pour compte, non « méritants », ils ont bien peu à perdre. Discriminées par la couleur de leur peau et par leur pauvreté, les minorités ne se sentent pas tenues par un pacte au reste de la société et leur ségrégation géographique dans des ghettos accentue leur sentiment d’exclusion. Cette atomisation de la cité engendre la peur. Mais si le Blanc a peur du noir et de l’Hispano, le Noir a encore plus peur de l’autre Noir et l’Hispano de l’autre Hispano. Que dire alors des Cornus ?



Cette peur en spirale accentue à son tour l’émiettement social. Les affrontements intra et interraciaux sont constants. Les guerres entre bandes d’adolescents laissent sur le goudron des rues des centaines de morts chaque année. Les luttes de succession qui opposent arrivants de fraiche date et groupes de vieille souche sont d’une violence inouïe, irrationnelle, et sont volontairement ignorées par la Presse à la solde du Pouvoir pour des raisons évidentes de stabilité politique.

Ce potentiel de violence interethnique renforce l’aura de danger qui entoure les quartiers pauvres et renforce leur exclusion tout en rassurant les habitants des beaux quartiers sur leurs normes et leurs valeurs.


· Une respectabilité ambiguë


Or, on l’a dit plus haut, pour conquérir sa place à Heaven Harbor, chacun est contraint de lutter impitoyablement, y compris à coup de revolver. Quels que soient les moyens employés, celui qui réussit, qui perpétue l’American Dream, gagne son auréole de respectabilité. Qu’il s’agisse des propriétaires qui font assassiner ou mettre en maison de santé leurs locataires, des hommes politiques qui mettent au pas les journalistes, des employeurs qui font froidement abattre des syndicalistes, des policiers qui lâchent leurs chiens facilement sur les Noirs, du Ku Klux Klan qui tire sur les manifestants du Parti communiste, on constate une absence de contrôle sur les mœurs, une intolérance sauvage, une acceptation tacite des méthodes employées comme le montrent les procès locaux : dans la plupart des cas, les verdicts populaires des jurys sanctionnent favorablement la loi du plus fort.


Instinctivement le public sent que les efforts des libéraux sont vains : vaine lutte contre la Mafia, vains les efforts d’assainissement des mœurs politiques, vaines les mesures contre la criminalité. En conséquence il réclame des justiciers qui assument leurs responsabilités, prennent des risques, qualité particulièrement appréciée dans les affaires.


Le parti Républicain s’est emparé de la question. Les libéraux ont toujours hésité à lier jeunesse des ghettos et criminalité. La majorité morale et d’autres groupes de la nouvelle droite amalgament minorités, assistés et classes dangereuses, et tracent une frontière claire entre bons et méchants. Selon eux le système actuel penche trop en faveur des droits des criminels : il faut l’infléchir en faveur des citoyens « respectables ». La réhabilitation des délinquants se fait avec l’argent des contribuables, elle est peu efficace, mieux valent la répression et la surveillance : appliquer sans faiblir la peine de mort, donner plus de moyens à la police, supprimer la clause d’irresponsabilité mentale et la possibilité de faire appel trop facilement, abaisser l’âge auquel ont peut envoyer les enfants en prison.


« Je ne vois pas comment cette ville pourrait rester viable ouverte et morale », déclare Hubert Van Heese,  un universitaire de l’UCHH (University of California Heaven Harbor), « si nous entretenons toute une génération de gens qui ne travaillent pas et qui n’ont jamais travaillé… Un homme qui n’a jamais travaillé n’a aucun enjeu dans la société et il ne se sent pas aucune obligation envers elle. Il pense qu’il peut voler, détrousser les autres en toute impunité ! ».


La majorité morale encourage l’auto-défense et le port d’armes. Ils vont jusqu’à proposer que le port d’armes s’impose à tous. Face à la crise des valeurs, les conservateurs souhaitent un regain de surveillance dans la cité, dût-elle être brutale et coûteuse et impliquer une abdication de certaines libertés. Ce sentiment est largement répandu chez nos concitoyens. Le Maire s’est récemment réaffirmé publiquement en faveur de la peine de mort et à pris les minorités comme boucs émissaires pour justifier les dépenses excessives de la ville. Il délègue des policiers en armes accompagnés de chiens sur les grandes avenues et appelle à une plus grande répression de la part des juges.


· Le marché de la peur


Rois des médias, les patrons de Presse d’Heaven Harbor ont très vite découvert comment exploiter le sensationnalisme des faits divers. On ne peut minimiser, dans l’amplification du sentiment d’insécurité, le rôle de la radio écoutée à la maison ou sur le lieu de travail et qui, heure par heure sur les grandes stations, diffuse d’horribles nouvelles de faits divers, ni celui des informations cinématographiques, qui intensifient, elles aussi, les faits de criminalité. Leurs images contaminent inexorablement les esprits des adultes comme ceux des adolescents.


Qu’une aussi grande importance soit consacrée à l’insécurité par les médias s’explique évidement par des facteurs économiques de vente et de taux d’écoute. Mais on peut également avancer une autre hypothèse, qui s’appuierait sur une recherche de consensus. Dans une ville émiettée, où abondent les germes d’affrontement idéologique, politique, socio-économique, il n’y a pas de débat permanant sur les choix de société, ne serait-ce que pour reconnaître un accord sur les divergences… Au contraire, les médias évitent soigneusement d’amplifier les brèches du corps social et ne s’interrogent pas, par exemple, sur le caractère impitoyable des conditions de la réussite dans cette société. Ils renforcent les mythes.


L’insécurité, la peur, la colère constituent un dénominateur commun qui cimente riches et pauvres, Blancs et Noirs, Jaunes et Bruns. Elles créent des liens, produisent de la socialité à partir d’une vie relationnelle fortement restreinte. Elles nourrissent l’indignation et permettent de retrouver cet ordre moral auquel la plupart de nos concitoyens disent aspirer. De surcroît, l’indignation permet à chacun de renforcer son adhésion au club des vertueux.


En même temps, la relation des agressions par la Presse ne manque pas d’équivoque. Elle participe, en effet, au phénomène qui tend à faire de tout un spectacle, avec une escalade dans l’horreur.  Qu’une femme d’origine portoricaine se fasse violer, deux heures durant, sur une table de billard sous le regard des consommateurs (voir notre édition du 5 Février dernier ), voilà qui enflamme les esprits, fait la « une » des journaux. Le délit nourrit l’imaginaire collectif comme autrefois les victimes des jeux du cirque. Il y a alors autant de répulsion que de délectation secrète de l’horreur pour un public déjà blasé. L’escalade dans la narration des crimes les plus audacieux, l’intensité des agressions, leur fréquence, produisent une dramatisation morbide du quotidien. Mais en même temps, le sentiment que tout peut se produire à n’importe quel moment accroît partout la peur et tend à faire de chacun une victime potentielle.

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Published by David - dans Noir bitume
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 18:38

Les habitants de Heaven Harbor, soucieux de respectabilité et exaspérés par la délinquance, portent aux nues les justiciers. La déviance existe, mais l’imaginaire, encouragé par la Presse, est pour beaucoup dans le délire sécuritaire de la majorité morale. La semaine dernière, un fait divers peu banal se produisait dans Independance Park le révélait aux yeux de ceux qui savent regarder la réalité droit dans les yeux.


Menacé – ou ayant le sentiment de l’être – par 4 jeunes Noirs qui lui demandaient cinq dollars, Darren Holloway dégainait un calibre 22, tirait méthodiquement sur chacun d’eux, puis disparaissait rapidement. Ceci ne serait qu’un fait divers parmi d’autres, l’un des 100 000 délits qui se produisent chaque année en ville, si l’affaire en restait là.



Le phénomène intéressant, ce sont les répercussions que cette action a eues sur le grand public. En quelques heures, pour des milliers de nos concitoyens, l’homme est devenu un héros. La police a été submergée d’appels : on félicitait cet homme de sa conduite. La nouvelle s’est répandue : de Crescent View au Hook , de Remington Heights à Redmond, les lecteurs de Whispers et les auditeurs de K.H.H. intervenaient sur les médias pour approuver à 90% cet « acte de bravoure ». Certains s’offraient à payer la forte somme qui cautionnerait la liberté provisoire de Holloway, d’autres organisaient des collectes, voulaient en faire le prochain maire, et la mère d’une des victimes disait même comprendre pourquoi il avait agi ainsi et lui exprimait sa sympathie. Simultanément, la commercialisation de l’affaire prenait de larges proportions. Avant même qu’il fut arrêté, des vêtements portant des inscriptions du type « Darren contre les vauriens : 4 à 0 », étaient vendus dans les boutiques du quartier chinois. Une célèbre bande dessinée, publiée quotidiennement dans Whispers, s’inspirait du « justicier ». Exploit remarquable, six heures avant l’arrestation, un petit livre « Darren Holloway  vigile ou victime ? » était tiré à un million d’exemplaires et diffusé dans toutes les librairies de la ville.


Si amples, si intenses soient-elles, ces réactions ne sont pas surprenantes tant le public est exaspéré par l’agression. Le taux de violence à Heaven Harbor est de cinq à quinze fois plus élevé que dans n’importe quelle autre ville moderne et la criminalité y est en constante augmentation.


La tradition de violence est inscrite dans l’histoire américaine, histoire qui a écrit sa préface avec le sang des natives americans, histoire d’une conquête à coup de revolvers et de lynchages, histoire de sanglantes luttes ethniques, histoire du capitalisme sauvage… Aussi nous efforcerons-nous de démontrer dans cet article que, dans un pays où la tradition de violence est fortement ancrée, où la population est peu intégrée par ses institutions, celle-ci, face à la peur et à l’insécurité, tend à accorder une légitimité aux pratiques d’auto-défense individuelle et collective ; cette action de notre communauté par elle-même et sur elle-même est ensuite récupérée et institutionnalisée par les autorités. Dans un premier temps on partira d’un constat : la violence existe bel est bien, qui nourrit le sentiment d’insécurité, mais elle tend à prendre des formes singulières à Heaven Harbor. On cherchera ensuite à relever les éléments qui apportent à cette violence une légitimité et lui donnent un caractère inéluctable, puis on s’intéressera plus particulièrement aux réactions du public et des autorités.


Dans notre ville se produisent toutes les trois minutes un vol, toutes les quinze minutes une attaque à main armée, toutes les deux heures soit un viol, soit un suicide, soit une mort par overdose, toutes les cinq heures un meurtre. On pourrait aussi parler du nouveau fléau qui nous menace : les incendies criminels. A Heaven Harbor, 40 000 appartements brûlent ainsi chaque année – 13 000 dans le seul quartier du Hook. Vengeance, jalousie, folie, les mobiles sont divers, le mobile numéro un étant d’ordre économique : les primes d’assurance touchées par les propriétaires. Ces incendies laissent derrière eux un millier de morts par an, plus de 10 000 blessés, des quartiers entiers dévastés, et contribuent à accroître la peur de vivre dans des lieux ainsi menacés, que les plus fortunés quittent comme les rats le navire. Dans les carcasses noircies des immeubles calcinés, marginaux et toxicomanes cherchent bientôt abri, le quartier se vide de ses familles, de ses écoles, de ses églises.


Une famille d’Heaven Harbor sur trois dit avoir été victime d’un acte criminel grave. La névrose gagne chacun, y compris les enfants de la ville qui ne savent plus dessiner que des immeubles incendiés. Une enquête de notre journal a démontré qu’entre 7 et 11 ans, les deux tiers des enfants interrogés déclarent redouter que quelqu’un n’entre chez eux, 25% d’entre eux craignent de sortir de leur maison. Les services sociaux savent que la peur est tout aussi vive dans les écoles publiques : certains enfants n’osent plus se rendre aux toilettes, franchir un couloir, et beaucoup prennent des amphétamines en guise de médicament contre la peur.


Des criminels de carrière


Il est difficile pour qui n’est pas un citoyen d’Heaven Harbor d’imaginer la réalité de la violence qui y règne et le caractère horrible des meurtres. On a souvent rendu responsables de la folie meurtrière le poids du moralisme étouffant, la règle intérieure d’origine protestante, la rigidité excessive des comportements que nos concitoyens doivent accepter sous peine d’exclusion. L’impuissance à répondre à un idéal très élevé et intransigeant engendre une frustration qui parfois mène rapidement à la névrose, voire à la démence. Car il y a ambivalence entre cette exigence de conformisme social et, parallèlement, la très grande liberté d’entreprendre qui, de ce fait, permet à la folie de s’exprimer.


Le débat sur les armes à feu


Une discussion sur l’insécurité dans nos rues ne peut éluder le débat sur la vente libre des armes à feu. Officiellement un habitant sur quatre en possède une, mais on arrive à des chiffres bien plus importants si l’on additionne les carabines vendues, les fusils de chasse, et les armes de poing. Il suffit d’avoir dix-huit ans et de posséder un permis de conduire pour s’en procurer une dans n’importe quelle armurerie de la ville, et il s’y vend d’ailleurs une arme toutes les trente secondes. Posséder le record des armes à feu et une gun mentality fait d’ailleurs la fierté des autorités d’ Heaven Harbor qui défendent le 2e Amendement constitutionnel qui accorde au peuple le droit de détenir et de porter des armes. Victime d’une tentative d’assassinat, le Maire lui-même a réaffirmé qu’il soutenait le port d’armes et il a repris à son compte le slogan des fabricants d’armes : « ce n’est pas l’arme qui tue, c’est le bras ».

(à suivre...)
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Published by David - dans Noir bitume
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:21
Pour qui est comme moi natif de la Cité Corsaire il est bien difficile de résister à l'envie d'aller trainer ses guêtres dans un salon de la Bande dessinée quand il s'en installe un près de chez soi. J'ai eu quelques fois l'occasion d'aller à celui de Montreuil-Bellay qui - bien qu'il ait par le passé accueilli quelques grands noms du 9ème art, ne vaut selon moi en général pas tripette. Il se peut qu'être un habitué de Quai des Bulles rende difficile, je ne sais pas. Toujours est-il que c'est avec une curiosité pleine d'espoir que je me suis rendu pour la première fois au Festival BD d'Angers, dont c'était déjà en ce week-end-end de mi-décembre dernier la 10ème cuvée. Ils disent dixième cuvée parce que, comme beaucoup (trop) d'événements culturels du Maine et Loire, celui-ci est associé à la promotion de l'industrie viticole locale. Je suppose qu'on est obligé de supporter ça... Bref, le thème du festival de cette année était : « Le Polar », et l'affiche que vous pouvez voir d'Olivier GRENSON (auteur de "Niklos KODA") le prouve, le tout organisé par l'association Angers-BD et se déroulant sur deux jours au Centre des congrès.

Je passe rapidement sur le Festival en lui-même qui ne présentait que peu d'intérêt et beaucoup de stands et boutiques, mêmes si quelques jeunes auteur(e)s et associations prometteuses avaient fait le déplacement et que Manu Larcenet m'a pilé sur le pied, ce dont je garde encore un souvenir ému et respectueux, pour en venir à cette vague Noir qui déferle en ce moment sur le pays en général (témoin le Télérama du 8 au 14 novembre 2008 consacré au Noir dans toutes ses nuances ou la sortie récente du livre de M. Pastoureau Noir, histoire d'une couleur) et sur le blog de Mondes en Chantier en particulier.

Après trois décennies d'absence dans notre loisir de ce thème pourtant majeur au cinéma et en littérature populaire – absence à peine troublée par le passage quasi inaperçu de Noir RPG en 1997 et de quelques autres titres mineurs et tous en américain, Hellywood est venu lui rendre la place qui lui revient de droit à nos tables de jeu. MeC a pris part à ce renouveau en vous proposant jusqu'à ce jour des critiques, des articles d'inspiration, des aides de jeu et un scénario que vous pouvez retrouver dans notre rubrique Noir Bitume. De nombreuses choses sont encore à venir d'ici la fin du premier trimestre, alors si vous êtes amateurs de chapeaux mous et d'imperméables repassez nous voir à l'occasion !

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Published by David - dans Noir bitume
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 17:42
Eho, c'est que je vais bientôt être à court de jeux de mots foireux avec "Noir", moi... Bon, comme on a déjà eu l'occasion de vous le dire : David et moi, on aime le genre Noir. D'ailleurs, à Cyberpunk 2020, pour l'anecdote, David a toujours joué un détective privé poser de Humphrey Bogart avec le chapeau mou, la bouteille de scotch dans le tiroir du bureau et tout. C'était un peu bizarre mais, il faut bien l'avouer, jurisprudence Blade Runner aidant, ça le faisait bien.

Tout ça pour vous dire que, pendant les fêtes, nous vous avons mitonnés tous les deux des petites bricoles pour le jeu Noir qu'il est bien, Hellywood, ou tout simplement autour du genre. Les miennes seront à lire en Février dans les Carnets de l'Assemblée n°4... enfin s'ils arrivent à tout caser dans la maquette car je crois bien avoir explosé le nombre de signes prévu. Ca vous étonne ?

Côté David, voyez déjà ce qu'a à vous dire le mythique Bob le Chien :



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Published by David & Narbeuh - dans Noir bitume
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 10:59
Il n'y a pas de raisons. Nous aussi, chez Mondes en Chantier, nous sommes submergés par les cadeaux de Noel à revendre sur Ebay et le foie gras à digérer. Et accessoirement par le taf sur le Grand Prélude à Terra Incognita. Alors, hop, faisons comme les meilleures (pires ?) émissions de TV à succès en cette saison : un bon réchauffage de derrière les fagots. Ou un bêtisier, c'est selon mais pour MeC, c'est plus ou moins la même chose... Bref, voici notre rétrospective 2008 : 4ème partie.

Octobre

Cette année, le mois du gris fut Noir. Après pas mal de taf' sur le sujet pendant les vacances, vint le mois des vendages : Mondes en Chantier vous offrait coup sur coup deux petits suppléments maison pour Hellywood. "Three Card Monte" est un scénario 0 % fantastique : http://mondesenchantier.over-blog.com/article-22928545.html et "Fleetwood & Studebaker" est une aide de jeu sur les poursuites en voiture : http://mondesenchantier.over-blog.com/article-23589716.html
Depuis, la fièvre moite du Noir n'a pas quitté Narbeuh qui a commis une aide de jeu et un scénario avec, cette fois, de vrais morceaux croustillants de fantastique dedans. Bientôt des news...



Novembre

Décidément, Paris aura été bien inspirante cette année. A l'occasion d'une nouvelle série de balades dans la capitale, Narbeuh nous présentait des inspis tant pour Maléfices/crimes que pour Terra Incognita. La redif se trouve ici http://mondesenchantier.over-blog.com/archive-11-8-2008.html, là : http://mondesenchantier.over-blog.com/archive-11-11-2008.html et encore là : http://mondesenchantier.over-blog.com/archive-11-13-2008.html


Pendant ce temps, David se contentait de la capitale du Roi René mais s'y illustrait brillament en remportant un concours de peinture de 'gurine à l'arrache. C'était à la convention L'Aventura, à Angers donc : http://mondesenchantier.over-blog.com/archive-11-17-2008.html


Décembre

Le mois du Papa Nouwel a été assez calme au niveau de nos prorpes articles mais cela ne veut pas dire que l'on ne bossait pas pour autant ! Du coup, Mondes en Chantier a envie de faire de ce mois-là le mois du renouveau de la presse rôlistique en France : on a eu le droit entre fin Novembre et fin Décembre à un Dragon Rouge, non pas un mais deux JDR Mag (avec le hors-série scénarios), sans oublier l'insupportable attente de Black Box ("normalement", le 4 dans quelques jours ?) et sans négliger la disponibilité de plus en plus grande de l'excellent zine Les carnets de l'Assemblée. Du bonheur. MeC n'est pas complètement resté inactif dans le domaine : un petit coup de main sur un des scénarios du hors série scénarios de JDR Mag, une collab' dans le n°3 des Carnets et une autre, plus grosse, dans le n°4 à venir... et pourquoi pas plus si tous ces braves gens ont besoin d'un coup de main ? En tout cas, bravo à eux tous et pour eux, comme pour vous : encore une fois bonne année 2009 !!

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 08:50
Il n'y a pas de raisons. Nous aussi, chez Mondes en Chantier, nous sommes submergés par les cadeaux de Noel à revendre sur Ebay et le foie gras à digérer. Et accessoirement par le taf sur le Grand Prélude à Terra Incognita. Alors, hop, faisons comme les meilleures (pires ?) émissions de TV à succès en cette saison : un bon réchauffage de derrière les fagots. Ou un bêtisier, c'est selon mais pour MeC, c'est plus ou moins la même chose... Bref, voici notre rétrospective 2008 : 3ème partie.

Juillet

Ce mois-là, David n'a pas hésité à s'aventurer seul dans la touffeur de l'été saumurien pour nous ramener un compte rendu sur la version locale du Festival du Jeu :
http://mondesenchantier.over-blog.com/article-21142911.html



Pendant ce temps-là, Narbeuh mettait à profit son début de vacances pour rendre pour la 1ère fois des copies au GROG concernant deux obscurs suppléments Cyberpunk 2020 dont c'était le tour de passer au gril du Cyberpunk Reload. A la lecture de cette redif'
http://mondesenchantier.over-blog.com/article-20945750.html, il me vient deux remarques :
1. Courage les gars du GROG ! Vous nous manquez vraiment.
2. Pourquoi Diable n'avons-nous pas achever le Cyberpunk Reload ?? Il reste encore de sombres... euh... de sacrés suppléments non chroniqués dans la collec' ! Bientôt, la suite, donc.

Août

Les vacances. Trop fort : la rediffusion du rien.





Septembre

A la léthargie du mois d'Août succède la frénésie de la rentrée rôlistique. Les MeC débarquent en force au traditionnel rendez-vous des rencontres du Club Pythagore de Provins. Rediffusion du compte-rendu de la convention ici :
http://mondesenchantier.over-blog.com/article-22708597.html. Avec le recul, on en retiendra tout particulièrement, outre l'accueil de Jean-Philippe et Catherine, la partie de la Méthode du Docteur Chestel animée par l'auteur lui-même : une bonne rigolade.



Provins était aussi l'occasion pour nous de lever un peu le voile sur notre jeu, Terra Incognita, pour lequel nous proposions le 1er document lisible et jouable : le Petit Prélude à Terra Incognita. Vous pouvez encore, en attendant prochainement son grand frère, le télécharger ici (tant qu'à faire dans sa version corrigée...) :
http://mondesenchantier.over-blog.com/article-23831376.html


(à suivre...)
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 16:39

Au départ, je voulais vous faire la blague du "bonne année 1709... oups" mais mes lutins archivistes viennent de me transmettre un pneumatique indiquant que nous avions déjà fait la blague avec 1908 l'année dernière. Tant pis... excellente année 2009 donc ! Sobre, précis, de bon goût.

Dans les prochains jours, nous achèverons la série des redif' des meilleurs moments de l'année et pourrons ainsi faire la place aux nouveautés. Des choses pour Hellywood et le genre Noir ne devraient pas tarder mais, surtout, comme l'indique notre carte de voeux l'année 2009 chez Mondes en Chantier devrait être l'année Terra Incognita.

A très bientôt !
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Le garage où les M.e.C. rangent leurs fichiers PDF étant devenu un fameux bordel, en voici une nouvelle version plus mieux. Un clic et c'est parti !


http://img.over-blog.com/625x881/0/06/06/51/n-6/tangerine_quarantine.jpg
Du matos pour Hellywood préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : la description d'un rade comac et un scénario qui s'y déroule entièrement (ou presque).

http://img.over-blog.com/500x706/0/06/06/51/n-6/glas.jpg
Du matos pour Warsaw préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : une faction atypique accompagnée du scénario qui va bien.

http://img.over-blog.com/500x702/0/06/06/51/n-5/factions-warsaw-cover.jpgUne mini-aide de jeu pour Warsaw (la liste des factions).
http://img.over-blog.com/625x884/0/06/06/51/n-6/avocats-du-diable.jpg
Un scénario expérimental car bi-classé Te Deum pour un massacre et Hellywood (et ouais). Publié jadis dans les Carnets de l'Assemblée.
http://img.over-blog.com/150x206/0/06/06/51/n-4/verbatim-couv.jpg
Une contribution à l'ouvrage Jouer avec l'Histoire proposée par l'éphémère éditeur en bonus sur son site web. Sujet : le surnaturel dans les jeux historiques.

Mea Rouia, un gros scénario exotique
pour Maléfices avec les aides de jeu et les prétirés qui vont bien (voici aussi la couv' pour les plus bricolos d'entre vous)

Three Card Monte, un scénario sans fantastique pour Hellywood


Fleetwood & Studebaker, une aide de jeu sur les poursuites en voitures pour Hellywood


Deadline !, une variante des règles d'investigation pour le système Gumshoe


Aventures aux Pays de Nulle Part, un jeu hybride entre jeu de rôles sans MJ et de société dans l'univers du jdr Terra Incognita

Voyage, une tentative d'adaptation du système de Dying Earth à l'univers de Rêve de Dragon

Le site dédié à Terra Incognita

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Quoi ? Tu es une fille ??

Bon, tu as sûrement dû t'égarer sur ce blog ^^

Je te conseille putôt de te rendre sur ce site de création de bijoux fait main.

http://atelier-creation-bijoux.fr/fr/

On reste en tout cas entre gens de bon goût.

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