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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 08:25
Ecrire pour TAZ, c'est bien. Mais dans le même temps, cela donne aussi envie de tenir entre ses petits doigts malhabiles un beau et gros volume de jeu de rôles de SF sentant bon l'encre fraîche et portant beau ses illustrations couleurs sur papier glacé. Pour cela, nous comptons sur Eclipse Phase. Nous vous avons déjà parlé de ce gros projet anglophone de jeu de rôles futuriste plutôt Hard Science qui semble, notamment, être inspiré des univers de Richard Morgan. Nous vous avions même traduit le gros, gros pitch (miam !) du jeu ici : http://mondesenchantier.over-blog.com/article-26037831.html

Alors ? C'est sorti ?

Non, pas encore. Il semble y avoir un peu de retard. D'après les infos collectées sur les sites anglophones, voilà où on en est.

Niveau textes du livre de base, d'après les auteurs, tout est fini, relu, re-relu et tout. C'est donc au niveau graphique où ça coince. Des illustrations sont en retard (il faut dire que l'équipe de Eclipse Phase semble miser beaucoup sur le visuel de son jeu), des parties graphiques de la maquette sont apparemment à refaire également, d'où un délai d'un mois ou deux en tout. Toujours est-il que le livre n'est toujours pas parti, en ce début Mars, chez l'imprimeur donc on ne le verra pas de ce côté de l'Atlantique avant un petit moment. Par contre, dès que le fichier sera tout à fait terminé, le jeu sera en vente sous forme de PDF et un kit de démonstration (plutôt orienté règles chez les Ricains) en sera tiré, disponible tout prochainement. Bien évidemment, nous vous en parlerons ici même.

Toujours d'après les développeurs du jeu, la suite de la gamme serait déjà dans les tuyaux pour soutenir un rythme de sorties rapide.

Chose peu commune au pays de Obama, la 1ère sortie devrait être un écran de jeu au format portrait accompagné du traditionnel livret contenant un scénario (et des errata ?). Le 1er vrai supplément (déjà écrit) sera consacré au système solaire proche, entre le Soleil et Mars. Classique. Le second, "Gatecrashing" sera plus original : ils era cosnacré au trou de vers et aux exoplanètes se trouvant de l'autre côté. Pour ma part, c'est sans doute avec ce supplément, un peu casse-gueule, que je saurai si Eclipse Phase est vraiment le jeu que j'attends.

Enfin, leur site web contient d'ors et déjà pas mal de liens et d'infos sur la prospective dont je vous reparlerai très vite dans un prochain billet.
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Published by Narbeuh - dans Bruits de chantier
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 17:39
La vie est pleine de ses petites coïncidences amusantes (ou pas, des fois...). Alors que je mettais la dernière main au site Aux Pays de Nulle Part tombait sur les téléscripteurs (autrement appelé "zeouaibe") de la petite communauté rôliste  une bien improbable nouvelle. Le jeu de rôles francophone sera désormais doté d'une collection (si tout va bien...) de livres de réflexion sur la pratique et la création de notre beau loisir. Incroyable. Voilà une perspective sur laquelle je n'aurais pas misé un centime d'euro chez les bookmakers. Moins que sur une réédition de Rêve de Dragon ou de Miles Christi. C'est dire.

L'exploit est dû à toute une myriade d'excellents auteurs dont on entend souvent parler en ce slignes : Yann et Christophe nous y entretiendrons de Crimes, Daniel Dugourd de Maléfices, Renaud Maroy de Pavillon Noir, Jean-Philippe Jaworski de Te Deum... et bien d'autres jeux (anciens, actuels ou même à venir come Warsaw et Tenga) seront également représentés par des interventions de leurs auteurs respectifs !

Ah ouais ? Ce sera donc du PDF ?

Non, non, du vrai livre en dur, 160 pages au format DVD avec une belle couverture à rabats.

Uh. Et ça doit être hors de pris alors ?

10 euros port compris. Il ne vous reste plus qu'à vous rendre de ce pas sur le site de l'éditeur qui lance cette formidable initiative, Pinkerton Press, d'y télécharger le bon de commande et de le renvoyer avec votre chèque. Et hop.

Apparemment, un n°2 sur le thème de l'horreur en jdr est déjà programmé pour plus tard. Il serait donc bien de participer à ce bel effort collectif.

Pour ma part, ce livre ne pouvait mieux tomber. J'ai commencé à réfléchir au délicat chapitre des "Conseils au Maistre" qui sera bien sûr inclus dans la version complète de Terra Incognita. J'ai déjà accumulé quelques pages de notes, par exemple sur la façon de doser fantastique et Histoire ou encore sur l'approche qu'il convient d'avoir des sujets "graves" qui peuvent être maltraités par l'uchronie (l'esclavage ou le sort des Protestants par exemple) mais j'ai peur d'oublier des choses ou d ene pas bien savoir les expliquer au lecteur. Il m'est avis que lire les expériences et les réflexions de tous ces auteurs de jeux historiques devrait être pour moi un précieux réservoir à idées.

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Published by Narbeuh - dans Echangeurs
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 09:11

Ca y est ! Le jeu de rôles Terra Incognita a désormais sa propre maison : Aux Pays de Nulle Part.



Il faut dire que le bougre, encore en développement, est appelé à prendre du poids dans les semaines et les mois à venir et qu'il risquait de se trouver fort à l'étroit dans la demeure parentale, ici même aux Mondes en Chantier.


Dès à présent, vous pouvez retrouver Aux Pays de Nulle Part les anciens articles (inspis, previews, réflexions diverses...) consacrés à Terra Incognita et publiés auparavant sur le blog.


Mais, surtout, surtout... vous pouvez aller y télécharger les deux premiers fichiers de la gamme :

- le Grand Prélude (version light du jeu)

- l'isle aux Marmousets (un grand scénario complet)


Sur notre blog, vous continuerez à trouver des nouvelles sur l'avancement du jeu et sur la mise à disposition des différents fichiers mais, désormais, ces mêmes fichiers mais aussi les previews et autres articles détaillés se trouveront sur le site dédié. Mettez à jour vos favoris !

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Published by Narbeuh - dans Terra Incognita
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 10:18
Ouais, je sais. C'est dingue le désoeuvrement. N'ayant pas trop réussi à enchaîner sur quoi que ce soit de tèrs concret après avoir bouclé mes objectifs du moment sur Terra Incognita, mon âme ludique s'est mise à vagabonder et à jeter des regards amoureux vers ma collection de suppléments Cyberpunk 2020. L'artilce de David sur les Utopiales a fini de m'achever : à moi la suite du Cyberpunk Reload !!

Pour les retardataires, j'accepte les mots d'excuse rapport au fait que la série s'est interrompue depuis plusieurs mois. Il s'agit donc de passer en revue tous les antiques suppléments Cyberpunk pour voir ce que, avec le recul, cela vaut vraiment et si, par extraordianire, il serait encore possible d'en tirer quoi que ce soit pour TAZ ou autre projet de jeu d'anticipation réaliste. Il y a déjà une petite vingtaine (à la louche...) de suppléments passés à la moulinette et, le moins que l'on puisse dire, c'est que le bilan n'est pas formidable.

Cela va peut-être changer aujourd'hui avec deux suppléments situés, rapport avec l'article de David oblige, au royaume des Pacman et autres Mario Bros., j'ai bien entendu nommé la Matrice. En tout et pour tout, dans l'épaisse gamme Cyberpunk 2020, alors que vous avez votre lot de gros guns dans chaque supplément, il n'y a que 2 pauvres suppléments consacrés à la caractéristique n°1 d'un monde cyberpunk (donc, non : pas les gros guns, suivez un peu !). Ca en dit déjà pas mal long. Et encore, 2, je suis gentil, 1,5 serait plus juste tant le deuxième, on va le voir, est une pure arnaque.

Le 1er, sorti assez tôt dans la gamme, est le Rache Bartmoss' Guide to the Net. Situé entre Rockerboy, Solo of Fortune ou encore Wildside, on était en droit d'en attendre un sourcebook "professionnel" avec tout, tout, tout, vous saurez tout, sur le beau métier de Netrunner. Et bah non, raté.

Un petit coup d'oeil au plumage pour se faire plaisir (et respecter une tradition solidement ancrée désormais). Alors là, je vois d'ici le topo : "ouh, les gars, on a intérêt à éviter le look écran monochrome vert ou bien on va encore se faire moquer". Du coup, ils se sont lâchés. Toutes, je dis bien toutes les couleurs du spectre (et peut-être même qu'ils en ont empruntés chez Chaosium des qui sortent du spectre parce que là quand même...) se sont données rendez-vous sur cette pauvre couverture qui, donc, est hideuse. L'intérieur a lui subit un contre-coup. Dans la mesure où tout le budget crayons de couleurs de Talsorian était passé dans la couv', l'intérieur est au format Cyberpunk 2013 : noir et blanc, serré et assez moche. Allez, je suis un menteur : il y a plusieurs planches couleurs sur papier glacé : elles délimitent les chapitres et offrent au verso une carte de la grille décrite dans celui-ci. Hélas, le recto porte aussi, il faut bien le dire, les plus kitchissimes illus de toute la gamme. Je le prouve avec un petit scan. Oui, oui, c'est bien un supplément Cyberpunk sur la Matrice, pourquoi ?


Le contenu est... euh... déconcertant. Là où j'attendais un précis sur c'est quoi en fait exactement la Matrice, comment on y gère un run, comment faire des descriptions crédibles d'un construct informatique... bref toute une série de conseils et précisions à mes yeux indispensables, éventuellement agrémentés de quelques exemplaires de matos divers, fiches de PNJs ou autres choses classiques mais de bon aloi. Et bin, pas du tout, du tout, en fait. Il s'agit d'un "atlas" de la Matrice. Avec descriptions très complètes (le bousin fait quand même ses 152 pages bien tassées) de chaque grille : Amérique du Nord, Europe et tout ça.

Le pire, c'est que ce n'est pas si mauvais, on en apprend même plus sur le background géopolitique de 2020 que dans la plupart des autres suppléments de la gamme. Il y a aussi quelques idées sympas comme le Wildspace ou des précisions sur le NetWatch. Mais quand même dans l'ensemble : on s'en fout un peu. Quand, jeune MJ à Cyberpunk, vous savez déjà à peine comment vous allez vous y prendre pour gérer le prochain run de votre PJ Netrunner, la description de la grille du Groenland, vous vous en carrez complet. Pour les collectionneurs, vous pourrez plus utilement vous référez aux quelques pages parues dans le Tatou n°8 (je crois...) sur le sujet. Elles, elles sont très bien faites.

A cela s'ajoute le côté suranné de l'ensemble. Où est la mondialisation là dedans ? La grille européenne est délicieusement exotique, la grille africaine un peu sauvage, le Sovspace on en parle même pas... Pourtant, quand je vais surfer en 2009 sur un site web canadien, il ne sent pas le sirop d'érable et il n'y a pas systématiquement un fond sonore de djembé sur un site africain.

Au bilan, pas à jeter mais à consulter que quand vous voulez TOUT savoir de Cyberpunk 2020. Et pour ce qui est de la prospective : rien. Du tout.

Le deuxième, c'est plus que pire. Il s'agit du Rache Bartmoss' Brainware Blowout. Cherchez pas : Rache est un PNJ qui, dans Cyberpunk, passe pour le plus doué des Runners. Alors là, je serais bref : arnaque. Il ne s'agit que d'une compilation de tout ce qui concerne le matos informatique dans tous les bouquins de la gamme. "Eh pauv' geek, t'avais qu'à faire gaffe à ton argent de poche, c'est marqué sur la couv' !". Certes, mais à ce point d'inutilité, ce n'est même pas une excuse. Vous avez pensé aux arbres qu'on a du abattre pour faire imprimer ce truc ? Autant le compendium sur les guns pouvait se comprendre car il était tout fin et vendu à bas prix, autant un vrai supplément de plus de 100 pages, c'est aberrant.

Je passe par charité sur la couv'. L'intérieur est mieux car utilise les illus (souvent sympas) du jeu de cartes Netrunner. Toutefois, le passage aux niveaux de gris ne leur rend pas hommage. Pour le reste, donc, rien d'inédit, ou presque. Un moment, les gars ont eu un flash et se sont dit : "tiens, si on proposait un logiciel permettant de numériser une personnalité ?". Et ?? Bah rien : torché en une page entre deux logiciels lambda. Il est pourtant évident (Richard Morgan en témoigne) qu'il s'agit là d'un truc énorme aux implications permettant de remplir un plein supplément. Tant pis. L'autre truc est un système permettant d'utiliser le jeu de cartes dans le jeu de rôles. Pourquoi pas ? Toutefois, mon expérience à Netrunner se limitant à une partie laborieuse avec David dans un bar rennais, je réserve mon jugement.

Sinon, au moins, c'est utilisable pour de la prospective ?

Allez, j'en ai assez d'écrire. Un petit dessin vaut mieux qu'un long discours. Voici une illu scannée du supplément.

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Published by Narbeuh - dans TAZ
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 16:02
« Quelqu’un m’a dit que le cyberespace est en train d’éclore. C’est le terme qu’elle a utilisé.
Bien sûr. Le grand retour de l’œuf et de la poule. Une fois qu’on aura fini de le faire éclore, il n’y aura plus de cyberespace, hein ? Il n’y en a jamais eu, en fait. C’était une perspective, une façon de visualiser notre destination. Et avec la grille, on y est. On est passé de l’autre côté de l’écran. Ici même. »

S'il est exact que la SF est « une littérature des « étages inférieurs » », selon la définition de Valerio Evangelisti*, alors William Gibson est en train de remonter du sous-sol, et pendant que vous prenez l'escalier il est dans l'ascenseur.

Métacité à craquer

Le thème des Utopiales de décembre dernier était « Les nouveaux réseaux ». Je crois que ce thème fait bien le lien entre notre monde moderne qui est un monde de réseaux (le réseau des autoroutes, des routes et des rues est perceptible, délimité et souvent confondu avec d’autres réseaux situés au-dessus ou au-dessous des rues : lignes électriques, réseaux d’eau ou d’égouts) et celui du Cyberpunk, en tout cas celui d’avant le Data Crash. Mais comme les années passent et que le DC est fixé, l’espérance de vie du genre se réduit à vue d’œil.

Alors il se ressource et se développe en quelque sorte... à rebours ! Il faut dire que la réalité rattrappe la fiction ; depuis quelques décennies, avec l’avènement de l’informatique et de la télématique, une nouvelle dimension est venue se greffer à la dimension analogique du monde : la dimension numérique. D’abord balbutiant, ce néomonde est devenu un cybermonde, parfaitement en phase et en synergie avec le géomonde, le monde réel. Aujourd'hui, les dimensions analogiques et numériques sont devenues quasiment indissociables les unes des autres en milieu urbain, dessinant ainsi les contours de métacités qui n'ont plus rien d'utopiques. On peut même affirmer qu'avec le développement de ce que Gibson appelle la “Grille”, quelque chose comme un réseau GPS, la relève de la Matrice est assurée les dimensions numériques sont en pleine croissance, sans remettre en cause les dimensions analogiques. On assiste donc à une croissance urbaine, non pas en surface, mais en contenu, avec l’ajout de nouvelles dimensions comme autant de réalités ajoutées en Lumière virtuelle, et leurs corollaires de fonctions, souvent redondantes avec celles des dimensions analogiques mais bien présentes et complémentaires.

Le futur ne date pas d'hier

Eh oui, voilà que le Cyberpunk a déjà 25 ans et vous n'avez rien vu venir. C'est d'ailleurs sur cet étonnant futur qui a déjà de l'âge que se sont penché, pour voir s'il bougeait encore, quelques uns de ses créateurs (W. Gibson, N. Spinrad, G. Bear, R. Morgan, J-M. Ligny) lors de la table ronde « Le cyberpunk, 25 ans après » dans le cadre de ces fameuses Utopiales dont je parlais en début d'article. Dans le même ordre d'idée, et puisque le pape du Cyberpunk, William Gibson himself en revient à un univers certes technologique mais pas futuriste, on pouvait aussi se poser la question : est-ce un constat d'échec ? C'est ce que n'ont pas manqué de faire les participants à une autre table ronde « La SF a-t-elle échoué ? », P. J. Gyger, P. Bordage, A. Reynolds, et C. Dufour. Mais pour autant on ne perdait pas l'avenir de vue dans la capitale bretonne avec la table ronde « Quel avenir pour les nouvelles de SF au 21ème siècle ? » avec : J-A. Debats, S. Lainé et C. Dufour et on se demadait « Peut-on vivre sans réseaux ? » avec : A. Boudry, R. Morgan, et P. Bordage.

Les Pays de la Loire sont branchés

Quelques temps après, fin janvier, toujours dans les pays de la Loire le festival Premiers Plans proposait une rétrospective « Cités du futur » qui permettait de se replonger agréablement dans quelques uns des films et films d'animation qui donnent à voir des cités improbables, futuristes, intrigantes, imaginaires…. Au programme, par ordre d'apparition à l'écran, Metropolis, le film fondateur de Fritz Lang (1927), Fahrenheit 451 de François Truffaut (1966), La Planète sauvage de René Laloux (1973), Soleil vert de Richard Fleisher (1974), Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault (1980), Blade Runner de Ridley Scott  (1982) et Brazil de Terry Gilliam (1985) bien entendu mais aussi – peut-être moins connu - Taxandria de Raoul Servais (1995), ou – très connu en revanche - Le Cinquième élément de Luc Besson (1997), Le Château dans le ciel de Hayao Miyazaki (2003), et enfin Renaissance de Christian Volckman (2006) et Amer béton de Michael Arias (2007) pour les deux plus récents. Pour un peu, pour ceux qui connaissent le festival rennais, on se serait cru à un Travelling Nightcity, il ne manquait peut-être qu'un petit Akira de Katsuhiro Otomo ou un petit coup de Matrix des frères Andy et Larry Wachowski et pourquoi pas Bunker palace hotel d'Enki Bilal. Ah, et pour rester en phase avec Gibson : Johnny Mnemonic de Robert Longo sorti en 1995 et inspiré d'une nouvelle de William Gibson paru dans le recueil de nouvelles Gravé sur chrome.
 
Follow the (new) White Rabbit

Vous l'avez compris, la bulle TAZ vient de rentrer dans une phase active sur MeC. Rangez vos vieux cordons de téléphone et vos Big Jim's, le futur est de retour et il nous attend déjà !
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 07:29
Miracle du week end. Joie du temps libre. Emerveillement du cocooning. Voici donc enfin terminé le lent travail de mise en page sur les deux premières publications pour Terra Incognita : le Grand Prélude (présentation de l'univers, règles allégées, 12 PJs prétirés prêts à l'emploi en 105 pages) et L'isle aux Marmousets (scénario et annexes en 47 pages).

Bon, cool. On peut les télécharger alors ?

Non. C'est tout con mais le site dédié est retardé par le délai d'attribution du nom de domaine. J'espère que cela sera débloqué demain. Il faudra encore prendre le temps de transférer en ligne le site, les fichiers, de mettre de l'huile dans tout ça. C'est tout de même imminent.

Pour patienter, voici quelques captures d'écran présentant quelques extraits des deux livrets :






A titre personnel, ça fait tout bizarre. Cela faisait bien deux mois que, en dehors d'une commande urgente pour les Carnets de l'Assemblée et les articles du présent blog, j'étais presque exclusivement sur la finition des textes, la mise en page, la construction du site...  Là, je suis un peu effrayé de la liberté que j'ai désormais. Ouh. D'un autre côté, je suis tout émoustillé à l'idée de me remettre à écrire des trucs : même si j'ai beaucoup aimé ma progression empirique sur les logiciels utilisés ("tiens, et si je clique là, ça fait quoi ?"), cela fait quand même plaisir de revenir à des choses que l'on maîtrise mieux.

Histoire de ne pas laisser le fer refroidir, je suis déjà sur la suite de Terra Incognita. J'ai commencé à retravailler une ébauche de scénario envoyée par David. Le truc a un très bon potentiel : je pense que cela pourrait bien être le 3ème scénario mis à disposition pour le jeu.

A part ça, j'espère bien me trouver aussi dans les prochains jours un nouvel os rôlistique à ronger mais quoi ? Mystère ! C'est tout le charme de ce genre de moment...
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Published by Narbeuh - dans Terra Incognita
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 16:19
Inaugurons la nouvelle rubrique "La bibliothèque du rôliste" avec un livre qui n'a pas encore bien eu le temps de prendre la poussière rapport au fait que je viens à peine de le terminer suite à un généreux sponsoring du Papa Nouwel. Si ma lecture, vous allez le voir, n'est pas sans une petite moue grimaçante à la fin, il n'empêche que je vais garder ce livre et le ranger dans la fameuse... (musique qui fait peur) ... Bibliothèque du Rôliste !

Le petit livre flashy (bleu Klein et argent... un sniper à 500 m ne vous rate pas si vous le lisez dans le métro) signé Daniel Wilson porte un titre intrigant : "Où est passée ma combinaison spatiale ?". L'idée de départ, plutôt marrante, c'est de dire : "ouate diz phoque ? (c'est un auteur américain, d'où l'accent...) ouere hare ze fabulouze technologies of a dreaming future de rêve ? ouere hare ze laser gun, ze spachiole massdriver and hole diz boules chites ?". Pour ceux qui, contrairement à moi, n'ont pas la chance d'avoir un fluent anglais hérité d'années de tortures sur les bancs du lycée, je développe : pourquoi toutes les inventions merveilleuses proposées dans les récits de science-fiction des dernières décennies ne se sont toujours pas réalisées ? Après tout, le cyberspace imaginé par Gibson et consorts s'est bien incarné dans le Net que nous utilisons tous les jours, pourquoi pas les combinaisons moulantes unisexes ou les petites pilules en guise de repas unique ?

Le postulat est bien trouvé. Il rappelle celui d'un livre précédent que j'avais été à deux doigts de presque commencer à lire : "SF : la science mène l'enquête". Je me souviens avoir été rebuté par le peu de cas étudiés (me semble-t-il...) et l'aspect peu concret des exposés : on s'y intéresse plus aux grands concepts (voyage dans le temps, dans l'espace...) qu'aux applications technologiques. Là, rien à voir : pas moins de 29 "technologies du futur" sont passées en revue. De la voiture volante à la téléportation en passant par la lecture dans les pensées, elles y sont quasiment toutes.


Toutes ces technologies sont abordées d'abord sous l'angle de l'état des lieux : est-ce que cela existe ? En général, contrairement à ce qu'on pense au premier abord, c'est oui. Ensuite : est-ce que ça fonctionne tout comme dans les récits de SF ? Là, sans surprise, c'est toujours non. Exemple, les armes laser existent, elles ont été envisagées dans le programme IDS de l'armée américaine mais il faut un gros camion pour transporter une arme  au final chère et peu efficace. Pas un blaster aux formes ergonomiques, quoi. Enfin, l'auteur évoque les recherches en cours pour améliorer le tout et évalue l'espoir de voir le truc arriver ou non, un jour, à maturité.

Franchement, c'est vraiment le bouquin idéal pour se mettre à jour sur les technologies SF. C'est court, concis, complet, bourré de références précises qu'un bon Google Fu permettra de compléter en farfouillant sur les sites web où toutes les boîtes frapadingues, les militaires complètement barrés et les inventeurs farfelus ne manquent pas de vous présenter leurs futures super inventions de la mort qui ne marchent pas encore mais si vous leur faîtes confiance je vous jure que vous allez voir ce que vous allez voir. Un ch'tit exemple : http://www.moller.com/skycar.htm Oui, c'est une voiture volante. Pourquoi ?

Mon enthousiasme est juste tempéré par la relative superficialité du traitement. L'auteur est là pour vous faire rigoler et rien ne le fera dévier de sa trajectoire. Il enchaîne blagounette sur blagounette au point que, des fois, vous vous demandez franchement ce que vous êtes en train de lire. Un pêu de sérieux, Monsieur, ma prochaine campagne de jdr dépend de ce que vous allez écrire dans ce bouquin. Non mais alors !

Hum.

Bon, à la réflexion, on ne peut pas vraiment lui en vouloir de prendre un peu de distance avec son sujet mais quand même, des fois, c'est vraiment court. On aurait aimer ainsi avoir quelques précisions plus scientifiques sur le pourquoi ça marche pas et sur le qu'est-ce qu'il faudrait découvrir pour que ça ait une chance de marcher un jour. Là dessus, on reste un peu sur sa faim.

Malgré tout, ce livre de petit format et pas très cher (15 euros) constitue un outil pratique et utile pour tous les meneurs de jeux d'anticipation, de SF voire même d'espionnage technologique ou ce genre de choses.
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Published by Narbeuh - dans TAZ
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 08:54

La sortie récente de la deuxième édition du livre de règle d’Infinity est l’occasion de vous proposer une revue de détail du révolutionnaire jeu d’escarmouche avec des figurines futuristes créé par les espagnols de Corvus Belli.


(... suite)


Mais  qui on tire là ?

[Budda budda budda !!!]


Comme toujours dans les jeux de figurines (bien que de façon plus ou moins marquée selon les cas) chaque faction jouable correspond à un style de jeu, qui pourra dicter votre allégeance à telle ou telle superpuissance, à moins que vous ayez tout simplement décidé de jouer avec les figurines qui vous plaisent ! Dans l'univers d'Infinity les forces en présence sont au nombre de 6 plus 1. A tout seigneur tout honneur, la PanOceania est la plus grande et la plus présente des superpuissances, formée au commencement du bloc océanique de la terre dans lequel l’Amérique du Nord et l’Europe en faillite économique ont également fusionné. Ils ont des robots de combat... Yu Jing est un nouvel empire oriental (donc manipulateur et cruel), une dictature géante dirigée par l’Empereur et où se mêlent lutte de pouvoir et profit personnel. Rien de bien différent de la chine aujourd'hui donc. Vive le Tibet libre ! Ah ah, ça doit sonner de partout chez vous les alertes Internet, mais c'est encore un pays libre ici***** bande de fourbes ! Et encore ça c'est rien, en plus je boïcote les figurines en plastique Made in China de Rackham. On vous aura !


Euh humphf, pardon... Je disais donc, Ariadna est formé de la première mission de colonisation de l’espace, qui à la suite d'une terrible catastrophe, a échoué sur une planète hostile. Depuis ils essayent de se refaire avec les moyens du bord et compensent au corps à corps ce qu'ils perdent en capacités technologiques. D'ailleurs ils ont des garous et des highlanders. Et même des highlanders-garous. Ok, je vais jouer ça ! Haqqislam est une néo-nation musulmane basée sur des dogmes philosophiques et scientifiques rénovés et qui développe sa connaissance de la technologie biologique. Par ailleurs ils ont aussi des motards fous armés de néokalachnikovs basées sur des dogmes drôlement philosophiques aussi.


Les nomades sont des éxilés, ceux qui ont fui les autres superpuissances et qui refusent de vivre sous la surveillance de l’intelligence artificielle de l’humanité et de ses moniteurs : l’Aleph. Ils vivent sur le Battlestar Galactica. Pendant ce temps, de l'autre côté de l’univers, ce qui est bien entendu une façon de parler si l'on veut bien considérer deux secondes la théorie de la relativité générale ( http://www-cosmosaf.iap.fr/RG-presentation-hypertexte-site.htm ), l’Armée Combinée, un énorme empire despotique constitué de races extraterrestres sous l’égide d’une autre intelligence artificielle, vient juste de découvrir l’humanité... Comme c'est une intelligence artificielle qui a des capacités au-delà même de ce que nous autres pauvres mortels pouvons imaginer, c'est en toute logique qu'elle va s'efforcer d'éradiquer la race humaine. Sinon il y a aussi de plus en plus de mercenaires qui peuvent s'adjoindre agréablement à telle ou telle faction, et qui pourraient aussi – pourquoi pas – se mettre à leur propre compte.


Metal is better than Meat, ou l’art du T.A.G.

[Dive active]


Pour les amateurs de gros robots (pas si gros que Goldo quand même) avec des flingues, c’est par ici que ça se passe. Les TAG, ou Tactical Armoured Gear/Equipement Tactique Blindé sont en effet des Mecha du genre Mobile Suit Gundam. Je sais que vous êtes de vieux routards alors je vous la fait courte : un TAG c'est beau mais c'est cher – en terme de points comme en terme d'euros - et (relativement) fragile, alors il faudra le rentabiliser parce que fatalement avec sa grande taille et sa peinture chromée il va attirer les tirs comme une place de Ministre attire les renégats.



Gardez la dernière cartouche pour vous !

[Increasing dive speed]


Alors au final, que penser d’Infinity ? C’est tout simplement le jeu de figurines qui propose les plus belles figurines futuristes du moment, le système le plus innovant de la décennie, qui va changer votre façon de jouer, et qui ouvre de nouvelles voies pour les jeux à venir. Il nécessite de nombreux décors, par exemple un environnement urbain assez chargé, pour que les parties soient intéressantes et les parties en question requièrent aussi une bonne dose de scénarisation, ce qui nous éloigne des démons du rasage de tabletop. Bref, c’est un jeu exigeant, qui s’adresse à des joueurs décidés à s’investir, à peindre des figurines, qui aiment aller plus loin que juste lancer des dés, un jeu qui mérite qu’on s’intéresse à lui.


Le jeu organisé qui se met en place sous l’impulsion de la communauté française des joueurs (avec notamment la Coupe de France Infinity des boutiques 2008 remportée par Mike Marchal avec une faction d’Ariadna) va je l’espère permettre de rendre plus populaire un jeu qui a beaucoup souffert de critiques à ses débuts. Ses détracteurs lui reprochaient d’être difficile d’accès, confus, de faire la part belle au fluff, pour tout dire d’être réservé à une certaine élite. Évidement il s’agit d’un jeu qui propose une gamme entièrement métallique qu’il faut monter et peindre (probablement les plus belles figurines futuristes sur le marché, je l’ai déjà dit ? Probablement les plus chères aussi – ce qui n'est pas peu dire dans ce domaine,,, mais quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ?) et non pas de saloperies en plastoc prépeint pour kévins mous du pinceau. Et effectivement les règles sont, non pas compliquées mais complexes, ce qui permet une richesse de jeu inégalée, qui fait par exemple passer le système de jeu d’AT-43 pour une vieillerie issue d’une époque révolue.


« A l'aventure compagnons » (air connu)


Si vous voulez vous lancer comme moi dans l'aventure, sachez que le 1er Open Aegis Infinity va avoir lieu les 14 et 15 mars prochains, organisé par l’association Terra Ludis de Montpellier en collaboration avec le Bureau Aegis. Il s'agira d'un week-end-end centré sur Infinity avec principalement un tournoi basé sur le format AEGIS 2009 (et donc comptant pour l'Infinity Tournament System), un concours de peinture, de speed painting et une nocturne. Pour  vous inscrire suivez ce lien : http://www.tabletoptournaments.net/fr/t3_tournament.php?tid=4184


Le prix du tournoi est de 15 euros (ce qui couvre l’ensemble des activités ayant lieu lors du week-end-end), il se déroulera sur le format Aegis (c’est à dire 450 points avec sélection de 300 en début de chaque ronde) en 6 rondes qui seront jouées sur les deux jours. L’accueil des joueurs se fera à 10H pour commencer le tournoi à 11H et le règlement complet ainsi que les 3 premiers scénarios joués et la feuille d’armée pour envoyer votre liste d’armée seront disponibles sous peu.


***** : ah, pardon, on me dit que non dans mon oreillette.

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 10:50
La sortie récente de la deuxième édition du livre de règle d’Infinity est l’occasion de vous proposer une revue de détail du révolutionnaire jeu d’escarmouche avec des figurines futuristes créé par les espagnols de Corvus Belli.


On va faire un carton !

[Transfering data]


Comme la précédente, cette deuxième mouture se présente sous couverture cartonnée rigide et bien épaisse. Entièrement en couleurs sur un papier glacé très agréable, richement illustrée, elle est mise en page de fort belle façon. C’est probablement le livre de règle de jeu avec figurines le plus luxueux à ce jour. Le tout pour 35 euros – soit 5 de plus que la précédente. Cependant si vous possédez déjà la première version il est impératif de ne pas acheter celle-ci ! En effet, il ne s’agit pas d’une deuxième version mais bien d’une 1.5 qui n’apporte que très peu de choses nouvelles* – et tout le contenu récent est disponible en téléchargement sur le site d’Infinity. Quasiment aucune nouvelle illustration, finalement peu de photos de figurines (habitué au standard des concurrents on s’attend à la traditionnelle galerie en couleurs  présentant toutes les figurines disponibles…). Heureusement il y a quelques nouvelles règles et modifications qui arrivent après de nombreux test et retours de la part des joueurs et améliorent notablement le jeu en lui donnant un nouveau souffle.


La Sphère Humaine ne tourne pas rond.

[Firewall: Active]


Voici le pitch (ça vous manquait ça les pitchs hein ?).


Nous voici cent soixante-quinze années dans le futur, l’Humanité est parvenu à survivre en dépit d’elle-même, mais pour combien de temps encore ?

La race humaine a atteint les étoiles. A travers les trous de ver, d’énormes vaisseaux commerciaux de propriété internationale, les Circulaires, sautent d’un système à un autre, sur une route-boucle préétablie. Elles sont contrôlées par O-12, un organisme international qui est la seconde génération de l’ONU, mais bénéficiant d’une plus grande capacité de décision et d’action. Une seule Intelligence Artificielle, aide l’O-12 à maintenir un équilibre fragile, c’est l’ALEPH. Extrêmement puissante, (ce n’est pas de la petite bière) elle est présente dans toute la Sphère humaine et indispensable pour les grandes puissances.

Les anciennes nations se sont regroupées en grands blocs fédéraux internationaux. De nouveaux États qui se sont réparti les systèmes solaires propices à la vie humaine. Ces nouvelles entités, beaucoup plus puissantes que les anciennes, se développent sous l’impulsion des vieux moteurs de l’histoire humaine : obtenir plus d’espace vital, de ressources et de pouvoir. Toutes veulent la même chose, rendant difficile une coexistence pacifique. Les confrontations et conflits sont monnaie courante, qu’ils soient ouverts ou secrets, de haute ou de basse intensité, longs ou brefs… En ces périodes de troubles, le métier de soldat n’a jamais été aussi sollicité.


Et quand le gouvernement intersidéral n’a plus aucun espoir, c’est alors qu’il fait appel à un homme, le… euh, pardon, je me trompe de pitch là !


« C’est un petit réseau du nom de Maya... » (air connu)

[Accessing Maya: Online]


L’accent est mis sur la technologie des réseaux. Maya, l’immense base de données du réseau de communication et de divertissement de la Sphère Humaine est la force vitale de l’Humanité, l’élément primordial de cette civilisation. Avec un seul et simple clic, on peut s'y déplacer à la vitesse de la pensée par delà des millions des canaux qui offrent tout ce qu'on peut souhaiter mais aussi quelques mauvaises surprises.


Puisqu'on parle de réseau, sur notre bon vieux word wide web voici quelques contenus intéressants pour le joueur d'Infinity** :

http://www.infinitylejeu.org/spip.php?rubrique1&var_mode=calcul ; ou en anglais pour plus d'info http://www.infinitythegame.com/eng/default.asp ; une présentation des règles en français http://www.infinitythegame.com/fotos/060811112808_RVBeta_InfinityFR.pdf ; une galerie de figurines http://www.infinitythegame.com/eng/galeria.asp ; un logiciel pour construire vos listes d'armées http://ora.miarroba.com/ ; une feuille de référence à utiliser pendant le jeu  http://www.infinitylejeu.org/IMG/pdf/feuille_reference.pdf ; et des scénarios  http://www.infinitylejeu.org/spip.php?rubrique24&var_mode=calcul (merci à Ranrik du forum Le Troll qui peut... pour cette compilation !) et tout un tas de choses à imprimer sur le site du Bureau Aegis : http://www.infinitylejeu.org/spip.php?rubrique22 (dont la chronologie de l'univers du jeu au format pdf : http://www.infinitylejeu.org/IMG/pdf/CRONOFR.pdf )ainsi que le lien de la boutique en ligne de Corvus Bellihttp://www.corvusbelli.com/en/02_tienda.asp et le forum officiel en français : http://forum.infinitylejeu.org/index.php


Anatomie du guerrier moderne.

[Anti-Hack Protocols: Scanning]


Le look des armes et armures d'Infinity est très fortement inspiré par les manga. Le jeu propose une quantité proprement hallucinante d’armes en tous genres et de tactiques associées. Tout pour plaire aux poètes qui, comme moi, ont rêvé des heures à la lecture du Compendium of Modern Firarms de Talsorian***. Mais au fond la véritable révolution pour utiliser tout ça c'est qu'ici on joue de façon alternée avec action et réaction (on appelle cela les ORA ou Ordres de Réaction Rapide) plutôt que d'attendre sagement son tour de riposter.


Vous allez me dire, oui comme dans Firefight**** finalement. Certes bande de petits insolents, mais dans Infinity selon le nombre d'ordres dont on dispose pour activer ses figurines on peut les dépenser sur plusieurs  successivement, ou tous sur la même ! Pour les mécanismes de résolution des tirs, des dégâts et tout le toutim ce n'est pas très différent de WH40K en revanche mais avec des D20. Dernier détail : c'est un jeu d'escarmouche, on joue donc avec peu de figurines (de l'ordre d'un bonne dizaine en général mais en même temps elles coûtent les yeux des fesses alors c'est peut-(être pas plus mal pour votre compte en banque) et toutes les pertes font mal, très mal.


Allez, un petit truc pour briller en société : exception faite d’Ariadna, les munitions dans Infinity sont des « Electrotermal ammo », des « Munitions Electrothermiques » qui ont remplacé la poudre par un gel compact super conducteur. Quand vous appuyez sur la gâchette, un circuit électrique provoque un choc dans le gel, le transformant en plasma ionisé, qui expulse la balle comme le faisait la poudre. Le gel ne nécessite pas d’oxygène pour fonctionner, ce qui permet de tirer dans le vide spatial. Chaque munition a une jaquette de gel compact qui disparaît durant le tir, ce qui fait que les « Munitions Electrothermiques » ne produisent pas de douilles. Le saviez-vous ?

(à suivre...)

* : jugez vous-même, voici la liste des nouveautés. De nouvelles règles de Déploiement et d’Initiative fournissant des options plus stratégiques pour le combat (avec ces nouvelles règles, la Compétence Spéciale Strategos apparaît pour les esprits les plus brillants de la Sphère Humaine). Une nouvelle sorte de Munition Spéciale : la Double Action (DA), qui améliore les armes MULTI. Une nouvelle arme pour les Observateurs d’Artillerie : la Pulsation Flash. De nouvelles règles pour les différentes Zones de Visibilité, les Viseurs Multispectraux et la Compétence Spéciale Sixième Sens. Les listes d'armées ont également été révisées et le CAP (le Coût d'Armes d'Appui) de quelques troupes a été ajusté pour équilibrer leur rôle en jeu tandis que d'autres obtiennent de nouvelles armes et des options d'équipement. Et voilà.


** : à noter pour ce qui est des liens vers le site offciel que celui-ci est hors-service depuis la mi décembre à la suite d'un problème avec le serveur. Espérons que ça s'arrange...


*** : Que voulez-vous, après toutes ces années passées à découvrir sans cesse de nouveaux jeux et à décortiquer toutes les règles possibles, j'en suis resté à cette règle publiée par Alternative Armies ( http://www.alternative-armies.com/ ) qui a d'ailleurs connu une traduction en français et que les auteurs de ce blog avaient aussi adaptée pour Cyberpunk avec des figurines Future Warriors – mais ceci est une autre histoire... Fouillez dans vos Casus Belli de la fin de l'année 1991, vous devriez retrouver ça...


**** : http://www.puolenkuunpelit.com/kauppa/product_info.php?products_id=10713&language=fi&kill_sid=true

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 10:19
La sortie il y a quelques mois de Hellywood, le jeu des éditions John Doe, est la bonne occasion pour enfin vous parler de son ancêtre qui a la même couleur de fond : Noir RPG.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog*, Noir, the film noir role-playing game, est un jeu de rôles en américain de Jack Norris (je ne pense pas que ce soit le frère de Chuck), Brian S. Roe et Chris Werner édité en 1996 par Archon gaming, inc. « the compagny that love built ». Enfin je devrais dire était… il a cané depuis beau temps !
Passé quasiment inaperçu à l’époque, il n’a eu que très peu de suivi, n’a jamais été traduit, est aujourd’hui quasiment introuvable et ses pratiquants doivent pouvoir désormais se compter sur les doigts d’une main de boucher maladroit. Et pourtant, pourtant…
Les 248 pages du livre de base (y compris les annexes, les pubs et les pages blanches – couverture souple, intégralement noir et blanc of course, et peu mais globalement correctement illustré) ont largement servi d’inspiration à l’équipe de Hellywood, comme en témoignent les échanges à propos de ce jeu sur le forum de l’éditeur où ses auteurs se mettent à table et crachent le morceau.
1er point commun, dans Hellywood comme dans Noir, le monde se limite à une seule ville, appelée simplement The City dans le jeu américain et découpée en quartiers : Little Italy, Chinatown, Shantytown le bidonville...
2ème ressemblance, les joueurs vont y incarner des personnages caricaturaux, des archétypes de cet univers glauque.
Mais Noir avait la particularité de traiter le Noir seul, sans fantastique, ce qui est de loin l’option qui nous convainc le plus à Mondes en Chantier. Il convient donc ici, avant de refermer le cercueil pour se convertir définitivement à Hellywood, de procéder à l’autopsie du macchabé, en n’oubliant pas de lui croquer le gros doigt de pied au cas où il ne serait pas complètement trépassé.

On va voir ce que t’as dans les trippes (tu peux commencer à numéroter tes chapitres !)

Alors, si vous réussissez à vous procurer le jeu (on ne parle même pas de ses suppléments mythiques, les fameux Shades of Noir 1 et 2 et Adventures in the Shadows), vous y trouverez après une double introduction un premier chapitre fort classique sur ce qu’est le JdR, sur ce dont vous aurez besoin pour jouer à Noir RPG et un glossaire des termes spécifiques.

Un deuxième chapitre vous expliquera comment créer votre personnage, vous proposera des personnages prétirés et la fiche de perso. Il faut noter que le système de création de personnages proposé est assez mal équilibré et génère des personnages beaucoup trop puissants. Il était donc indispensable qu’un fan du jeu lève la main au fond de la salle pour proposer un système alternatif. Magie d’Internet, ça n’a pas manqué d’arriver : en l’occurrence le fond de la classe se situe vraiment très loin, puisque c’est un australien, Chris Slee, un des plus grands connaisseurs de ce jeu, qui a pondu le petit PDF que vous pouvez consulter ici : http://sleech.info/rpg-campaigns/noir-mods.pdf . Thank you Chris !

Un troisième chapitre vous instruira sur les pros et les cons. Je vous sens perplexes. Est-ce qu’on parle bien des mêmes ? Les pros étant les personnages velléitaires à la voix grave et décidée de ces pubs radios où des gars qui en ont, qui se lèvent tôt et qui payent trop d’impôts s’arrêtent brièvement d’entreprendre pour échanger quelques phrases bien senties sur les mérites de tel ou tel véhicule utilitaire, tandis que les cons sont ceux qui écoutent les radios qui diffusent ces pubs là. Euh, en fait non, dans ce jeu les pros sont et les cons sont les avantages particuliers (de tous types et de toutes natures mais bien en accord avec le cadre du jeu) et les handicaps notoires qui permettent de typer votre personnage.

Le quatrième chapitre est consacré aux compétences de combat et aux compétences qui servent moins.

Le cinquième chapitre vous explique comment vous allez vous servir de ces compétences. Rapidement : en lançant un certain nombre (de 2 à 6 selon vos caractéristiques et compétences) de dés à 6 faces pour surpasser un niveau de difficulté allant de 8 (voire moins) à 50 (voire plus). Par exemple pour buter le chien de la concierge par précaution, qu’il n’aille pas vous renifler le bas du pantalon et vous reconnaître quand la police lui présentera les suspects habituels - on n’est jamais trop prudent : 5D6 (vous n’êtes pas une tafiole et vous êtes entrainé au maniement des armes à feu) pour une difficulté de 9. 23 ! Ah ah, pas mal, il n’a rien vu venir. Parfois on peut se passer de lancer des dés (par exemple s’il s’agit d’un teckel enjoué qui vient renifler le bout du canon en battant joyeusement de la queue et que vous disposez d’une Tommy Gun à camembert) et on peut même utiliser le « Moxie » qui est une sorte de réserve spéciale parce que vous êtes un dur à cuire. Bien entendu si vous obtenez des 6 vous relancez ceux-là pour aggraver la note. En revanche si vous n’obtenez que des 1 : coup dur, votre chance vient une nouvelle fois de vous lâcher ! Un système classique mais efficace en somme.

Dans le chapitre six il est question d’expérience. Ce système est bien équilibré et permet une progression intéressante tout en conservant des personnages jouables après une ou deux campagnes.

Dans le chapitre sept on parle baston et ensuite dans le chapitre huit, en toute logique, on s’intéresse au système de soins. Les auteurs prennent bien soin (justement) de préciser que le combat n’est pas le principal intérêt du genre Noir, mais on est entre grands garçons alors sur ce point je crois qu’on sait tous à quoi s’en tenir. Si ça se passe à la loyale à coup de poings, de pieds, de dents, de fourchette dans les yeux voire dans les narines ou avec l’aide de tout ustensile contendant comme dans toute bonne bagarre de rue qui se respecte il ne devrait pas y avoir trop de casse. En revanche si les sulfateuses sont de sortie il risque d’y avoir rapidement des jets sur la massive trauma permanent injury table, ce qui est toujours une bonne nouvelle pour le croque-mort.

Dans le chapitre neuf on s’interroge sur l’art du Réalisateur. Ce chapitre a été rédigé par F. Weil. Pouf pouf, non je déconne. Quelques conseils utiles pour installer cette ambiance si particulière et faire monter la tension.

Chapitre dix on achète le plan qui va bien et on visite La Ville où l’on croise quelques unes de ses grandes figures. Le traitement des différents quartiers et des célébrités locales reste très elliptique, mais c’est voulu et même souhaitable. Toute description trop précise est contractuelle et donc engage vos futurs scénarios en même temps qu’elle ne correspond plus vraiment à l’esthétique du genre basée sur les stéréotypes et sur la description des traits saillants. Il convient de garder le décor du quotidien volontairement flou et passepartout**.

Suivent trois appendices et un index. On n’a jamais identifié les anciens propriétaires des appendices. L’index en revanche c’est celui de Mike Doherty, il porte encore son alliance. Ouais, c’est bien le mec dont on a repêché le corps dans la baie l’autre jour***.

* : voir le premier article de notre rubrique Noir Bitume : Pertinence du Noir ( http://mondesenchantier.over-blog.com/article-6626543.html ).
** : tête de tigre !
*** : Private Joke (c'est le cas de le dire non ?). Pour comprendre menez l'enquête et voyez la critique de Hellywood dans JDR Mag de l'été dernier,

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Published by David - dans Noir bitume
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Le garage où les M.e.C. rangent leurs fichiers PDF étant devenu un fameux bordel, en voici une nouvelle version plus mieux. Un clic et c'est parti !


http://img.over-blog.com/625x881/0/06/06/51/n-6/tangerine_quarantine.jpg
Du matos pour Hellywood préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : la description d'un rade comac et un scénario qui s'y déroule entièrement (ou presque).

http://img.over-blog.com/500x706/0/06/06/51/n-6/glas.jpg
Du matos pour Warsaw préalablement publié dans les défunts Carnets de l'Assemblée : une faction atypique accompagnée du scénario qui va bien.

http://img.over-blog.com/500x702/0/06/06/51/n-5/factions-warsaw-cover.jpgUne mini-aide de jeu pour Warsaw (la liste des factions).
http://img.over-blog.com/625x884/0/06/06/51/n-6/avocats-du-diable.jpg
Un scénario expérimental car bi-classé Te Deum pour un massacre et Hellywood (et ouais). Publié jadis dans les Carnets de l'Assemblée.
http://img.over-blog.com/150x206/0/06/06/51/n-4/verbatim-couv.jpg
Une contribution à l'ouvrage Jouer avec l'Histoire proposée par l'éphémère éditeur en bonus sur son site web. Sujet : le surnaturel dans les jeux historiques.

Mea Rouia, un gros scénario exotique
pour Maléfices avec les aides de jeu et les prétirés qui vont bien (voici aussi la couv' pour les plus bricolos d'entre vous)

Three Card Monte, un scénario sans fantastique pour Hellywood


Fleetwood & Studebaker, une aide de jeu sur les poursuites en voitures pour Hellywood


Deadline !, une variante des règles d'investigation pour le système Gumshoe


Aventures aux Pays de Nulle Part, un jeu hybride entre jeu de rôles sans MJ et de société dans l'univers du jdr Terra Incognita

Voyage, une tentative d'adaptation du système de Dying Earth à l'univers de Rêve de Dragon

Le site dédié à Terra Incognita

http://www.paysdenullepart.fr/wp-content/uploads/2012/03/TI-logo-950x631.png

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Les fichiers de toute la gamme originale Empire Galactique se téléchargent librement et légalement sur le site http://empiregalactique.fr/ 

Un autre univers de créations

Quoi ? Tu es une fille ??

Bon, tu as sûrement dû t'égarer sur ce blog ^^

Je te conseille putôt de te rendre sur ce site de création de bijoux fait main.

http://atelier-creation-bijoux.fr/fr/

On reste en tout cas entre gens de bon goût.

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