Préfabriqués

Mercredi 29 mars 2006
Il est question ici de rétablir la réalité ! Les auteurs de l’excellent supplément à RDD2, «du voyage et des voyageurs », avec la notable complicité du Sieur Julien DORVENNES, sur le site de La Chimère aux Milles Rêves, essayent de nous faire croire que les voyageurs pratiquent massivement les échecs draconiques. Disons-le tout net, c’est une mystification.
Je vous demande de considérer la chose un instant de façon réaliste : les règles en sont compliquées, elles ne sont pas à portée de tous ; les routes et les chemins du rêve sont dangereuses et semées d’embûches, or les pièces de ce jeu sont lourdes et elles sont rares, difficiles à produire ou à reproduire, et elles valent très cher (pouvant même parfois servir pour le troc). On voit mal un voyageur averti en faire étalage sans précaution en prenant le risque d’éveiller la convoitise…
Non, on doit à la vérité de dire que les voyageurs (en tous cas ceux que je connais), ne jouent que rarement aux échecs draconiques. En revanche, ils jouent régulièrement et avec plaisir aux Petits Groins. Ce divertissement basé sur l’adresse et la chance ressemble aux osselets et est pratiqué sur une surface plus ou moins lisse, horizontale et plane, comme une table d’auberge, avec des petite figurines de cochons en os, en corne ou encore façonnées en pierre et parfois même dans un bois dur et précieux comme l’ébène ou le youpala*.
On a même parfois observé des Hauts-Rêvants utilisant ce jeu, à deux ou à plusieurs, pour méditer. En voici rapidement les règles (que vous trouverez détaillées dans toutes les bonnes boîtes de jeu) :
 
Il y a 12 combinaisons possibles aux petits groins. Cela est bien pratique car si vous ne possédez pas de petits cochons en plastique, vous pouvez lancer un D12 pour simuler les résultat. Mais ce ne sera pas réaliste ni même équiprobable vous entends-je déjà hurler ! Et ta sœur, elle est équiprobable ta sœur ?
Les combinaisons peuvent se cumuler sur un lancer (exemple : un digestif plus un joufflu donnent 20 points). Chaque lanceur peut lancer une, deux ou trois fois en prenant des risques pour essayer d’accumuler des points. Le premier à 100 points est déclaré gagnant.
 
  • Le « Pauvre groin » donne deux groins tombant chacun sur un flanc différent et ne marque aucun point.
  • Le « Petit groin » donne deux groins tombant sur le même flan et marque un point.
  • Le « Passe devant (on te suit) » donne un groin tombant sur ses pattes, l’autre sur un flan, et marque 5 points.
  • Le « Chargez ! » donne deux groins tombant sur leurs pattes et marque 20 points.
  • Le « Digestif » donne un groin tombant sur le dos, l’autre sur un flan, et marque 5 points.
  • Le « Double digestif » c’est la même chose mais avec les deux groins sur le dos. 20 points.
  • Le « Groin-groin » c’est lorsqu’un groin tombe en équilibre sur le groin et les deux pattes avant, tandis que l’autre est sur le flan. 10 points.
  • Le « Double groin-groin c’est la même chose mais avec les deux groins le cul en l’air. 40 points.
  • Le « Joufflu » consiste à faire atterrir un groin en équilibre sur une oreille, une bajoue et une patte de devant tandis que l’autre retombe sur le flan. Balèze. 15 points.
  • Le « Double joufflu » c’est les deux groins en équilibre sur une oreille, une bajoue et une patte de devant. Encore plus balèze. 60 points.
  • La « Controverse » survient lorsque les deux groins se touchent, quelque soient les positions, sauf dans la position dite de la « fuite de la pucelle » (voir ci-dessous). Le lanceur perd tous les points qu’il avait pu accumuler jusque-là et passe la main.
  • La « Fuite de la pucelle » survient lorsqu’un des groins retombe sur le dos de l’autre. Cela marque la fin instantanée de la partie pour le lanceur.
* : le Youpala pousse principalement dans la forêt maudite de Zlorg. Il se déplace la nuit pour se nourrir. Matière dangereuse, à utiliser sous le contrôle d’un adulte.
Par David
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Jeudi 6 juillet 2006

Note : avec cette plante « prête à consommer », nous inaugurons la nouvelle rubrique des « préfabriqués », c’est-à-dire en langage Mondes en Chantier : des mini-aides de jeu au format blog.

 
 
Nom : la Navette
 

Type : légumineuse

 

Util. : comestible (et même très nourrissante)

 

Milieu : pousse dans le sable du bord de mer, sur les petites grèves peu fréquentées par l’homme, en toutes saisons

 

Rareté : Commune* pour la navette neutre, Fréquente* pour la navette salée / la première ne se vend pas alors que la seconde est servie comme spécialité à environ 2 deniers l’assiette dans les auberges et Maisons des Voyageurs des régions où elle pousse.

 

Potentiel : Correctement préparée, on peut en tirer 2 SUST la livre

 

Préparation : à la vapeur, à l’étouffée ou même grillée...

 

Description : ce légume, qui pousse comme les carottes, n’est pas sans rappeler le navet de nos contrées. Il en existe deux types ; celle qui pousse dans les endroits qui sont, au gré des marées, recouverts d’eau de mer et qui sont très savoureuses avec un bon goût salé et celles qui poussent au sec qui ont les mêmes vertus nourrissantes mais qui n’ont absolument aucun goût (cela fait un peu l’effet de manger du papier). Evidemment, l’appartenance à l’une ou l’autre des espèces dépend du coefficient des marées et, lorsque ce coefficient grandit, on voit les populations du bord de mer aller, à chaque marée, faire l’aller-retour entre leur village et la grève pour récolter les navettes nouvellement salées ; c’est ce que les gens du cru appellent « aller faire la navette ».

 

Pour des Voyageurs, la Navette peut être une précieuse source de Sustentation sans trop de contraintes. Encore que certaines grèves regorgent de Vaseux, Sirènes et autres horreurs de bord de mer…

 

Pour le Gardien des Rêves, la Navette et l’habitude de « faire la Navette » peut être un moyen simple de typer la population locale lors de l’improvisation d’un petit Voyage au bord de mer ou sur une île.


 

* Rappelons que vous pouvez utiliser notre système Voyage pour modifier les règles de RDD de façon plus simple ; ici, trouver une version Commune de la Navette demandera un jet de Survie à +1 alors que la version salée et savoureuse demandera un même jet à 0.

Par Narbeuh
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Lundi 10 juillet 2006
Abonnement individuel au réseau de satellites MEO Orbital Air
 
Orbital Air a récemment reçu la gestion d'un immense parc de satellites publics... privatisés pour des raisons de restriction budgétaire. En échange de l'entretien de ces satellites, de la gestion progressive de leur destruction dans l'atmosphère et de quelques images cédées à bon prix aux organisations scientifiques publiques, Orbital Air peut gérer ce parc de satellites comme il le veut.
Attention : il ne s'agit pas de satellites géostationnaires de communication comme Orbital Air en possède déjà des milliers ! Il s'agit de satellites MEO-stationnaires (Middle Earth Orbit) utilisés pour l'observation scientifique, les prévisions météorologiques...
Aujourd'hui, grâce à la générosité d'Orbital Air, chacun pourra obtenir sur son ordinateur ou même sa Télécom des images d'une précision époustouflante de son propre jardin (les enfants y jouent-ils tranquilement pendant que vous êtes au travail ?) ou de son futur lieu de vacances (la piscine est-elle suffisamment grande ?).
Bien sûr, certains professionnels ingénieux pourront imaginer de nombreuses autres utilisations de ces images satellites...
 
Notes : les satellites MEO ne sont pas fixes par rapport à la surface terrestre donc, même si Orbital Air en gère un grand nombre, il n'est pas certain que l'abonné puisse obtenir une image de l'endroit qu'il souhaite au moment où il le souhaite... de plus, pour respecter le droit à l'image, chacun peut, sur simple demande auprès d'Orbital Air, empêcher que des images de sa propriété privée soient diffusées par ce média.
En termes de jeu, à chaque demande d'image satellite d'un abonné à ce système, le MJ jettera un D100 sur la table ci-dessous :
 
D100
Résultat
01-60
Image disponible dans un délai de quelques secondes.
61-90
Image actuellement indisponible dans l'heure suivante (70 % de chances qu'elle soit disponible l'heure d'après puis 80 %...).
91-100
Image définitivement indisponible pour des motifs de droit à l'image.
 
Prix : encore en période de test et réservé donc aux "happy few", l'abonnement mensuel au réseau satellitaire est fixé dans un premier temps à 5 000 Eb/mois plus des frais de 500 Eb par image obtenue.
Par Narbeuh
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Lundi 23 octobre 2006
Ah tiens ? Un petit "préfabriqué", ça faisait longtemps !

Cyberpompe osmotique (de Bodyweight Life Preservation Systems)

Cette prothèse est constituée d'une poche sous-dermique en tissu organique artificiel (pour le principe de fonctionnement : voir illustration ci-contre aimablement fournie par les laboratoires BLPS). Elle peut être placée aisément dans n'importe quelle partie du corps. Toutefois à des fins pratiques, la plupart des usagers la place dans leur bras gauche.


Cette poche est conçue pour recevoir des drogues de tout type... pour peu que le mode habituel de prise se fasse en injection. La pompe osmotique régule elle-même la diffusion de la drogue dans l'organisme au gré des besoins du porteur. Ceux-ci sont communiqués au processeur de la pompe osmotique par l'intermédiaire d'un Biomoniteur classique. Celui-ci peut d'ailleurs être programmé selon les volontés de l'utilisateur. En général, le Biomoniteur est programmé par défaut pour respecter la santé de son porteur mais celui-ci peut le reprogrammer à ses risques et périls. Ainsi, certains junkies profitent de cette prothèse médicae pour se droguer discrètement... par exemple au boulot !

De manière plus courante, toutefois, les utilisateurs de la pompe osmotique la remplisse de drogues de soins ou d'anti-douleurs... qui ainsi se diffusent dans le sang en cas de blessure. D'autres, des corpos par exemple, préfèrent la remplir d'anti-stress et autres drogues décontractantes pour que la pompe osmotique les aide lors de leurs entretiens avec leur patron ou un gros client.

Notes : la possession d'un Biomoniteur en état de marche est indispensable à l'utilisation de la pompe osmotique. Son installation chirurgicale est une intervention Mineure. Son côut en Points d'Humanité est de 1D6/2.

Prix : 500 Eb

Par Narbeuh
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Dimanche 25 mars 2007

Pour célébrer le deuxième épisode de 2057, la série documentaire de Arte, consacré cette fois-ci aux villes du futur, nous vous proposons un petit "préfabriqué" (y avait plutôt longtemps...) sous forme de règle optionnelle pour Cyberpunk ou autre jeu de même ambiance (moyennant quelques légères modifs, bien sûr).


La Rue, que ce soit en 2020, 203X ou 2057, est continuellement baignée dans un brouillard poisseux, mixture décapante de particules en suspension et fumées toxiques.

L’emploi du CHOOH2, moins polluant, dans la plupart des véhicules urbains a stoppé la progression dramatique de la pollution atmosphérique des grandes villes. En contrepartie, l’abandon des normes anti-pollution sous la pression du lobby corporatiste n’a pas permis de faire reculer cette couche permanente de smog. Les usines, les multiples véhicules aériens (l’Avessence est très polluante)… sont parmi les sources de pollution toujours très présentes.

La plupart des urbains se sont habitués à ce smog… les autres sont morts depuis longtemps. Mais, de temps en temps, ce smog frappe plus durement, favorisé par la chaleur, les vents ou une augmentation des rejets. Dans ces cas là, même le plus endurci des punks a du mal à respirer…

A condition de ne pas en abuser et de manière à meubler un temps mort avec une situation d’ambiance urbaine, le MJ peut demander aux PJs de tester leur réaction à un pic de pollution. Il s’agit de réaliser un simple test de Sauvegarde modifié par l’état de santé et de fatigue du PJ de manière normale et, éventuellement par les facteurs suivants :

Le PJ vit dehors en permanence

-2

Le PJ vit à proximité d’une source de pollution (usine, autoroute, AVport…)

-2

Le PJ vit en permanence dans un milieu à air conditionné

+2

Le PJ porte des filtres à air

+1

Le PJ porte des implants filtrants

+3

Le PJ suit un traitement préventif (port régulier du filtre, réoxygénation…)

+2

Si le PJ échoue, il est saisi de violents maux de tête et de difficultés respiratoires. En terme de jeu, il subit un malus de –2 à toutes les actions faisant intervenir l’INT et/ou nécessitant réflexion et concentration (TECH…). De plus, les actions nécessitant de l'endurance (course...) sont également affectées par ce malus de - 2 : le PJ s’essouffle très vite.  Si un système de Points de Fatigue (comme celui de Dark Metropolis) est appliqué, toutes les dépenses en points de fatigue sont alors doublées.

Ces effets disparaissent lorsque le pic de pollution s’achève ou bien lorsque le MJ demande un nouveau jet : si le PJ réussit celui-ci, il est tiré d’affaire.

Pour cela, il a tout intérêt à ce servir des deux ressources suivantes :

-  des filtres en tissu synthétique enveloppant le nez et la bouche vendus en boîte de 10 pour 50Eb

-   une séance de réoxygénation dans un bar à oxygène (par exemple, ceux de la célèbre chaîne O2Bar) durant une demi-heure avec un délicieux verre d’eau minérale offert pour 25 Eb

Par Narbeuh
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Lundi 23 avril 2007

Cette substance, qui se présente généralement sous la forme d'un petit cube de matière gélatineuse, est un redoutable outil pour tous les détectives et autres espions. Pour les chiens de garde corporatistes aussi, Chomba'.


En effet, une fois dilué dans la boisson ou mélangé à la nourriture puis ingéré par un type, le produit " marque " ce dernier de façon absolue : son odeur devient très caractéristique et très facilement détectable (plusieurs options sont disponibles : oignon, chili, viande avariée…) et permet donc de le suivre à la trace ou de le retrouver le cas échéant au milieu d'une population de milliers d'habitants.

Bien sûr, pour pouvoir profiter des émanations du traceur olfactif, il faut être équipé d'une prothèse olfactive ou d'un drone spécialement équipé… bref, d'un moyen technologique permettant de les localiser. Sinon, le gars, il se rendrait bien compte qu'il sent un peu fort. Les émanations du traceur diminuent au fil des jours, durant au grand maximum 7 jours. La Force du traceur est donc égale à 7 le 1er jour d'utilisation, à 6 le 2ème jour, etc…

On procèdera à un jet de Perception un peu spécial en multipliant le score de Perception (INT + Perception) par la Force du moment et en testant le score obtenu avec le jet d'un D100 pour vérifier si la localisation est réussie (voir exemple ci-dessous).

 A l'origine, il s'agit d'un projet militaire devant permettre de distinguer plus facilement les amis des ennemis sur le champ de bataille. Depuis peu, une version civile est donc disponible grâce à Biotechnica.

Par exemple, Mike Scape veut suivre un type qu'il soupçonne de jouer double jeu. Dans un bar, il réussit à glisser un cube dans la bière du type. Mike Scape a 14 en Perception (9 + 5). A la sortie du bar, il a donc 14 x 7 = 98 % de chances de suivre le type. Il règle sa prothèse olfactive et, avec un 36 à son jet d'un D100, il suit le gars à la portée extrême de son cablâge. Ni vu ni connu. Hélas, au bout d'un moment, le suspect a la mauvaise idée de rentrer dans un restaurant mexicain ! Mike Scape avait choisi un cube odeur Chili !! La perception est brouillée et il perd de "nez" sa cible. Les jours suivants, Mike rôde dans le secteur habituellement fréquenté par son type. Il compte sur sa prothèse olfactive et les émanations du traceur pour "sniffer" sa présence. On est alors le 4ème jour après la prise du cube. Si le MJ estime que le suspect n'est pas trop loin de Mike, il peut autoriser un jet. Ici, 14 x 4 = 56 %. Avec un jet de 48 sur son D100, Mike localise la bonne odeur de Chili, remonte la piste au fur et à mesure que l'odeur devient plus forte et... bingo !

 Prix : 1 000 Eb par cube (odeur au choix)

Par Narbeuh
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Lundi 7 mai 2007

Les gnomes de Rêve de Dragon sont souvent considérés par leurs compagnons de voyage humains comme des petits rigolos, tout juste bons à jongler avec trois pommes dans une taverne, ou à taquiner la nuque de quelque Groin de rencontre à l’aide de cailloux drôlement pointus qu’ils expédient en lâches (avec leur frondes vicelardes), bien à l’écart de la mêlée, pendant que les hommes – les vrais – font tout le gros oeuvre. Ils sont quand même tolérés, parce qu’il faut bien qu’il y ait quelqu’un pour se glisser dans un passage un peu étroit, pour crocheter une serrure un peu complexe, ou encore pour faire la vaisselle. Cette attitude mi-paternaliste mi-méprisante s’accompagne souvent de quolibets et autres moqueries sur la vie sexuelle de nos petits amis, réputés avoir des mœurs interlopes.

Et bien c’est une grave erreur. Méfiez-vous du gnome qui vous accompagne. S’il affiche un air bonnard et inoffensif, qu’il sifflote en permanence des airs agaçants en tapant joyeusement dans ses main, et qu’il ne compte jusqu’à ce jour à son tableau de chasse qu’un klampin maladif, c’est parce qu’il n’a pas encore révélé tout son potentiel. Il suffirait qu’il en prenne conscience et vous découvririez alors que vous comptez parmi vous un effrayant tueur silencieux, un assassin impeccable et implacable, un voleur insaisissable, un acrobate éblouissant, un combattant redoutable, bref pour tout dire, un véritable ninja de la nuit.

Comment est-ce que quoi me direz-vous. Et bien c’est très simple (reportez vous à la page 23 de Du voyage et des voyageurs pour le profil du gnome de base), il lui suffit, pour exploiter à fond ses incroyables capacités naturelles, et (pour tout dire) tout optimiser à mort, de faire l’acquisition chez quelque marchand bien achalandé, d’un exemplaire à sa taille (non non, n’insistez pas, il n’en existe pas à d’autres tailles) de la prochainement célèbre « Armure de cuir de gnome-artisan ».

Passons à la description. Le casque est probablement la partie de l’armure qui présente le moins de particularités. Il est en cuir, avec une jugulaire, et comporte sur le haut du crane de petite poches remplies d’un liquide caoutchouteux qui atténue un peu (un peu) les coups de masse. De plus, plusieurs trempages successifs ont permis de l’ignifuger. De même, le reste de la combinaison, et particulièrement les gants et les bottes, résiste au feu.

Qui plus est, un ingénieux système de courroies remplies d’une gélatine contenant des microbulles d’air permet d’atténuer les impacts contendants reçus sur la poitrine et l’abdomen.

Sur la botte droite vous pouvez observer une sorte d’étrier sanglé autour de la cheville : cet équipement permet au gnome-ninja de descendre suspendu la tête en bas dans les puits de mines ou tout autre lieu qui se prêterait à ce genre de missions impossibles.

Vous pouvez observer aussi sur la poitrine une superbe plaque en ivoire ouvragé. Il s’agit d’un puissant artefact enchanté, qui permet d’activé une zone personnelle mobile de protection contre les projectiles.

Ce gnome prévoyant est équipé d’une traditionnelle épée gnome, qui a exactement les mêmes caractéristiques que l’épée gnome du livre de règles, à cet important détail prêt qu’elle possède une lame en céramique ainsi qu’un manche et un pommeau en ivoire. Cela la rend certes beaucoup plus cassante mais cela évite aussi à notre assassin de se retrouver malencontreusement désarmé après avoir traversé une zone de métal en air qui n’était pas indiquée sur la carte…

A la ceinture de notre petit ami est accrochée une petite provision de tubes qui ressemblent à des cigarettes mais qui sont en fait des bâtonnets de phosphore potentiellement source d’une luminosité intense si on en arrache l’opercule. Chaque tube se consumera pendant environ trente secondes.

Enfin, au cas où, si malgré tout ce qui précède une aventure devait mal tourner, vous aurez noté sur l’épaule gauche de notre prévoyant petit ami une petite pipette qu’il peut arriver à se caler entre les dents d’un rapide mouvement de tête… une fois l’opercule arraché une petite succion lui permettra de se requinquer à l’aide de la potion de vie communément appelée dans sa communauté cosmopolite la « tryhitagainsam ». Je sais, le gnome, ce n’est pas facile facile à articuler. Mais après cet article, va peut-être falloir penser à vous y mettre, non ?

Caractéristiques : mh ? mouhahahah !!

Prix : vous ne pensez pas sérieusement acheter ce truc, si ?

Par David
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Vendredi 8 juin 2007

p--te-arasaka.jpg Cette pâte, vendue en grands bocaux en plastique, vous permet de transformer n'importe quel vêtement en armure légère ! En effet, il vous faut enduire préalablement l'ensemble du vêtement (attention : il est impossible de ne protéger qu'une partie du vêtement : cf. plus loin) avec la pâte. Celle-ci est invisible et ne possède qu'une légère odeur âcre que l'on peut aisément dissimuler avec un peu de parfum. Le contact avec le tissu n'est pas non plus modifié... sauf lorsqu'il est soumis à un choc puissant (coup, impact...) où il se durcit instantanément dans la partie touchée sous l'action des nanos. Cela offre une protection de secours appréciable. Et ce d'autant plus que la nanopâte durcissante offre deux avantages inhabituels :

- d'une part, la protection offerte est uniforme ; c'est-à-dire que la protection est soumise aux règles habituelles de détérioration des protections mais les nanos se transfèrent seuls d'une localisation à l'autre : il ne peut donc jamais y avoir une différence supérieure à 1 entre 2 localisations (la répartition, notamment pour savoir quelles sont les localisations à couvrir en priorité) est laissée à la discrétion du joueur

- d'autre part, la protection peut être réparée à tout moment en quelques minutes ; il suffit pour cela de procéder à une nouvelle application de la nanopâte. 

 Deux utilisations possibles à ce nouveau produit :

- les punks voulant rester discrets : comment ? cette robe du soir est une armure !?

- les punks voulant rester élégants : comment ? cette robe du soir est une armure !?

 Notes : la protection offerte est de 8 PA. Il n'y a bien sûr aucun malus du au port d'une telle protection. 

 Prix : 1 000 Eb pour un pot permettant d'enduire l'équivalent de 4 vêtements de type veste ou pantalon pour un adulte moyen.

Par Narbeuh
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Lundi 25 juin 2007

Le téléphonoscope, invention fantastique qui sert de titre et de prétexte au site « L’Echo de l’Univers » consacré à Maléfices, n’est pas un pur fruit de l’imagination. En effet, les savants, plus ou moins fous, de la Belle Epoque sont bel et bien à la recherche d’une solution pour transmettre des informations en images et à distance. Petit tour d’horizon.

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Des débuts confus…

Le parallèle entre l’imaginaire uchronique que nous alimentons volontiers avec « notre » téléphonoscope et la réalité est assez saisissant. En effet, l’histoire de la transmission d’images à distance (puisque c’est bien de cela dont il s’agit) début dans une bien étrange atmosphère entre canulars, fantasmes et désinformation. Cela nous rappelle avec émotion que la Belle Epoque n’est pas encore celle d’Internet…

L’annonce de la découverte d’un procédé permettant la transmission à distance d’images fixes est donc plusieurs fois et successivement annoncé dans la presse dans les années 1870-1880… sans qu’aucune de ces annonces ne contienne une once de vérité scientifique !

En 1877, un journal américain annonce l’invention d’un « électroscope » par l’intermédiaire de son courrier des lecteurs. L’année suivante, la presse française, sous la plume de Louis Figuier, annonce celle d’un « télectroscope », attribué à Graham Bell, le génial inventeur du téléphone. Tout cela est faux. Canular visant à se moquer de Bell ? Mauvaise information venant d’une mauvaise interprétation des recherches de l’inventeur du téléphone ? Sans doute un peu des deux…

De même, toujours en 1878, le caricaturiste américain Georges du Maurier (le père de la célèbre Daphné) attribue à Edison, autre illustrissime savant de l’époque, l’invention d’un « téléphonoscope » bien proche du « notre ». Alors ? Et bien, Edison a bel et bien inventé un appareil de ce nom… mais celui-ci n’a rien à voir avec la transmission d’images à distance ! C’est une sorte de mégaphone à double cornet… En 1880, d’autres journaux américains emboîtent le pas des rumeurs et autres canulars et annoncent fièrement, mais faussement, l’invention qui du « diaphote », qui du « téléphote »…

Toujours est-il que ces annonces précipitées et ces canulars montrent bien l’effervescence des vulgarisateurs scientifiques et des imaginations débridées autour de deux inventions contemporaines : le téléphone donc (brevet déposé par Bell en 1876) et le procédé de transmission de la lumière (et donc par extension de l’image) par le sélénium (en 1873). On commence donc à fantasmer à un appareil regroupant les deux possibilités. Et puis, on est alors en pleine effervescence positiviste : rien ne semble impossible à nos savants et ingénieurs alors, comme on ne prête qu’aux riches, forcément, on s’emballe quelque peu…

Les choses sérieuses commencent.

cours.jpg Même si la patience est de mise avant d’espérer voir aboutir quoi que ce soit dans ce domaine, de véritables scientifiques, tel le portugais de Paiva ou le français Senlecq, emboîtent le pas des fantasmes des vulgarisateurs et entament des recherches sérieuses sur le sujet… sans succès concret mais parfois avec des avancées théoriques qui seront utiles à leurs successeurs. Dans le même temps, un scientifique français « sérieux », du Moncel, évoque dans ses articles et ses ouvrages la possibilité réelle, selon lui, de voir un jour aboutir de telles recherches.

Finalement, au début des années 1890, il semble que ce soit d’Allemagne que viennent les avancées les plus nettes dans le domaine de ce qu’il convient d’appeler désormais la télévision (« fern-sehen », terme inventé par Liesegang). Quelques années auparavant, un autre allemand, Nipkow, avait aussi apporté une contribution technique importante au projet. Toutefois, tout cela reste encore largement, avant 1900, du domaine du fantasme. Certaines mauvaises langues diront « on ne se refait pas » mais force est de constater qu’en attendant d’hypothétiques progrès techniques, alors que chacun imagine ce que pourrait être la future « télévision », c’est bel et bien un allemand, Plessner, qui a le premier en 1892 la vision d’une propagande inédite par son ampleur et sa force de frappe : son « hyaloscope » (une sorte de magnétoscope) théorique pourrait selon lui diffuser efficacement les messages du pouvoir prussien auprès des populations… pas mal, on la note et on la garde pour plus tard celle-là !

En France, le terme de « télévision » apparaît pour la première fois dans le cadre de l’inévitable Exposition Universelle de 1900 durant laquelle le Palais de l’électricité consacre une conférence faisant le point sur les différentes perspectives à moyen et long terme de la « télévision  au moyen de l’électricité ». Pourtant, la lutte des appellations autour de la tant attendue invention n’est pas prêt de s’éteindre. Ainsi, on a encore droit dans ces années là au « téléphotographe » ou au « téléphote » …

Contact !

Finalement, nous devrions retenir le nom de « téléautographe ». En effet, en 1904, l’allemand Korn réussit à mettre au point cette machine géniale, prolongement de toutes les recherches menées par ses prédécesseurs sur les propriétés du sélénium depuis plus de 30 ans. On peut enfin transmettre une image, certes fixe, à distance par le biais de l’électricité, plus précisément grâce aux fils du télégraphe. Si Korn imagine dès le départ une utilisation sécuritaire de son invention (diffuser des portraits de criminels en fuite !), la vraie application sera… journalistique ! Tiens, tiens… En effet, le journal britannique Daily Mirror met en place un système de transmission d’images entre plusieurs de ses bureaux, notamment entre Londres et Paris dès 1907. Bien sûr, le système est coûteux, lent (une demi-heure en moyenne pour une photo), de médiocre résolution et n’aura guère de postérité sous cette forme mais… c’est un premier pas vers un journal téléphonoscopique !

salon.jpg Plus connu car français mais un peu postérieur tout de même, Edouard Belin perfectionne le système avec (un peu de modestie ne fait jamais de mal…) le « bélinographe ». Celui-ci est plus rapide (une douzaine de minutes par photo) et peut aussi utiliser les fils du téléphone pour la transmission. Aussi appelé phototélégraphe ou téléphotographe, c’est, à proprement parler, l’ancêtre du fax.

Un peu de technique pour se rendre compte quand même… Côté transmetteur, on place un tirage photographique sur un cylindre qui tourne, à raison de soixante rotations par minute. Tout au long de ce cylindre et donc de cette image va se déplacer une cellule photoélectrique chargée d’enregistrer, ligne par ligne, les blancs, les noirs et leurs intermédiaires. A chaque fois que cette cellule lit du blanc, elle émet un signal aigu ; à l’inverse, elle émet un signal grave quand elle lit du noir. Elle analyse, convertit et donc transmet toute la gamme intermédiaire des gris. À l’autre bout de la ligne, un récepteur reconvertit ces signaux sonores en signaux optiques, reconstituant ainsi la photographie émise. Si le cliché plaqué sur le cylindre est en couleurs, la cellule de lecture sera munie de filtres correspondant respectivement à la trichromie fondamentale : rouge, bleu et jaune. Elle effectuera trois passages (donc trois fois plus de temps de transmission), un pour chaque couleur. Trois clichés ainsi encodés seront délivrés, qu’il suffira de superposer pour reconstituer la photo couleur.

Eh oui, la transmission de photos couleurs est possible à Maléfices (ou Crimes, bien entendu) ! Toutefois, pas plus que l’appareil de Korn, celui de Belin ne sera réellement utilisé pendant la Belle Epoque. Par contre, avec quelques perfectionnements, des machines de ce type seront utilisées plus massivement, notamment dans la presse, surtout à partir de 1925.

En définitive ?

Pour résumer ce qui peut intéresser un Meneur ou un joueur de Maléfices ou de Crimes, en matière de transmission à distance des images, on peut dire que :

-          le procédé existe pour les images fixes dans les toutes dernières années de notre période (1870-1914) ;

-          le procédé n’existe pas encore pour les images animées ;

-          même pour les images fixes, en dehors d’une uchronie comme celle de l’Echo de l’Univers, l’usage de ces procédés est très rare et très délicat ;

-          à l’extrême rigueur, les domaines du journalisme international, de la police criminelle et des transmissions militaires peuvent être concernés par ces nouveaux procédés ;

-          par contre, l’effervescence autour de ces possibles inventions est réelle et même très vive, mêlant dans un même tourbillon canulars, fantasmes et découvertes réelles : cela vous laisse notamment la possibilité d’inventer quelques beaux « savants fous » et en peupler vos futurs scénarios.

La source essentielle de cet article est le très riche site http://histv2.free.fr
Par Narbeuh
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Jeudi 28 juin 2007
Voici la présentation et les caractéristiques selon les règles de Maléfices de quelques membres éminents de "L'Echo de l'Univers". Vous pouvez en faire des PNJ ou bien même des PJs prétirés en fonction de ce que vous voulez faire du journal téléphonoscopique.

· Hélène DACIER, 38 ans, directrice de publication

dacier.jpg Voir une femme à la tête d’un journal, même un journal aussi atypique que L’Echo de l’Univers, ce n’est certes pas une chose très courante. Pourtant, Hélène, femme toute menue encore pleine de charme, n’est pas discutée dans ces fonctions car sa position familiale la légitime : n’est-elle pas la veuve de Noël-Aimé Dacier, le magnat de la presse et des armements, mort sous les balles d’un probable anarchiste (le sinistre individu court encore…) voici 3 ans ? Juste avant cette mort dramatique, l’industriel s’apprêtait, dit-on, à lancer un journal révolutionnaire, le fameux journal téléphonoscopique. Seules les balles de l’assassin l’empêchèrent de bousculer le petit monde de la presse parisienne avec l’invention de M. Melki-Kalamanos. Quelques jours après les funérailles, la veuve Dacier annonçait solennellement qu’elle entendait mener les projets de son défunt mari jusqu’au bout, dût-elle pour cela sortir de son rôle traditionnelle de femme. Aussitôt, elle s’occupait de renouer le contact avec l’inventeur grec, prélevait la somme nécessaire sur les plantureux crédits du défunt et lançait quelques mois plus tard le premier journal d’investigation indépendant à diffusion téléphonoscopique : L’Echo de l’Univers !

Bien. Voici pour l’histoire officielle et les convenances de la bonne société parisienne. Maintenant : la vérité !

Hélène Dacier détestait son mari. Celui-ci, aussi fat qu’elle est d’intelligence vive, parfois brutal, lui a été imposé par sa famille, aveuglée par l’excellence de ce parti issu d’une des plus riches familles de la sidérurgie française. Dans la pieuvre familiale, Noël-Aimé Dacier s’occupe plus particulièrement des ventes d’armes. C’est cette motivation, et uniquement celle-ci, qui le conduit à investir quelques uns des nombreux deniers familiaux dans la presse écrite. Quoi de mieux en effet pour faire pression sur les gouvernements que de maîtriser ce que pense l’opinion ? Après avoir racheté quelques titres mineurs de la presse conservatrice provinciale et parisienne, Dacier rêvait d’un grand coup. Saturnin Melki-Kalamanos, obscur ingénieur d’origine grecque, le lui apporta sur un plateau : la diffusion téléphonoscopique. D’abord méfiant comme toujours devant la nouveauté (n’avait-il pas déjà refusé pour ses usines d’armement un projet d’aéroplane de bombardement ?), l’industriel se laissa convaincre par les perspectives de propagande nationaliste et va-t’en-guerre qu’offrait l’engin… mais il était trop tard ! Lassé par les atermoiements de l’investisseur et surtout, peu convaincu par son caractère comme par ses orientations politiques, l’inventeur préférait décliner l’offre.

 

C’était quelques jours avant l’assassinat.

 

 

Peu de temps après, Hélène reprenait secrètement contact avec le Grec et n’avait aucun mal à le convaincre. Il faut dire qu’en quelques jours, le projet avait pas mal changé ! D’un quotidien conservateur, va-t’en-guerre et inféodé aux industries d’armement, le projet était devenu, dans l’esprit de la veuve Dacier, un journal d’investigation moderne, ouvert sur le monde et sur tous les sujets et totalement indépendant. Elle tenait là une belle revanche sur des années de mariage plutôt douloureuses.

Citation : « Nous prendrons le risque. Mon pauvre époux aurait voulu que nous prenions ce risque. Aaah, ce pauvre, pauvre Noël-Aimé (soupir)… »

Profil : Constitution (13), Aptitudes Physiques (10) Perception (13), Habileté (11), Culture Géné­rale (13), Spiritualité (8), Ouverture d'esprit (12)

· Saturnin MELKI-KALAMANOS, 57 ans, président d’honneur

une-jst.jpg Fils d’un bon bourgeois du Pirée, Saturnin reçoit une éducation soignée dès ses plus jeunes années. Montrant de réelles aptitudes pour les études, notamment scientifiques, son père place beaucoup d’espoirs sur la réussite de son cadet. La Guerre de Crimée et l’occupation du Pirée pendant les années 1850 par les troupes occidentales vont infléchir cette destinée. La famille Melki-Kalamanos rend quelques bons services aux troupes françaises stationnées sur place… ce qui finit par mécontenter certains habitants du Pirée et, surtout, les autorités militaires au pouvoir. Sagement, la famille décide d’accepter la proposition de la France d’embarquer sa famille avec ses propres troupes en 1859. Malgré la générosité de l’accueil, la famille Melki-Kalamanos a à peu près tout perdu dans l’exil et, installée à Paris, elle se contente de vivoter en tenant une simple épicerie. Pour le jeune Saturnin, c’est la découverte d’un nouveau pays, pus libre et plus ouvert, mais c’est aussi la fin des grands desseins scientifiques…

Reprenant pour survivre l’épicerie de son père, il n’a pour autant jamais perdu de vue le domaine de l’innovation scientifique et technique. Dévorant à son comptoir tous les ouvrages lui tombant sous la main, il s’empresse de mettre en pratique ses idées dans la cour de l’arrière-boutique dès que le commerce le lui permet.

Après de longues années d’essais infructueux et d’inventions plus ou moins géniales mais uniformément ignorées, il finit par vendre coup sur coup à des industriels les brevets du cardan à bosse et de la navette à double détente automatisée. Ces ventes lui assurent dorénavant un revenu, certes bien modeste, mais qui lui permet de délaisser de plus en plus son comptoir pour se consacrer à ses inventions.

A aujourd’hui près de 60 ans, petit et frêle, le regard fuyant se perdant tout au fond de ses orbites, Saturnin semble aboutir à son rêve absolu : une vraie invention et non plus une simple amélioration par bricolage d’un procédé préexistant… la diffusion téléphonoscopique !

Jamais très à l’aise lorsqu’il s’agit de traiter avec des industriels souvent méprisants vis à vis du petit épicier grec, Saturnin, motivé comme jamais et persuadé de détenir là une invention sans précédent, prend son courage pour aller à la rencontre d’investisseurs. On lui conseille de rencontrer Dacier, aux crédits illimités et dont on dit qu’il est prêt à investir à fonds perdus dans la presse. L’homme ne lui plaît guère. Méprisant, peu impressionné par son invention et surtout, va-t’en-guerre alors que le jeune Saturnin a appris sur le terrain à détester les armes. Après quelques tergiversations, Saturnin décide que, finalement, l’affaire ne se fera pas. Puis c’est l’assassinat de l’industriel et sa veuve, tellement plus sympathique, qui vient le trouver…

…voilà comment Saturnin Melki-Kalamanos quitte définitivement l’épicerie familiale pour s’asseoir dans le fauteuil de président d’honneur de L’Echo de l’Univers, premier journal à diffusion téléphonoscopique ! Sans fonction bien précise, il se contente d’être un conseiller précieux pour Hélène Dacier. Le plus clair de son temps, il continue d’ailleurs de le passer à bricoler quelque invention dans son atelier.

Citation : « Vous imachinez, mon ami ? Des milliers de téléphonochcopes rrreliés entrre eux : quelle merrrrveille che cherrait ! J’appellerrais ça… la Toile ! Voyez, comme la toile d’une arrraignée… »

Profil : Constitution (11), Aptitudes Physiques (7) Perception (11), Habileté (15), Culture Géné­rale (15), Spiritualité (5), Ouverture d'esprit (15)

· Andrew HARTLEFIELD, 52 ans, directeur financier

hartle.jpg Célèbre dans les bureaux de L’Echo pour ses costumes impeccables et ses épais cigares, le directeur financier du journal a indiscutablement garder quelque chose, en sus de son accent, de sa Grande-Bretagne natale.

Venu en France, il y a déjà de longues années, pour faire profiter les banques françaises de l’expérience anglaise dans le domaine de la collecte bancaire des économies des particuliers, Andrew paye maintenant son passeport étranger et son accent au couteau. Les banques françaises n’ont plus grand chose à envier à leurs homologues d’Albion et Andrew se retrouva sans emploi digne de la haute image qu’il se fait volontiers de lui-même.

Il prit lui-même l’initiative de sa reconversion et, ayant eu la chance d’apprendre le projet de Hélène Dacier grâce à ses relations tissées dans le groupe industriel de son défunt mari, il fit auprès de la veuve une proposition spontanée pour l’aider à gérer l’avenir financier de L’Echo de l’Univers. Séduite par le culot du britannique et ayant la volonté de couper avec les traditions, elle lui confia le poste de Directeur Financier.

Hélène Dacier n’a jusqu’ici eu qu’à se féliciter de l’action de Hartlefield pour son journal. Alors que l’avenir d’un projet si novateur ne peut être que précaire, le Directeur Financier a réussi à trouver le soutien de banques qui épongent (pour le moment…) l’important déficit d’exploitation du journal.

Surtout, il a su trouver une solution au problème crucial posé par l’innovation si radicale de Melki-Kalamanos : il n’y a pour le moment que quelques petites dizaines de possesseurs d’un téléphonoscope ! Ce nombre ridicule d’abonnés, bien que riches et prêts à payer un abonnement élevé, ne peut bien évidemment pas assurer la survie présente de L’Echo. Hartlefield a su trouver un accord avec le célèbre journal L’illustration qui publie, à des conditions avantageuses, une version papier de L’Echo de l’Univers… qui représente l’essentiel des revenus de la publication.

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Tout irait bien donc pour Andrew Hartlefield si celui-ci, fin amateur de littérature, n’avait toujours préféré le personnage de Iago à celui d’Othello. Bref, c’est un traître. En tout cas un traître en puissance, à tout le moins : un comploteur.

Il sait que la situation de L’Echo est précaire malgré la fortune personnelle de Hélène Dacier. Or, comme un joueur imprudent, c’est déjà la dépouille de celui-ci qu’il joue dans ses négociations financières. N’a-t-il pas promis à L’illustration de transformer L’Echo à terme en simple « Supplément téléphonoscopique » du célèbre journal, attiré par cette brillante innovation ? N’a-t-il pas obtenu l’aval des banques habituelles partenaires du Petit Journal en faisant miroiter à ce dernier la possibilité d’étrangler financièrement le nouveau venu au cas où il deviendra trop gênant ?

Citation : « Wow… quelle une iinccoyabeule iinvennchionne, isn’t it ? But… pour la monnaie, ce n’est pas encowe ça. Non soucis, je m’occioupe de tout.  »

Profil : Constitution (11), Aptitudes Physiques (9) Perception (11), Habileté (11), Culture Géné­rale (13), Spiritualité (7), Ouverture d'esprit (13)

A suivre...
Par Narbeuh
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Mais c'est qui ces M.e.C. ?

Visitez paysdenullepart.fr !

Téléchargements

Le garage où les M.e.C. rangent leurs fichiers PDF étant devenu un fameux bordel, en voici une nouvelle version plus mieux. Un clic et c'est parti !


Mea Rouia, un gros scénario exotique
pour Maléfices avec les aides de jeu et les prétirés qui vont bien


Three Card Monte, un scénario sans fantastique pour Hellywood


Fleetwood & Studebaker, une aide de jeu sur les poursuites en voitures pour Hellywood


Deadline !, une variante des règles d'investigation pour le système Gumshoe


Aventures aux Pays de Nulle Part, un jeu hybride entre jeu de rôles sans MJ et de société

Voyage, une tentative d'adaptation du système de Dying Earth à l'univers de Rêve de Dragon

(la suite très bientôt...)

Et empiregalactique.new.f !


Les fichiers d'une grande partie de la gamme Empire Galactique se téléchargent toujours librement et légalement sur le site empiregalactique.new.fr

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