La bibliothèque du rôliste

Mercredi 4 février 2009
Bon, moi, quand je fais du rangement, je fais du rangement. D'un côté, je range de fond en comble mon bureau. Mais ça, vous vous en foutez complètement et je vous comprends. Par contre, du coup, j'ai aussi fait le dépoussièrage des catégories de ce blog. Dépoussièrage rendu indispensable par le fait qu'on approche maintenant très franchement des 300 articles et qu'on avait presque qu'une seule catégorie fourre-tout, la bien nommée "Quel chantier !". Vous trouverez désormais (en plus des catégories Terra Incognita, TAZ, Noir Bitume...) :
- "Presse rôliste"... pour parler de Black Box 4 :-(
- "Les dossiers de l'écran"... pour parler des mérites comparés du 3 volets paysages ou du 4 volets en carton vernis.
- "Comptes rendus"... dans laquelle vous retrouverez facilement nos critiques de jeux récents ou anciens (sauf ce qui rentre dans une autre catégorie comme les critiques de Cyberpunk en TAZ... quoi c'est pas clair ?).
- "Bruits de chantier"... enfin une catégorie pour propager des rumeurs non vérifiées et des infos frelatées sur le petit milieu du jdr !
- "Réunions de chantier"... pour causer des conventions auxquelles nous nous rendons.

Et pis, y a aussi "La bibliothèque du rôliste". Elle est encore vide mais je vais la remplir dans les prochaines semaines et j'espère bien que David aura aussi de quoi faire dans ses étagères. La définition est moins limpide qu'elle n'y paraît au premier abord. Il y a plusieurs sens acceptables à l'expressiopn "voilà une vraie bibliothèque de rôliste".

Tout d'abord, il y a la bibliothèque du collectionneur invétéré ayant fini de revendre sur Ebay son intégrale de la Pléiade pour faire de la place et lever les fonds nécessaires au patient rachat à prix indécent de la toute dernière version rétroclonée de la traduction moldovalaque d'un jeu codant, brillament paraît-il, la saison 6 d'une télénovela à succès.

Il y a aussi celle du lecteur compulsif lisant tout et, il faut bien l'avouer, souvent n'importe quoi, sous prétexte que cela peut avoir une vague, très vague utilité pour maîtriser son jeu préféré. Oui, je pense notamment aux imporbables séries de romans de gare estampillés Royaumes Oubliés ou Shadowrun ou équivalents.

Enfin, il y a celle qui sera la nôtre. Elle doit tout, ou presque, à une éducation rôliste réalisée à l'aide de solides rasades bimestrielles (et même mensuelles fut un temps glorieux...) d'Inspi Universalis. Pour les incultes et les kevins, je parle là de la page signée Tristan Lhomme dans chaque numéro de Old Casus. Là où Tonton Tristan nous conseillait des lectures en tous genres (romans mais aussi Histoire, art et bien d'autres sources improbables) et les indications pour les cannibaliser pour nos jeux de rôles préférés. Un vrai bon souvenir. Quand il m'arrive de refeuilleter mes Old Casus (les jours où j'attends Black Box4 par exemple...), c'est toujours la page que j'ai le plus de plaisir à relire.

Bon, il faut bien avouer aussi que Tristan est du coup responsable d'une légère perversion qui fait que j'ai du mal à regarder un livre sans me demander ce que je pourrais en tirer pour du jdr mais, tant pis, ça doit être normal. Non ? Merde...

Toujours est-il que, depuis, je m'efforce de glisser dans mes rayonnages des livres qui pourraient servir de référence non pas à tous les jdr (à part le manuel des Castors Juniors, je vois pas...) mais au moins à une partie significative de ceux que j'aime, par exemple ceux appartenant à un genre (medfan, space op', investigation, 1900...). Ce n'est pas si facile à trouver et cela n'occupe pas plus finalement qu'unr ayonnage d'une de mes bibliothèques mais je vais bien en trouver quelques uns à vous présenter dans les prochaines semaines dans cette nouvelle rubrique.

Par Narbeuh
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009
Inaugurons la nouvelle rubrique "La bibliothèque du rôliste" avec un livre qui n'a pas encore bien eu le temps de prendre la poussière rapport au fait que je viens à peine de le terminer suite à un généreux sponsoring du Papa Nouwel. Si ma lecture, vous allez le voir, n'est pas sans une petite moue grimaçante à la fin, il n'empêche que je vais garder ce livre et le ranger dans la fameuse... (musique qui fait peur) ... Bibliothèque du Rôliste !

Le petit livre flashy (bleu Klein et argent... un sniper à 500 m ne vous rate pas si vous le lisez dans le métro) signé Daniel Wilson porte un titre intrigant : "Où est passée ma combinaison spatiale ?". L'idée de départ, plutôt marrante, c'est de dire : "ouate diz phoque ? (c'est un auteur américain, d'où l'accent...) ouere hare ze fabulouze technologies of a dreaming future de rêve ? ouere hare ze laser gun, ze spachiole massdriver and hole diz boules chites ?". Pour ceux qui, contrairement à moi, n'ont pas la chance d'avoir un fluent anglais hérité d'années de tortures sur les bancs du lycée, je développe : pourquoi toutes les inventions merveilleuses proposées dans les récits de science-fiction des dernières décennies ne se sont toujours pas réalisées ? Après tout, le cyberspace imaginé par Gibson et consorts s'est bien incarné dans le Net que nous utilisons tous les jours, pourquoi pas les combinaisons moulantes unisexes ou les petites pilules en guise de repas unique ?

Le postulat est bien trouvé. Il rappelle celui d'un livre précédent que j'avais été à deux doigts de presque commencer à lire : "SF : la science mène l'enquête". Je me souviens avoir été rebuté par le peu de cas étudiés (me semble-t-il...) et l'aspect peu concret des exposés : on s'y intéresse plus aux grands concepts (voyage dans le temps, dans l'espace...) qu'aux applications technologiques. Là, rien à voir : pas moins de 29 "technologies du futur" sont passées en revue. De la voiture volante à la téléportation en passant par la lecture dans les pensées, elles y sont quasiment toutes.


Toutes ces technologies sont abordées d'abord sous l'angle de l'état des lieux : est-ce que cela existe ? En général, contrairement à ce qu'on pense au premier abord, c'est oui. Ensuite : est-ce que ça fonctionne tout comme dans les récits de SF ? Là, sans surprise, c'est toujours non. Exemple, les armes laser existent, elles ont été envisagées dans le programme IDS de l'armée américaine mais il faut un gros camion pour transporter une arme  au final chère et peu efficace. Pas un blaster aux formes ergonomiques, quoi. Enfin, l'auteur évoque les recherches en cours pour améliorer le tout et évalue l'espoir de voir le truc arriver ou non, un jour, à maturité.

Franchement, c'est vraiment le bouquin idéal pour se mettre à jour sur les technologies SF. C'est court, concis, complet, bourré de références précises qu'un bon Google Fu permettra de compléter en farfouillant sur les sites web où toutes les boîtes frapadingues, les militaires complètement barrés et les inventeurs farfelus ne manquent pas de vous présenter leurs futures super inventions de la mort qui ne marchent pas encore mais si vous leur faîtes confiance je vous jure que vous allez voir ce que vous allez voir. Un ch'tit exemple : http://www.moller.com/skycar.htm Oui, c'est une voiture volante. Pourquoi ?


Mon enthousiasme est juste tempéré par la relative superficialité du traitement. L'auteur est là pour vous faire rigoler et rien ne le fera dévier de sa trajectoire. Il enchaîne blagounette sur blagounette au point que, des fois, vous vous demandez franchement ce que vous êtes en train de lire. Un pêu de sérieux, Monsieur, ma prochaine campagne de jdr dépend de ce que vous allez écrire dans ce bouquin. Non mais alors !

Hum.

Bon, à la réflexion, on ne peut pas vraiment lui en vouloir de prendre un peu de distance avec son sujet mais quand même, des fois, c'est vraiment court. On aurait aimer ainsi avoir quelques précisions plus scientifiques sur le pourquoi ça marche pas et sur le qu'est-ce qu'il faudrait découvrir pour que ça ait une chance de marcher un jour. Là dessus, on reste un peu sur sa faim.

Malgré tout, ce livre de petit format et pas très cher (15 euros) constitue un outil pratique et utile pour tous les meneurs de jeux d'anticipation, de SF voire même d'espionnage technologique ou ce genre de choses.

Par Narbeuh
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 19 mai 2009
Et ouais, pour l'anniversaire de Mondes en Chantier, il me semblait de bon aloi de ressuciter cette rubrique lâchement abandonnée dès sa naissance qu'est la bibliothèque du rôliste en vous présentant un fabuleux ouvrage : le Dictionnaire des lieux imaginaires d'Alberto Manguel et Gianni Guadalupi. J'ai longuement hésité à le placer dans la section Terra Incognita, dont il est une source majeure (le dictionnaire a été publié dans une première version sous le titre Guide de nulle part et d'ailleurs...), mais, finalement, il m'a semblé plus juste de vous le présenter comme une oeuvre que chaque rôliste devrait avoir dans un rayonnage de sa bibliothèque. Tout à fait la définition de notre rubrique.

Je possède cet ouvrage dans son édition grand format chez Actes Sud. Les habitués de cette collection me comprendront : l'ouvrage est un vrai plaisir à tenir en mains. Format atypique (haut et étroit), remarquable qualité de papier (épais et légèrement doré). Si on y ajoute les nombreuses gravures de Graham Greenfield dont nous allons reparler plus loin, vous comprendrez que l'objet est, déjà, en lui-même, une invitation au voyage immobile. Cette édition est peut-être difficile à trouver aujourd'hui mais l'ouvrage a été depuis réédité à moindre prix dans l'édition de poche de chez Actes Sud (Babel) et même au Livre de Poche. Aucune excuse pour ne pas se le procurer.

Je ne sais pas si le terme de "pitch" convient bien à l'esprit de cet ouvrage mais, pour mieux en cerner le propos, voyons ce que nous chante l'argumentaire du 4ème de couverture :

De A, comme Abaton, à Z, comme Zuy, voici qu'un dictionnaire nous offre la plus merveilleuse des invitation au voyage. A partir des univers que de tous temps se plurent à inventer les ecrivains du monde entier, Alberto Manguel et Gianni Guadalupi, forts de leur conviction que la fiction est réalité, ont recensé lieux imaginaires et sites chimériques. Ils en rappellent la situation géographique, la topographie, le climat, la faune et la flore, les formes de gouvernement, les transports et moyens de communication, les moeurs et les coutumes locales, les curiosités touristiques ou les spécialités locales... Rien n'étant inventé, on pourra vérifier dans les textes cités l'exactitude de toutes ces informations, qu'enrichissent par ailleurs " les indispensables " du genre : cartes, plans, dessins, assortis de conseils pratiques, si utiles au voyageur... Recensés avec une extrême rigueur mais loin de tout souci d'exhaustivité, les auteurs et les ouvrages cités ont été choisis selon la seule règle du plaisir. Chaque article de ce dictionnaire, s'il invite à un voyage passionnant à travers l'un ou l'autre des lieux imaginaires, est également prétexte à découvrir - ou à redécouvrir - comme autant d'îles au trésor, des oeuvres illustres ou plus secrètes. Aussi, comment ne pas engager le lecteur a suivre sans délai cette recommandation d'Italo Calvino : " Dans la Bibliothèque du Superflu dont j'aimerais qu'elle trouve toujours une place sur nos étagères, ce Dictionnaire des lieux imaginaires est, sans l'ombre d'un doute, un ouvrage dont la consultation est indispensable " ?

Chaque lieu imaginaire sélectionné par les auteurs est présenté (évidemment par ordre alphabétique) par une notice de taille très variable : certaines font deux pages accompagnées d'un plan ou d'une illustration, d'autres ne sont que des évocations de quelques lignes. Toutes, néanmoins, comportent la ou les sources, c'est-à-dire les romans ou récits grâce auxquels vous pourrez espérer voyager en rêve dans ces lieux insolites. Le style très graphique et l'homogénéité des gravures qui accompagnent le texte renforcent encore l'effet produit par la lecture du guide : les illustrations sont nimbées d'un mystère figé et les cartes, surtout, se parent d'une gravité qui ne les rend que plus crédibles.

Les lieux visités sont pris dans l'ensemble du spectre chronologique de la littératue mondiale : on y trouve aussi bien des références à l'antiquité (ne serait-ce que l'Atlantide ou les écrits de Lucien de Samosate) qu'à des romans de la seconde moitié du 20ème siècle (de Italo Calvino à Ursula Le Guin). Toutefois, que ce soit par disponibilité des sources ou par goût personnel des auteurs (ou encore à cause de mon propre prisme de lecteur intéressé ??), deux périodes me semblent être mieux représentées que toutes les autres.

La première est, bien évidemment, celle du temps (disons donc 17ème et 18 ème siècles) des utopies et autres voyages vers les pays de nulle part. Comme le nom de la première version de l'ouvrage l'indique, c'était sans doute là le projet originel des auteurs.
Pour moi, cela aura été l'occasion de quitter les chemins déjà largement balisés menant vers les contrées traversées par Gulliver pour suivre les pas de William Bingfield, visiter l'île de Laïquhire  ou devenir citoyen de la République de Spensonia. Pour exploiter tout cela en jeu de rôles, ne cherchez pas, franchement, il n'y a pas d'autres possibilités que d'allez vous renseigner (si ce n'est déjà fait !) sur Terra Incognita : http://www.paysdenullepart.fr/

L'autre période largement représentée me semble être la charnière entre les 19ème et 20ème siècles, âge d'or pour la littérature d'aventure et de découverte. Découvrez donc les ruines de Blackland, le royaume de Fantippo ou le pays du Puits-du-bout-du-monde. Malgré les dates, toutes ces routes me semblent difficiles à pratiquer muni de votre seul passeport Maléfices ou Crimes (bien que tout soit possible après tout...). Ces terres lointaines et déroutantes me semblent mieux appropriées à un voyage organisé par Cthulhu (l'un ou l'autre...) voire, pour coller à l'actualité, par le jeu pulpissime Hollow Earth eXploration.

Quoi qu'il en soit, bon voyage immobile à tous !

Par Narbeuh
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Mais c'est qui ces M.e.C. ?

Visitez paysdenullepart.fr !

Téléchargements

Le garage où les M.e.C. rangent leurs fichiers PDF étant devenu un fameux bordel, en voici une nouvelle version plus mieux. Un clic et c'est parti !


Mea Rouia, un gros scénario exotique
pour Maléfices avec les aides de jeu et les prétirés qui vont bien


Three Card Monte, un scénario sans fantastique pour Hellywood


Fleetwood & Studebaker, une aide de jeu sur les poursuites en voitures pour Hellywood


Deadline !, une variante des règles d'investigation pour le système Gumshoe


Aventures aux Pays de Nulle Part, un jeu hybride entre jeu de rôles sans MJ et de société

Voyage, une tentative d'adaptation du système de Dying Earth à l'univers de Rêve de Dragon

(la suite très bientôt...)

Et empiregalactique.new.f !


Les fichiers d'une grande partie de la gamme Empire Galactique se téléchargent toujours librement et légalement sur le site empiregalactique.new.fr

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés