Bon, c’est encore Janvier, c’est encore le temps des bonnes résolutions.
Donc, ma bonne résolution 2007 pour ce blog, c’est décidé : alimenter enfin la rubrique Terra Incognita !
De quoi ? Késako ? Was ist das ?? Oui, je sais, seuls les plus curieux et perspicaces d’entre vous avaient remarqué l’existence dans les rubriques de ce blog et ce depuis sa naissance (eyh, vous avez vu : on a dépassé les 100 articles depuis peu !) de ce curieux intitulé. Au pire, vous aviez cru à un bug rapport au fait, indéniable, que cette rubrique n’a jamais été remplie du moindre article depuis maintenant plus d’un an donc.
Tout cela, c’est fini. En route, levons les voiles, larguons les amarres et voguons vers les Pays de Nulle Part !
Pour résumer, Terra Incognita est un projet de jeu de rôles sur lequel je travaille personnellement depuis plusieurs années (3 ou 4, à la louche). Avec la création de Mondes en Chantier, David est bien évidemment venu m’apporter son aide et ce blog devait devenir, comme il se doit, le lieu de partage et d’exposition de notre travail commun. Tout cela a pris un peu de retard, certes, mais reste plus que jamais d’actualité alors : allons-y !
En 3 lignes, Terra Incognita est un jeu souhaitant réussir à concilier deux goûts personnels, jugés trop souvent contradictoires : le goût de l’Histoire et celui pour les fantaisies de l’imaginaire. L’univers du jeu est donc une uchronie littéraire située au début d’un 18ème siècle alternatif.
Pour résumer, le postulat de départ est que l’essentiel du contenu de la littérature d’imagination (contes, fables, voyages extraordinaires, utopies…) de l’époque, grosso modo entre le milieu du 17ème et le milieu du 18ème siècle, existe réellement. Ainsi, le Chat Botté, les animaux anthropomorphes, les voyages sur la Lune, les Pays de Nulle Part, les îles volantes… existent tous et agissent dans l’univers de Terra Incognita. Ce sera aux Voyageurs, héros de cet univers baroque, de les explorer et d’y vivre de nombreuses aventures.
Le jeu nécessite donc une longue mais passionnante double exploration de la documentation à la fois historique et littéraire. Alors que les règles et les premiers scénarios sont en cours de rédaction, je pourrai ainsi vous faire part régulièrement dans cette « nouvelle » rubrique de quelques unes des sources d’inspiration de Terra Incognita.
Ce roman au nom intrigant est signé Xavier Mauméjean (auteur adepte du roman à énigme et de l’uchronie). Il a été publié en 2004 chez Mnémos,
A l’inverse de l’inspi précédente, voici, je crois bien, le premier roman que j’ai lu en pensant au contexte de Terra Incognita. Je l’ai trouvé tout à fait par hasard, sur Internet, en lançant une recherche bibliographique avec Roi-Soleil en mot clef. Imaginez ma joie : la thématique Lune/Soleil et un roman présenté comme une uchronie fantastique à l’époque de Louis XIV… miam-miam, me dis-je !
Franchement, très jolie idée. Et puis, en ce qui me concerne, les thématiques de Terra Incognita y sont copieusement abordées : retour d’une expédition vers des Terra Incognita, volonté du Roi d’en exploiter les potentialités, créatures fantastiques, l’ambiance de la Cour, le père jésuite qui ferait un très bon PJ… Pain béni ! Par contre, comme je le disais plus haut, pas d’uchronie. Sans tout raconter pour ceux qui voudraient le lire, l’épisode est présenté comme ayant réellement existé et ayant été tenu secret. Il n’a, de fait, en rien changé l’Histoire. Ce n’est donc pas une uchronie.
Alors que je surfais sans but précis sur différents sites et blogs rôlistes pour faire ma petite collecte d’infos habituelle sur le PLF, voilà t’y pas que je tombe, sur le blog de Hugin & Munin,
Le roman reste néanmoins en marge des grands événements scientifiques et politiques du siècle, attaché aux destins de trois personnages fictifs, Daniel Waterhouse, Jack Shaftoe, et Eliza. Un savant, un soldat de fortune, et une femme fascinante. Leurs aventures les amènent de Vienne à Versailles en passant par La Haye et le Saint Empire, le tout dans un style volontiers picaresque.
Après vous avoir parlé d’une impressionnante somme d’un auteur américain autour du sujet de Terra Incognita (The baroque cycle… pour les infidèles au poste)… mais que je n’avais pas encore lu, je vais vous parler d’une impressionnante somme d’un auteur américain autour du sujet de Terra Incognita… mais que j’ai lu cette fois-ci ! De plus en plus fort.
Bon, vous commencez à me cerner : Roi-Soleil, 18ème siècle parallèle, jolies couvertures avec photomontage… paf, ni une, ni deux, j’achète et je phagocyte pour le contexte de Terra Incognita.
Pour moi, la déception vient surtout du fait que, justement, tout part pour faire de ce récit une belle uchronie fantastique. Un des points de départ est la double face de l’illustre Newton dont on sait qu’il est à la fois le père de notre science moderne et un des derniers alchimistes qui croyait réellement à cette « science ». Mais, dans ce cycle, le personnage devient vite une sorte de Gandalf dépressif sans lien avec le personnage réel. De même, Keyes s’amuse à introduire des machines de SF dans son 18ème siècle : machine à communiquer façon TSF, bateaux volants… mais il omet alors de faire de son univers une uchronie. Comment est-il possible que le Tsar de Russie puisse aligner une flotte de centaines de bateaux de guerre volants et que, dans le même temps, ces formidables inventions n’aient pas été utilisées pour les communications, les échanges commerciaux, l’agrément des grands nobles… ? Keyes n’a retenu que l’aspect amusant pour l’action (poursuites, combat…) de ces inventions et pas du tout leur aspect uchronique.
Comme bien souvent, je draguais au hasard les rayons de ma librairie préférée en me disant, de façon un peu perverse (hum, avec draguer et pervers dans la même phrase, les moteurs de recherche vont adorer cet article ;- !), que je pourrais certainement phagocyter l’une ou l’autre de ces nouveautés au profit de
J’avais un peu lâché l’affaire quand, un autre jour où je me livrais à cette même occupation en librairie, je tombe sur… un nouveau roman de Frédéric Richaud. Ah, il s’appelle La ménagerie de Versailles. Tiens, tiens, Versailles, hein ? 4ème de couverture : « Depuis que Louis XIV s'est fait construire une ménagerie non loin de son palais de Versailles, le marquis de Dunan ne dort plus. Et s'il fournissait au Roi une bête féroce, au côté des pélicans et des autruches qu'admirent déjà les courtisans ? Sa gloire et sa fortune seraient faites... Mais Dunan court en vain les foires du Royaume : les spécimens intéressants sont rares. Il en faudrait plus pour décourager notre homme, qui se lance alors dans une folle aventure où les fauves ne sont pas toujours ceux qu'on croit... »
Presque aussitôt, une douzaine d'Hommes Naturels, emplumés et armés jusqu'aux dents de casse-têtes et autres haches de pierre, apparurent au loin, s'avançant l'air déterminé vers le chevalier.
A l’occasion d’un petit détour estival par Saint-Malo, je me suis livré à mon plus grand vice : le détournement touristico-rôliste. Il s’agit, et tous les vrais
rôlistes se reconnaîtront (allez faire un tour sur le blog des Hu-Mu pour voir…), de détourner une innocente ballade ou visite de musée en quête d’inspirations ou de renseignements pour des
scénars ou autres textes de jdr. Il en est même, pervers d’entre les pervers, qui détournent des voyages scolaires entiers dans ce but mais je n’en dirais pas plus par bonté d’âme…
Quelques autres bricoles également : des petites choses sur l’utilisation des astres dans la navigation, sur la bataille de La Hougue en 1692 (ah, le Soleil
Royal !)… et tout simplement sur le thème du naufrage, thème baroque s’il en est et qui sera inclus dans le premier scénario pour Terra Incognita, « L’île aux
Marmousets », mis en boîte juste avant les vacances.










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