Mondes en Chantier ?

Jeux de rôles et autres univers en kit à monter à la maison

Mondes en chantier
, c'est quoi ? Bah, Mondes en chantier, c'est... comment dire ?... : c'est des petits cochons en plastique, quelques crèmes trop sucrés et un peu froids, des Moustaches, un Bob le chien, un ou deux 15 Août sortis de la Twillight Zone, des vacances à la longueur sans doute pas très raisonnables... Bref, c'est un peu n'importe quoi.

Mais encore ? Je ne sais pas si vous avez remarqué mais c'est dingue la fuite des joueurs de jeux de rôles loin des grandes villes, l'été quand il fait trop chaud.  En  même temps - le monde est mal foutu - ce serait à ce moment du calendrier que vous auriez un temps pas possible pour vous lancer dans des campagnes démesurées. Rageant, non ? A l'origine, Mondes en chantier, c'est donc un fanzine de rôlistes passablement déprimés par cette lâche fuite des joueurs au mauvais moment. Mais aujourd'hui, le papier qui tâche, la photocop qui marche pas, tout ça, c'est tout naze. On est à l'heure du blog maintenant, mes p'tits gars... Alors : longue vie à Mondes en chantier, le blog !
Lundi 7 juillet 2008

Enfin, le gouvernement, je ne sais pas, en fait. C'est la pub, ça, je suis trop influençable... Par contre, les boutiques spécialisées, c'est sûr. Je ne me souviens pas d'avoir, Ludikbazar excepté, déjà autant bénéficié des soldes en ce qui concerne le jeu de rôles. Coup sur coup, je viens (enfin !) de me convertir à Pavillon Noir grâce à un lot à 60 euros dont je vous parlerai... quand j'aurais fini de le digérer... gloups.

Et puis là, rebelote. Voilà-t-y pas que je suis depuis ce Vendredi l'heureux propriétaire du kit d'introduction pour Talislanta (écran et deux petits livrets) et du kit du MJ pour le même jeu (écran, carte du monde et livret). Hein ? Non, je n'ai pas Talislanta, le livre de base. En fait, on peut même dire qu'il ne m'était jamais venu à l'idée de m'intéresser à Talislanta qui me semblait être un énième setting medfan. Mais là, un sympathique vendeur les proposait en soldes à 5 euros pièce. Et je ne veux pas mourir idiot. Donc, paf, dans la collection.

N'ayant donc pas du tout quoi que ce soit d'autre pour ce jeu, je pensais surtout avoir acquis des
bouts de trucs et de machins injouables sans le livre de base mais qui permettraient de se faire une idée sur la valeur du jeu et de l'univers. Et des écrans. Pensez-donc : 2 écrans d'un coup, le bonheur pour alimenter les Dosssiers de l'écran de ce blog !

Mais, au final, j'ai bien mieux que ça dans ma besace. Le kit d'intro est juste excellent : le scénario est copieux, les fiches de prétirés classieuses (il y  ales caracs bien sûr mais aussi une illu sympa, le résumé de ce qu'il faut savoir sur le peuple de ce personnage, une suggestion de tactique adaptée à ses capacités...), les règles suffisamment expliquées (ami narrativiste, passe ton chemin ! ceci dit, ça  al'air réglé comme un ocucou suisse) et il y a même la description assez complète d'une ville. Encore plus fort que Hellywood : la description de ville direct dans le kit d'intro ! Bon, elle ne fait pas 90 pages quand même...  Mais bon, c'est un modèle : si tous les éditeurs pouvaient proposer leurs "gros" jeux (40 euros et plus le livre de base) avec un tel kit d'intro payant aux alentours de 10 euros, ce serait formidable pour convertir les sceptiques et les frileux.


L'autre kit contient le "vrai" écran (nettement plus laid, à mon avis, que le "mini" du kit d'intro, comme quoi...), une carte du monde en poster (très jolie, elle) et un épais livret contenant plein de bonnes choses. Par exemple, une série de contacts vraiment décrits (pas juste un nom et deux lignes...), façon Kuro : cela s'impose désormais comme le standard idéal. J'ajoute que tout cela est bien mis en page, bien imprimé et le plus souvent bien illustré. Là aussi, cela confirme la nette amélioration depuis quelques années du standard de présentation du jdr francophone.

Bon, tout ça ne me fait pas un jeu complet quand même mais si on y ajoute le matos en PDF du site de l'éditeur, c'est jouable. En effet, le site web des Ludopathes est très bien fait avec du bon matos téléchargeable (par exemple, des scénars jouables avec le seul kit d'intro) gratuitement et des suppléments PDF à vil prix (genre 3 ou 4 euros) : 
http://www.ludopathes.com/

Une visite sur le site est aussi l'occasion de voir que, entre PDF gratuits, payants et suppléments papiers, le jeu dispose déjà d'une gamme incroyable... à côté de laquelle j'étais complètement mais alors complètement passé. Voilà un exemple des dommages collatéraux de l'absence de la presse rôliste pendant tout ce temps...

Conclusion, au delà de la collectionnite, j'ai au moins découvert un nouveau jeu et la qualité du travail de son éditeur mais, de plus,
je stocke tout ça pour avoir sous la main un scénario medfan prêt à servir avec prétirés. Au cas où.

Jeudi 19 juin 2008
Bon, pas quand même 12 mais là j'ai assez de petites conneries pour vous infliger ce post totalement inutile.

D'abord, on m'apprend à l'instant que les dangereux terroristes helvètes de la dernière fois ont encore frappé. C'est la mort dans l'âme que je suis contraint de mettre en ligne cet acte de propagande antifrançaise d'un goût plus que douteux :

Moi, ce que j'en dis, c'est que si il n'y a pas le moindre joueur français de Maléfices au Concile de Sonloup, SaSti et ses copains des alpages l'auront bien cherché quand même. A moins que ce soit parce qu'il n'y a plus du tout de joueur français de Maléfices, bien sûr...

Bon, allez, on ne change pas de braquet pour escalader ce sommet (largement hors catégorie) de la connerie que sont les palmarès des requêtes des moteurs de recherche. Ca marche aussi pour Mondes en Chantier. Jugez-en plutôt avec mon top  5 de ces derniers jours :

5. "matériel de chantier en photo" : classique, ça ne mange pas de pain ; mais quand même, le gars (un gars, forcément un gars) a du être déçu :-))
4. "je veux jouer à TAZ" : merci de votre confiance mais il faudra repasser dans un an ou deux. Facile même.
3. "quel style de coiffure choisir" : là, on tombe déjà dans l'insondable ??
2. "qui c'est qui s'y colle, c'est Ginette" : idem ci-dessus mais en plus ridicule. Comment une telle requête peut bien pointer vers notre blog. David ? T'as placé du Ginette dans un article ou bien ?
1. "les plus grosses faisses (sic) du mondes (re-sic)" : est-ce la peine de commenter ? Si quand même : on est super bien référencé sur "mondes" ;-!

Lundi 16 juin 2008
Aaargh, le blog MeC a été hacké par une bande de pirates helvètes des plus malfaisantes ! Je crois que vous devez lire ce qu'ils ont à vous communiquer pour qu'ils daignent relâcher les auteurs de ce blog :

Bonjour à tous les rôlistes, et surtout aux fans & amateurs de Maléfices !

Le Concile de Sonloup est une convention de JdR dédiée au jeu Maléfices qui se déroulera à Montreux, en Suisse, les 4, 5 et 6 juillet (soit dans trois semaines !).

Cet événement, conçu comme un regroupement convivial favorisant l'ambiance et la camaraderie, a pour ambition de réunir meneurs et joueurs du "jeu qui sent le souffre", jeu qui s'est imposé comme un classique dans le paysage francophone. Les inscriptions sont par là -->  http://www.orbistertius.ch/conv_present.html

Au programme de cette convention, deux soirées de jeu, avec rien que des scénarios inédits. Les Editions du Club Pythagore, à l'origine de la renaissance de Maléfices, seront présents, avec notamment Daniel Dugourd, qui nous proposera un scénario inédit. Le samedi dans la journée, une croisière sur un joyaux de la Belle Époque sera organisée. Hébergement et restauration seront assurés sur place.

Détails pratiques:

    Lieu : Les Avants, au dessus de Montreux, au bord du Lac Léman, en Suisse (plus Belle Époque ya pas !).

    Comment s'y rendre : TGV, avion ou voiture. Les détails sont là --> http://www.orbistertius.ch/conv_lieu.html

    Combien ça coûte : 90 CHF ou 60 Euros, jeux, local, hébergement et repas compris !!  (croisière en sus)

    Je m'inscris où ? : http://www.orbistertius.ch/conv_inscri.html

par Narbeuh et SaSti publié dans : Quel chantier !
Samedi 14 juin 2008

Et toi, c’est quoi ton Jeu de Rôles préféré ? En me disant ça je me suis rendu compte que ça faisait bien dix ans que je ne m’étais plus dit ça. Probablement parce que c’est le genre de question d’après-jouer qu’on se pose autour d’un crème froid et trop sucré histoire de refaire le jeu de rôle et de tuer le temps en attendant la prochaine partie. Peut-être aussi parce que je suis passé dans la catégorie des vieux routards qui en resteront toujours à leurs 20 ans (c’était mieux avant) et que je croyais mon top five gravé dans le marbre pour toute éternité. Pourtant, depuis que M. Mondes en Chantier m’a invité à poster moi aussi ma sélection sur le forum rôliste Antonio Bay, je me suis réservé quelques surprises.

Quand on dresse ce genre de listes et qu’on l’expose aux yeux du monde, il y a toujours une petite tentation de faire son intéressant en sortant un jeu introuvable depuis 20 ans, connu par 1D4-2 personnes ou publié dans une langue exotique et mystérieuse.

Dans cet ordre d’idées j’aurais pu essayer de vous bourrer le mou avec « I Cavalieri del Tempio », probablement le 1er jeu de rôles italien, que j’ai feuilleté fébrilement très peu de temps après sa sortie en 1990 à Turin dans une petite boutique obscure en compagnie d’un des membres fondateurs du mythique Club Damoclès dont je vous parlerai une autre fois. J’aurais pu, mais la vérité c’est que je suis ressorti de cette boutique avec plutôt un exemplaire de WH40K « Rogue Trader » qui n’était pas vraiment un JdR, alors…

Je pouvais aussi tenter de glisser dans ma liste « Almogàvers », un jeu en Catalan sorti en 1995 pour faire un clin d’œil à la partie catalane de ma belle famille (ail bounedéou !) mais je progresse franchement lentement en Catalan, ce qui repousse cette lecture aux calendes… catalanes.

Enfin il aurait été à peine raisonnable d’y faire figurer le récent « Aitsu ha kurasumeito » (2007), quoi que sur un malentendu, ça pouvait marcher (Tu lis le japonais toi maintenant ?). Encore que, notez bien, je regrette de ne pas lire le japonais, pas pour Petites Culottes RPG mais pour Usagi Yojimbo RPG, parce que depuis JRTM j’aime les jeux avec des lapins…

A tous les jeux que j’ai aimé avant, qui sont devenus vieux maintenant (air connu)*

Je pouvais aussi me laisser aller au clin d’œil super privat joke en citant Alter Ego, juste pour invoquer dans ces lignes une autre grande figure du Club Damoclès dont les dés tombaient toujours sur la bonne face**. Ou, toujours dans la veine Radio Nostalgie, nostaalgieee, vous parler de Bushido ou de Hawkmoon (la boite de 1988) qui sont les deux premiers JdRs que j’ai achetés avec mes sous à moi.

Je ne vais pas oublier Méga, le jeu des messagers galactiques paru dans le mythique

Ca aurait pu être marrant aussi de citer Rift parce que cet univers était vraiment bien délirant et que ce jeu contient des Dog Packs. Ou encore Mercenary Spies and Private Eyes parce que, même après toutes ces années, ça reste un putain de bon système, un des meilleurs que je connaisse.

And Ze Winner Is…

Mais bon, comme je me le répète à chaque fois que j’entreprends d’écrire un article pour Mondes en Chantier, il faut savoir rester sérieux, alors sans plus attendre mettons fin au suspens et crachons notre Valda.

Rêve de Dragon (mais ça aurait pu être Dying Earth)

D’accord ce n’est pas très original si vous avez lu l’article de Narbeuh, mais il faut savoir que RDD, ou bien on adore ou bien on déteste, mais c’est un jeu qui ne peut pas vous laisser indifférent. Petit message aux gars de chez Wizard : il y avait mieux à faire qu’une quatrième édition de DD, c’était une troisième édition de RDD ! Les deux points les plus souvent décriés sont son système jugé trop lourd (mais on se rend compte qu’avec la pratique c’est d’une fluidité remarquable, sauf quelques ajouts mal maîtrisés de la version 2) et ses scénarios dirigistes, mais en même temps RDD c’est quelques uns des meilleurs scénarios de JdR et ils sont tous pensés pour verrouiller toutes les possibilités, ce qui est très difficile à faire et n’est pas la même chose que faire du linéaire et du dirigiste. RDD j’y ai joué énormément et j’en reprendrais bien une grosse tranche dès que possible. Alors oui, ça aurait pu être Dying Earth parce qu’ils ont l’inspiration Vancienne en commun, que le système de DE est très original et tout, mais globalement il n’y a que le décor et les règles qui changent, dans l’esprit c’est le même jeu.

Maléfices (mais ça aurait pu être Crimes)

Le jeu qui sent le souffre mais qui aurait fini par sentir la poussière si les efforts conjugués des passionnés du Club Pythagore ne lui avait pas permis de connaître une nouvelle édition

Aujourd’hui une partie de l’esprit du premier Maléfices me semble s’être réincarné dans Crimes, et le génial supplément sur Paris, Ombres et lumières qui vient de sortir a fini de m’en convaincre.

Noir RPG (mais, vous n’allez pas le croire, ça aurait pu être Cyberpunk 2020, ce qui mérite quelques explications…)

Noir parce que j’adore jouer des personnages alcooliques avec des chapeaux mous et que mon jeu vidéo préféré est justement Disc World Noir***. Et pourquoi ça aurait pu être Cyberpunk alors ? Parce que le jeu (comme je le conçois) me semble reposer sur les mêmes principes de réseaux sociaux, de contacts et d’enquêtes et qu’ils fonctionnent tous les deux comme des révélateurs de la réalité. Ca n’est d’ailleurs pas pour rien que W. Gibson a glissé tranquillement du rayon SF au rayon Polars.

Ars Magica (rien ne ressemble à Ars Magica) (Si vous trouvez quelque chose qui ressemble à Ars Magica, contactez la Rédaction qui transmettra, vous m’intéressez. Mais ne me parlez pas de GURPS MAGIE)

Ars Magica c’est un mélange de poésie et d’Histoire, un contexte historique légèrement parallèle mais pas franchement bancal comme les contextes vus d’Amérique (7 seas par exemple), un système assez metasystème finalement puisqu’il permet au joueur de changer de perso en cours de campagne, au MJ de gérer les campagnes de tout petits comme de très hauts niveaux, tout en ayant une progression fluide et il peut servir de base pour jouer à plein d’autres choses. La troisième édition est la seule en français mais c’est à mon sens la meilleure alors ça va. Certains suppléments sont tout nuls mais d’autres sont parmi les meilleurs suppléments du monde, tous JdRs confondus (chiche, on se refait un classement ?) et l’amateur du Moyen Age que je suis vous dit : joué beaucoup, maîtrisé un peu, et approuvé complètement.

Cadwallon (mais ça aurait pu être Nightprowler 1 ou même, pour d’autres raisons,… Twilight 2000 !)

Je sais qu’il est de bon ton, dans les milieux autorisés, de s’autoriser à dauber sur Cadwallon. Je sais aussi que le largage en plein vol et sans parachute de ce jeu par la société Rackham l’a assassiné proprement. Mais ça reste quand même le plus beau jeu medfan de ces dernières années, et la meilleure vente française depuis des lustres. Dreamteam de créateurs d’auteurs et d’illustrateurs, le plus gros le plus luxueux, le mieux illustré, le mieux écrit surtout, bourré d’idées, avec un fort potentiel d’inspi, etc. J’arrête là, j’ai déjà dit sur ce blog tout le bien que j’en pensais. Alors oui le mix JdR/ Jeu de plateau/ Figurines a engendré un système un peu lourd et complexe mais pas si mauvais qu’on veut bien le dire, en tout cas tout à fait jouable et pleins d’innovation, et ce qui est sûr c’est qu’on n’est pas prêts d’en revoir un comme ça avant un moment ! Il y avait eu une tentative bien simulationniste dans le genre mais avec des gros guns et des trouffions en treillis : Twilight 2000. C’était à une époque suffisamment éloignée de la guerre du Vietnam et avant les guerres du Golfe, alors ça pouvait paraître marrant. Plus actuel : le calage entre DD le jeu de figurines à collectionner et DD le JdR me semble allez aussi dans ce sens là.

Ceux qui restent sur le carreau et ça me fend le cœur :

Capitaine Vaudou (mais aussi Pavillon Noir). Le nombre de fois où on a pu se retrouver échoués avec le tableau météo de Capitaine Vaudou, ça en devenait un running gag, c’est bien simple on ne sortait plus sans nos bouées canard. Pavillon Noir je l’ai téléchargé gratuitement quand c’était encore possible et depuis à chaque fois que je le reprends je me sens comme un voleur. Le seul supplément que j’ai acheté c’est celui sur l’escrime et, au passage, il est excellent.

Feng Shui (mais aussi Ambre) parce que je suis un grand fan de Robin D. Law, que j’adore Jack Burton et que j’avais bien aimé les 5 premiers volumes de la saga des Princes d’Ambre – après ça se délite (merci Fred de m’avoir fait découvrir çà). Les deux ont en commun que le MJ peut vraiment se lâcher dans le n’importe quoi et j’aime me lâcher dans le n’importe quoi. Dans le même genre Delirium très mince (quoi que) mais avec une excuse psychanalytique il y a cette bonne vieille Méthode du Docteur Chestel qui est un bon palliatif pour Hystoires de fous. Ca et la bière, évidement.

Légendes des contrées oubliées parce c’était un beau jeu, un bon jeu d’initiation, avec un système facile à retenir et pas prise de tête. Tu fais lire la série de et aux petits nouveaux et hop, tu enchaines sur une petite partie d’initiation aux JdRs avec une forte probabilité d’entendre Marie-Caroline, 13 ans, qui joue un akaï, déclarer au bout de 5 minutes : « Sainte Marie Mère de Dieu ça craint trop ce jeu on n’a encore tué personne !»

L’escroc qu’on a arrêté à l’entrée de la liste :

Cops, parce qu’il a un petit arrière goût pas dégueu de Berlin XVIII, mais pour dire la vérité je n’en ai jamais lu la première ligne, ni même feuilleté le moindre supplément, et encore moins lu un scénar’ ou créé un perso pour. Et pourtant, pourtant, je me sens irrésistiblement attiré par ce jeu et un jour je sais bien que je casserai mon plan épargne logement pour tout rafler, sauf si E-bay save my life.

Celui auquel je veux jouer d’urgence :

Terra Incognita, parce qu’après une longue période d’écriture va venir la période des tests.

Celui que je veux faire jouer d’urgence :

Terra Incognita pour les mêmes raisons que précédemment bien entendu, mais aussi RDD2 que je n’ai pas eu l’occasion de maîtriser depuis des années et qui me manque. J’ai encore en réserve deux ou trois des Voyages les plus High level et il faudra bien que je me fasse ça un jour avec une équipe de vétérans.

Le wannabe :

Dark Heresy, parce que je résiste mal à l’attrait de l’univers de WH40K et cela depuis Rogue Trader, donc on ne se refait pas ! Ceci dit je n’ai pas réussi à me le procurer lors de sa sortie et  maintenant il est en rupture de stock victime de son succès, du coup je crois que je vais attendre la version française annoncée pour le quatrième semestre 2008.

Et, bien entendu, le pis JdR du Monde :

En fait c’est assez difficile de nommer un « pis JdR » du monde, déjà parce que ce n’est pas un loisir compétitif, et que tous les goûts sont dans la nature pour une fois, mais aussi parce que dire du mal d’un jeu de rôle c’est dire du mal DU jeu de rôles comme l’avait bien compris la Rédaction de Casus Belli en son temps. Sur le plan idéologique on pourrait bien entendu citer la Terre Creuse, mais à la vérité  tomber dans le piège les elfes ces grands blonds aux yeux bleus qui cassent de l’orc, etc. ce serait un peu trop facile même si ça avait fait causer dans le Landerneau à l’époque. Bon, s’il faut vraiment en citer un que je n’aime pas d’accord / je n’aime pas Shadowrun. Je ne suis absolument pas fâché avec Mathias Twardowski moi, mais je n’y peux rien : les nains et les elfes avec des gros guns je trouve ça débile. Avec des mousquets à la limite ça passe encore (suivez mon regard) mais des ogres avec une minigun dans chaque bras non. De même j’avais trouvé Torg bien débile aussi à sa sortie. Et finalement, en y réfléchissant, je me rends compte que je ne peux pas encadrer non plus les jeux de White Wolf.  Ca y est c’est dit, je viens de me fâcher avec la moitié (minimum) du petit peuple des rôlistes, mais depuis le temps que je gardais ça pour moi à souffrir en silence, putain ça fait du bien. Combien je vous dois docteur ?

Asimov, ta mère en slip sur Proxima du Centaure****

Comment ça, pas un seul JdR de Science Fiction dans cette liste ? Qu’est-ce que c’est que ce scandale Josiane ? Ouais, et ben oh eh, pas un seul JdR sur l’Amérique Précolombienne non plus, et puis faut bien faire des choix hein ? En plus je ne suis peut-être pas très SF dans le fond, la preuve je n’ai jamais tenté d’embarquer dans l’aventure prodigieuse de Narbeuh et quelques autres qui se refont tout Empire Galactique en PDF. S’il avait fallu en citer un ça aurait été entre EG justement et éventuellement Star Wars. Parce que Dark Heresy (WH40K RPG) c’est plutôt un mélange de SF et de Médiéval-Fantastique (encore plus que Star Wars je veux dire) et que même si Shaan ne m’est pas indifférent je ne suis pas sûr qu’on puisse le classer SF. Et puisque voici venir la fin de cet article, m’abandonnant de nouveau à la nostalgie alors que le soleil se couche sur la sierra, je dirai pour conclure : Mega, le JdR des Messagers Galactiques publié il y a fort longtemps par le cultissime Jeux et Stratégie parce qu’il a donné à plus d’un l’envie de découvrir notre loisir préféré. C’était un été torride des eighties, on est rentré dans cette Maison de la Presse pour acheter Special Strange, on a repéré une couverture étonnante au symbolisme probablement maçonnique, on a lu ça sur la plage et on s’est retrouvé avec des superpouvoirs plein la tête. Et un coup de soleil dans le dos.

* : non, je n’ai pas arrêté le Maroual.

** : salut Stan. Si tu lis ce texte sache que j’ai toujours su que tu trichais et que tu irais en enfer, mais je ne t’ai jamais dénoncé !

*** : une pensée au passage pour Terry Pratchett, probablement le plus grand auteur anglais vivant, qui est atteint d’une forme rare de la maladie d’Alzheimer.

**** : et encore, je vous la fais soft. Le lexique de la SF est une source inépuisable de jeux de mots et autres calembours relativement drôles, mais tout est relatif, non ?
Jeudi 5 juin 2008
Grâce à mes petits camarades des Salons de la Cour d'Oberon, j'ai découvert un outil web vraiment, vraiment bien débile. Vous aviez aimé le créateur de slogans aléatoires ? Vous allez adorer ça.

Enfin, donc, les djeun's qui, on le sait, préfèrent ne pas réviser leur bac en s'envoyant des SMS plutôt que de jouer aux jeux de rôles toute la nuit comme leurs glorieux aînés, enfin, les futures élites de la Nation vont pouvoir accéder  à l'admirable prose des hôtes de céant.

C'est là que se passe toute cette belle édification des masses juvéniles : MeC tro kool lol


Samedi 31 mai 2008

Dites donc vous là, les mecs de Mondes en Chantier, vous jouez les esthètes et les intellectuels distingués et voilà t-il pas que vous avez été pris la main dans le sac en train de saborder une partie publique lors d’une convention de jeux de rôles ! Avouez ! Nouss avons que c'était lors d’une partie du mythique Empire of the Petal Throne jouée lors de la récente convention Eclipse à Rennes et maîtrisée par Philippe Tromeur. Nous savons tout.

Hum hum, revenons un peu sur les faits qui nous sont reprochés… Bon alors les petits gars je suis l’archiprêtre de service et je vous ai recrutés pour retrouver le voleur des précieux objets magiques qui sont exposés à la convoitise de tous dans notre temple. Vous m’avez l’air d’une belle bande de bran… euh, d’un solide groupe de guerriers (joueur 1 : un guerrier niv.4, joueur 2 : un guerrier niv.4, joueur trois [Narbeuh] : un guerrier niv.4, joueur 4 [david] : un guerrier niv.4, joueur 5 : un prêtre niv.4) ça ne devrait donc pas vous poser de problème, d’autant plus que nous avons équipé la dernière relique qui reste à voler d’un dispositif de pistage GPS, vous n’aurez qu’à suivre la flèche jusqu’à leur repère.

Joueur 4 : - Euh oui mais Grand Maître, pourquoi qu’on ne referme pas plutôt la porte derrière eux dès qu’ils sont dans le Temple, et après on les torture pour les faire avouer, et…

MJ : - Mon petit gars, avec des idées dans ce genre là Gandalf aurait direct embarqué Frodon sur son aigle géant jusqu’au dessus du volcan pour y balancer l’anneau (étant entendu que le Mordor est assez sous-doté en défenses antiaériennes) plutôt que de se taper toute la terre du milieu à pattes, et jamais on en aurait fait une trilogie à succès, alors ta gueule.

Peu de temps après voilà nos nouveaux amis partis sur les talons d’un mystérieux voleur, qui se trouve s’engouffrer rapidement dans une crypte anodine d’un petit cimetière romantique de centre-ville. Ni une ni deux, tout le monde suit, en ordre de marche (dans l’ordre de Guerrier 1 à 3 puis le prêtre puis guerrier 5 derrière avec une arbalète). Dès le premier virage c’est l’embuscade : deux grosses bêbêtes genre de chauve-souris blopesques nous tombent dessus (littéralement). S’en suit une belle baston lors de laquelle le guerrier 1 se fait gober puis à moitié digérer et fini par mourir lorsque le guerrier 2 l’embroche en même temps que le monstre glouton d’un grand coup de lance. Le guerrier 3 distribue quelques coups, le guerrier 4 tire dans le tas et blesse assez gravement le prêtre (« oups, désolé, ça part vite ces trucs là !), et tous finissent par achever la deuxième chauve-souris. Bien contents de cette première rencontre ils poursuivent discrètement, sauf le guerrier 4 qui hurle « youhou on est là, on est armés et on a niqué vos copains !». Peu de temps après dans des grottes suintantes le groupe tombe sur des squelettes qui n’avaient de tout façon rien entendu puisqu’ils n’ont pas d’oreilles. Petite baston avec les sacs d’os, occasionnant diverse saillie drolatiques (« c’est l’histoire d’un squelette qui rentre dans un bar et commande un verre d’eau et une serpillière… » « Est-ce que vous savez comment on appelle des squelettes qui parlent ? *) », « 20 Naturel ! Tu l’as dans le cubitus !», etc.). Les squelettes n’ont pas eu une chance (pour ne pas dire qu’ils l’ont eu dans l’os…).

Pour finir ce porte monstre trésor, nous rencontrons des sortes de trucs mangeurs d’hommes, un peu des goules géantes, et là, paf, pareil que les squelettes. Mais mieux puisque dans leur trésor nous trouvons plein de pépettes mais surtout des zobjets magiques qu’on appelle des zieux. Certains sont livrés avec un indicateur de charge, d’autres pas, mais aucun avec le mode d’emploi. Le partage se fait rapidement, notez bien que le guerrier 4 s’empare d’un des yeux sans indication de charge en déclarant qu’il le testera « au moment fatidique », c’est important pour la suite.

La suite consiste en un long couloir métallique au bout duquel on aperçoit un escalier circulaire qui s’enfonce vers quelque mystérieux sous-sol. La prudence s’impose, le guerrier 4 se met donc à charger en hurlant et en agitant sa hache, laissant ses camarades sur place pour dévaler les marches 4 à 4, à la rencontre de son destin. On entend un léger bruit, du genre Zaap !, et très peu de temps après le guerrier 4 devenu tout couillon (c’est-à-dire encore plus couillon) remonte à fond les manettes pour se ruer sur ses anciens compagnons et entreprendre de les massacrer. Divers échanges de coups et de carreaux d’arbalètes s’ensuivent et c’est le moment que le guerrier 4 juge opportun pour tester l’œil en sa possession sur le prêtre. Il s’avère que cet œil est en mesure de projeter d’énormes boules de feu et le prêtre finit proprement incinéré.  Pour venger son compagnon le guerrier 4 se jette aussitôt sur le guerrier 2** pour le pourrir à coups de hache mais le guerrier 2 s’avère coriace et finit par zigouiller le traitre fourbe qui meurt en criant « treusteu mi, ail bi bak !!! ».

Un peu abasourdi par la tournure des événements et étonné d’être encore vivant le guerrier 2 se tourne vers le guerrier 3 pour lui demander s’ils peuvent sauver le prêtre. En vieux routard celui-ci lui répond « mais non tu vois bien qu’il est mort. T’en verra d’autre mon p’tit gars » en shootant dans le tas de cendres.

Par la suite les survivants rencontrent un mix entre un robot et une banshee qui lance des éclairs par ses yeux hypnotiques et ils lui apprennent un petit peu ce que c’est que la vie, ce qui est toujours une façon de parler. Et c’est là que, tout au fond du donjon ils rencontrent le boss de fin de niveau qui s’avère, ô coup de théâtre, révélation et machinasous diabolique, être leur archiprêtre de commanditaire du début. Bon ils hésitent 30 secondes à lui exploser sa sale tête de fourbe mais il essaye des les bluffer en leur disant bien joué les gars, c’était pour vous tester puis les couvre d’objets magiques. Le guerrier 2 y voit aussitôt d’intéressantes perspectives pour son plan de carrière tandis que le guerrier trois, fortune faite, préfère lui s’enfuir immédiatement en s’envolant vers l’horizon grâce à ses nouveaux pouvoirs magiques***.

* : des os parleurs

** : et non pas l’inverse, oui oui vous avez bien compris !

*** : note de Narbeuh : désolé, désolé, Philippe, si j'avais su que toi aussi tu es fan des Boo Radleys, j'aurais empêché cet homme d'agir quand il était encore temps.

Vendredi 23 mai 2008

Un rôliste qui ne saurait pas trousser une belle histoire pour expliquer ce qu’il pouvait bien faire ces cinq dernières semaines alors que le blog Mondes en Chantier attendait désespérément une mise à jour et que des milliers (NdR : millions ?) de lecteurs et de fan étaient dans un état de manque avancé ferait un bien piètre conteur.

Ordinary Man

Oh bien sûr je pourrais prétexter que j’ai été abducté par des extraterrestres en mission cherchant à s’accaparer le potentiel génétique d’un des plus purs héros de cette nation pour créer une armée de clones destinée à envahir la galaxie, je pourrais vous dire que j’effectuais ma retraite annuelle dans l’antenne terrienne de l’ordre des chevaliers jedis (située 80 mètres sous le Mont Saint Michel) ou bien encore je pourrais vous servir l’excuse habituelle pour mes élèves (Eh bien quoi ? Oui, j’ai été attaqué par un ours et je ne m’en suis tiré que de justesse, j’arrive à l’instant des urgences), ou enfin – mais ce serait peu crédible – essayer de vous faire croire que j’ai été victime d’une coupure totale d’Internet conjuguée à une panne d’ordi. Non, amis lecteurs, la vérité est plus prosaïque : j’ai simplement fait ce genre de trucs que font les légendes lorsque vous ne les regardez pas : remplir sa déclaration d’impôts, lire des bouquins, sortir faire un jogging (hum…), des courses au supermarché et surtout du rangement chez moi.

La nostalgie camarade

Et c’est en faisant ça qu’il m’est arrivé quelque chose de vraiment extraordinaire. Je suis passé de l’autre côté du miroir et j’ai découvert un monde fantastique insoupçonné dans le fond d’une vieille armoire… Oui enfin, c’est-à-dire insoupçonné, bon, je me rappelais vaguement que j’avais laissé ces cartons là depuis mon dernier déménagement, mais quand même, les rouvrir et trouver à l’intérieur tout un tas de vieux souvenirs ça m’a fait quelque chose. Oh, la première édition de MEGA, le jeu des voyageurs galactiques ! Eh eh, de vieilles figurines Citadel… Tiens, le numéro 36 de Casus Belli, celui avec Laelith (NdR : c’est pas le 35 plutôt ??). Ou encore mon premier D20 que j’avais eu dans la boîte rouge de Donjons et Dragons. Le livre du maître de JB 007 et le livre du joueur de Star Wars, celui avec la couverture toilée de chez Jeux Descartes que j’aimais tellement. Une fiche de Cyberpunk longtemps égarée pour jouer un Privé à Night City et d’autres vieilles fiches de perso avec des taches de café d’origine, dont une pour RDD, la première version quand on tirait les caracs aux dés*… C’est que je me dirige tout doucettement vers mes 25 ans de jeux de rôles moi, ça fait une paye quand même. En septembre prochain il y aura un quart de siècle que je poussais pour la première fois la porte d’un club (en l’occurrence celle du vénérable club Enfer et Contretout à Rennes, qui occupait alors une partie des locaux de la vieille MJC La Paillette) pour en ressortir presque aussitôt un peu effrayé par les vociférations d’un géant barbu qui accueillait tout le monde par de tonitruants et shadokesque « GA-BU-ZO-MEU !!! ». Mais trop tard, j’avais chopé le virus, et dans la semaine j’attaquais ma première partie de L’Œil Noir, puis pour Noël ma mamie (qu’elle en soit ici remerciée) m’offrit la fameuse boîte rouge de Donjons et Dragons dont je parlais tout à l’heure.

Amarcord, la Citée des Mille Souvenirs

Mais attendez un peu, je parle, je parle, et je ne me rends pas compte qu’à l’exception de quelques vieux grognards vous étiez pour la plupart pour ainsi dire à peine nés à cette époque là. C’est tout une éducation à refaire, alors installez-vous confortablement que je vous raconte…

« Des campagnes qu’on ne finit pas

Des paroles qui s’envolent

Des amis que l’on ne voit plus

Et des adresses fantômes

Au fond de moi des images

Disparus les visages

Dans mon cœur de vieilles histoires

Prisonnières de ma mémoire


Passe le temps, passe le temps

 

Je me souviens de ma jeunesse

Des nains, des ogres, des mages

Tous ces rêves et ces aventures éphémères

Comme les nuages

 

Fermer la malle des souvenirs

S’inventer de nouvelles envies

Se donner de nouvelles chances

Regarder vers l’horizon

 

Passe le temps… »**

La voix suave de la chanteuse orientale berce encore un temps les voyageurs fourbus, l’envoûtante musique qui formait jusque-là comme un tapis de velours en arrière plan de toutes les conversations s’arrête alors, les musiciens posent leurs instruments et chacun fait silence. Tous les regards se tournent vers le coin de la salle, dans la pénombre sous l’escalier où le conteur s’est installé comme à son habitude. Il lève sa choppe et prend une dernière gorgée, paraît savourer la bière en passant la langue entre ses dents et sur sa lèvre inférieure pendant qu’il prend la mesure de son public, fixe un moment la table comme s’il se recueillait, puis il commence son récit.

« Sache, ô Prince, qu’entre les années qui virent surgir les livres dont vous êtes le héros et Casus Belli, et l’avènement des fils d’Internet, il fut un âge dont nul n’ose rêver, alors que de brillants fanzines s’épanouissaient à travers le monde comme autant de futurs cornets à frites… Alors vint Davidalpha, le Bretonien, à la mauvaise foi incroyable, aux articles implacables, D20 à la main, un rôliste, un rêveur, un figuriniste, aux tristesses gigantesques et aux joies démesurées, choisi par les Dieux pour recouvrir avec des curlys et du café froid les tables de jeu de ce monde… »

 

* : un certain Ran Ragnard, bon nom pour un poète ça !

** : merci à Souad Massi.

Mercredi 21 mai 2008

 

Eh rôliste,
voilà l'un des come- back les plus fun,
Narbeuh – Davidalpha, le bon duo,

allume ton ordi, Mondes en Chantier sur Internet,
ouvre tes yeux , et note moi ces infos,
phéno ( ha-a-a-a-aaaaaa…) you know I like that
1 mois d'absence et on nous croyait morts,
et on arrive avec des nouveaux articles,

des titres encore plus forts, ironie du sort
Ah le zine de l'an 2000 Narbeuh - Davidalpha
reviennent avec trop de style
Deal du pitch partout

Come into my life I got so much I can tell you
(fat come-back)
I've got the buzz that makes you like how
I can flood, I can flood too
Come into my life I got so much I can tell you
(fat come-back)
I've got the buzz that makes you like how
I can flood, I can flood too

Ca fait du bien de revenir,
de voir les autres revenir,
de se voir revenir,
de se préoccuper de son devenir , au pire
de s'arrêter 2 min,
d'essayer de voir l' avenir ,
on n'est pas un labo photo ,
on ne fait pas des articles en une heure petit
On a pris le temps de faire c'est sûr une pose bien méritée
c'est mûr au moins on reste les mêmes c'est plus :
(aou-aou…), han !
et puis quoi encore,
manquerait plus que ça,
qu'on ne fasse plus délirer les geeks
dès les 1er mots ça roule, fils , han !
on est aussi constructifs que Guisserix,
aussi bons joueurs que Croc,
1ere fois que j'ai deux têtes pour ce hit c'est fou
mais bouge tes neurones,
secoue ton imaginaire,
Mondes en Chantier fait bouger tes idées c'est clair
puis 1 mois d'absence on s'interroge que devient Mondes en Chantier ?
en fait on a, pris du recul,
travaillé dur pour sonner différent des autres et là
nouvelle offensive bloguistique , là, retour loin d'être fissa,
basta change pas overblog keep ça prend ça !
quand on nous attend pas c'est là qu'on revient on remet ça
des buzz qui te font bouger le plasma ça te plaît ça, hein ?
t'es sur le best in France so come on everybody and
do the rôle dance

Come into my life I got so much I can show you
(fat come-back)
I've got the buzz that makes you like how
I can flood, I can flood too
Come into my life I got so much I can show you
(fat come-back)
I've got the buzz that makes you like how
I can flood, I can flood

voilà l'un des come-back les plus fun,
Narbeuh - Davidalpha le bon duo,
allume ton ordi,
Mondes en Chantier sur Internet,
ouvre tes yeux, et note moi ces infos,
phéno ( ha-a-a-a-aaaaaa…) you know I like that
1 mois d'absence et on nous croyait morts,
et on arrive avec de nouveaux articles,
des titres encore plus forts, ironie du sort
Ah le zine de l'an 2000,
reviennent avec trop de style
Deal du pitch partout

Conclusion réelle passion
on prend la décision sans permission
d'faire jouer les gens sans interruption
pour de bon et même en fiction
et coup de chance même le Grand Chtulhu lit Mondes en Chantier

Come into my life I got so much I can show you
(fat come-back)
I've got the buzz that makes you like how
I can flood, I can flood too
Come into my life I got so much I can show you
(fat come-back)
I've got the buzz that makes you like how
I can flood, I can flood too

Fat come-back !

(A maintenant très vite pour de vrais articles... et quelques explications ;-!)


Dimanche 13 avril 2008
Qu'est-ce que c'est encore que cette nouvelle connerie ? Je sais, ami lecteur, que c'est ce que tu te dis en voyant ce titre. Toutefois, il faut bien admettre que nous autres, à Mondes en Chantier, grâce à l'expertise de David et ses célèbres "Dossiers de l'écran" on en a vu passer des écrans de jeu (ou "paravent" si tu es très, très vieux et que tu n'habites pas comme moi dans la Manche où un petit bout de carton tout rikiki n'a jamais arrêté la moindre bise marine...). Des beaux, des laids, des 3 volets, des 4 volets, des hauts, des bas... bref, on sait de quoi on cause ;-! Donc, paf ! Ne nous payons pas de mots et n'hésitons pas à discerner ici même le titre de champion du monde des écrans de jeu. Carrément.

And the winner is... Popolop, un peu de suspens. Procédons par ordre et réflexion. Tout à notre image, quoi.

D'abord, quand on parle "champion du monde", on parle bien entendu d'illustrateur. Nos amis américains ou quelques frenchies comme Empire Galactique seconde édition s'y sont essayés : la mise en pages de tableaux en trois colonnes recto et verso de l'écran ne donne définitivement rien. Avec tout le respect que je dois au maquettiste ou au directeur éditorial qui décide que tel ou tel tableau ou règle se trouvera sur le côté MJ, ce qui fait l'essentiel de la qualité de l'écran, c'est l'illustration côté joueur. Point. Donc : un illustrateur.

Bon, on parle bien de champion du monde ici. Best of the world. Les frontières nationales sont trop petites pour nous. Ceci dit, il est de notoriété publique que les Français sont les meilleurs au Monde pour les écrans de jeu. D'abord, si nous aussi on a nos merdes, force est de constater que d'innombrables écrans de jeu pour les VO des jdr américains sont hideuses, couvertes de tableaux ou de messages commerciaux ("achetez cet écran !"). Pire même, et ceci explique bien évidemment cela : les américains s'en tamponnent des écrans de jeu. Il est des gammes entières qui n'en ont pas. Ce qui, chez nous, paraît tout à fait invraisemblable. Tenez, un exemple que l'on connaît bien ici pour cause de Cyberpunk Reload : Cyberpunk 2020 n'a jamais eu d'écran en VO alors qu'il en a un en VF. Bref : un Français.

Oula, mais des jdr, c'est qu'il commence à y en avoir des caisses. Et donc des écrans itou. Ouaip. Mais indiscutablement, c'est dans la période récente qu'il faut porter nos regards. Non pas que tous les écrans anciens soient à jeter, loin de là (ceux pour Maléfices 1ère édition et Rêve de Dragon 2ème édition restent parmi mes préférés à ce jour). Mais il faut bien avouer que sous la double évolution de l'édition de jdr en France et celle de l'infographie, la qualité graphique des jdr francophones de ces dernières années est bien meilleure. Conclusion : un gars du moment.

Un illustrateur français actuel qui fait des écrans de jeu ? J'aurais bien voté pour Jee mais ce ne serait pas très honnête : l'écran pour Cthulhu n'est pas encore sorti et c'est les eul au tableau d'honneur du Monsieur. Donc, perso, en attendant le vote de nos amis lecteurs et, bien sûr, de David, notre expert local, je voterais sans hésiter pour Boris Courdesses qui, quasiment coup sur coup, a tout arraché avec les écrans Nightprowler et Capharnaum. Je vous laisse juge...

Cet article aura aussi été l'occasion de découvrir le site web du Monsieur avec plein de belles choses concernant le jdr ainsi qu'un projet de BD à suivre :
http://boriscourdesses.free.fr/


Dimanche 6 avril 2008
Comme les patates de l'île de Ré, comme les pitis choux-fleurs tout croquants du littoral breton... bref, comme les doux légumes primeurs de nos belles contrées agricoles, le magazine de jeux de rôles francophone semble se refaire une santé avec les premiers redoux du Printemps. Ca tombe joliment bien : on va enfin avoir quelque chose de sympa à feuilleter sur les terrasses des cafés !

Comme nous le savions déjà en avant-première grâce à la diligence de nos agents de renseignements helvètes (les meilleurs étant ceux qui arrivent à faire croire qu'ils sont biclassés bataves ;-!)... Black Box 3 est (enfin !!) bien parti pour paraître au début du (joli) mois de Mai.


Je vous mets une copie de la couv' en illu et, si vous voulez plus de renseignements ou harceler de vannes de mauvais goût la rédaction, vous irez de préférence ici :
http://www.black-book-editions.fr/

Si vous aviez été de ces fâcheux qui n'avaient pas participé à l'effort de guerre en achetant un (ou plusieurs...) exemplaires des n°1 et 2 de cette excellente (comme quoi les théories sur la concurrence...) revue de jdr, vous verrez que Black Book, l'ambitieux éditeur (jetez un oeil à leur actuel planning sur leur site...) a le très bon goût de proposer gracieusement des PDF réalisés à partir des articles de ces deux anciens numéros.

Comme on le sait, un bonheur ne venant jamais seul, il apparaît de plus en plus probable qu'un autre magazine de jdr paraisse dans les mêmes eaux. Sobrement intitulé Jdr Magazine, cette tentative émane d'une bande de passionnés bénévoles et non d'un éditeur de jeu de rôles. C'est une bonne chose : on peut imaginer une approche et un esprit différent. En tout cas, c'est souhaitable. Il va sans dire que je serai aussi du nombre de leurs lecteurs pour leurs premiers numéros. Un pour les terrasses, un pour la plage. J'ai pris le rythme avec Casus/Graal puis Casus/Backstab ;-!

En attendant, si vous voulez suivre l'aventure de Jdr Magazine, visitez leur blog :
http://jdr-mag.over-blog.com/

Bon, j'ai aussi dans ma main les preuves des réflexions préliminaires de pas moins de deux autres projets encore informels de magazines autour de notre loisir préféré mais comme vraiment ce ne serait pas très, très raisonnable, nous n'en dirons rien. Pour le moment. En effet, si, par malheur, aucun des deux magazines prêts à être lancés ou relancés (BB et Jdr-mag) ne devait survivre, il ne nous resterait plus que les rumeurs pour nous consoler...

 

Téléchargements

Retrouvez désormais tous les fichiers publiés par les Mondes en Chantier dans notre garage.
Bien garés vous y attendent jeux (Aventures aux Pays de Nulle Part, Empire Galactique...), scénarios (Maléfices...) et aides de jeu (Gumshoe, Rêve de Dragon...).

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